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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #son

Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2017

27 Février 2017, 14:23pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2017

Jadis, les période pré-électorales étaient très calmes, voire figées. On dirait bien que cet attentisme appartient désormais au passé. En tout cas dans les domaines de la culture et du patrimoine. Quel effervescence, les rendez-vous bourgeonnent de partout !

 

Culture et numérique

 

Le deuxième atelier expérimental IMUalpha de l’année 2017 sera consacré aux récits dans la cartographie sensible. Le 2 mars 2017 à Lyon (69), les chercheurs de différentes disciplines vont s'interroger sur les récits urbains diffusés par les nouveaux outils. Entre autres questions : comment mutent les déplacements de savoirs traditionnels dans des espaces influencés par les nouvelles technologies et les mobilités numériques?

 

Artistes, ingénieur, scientifiques et entrepreneurs sont susceptibles d'intervenir dans le champ de l'art et des nouvelles technologies ; ils peuvent se retrouver, du 15 au 18 mars 2017, au Vertigo - Forum Art Innovation de l'Ircam à Paris. C'est à la fois un rendez-vous de présentations de prototypes et de réalisations artistiques et une plate-forme de travail dans l'esprit des FabLabs, et dans des domaines multiples : musique, art, design et architecture en lien avec les technologies numériques.

 

Le séminaire RECHERCHE, ART, PRATIQUES NUMERIQUES  #10 de l'IMéRA - Institut d’études avancées - est consacré à l'archéologie et au numérique le 15 mars 2017 à Marseille (13). Chercheurs et artistes vont pouvoir y confronter leurs points de vue et idées sur tous ces objets archéologiques, fac-similés, restitutions architecturales virtuels ou d'origine numérique.

 

Du 18 au 26 mars 2017, c'est la semaine de la langue française et de la francophonie. Pour l'occasion, le ministère de la culture met en avant son opération-concours Dis-moi dix mots. L'objectif principal de la nouvelle édition est de montrer comment le français s'adapte à des technologies et à des usages numériques en constante évolution.

 

Vers une culture 2.0 : l'avènement d'une société numérique c'est le thème d'une journée d'études organisée le 22 mars 2017 à l'Université de Poitiers, Nouvelle Aquitaine (86). Elle portera sur l'histoire, les religions et l'art face au numérique ; comment le numérique façonne les rapports entre une société et son passé.

 

Laval Virtual c'est le salon de la réalité virtuelle ou augmentée en Mayenne. Il a la bonne idée d'aborder aussi les questions de la médiation et de l'éducation par ces technologies. Le CCSTI - Musée des sciences de Laval et l’Amcsti proposent proposent deux journées de travail pour aider les novices à définir leurs besoins, leurs projets, le cahier des charges, avec un programme de conférence, table ronde, visite thématique du salon, retoursd'expérience et ateliers les 22 et 23 mars 2017 à Laval.

 

La première rencontre numérique de l'année du ministère de la culture et de la communication a lieu au Musée du Louvre à Paris les 27 et 28 mars 2017. Cette #RencNum est consacrée aux publics in situ et en ligne des équipements culturels : le point sur les usages que les uns et les autres font de l'offre proposée et surtout sur les relations qu'ils entretiennent avec ces établissements.

 

 

Médiation culturelle

 

L' OCIM (office de coopération et d'information muséales) organise une rencontre nationale intitulée « Chercheurs-publics : quelles réceptions de la rencontre ? » le 21 mars à Paris. L'an dernier, il s'agissait de se pencher sur la diversité des formations et expériences des chercheurs quant à la vulgarisation et la médiation scientifique. Cette année, c'est le point de vue des publics qui est donc examiné.

 

« Musée en mutation : logiques économiques, culturelles et sociales », c'est le sujet d'un colloque les 29 et 30 mars 2017. Il sera retransmis en visioconférence simultanément au LRPC (Trois-Rivières, Québec) et au CELSA (Paris) les 29 et 30 mars 2017. Près d'une trentaine de questions y sont abordées : évolution de la notion de patrimoine, diplomatie culturelle, question environnementale, néolibéralisme économique, tourisme de masse, numérique, hégémonie du visuel, mise en valeur de l'archéologie, marché de l'art, publics en situation de handicap...

 

Le 30 mars 2017, une journée d'études est consacrée au thème : « Des musées d’arts industriels aux collections d’arts décoratifs : les enjeux de la valorisation patrimoniale d’un passé industriel ». C'est le centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et techniques (CRESAT) de l’université de Haute-Alsace qui l'organise à Mulhouse (68).

 

Et toujours en Alsace, « Le musée citoyen » est le thème des rencontres professionnelles de la Fédération des écomusées et des musées de société du 30 mars au 1er avril 2017 à Ungersheim et Strasbourg (68).

 


 

Tourisme culturel

 

Place marketing forum 2017 est le grand rendez-vous du marketing territorial les 23 et 24 mars 2017 à Lyon. Certes, le sujet dépasse la question culturelle mais elle y occupe néanmoins une place de choix comme nous vous l'expliquions dans ce blog. Et comme l'atteste la présence d'Evelyne Lehalle qui interviendra sur le tourisme culturel.

 

 

Culture sonore

 

Le 10 mars 2017, à la Gaîté Lyrique à Paris, universitaires, artistes, institutions ou média vont partager sur « La ville augmentée par le son ». Un thème particulièrement cher à Tous Curieux/Histoire de son. Il s'agit surtout de l’expérience auditive en mobilité. Souvent, elle se transpose en cartographie et invite à la déambulation, en particulier dans la ville, comprise ici comme un nouvel espace de création sonore et d’expérimentation. Mais le son invente aussi de nouvelles muséographies qui seront abordées également lors des rencontres et tables rondes. À suivre aussi des démonstrations de dispositifs de réalité augmentée audio.

 

« Les Lundis numériques de l'INHA » s'intéressent à l'archéologie du paysage sonore le 13 mars 2017 en compagnie d'une spécialiste Mylène Pardoen (Institut des sciences de l’homme, Lyon). L'auteur de la restitution de Paris au XVIIIe siècle actuellement diffusée au musée archéologique de la crypte Notre-Dame à Paris, abordera son questionnement d'archéologue-productrice. Comment faire parler les archives ? Où s’arrête l’histoire et où commence l’art ? Quelles en sont les limites : représentation simple, témoignage de la réalité, fiction pure ? Quel mode de diffusion privilégier et pour quel public ?

 

Créateurs sonores, vous avez jusqu'au 15 mars 2017 pour répondre à l'appel à projets Gulliver 2017, une aide à la création et à la production d’œuvres de fiction et documentaires audio, abondée par la SACD France et la SACD Belgique. Pour connaître les modalités d’inscription, consultez : l’appel à projets (355 Ko)


 

Culture et patrimoine tout public

 

Du 8 au 12 mars 2017 à Lyon (69), c'est le Mirage Festival où se mêlent art, innovation et cultures numériques.

 

Du 30 mars au 2 avril 2017, c'est la 4e édition du Tropisme, festival augmenté de Montpellier (34). Il conjugue culture pop et nouvelles technologies et propose immersion dans le son, l'image, la fête et la pensée ! Tout un programme...

 

Les journées européennes des métiers d'art - 11e édition – ont lieu quant à elles les 31 mars, 1er et 2 avril 2017.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

30 Janvier 2017, 16:40pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

Un mois court mais dense... en particulier du côté des rendez-vous autour de l'audio.

Culture sonore

Les apéros sonores sont des séances publiques d’écoute radiophonique tous les premiers mercredis des mois pairs à 19 heures dans les bars nantais ; le prochain a donc lieu le mercredi 1er février 2017 à L’Art Scène à Nantes (44) et il portera sur « Les animaux, parce qu’ils devraient être plus nombreux. »

 

C'est parti pour le Festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest (29), jusqu'au 5 février 2017. On y croise aussi bien des fortes personnalités du micro que de discrets mais efficaces documentaristes sonores ou encore les âmes des radios associatives.
Un événement en harmonie avec la Semaine du son qui propose de redécouvrir son ouïe au travers d'animations partout en France et en Belgique, parfois jusqu'à la fin du mois.

 

Ainsi, le concours de Mixage Fou vous propose de réaliser des petites œuvres en détournant sa banque sonore sur le thème de la biodiversité. C'est ouvert à tous et c'est jusqu'au 5 mars 2017.

 

Du 17 au 19 février 2017, c'est en Suisse à Bern qu'on pourra laisser traîner ses oreilles au sonOrh festival de la création sonore. Au programme : documentaires, concours, et même une pièce radiophonique érotique...

 

Tourisme culturel

Au carrefour de la culture, du tourisme et du numérique, Territoires sensibles, ce sont des journées professionnelles consacrées à la mise en récit du territoire, en particulier via des démarches artistiques innovantes. 
Ces rencontres ont lieu les 9 et 10 février 2017 à Marseille (13).

 

Valorisation des patrimoines

Archipédie est une encyclopédie numérique collaborative sur l’architecture tout juste en train de naître... et pour l'occasion une table-ronde “Enseigner l’architecture à l’ère des réseaux de savoirs et des humanités numériques” est organisée le mercredi 15 février 2017 à la Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris).

 

« Sauve Qui Peut », c'est le nom d'un colloque consacré à la protection des biens culturels, jeudi 16 février 2017, à Dijon (21). Il y sera question des bâtiments, objets, sites archéologiques, monuments ou collections du patrimoine culturel et de leur pérennité, y compris le patrimoine de proximité. Le colloque n'oublie pas cependant le virtuel et aborde la nouvelle question des archives numériques.

 

Virtual reality, du 24 au 26 février 2017 à Paris, est le salon de la réalité virtuelle et des technologies immersives.
Une partie de l'événement est réservée aux professionnels, mais il ouvre ses portes au grand public tout le week-end et propose de tester les innovations qui pourraient réinventer notre quotidien. Tous les domaines sont concernés : santé, industrie, éducation, loisirs et bien sûr le tourisme et la culture !

 

L'UDPN est le réseau des acteurs de la numérisation du patrimoine et usagers des patrimoines numérisés : conservation, médiation, éducation, création et recherche. Il propose un séminaire itinérant dont la prochaine séance est consacrée à « La modélisation du développement d’applications "durables" pour la mise en valeur du patrimoine muséal », lundi 27 Février 2017 au Centre Pompidou, Paris.

 

Culture, handicap et accessibilité

Les Assises nationales "Droits culturels et politiques publiques", le 24 février 2017, au Sénat à Paris aborderont les questions de la participation de tous à la vie culturelle et de l'égal accès au service public de la culture, sa continuité, et son adaptabilité, en particulier pour les personnes souffrant de différents handicaps physiques, mentaux ou psychiques.

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Semaine du son, petite sélection

24 Janvier 2017, 19:03pm

Publié par véronique muzeau

Semaine du son, petite sélection

La Semaine du son retient forcément l'attention de Tous Curieux/Histoire de son... Les rendez-vous autour du sonore et de l'audio sont nombreux jusqu'au 11 février 2017. Impossible d'en dresser la liste exhaustive ; à défaut d'un tour horizon, voici une petite sélection.

 

Données sémantiques et audio

En préambule de l'excellent festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes, sur notre territoire (le Finistère), une conférence qui nous fait dresser l'oreille. Elle s'intéresse à la problématique de la recherche automatisée des données sonores. Comment repérer l'information ou la captation pertinente dans un fichier numérique audio ? Comment insérer des marqueurs dans des fichiers son pour pouvoir ensuite les classer, les répertorier, etc. Bonne question ! Éléments de réponse le 26 janvier 2017 à Brest (29) avec les chercheurs d'Orange Labs.

 

Langage des cloches

  • Thibaut Laplace, délégué pour la Meurthe-et-Moselle de la Société Française de campanologie commente les enregistrements de différentes cloches locales, pour expliquer la signification de ces sonneries du temps civil ou religieux, et les différences de sonorités d'une cloche à l'autre. Une conférence d'art et de patrimoine campanaire à suivre le 26 janvier 2017 à Villers-les-Nancy (54).
  • Un débat a lieu le 27 janvier au CNIT de La Défense (92) après la présentation des principaux résultats de l’enquête menée en 2016 auprès de différentes paroisses à travers la France sur les cloches et leur perception.
  • Le 28 janvier 2017, c'est à Toulouse (31) qu'une autre conférence vous présente les différents usages du carillon Levêque de 1877 : volées ordonnancées, angélus, Nadalet, comptines..

 

Quand le son inspire l'image

Pour une fois, on part du son et c'est lui qui va déterminer l'image... La Semaine du son est l'occasion de lancer un concours international de création d’images sur une composition sonore musicale signée Greco Casadesus et Grégory Cotti. Les vidéastes amateurs et professionnels seront invités à s'exprimer sur ce qu'ils entendent et ils auront un an pour le faire. Ce lancement, le 27 janvier 2017 à Paris, sera suivi d'une table ronde sur la relation son/image.

 

L'ouïe par la langue des signes

En plus du handicap visuel, le handicap auditif a trouvé sa place dans la semaine du son ! Ça ne s'invente pas, c'est à Sens (89) qu'on vous propose une découverte des sons par la langue des signes du 30 janvier au 3 février 2017.

 

Immersion sonore dans l'univers du bébé

On vous en a déjà parlé l'an dernier, « Prosodie » d'Émilie Mousset est une octophonie à écouter sur un tapis et des coussins, dans l'obscurité, et de préférence entouré de bambins. C'est une performance, entre pièce radiophonique et composition acousmatique, interprétée en direct. On appréciera les réactions du très jeune public interpelé par du son, et rien que du son : le babil, les rires, et petits bruits du quotidien de la très tendre enfance. Concert à suivre le 1er février 2017 à Bordeaux (33).

 

Audioguide de Strasbourg imaginé par ses habitants

« Vous êtes ici » est à écouter immobile, pour explorer la ville seulement par les oreilles, au fil des 17 points d'intérêt de Strasbourg (68) revisités par les habitants et la compagnie Le Bruit qu'ça coûte, les 3 et 4 février 2017.

 

Et la Semaine du son propose bien d'autres thèmes et événements : formations et métiers du son, urbanisme et acoustique, prévention des troubles de l'audition, biodiversité et paysages sonores, création artistique et performances audio, écoutes collectives de documentaires, portes ouvertes de studios ou de radios, ateliers pratiques, lectures à haute voix, parcours audio sensibles, productions, démonstrations et diffusions de son spatialisé, multicanal, etc.

Téléchargez le programme complet de la Semaine du son en France et en Belgique.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2017

31 Décembre 2016, 14:08pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2017

Comme tous les ans, l'année commence fort pour les professionnels des musées et leurs prestataires avec deux salons internationaux. À suivre également, des rendez-vous autour de l'accessibilité culturelle et du son.

Culture et handicap

L'accessibilité culturelle on peut la pratiquer :

  • C'est le cas du Mucem à Marseille (13) qui propose aux visiteurs déficients visuels le 7 janvier 2017 une découverte multisensorielle de l'exposition "Café In". On y humera, touchera, entendra l'histoire, la géographie, l’économie, l’environnement, la consommation, la publicité et l’esthétique du café.
  • Le handicap visuel est aussi pris en compte par la Bibliothèque nationale de France à Paris, qui propose le 12 janvier 2017 une exploration tactile de l’univers des manuscrits médiévaux.

 

L'accessibilité culturelle, on peut aussi y réfléchir. « La culture et le handicap mental » est le thème d'un colloque le 20 janvier 2017, à Bourges (18), à l'initiative des Pep18.

 

Médiation culturelle et muséographie

C'est désormais acquis, les professionnels de musées et leurs prestataires ont chaque année deux rendez-vous parisiens en janvier pour se retrouver :

  • Le SITEM, salon international des musées, des lieux de culture et de tourisme a lieu du 10 au 12 janvier 2017. Cette année, le salon ambitionne de diversifier ses visiteurs et d'attirer davantage les acteurs privés, les collectivités territoriales et l’international. Un nouvel espace ecityhelp est dédié nouveau tourisme urbain.

  • Museumconnections rendez-vous international du business muséal, les 18 et 19 janvier 2017. Le salon met l'accent sur le modèle économique du musée au XXIe siècle : stratégie, financements, innovations, produits dérivés, marketing muséal, place du musée dans le développement touristique, internationalisation, etc.

Entretemps, le CLIC France (club innovation et culture) profite de cette double dynamique pour organiser ses 8èmes Rencontres Nationales Culture & Innovation(s), vendredi 13 janvier 2017 à Paris. Les RNCI se revendiquent comme un forum de l'innovation numérique dans les musées, lieux de science et de patrimoine.

 

Valorisation numérique des patrimoines

L’INHA (institut national d'histoire de l'art) continue ses lundis numériques consacrés aux humanités numériques, en particulier ce qui touche au domaine visuel. Le 9 janvier 2017, Emmanuelle Bermès évoquera « la stratégie numérique à la Bibliothèque nationale de France : tour d'horizon ».


Le réseau UDPN rassemble quant à lui les acteurs de la numérisation du patrimoine et usagers des patrimoines numérisés : conservation, médiation, éducation, création et recherche. Son séminaire doctoral a pour thème cette année : « Projets mis en réseau, interdisciplinarité mise en question(s) » . La séance de janvier 2017 (date, horaire et lieu à définir) sera consacrée à la « création, innovation, médiation, éducation et recherche », et sera coordonnée par Isabelle Barbéris (CERILAC/Paris 7).

 

Le #VEM – salon Voyage en multimédia - a lieu à Cannes (06) les 19 et 20 janvier 2017. Il y est question des liens entre tourisme et numérique, et le tourisme culturel y est abordé par des ateliers sur les tendances en matière de technologies et visites, sur les stratégies numériques des grands événements et festivals... Et la remise des Trophées de la Vidéo Touristique et Culturelle y récompensera les meilleures réalisations de 5 catégories différentes :

1. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de destination touristique (structures ou organismes publics ayant compétence dans le domaine du tourisme)
– 2. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo d’influenceur « Voyage » (blogueurs)
– 3. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de lieu ou événement culturel (musées, festivals…)
– 4. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de voyagiste ou tour opérateur
– 5. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de prestataire touristique (prestataires d'hébergement ou d’activités de loisirs...)

 

Culture sonore

La 14e édition de La Semaine du Son a lieu du lundi 23 au dimanche 29 janvier 2017 à Paris et jusqu’au dimanche 5 février partout en France. Tous Curieux / Histoire de son vous en reparlera plus en détails...

 

D'autant plus qu'a lieu chez nous à « Brest même » (Finistère) le fameux festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute, du 31 janvier au 5 février 2017. Un temps fort pour tous les fans de création sonore !

 

Quant aux créateurs sonores de Belgique, ils ont jusqu'au 26 janvier 2017 pour participer à l'appel à projets semestriel du Fonds d’Aide à la création Radiophonique (FACR) chargé de promouvoir développer la création radiophonique en Communauté française.

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Tourisme : la découverte en tous sens

13 Octobre 2016, 15:10pm

Publié par véronique muzeau

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Conjointement à l'essor du tourisme expérientiel, la visite guidée ou la balade découverte prend du relief et de la chair. Les parcours, accompagnés d'un humain ou d'un outil numérique, se font sensoriels, immersifs, éducatifs, culturels, ludiques... Une pluralité de formes qui présente des intérêts évidents, ou des charmes plus discrets, mais néanmoins cruciaux.

 

Le « sensible », c'est ce qui est perçu par les sens, et c'est aussi un synonyme d'impressionnable et d'émotif. Tout est dit. Partout, les explorations sensibles de territoires, les visites sensorielles de monuments ou de musées se multiplient. On cherche à toucher le visiteur, à l'émouvoir, et plus seulement à le "renseigner".

C'est entendu, on en a déjà parlé dans ce blog,  la visite se fait donc immersive et ultra-accessible grâce aux nouvelles technologies. Les outils mobiles apportent des contenus multimédias (presque) en tous lieux et à tout instant.
Avec quelque matériel en plus, on se plonge encore davantage dans toutes les dimensions sensitives d'une collection ou d'un site : dimension sonore (diffusion multiple, son 3 D ou binaural), visuelle (casques et lunettes de réalité virtuelle), tactile (combinaisons à capteurs) voire olfactive, et pourquoi pas bientôt gustative...

Mais attention, il ne s'agit pas seulement des technologies numériques ; la réalité augmentée n'est pas fatalement virtuelle... simplement, elle s'intéresse à tous les sens.

L'heure est à l'expérience

Et la multi-sensorialité est bien une tendance de fond depuis une dizaine d'année.
Elle touche aussi bien les structures culturelles comme les musées et centres de sciences, que les territoires (villes, sites remarquables, parcs naturels, petites cités de caractère ou autres).

Les pays d'Amérique du Nord et d'Europe du Nord suivent cette piste depuis longtemps, le Canada en particulier.

 

La France semble donc s'y mettre sérieusement. On dirait même que ça va plus vite que dans l'éducation où l'approche sensorielle de Maria Montessori reste encore confidentielle.
Les acteurs du tourisme et de la culture se voient proposer des formations aux visites animées ou sensorielles ou des journées professionnelles sur ce thème.

De petites communes et territoires enclavés sont fières d'offrir ce mode de découverte innovant.

Voilà pour le constat d'engouement ou d'intérêt. Reste à comprendre à quoi sert cette multi-sensorialité.

 

Attirer de nouveaux publics

Avec les visites « animées », on dépasse les classiques visites guidées ou visites conférences, un peu magistrales, plutôt appréciées des seniors, et on peut enfin s'adapter aux familles.

Dans un musée, la scénographie «sensorielle » permet de contextualiser sans déployer de discours savant. Même novice, le visiteur appréhende plus immédiatement une époque, un objet, un personnage par des sons, des odeurs, des couleurs, des matières à toucher, etc.

Et bien entendu, s'adresser à tous les sens du visiteur permet de pallier d'éventuels handicaps sensoriels : une découverte tactile, audio ou olfactive se révèle précieuse en cas de déficience visuelle. Ainsi, ce parcours proposé à Inzinzac-Lochrist (56) est labellisé tous handicaps.

 

Concilier enfin tourisme et culture

Comme le rappelle infatigablement Evelyne Lehalle, les professionnels des deux secteurs peuvent se retrouver sur ce terrain multiforme.
La conception d'une visite sensorielle peut faire travailler ensemble les conservateurs et médiateurs du patrimoine, les artistes, les techniciens multimédia, les prestataires de services touristiques, les scientifiques et les communicants, les collectivités ou organismes publics et les entrepreneurs de la culture, etc. Les structures et sites qui veulent développer ces parcours ont en effet rarement les compétences en interne ; ils sont obligés d'aller puiser leurs ressources hors de leur bulle.

 

Renouveler la communication et lui donner du fond

Certes, le marketing sensoriel est en plein boom et la tentation est grande de s'arrêter à la dimension plaisir et divertissement. Mais ajouter une facette sensorielle à sa communication, c'est aussi fournir une information supplémentaire. Par l'audio naturalisme (cris d'animaux), on découvre plus profondément un milieu naturel. Par l'olfaction, on augmente sa culture œnologique... On ne se contente alors plus de « consommer » un site touristique et culturel, on le comprend, on s'en imprègne !

 

Créer un attachement

Dans le cas d'un territoire, la découverte sensorielle se rapproche de la notion d'« espace vécu » du géographe Armand Frémont. Ce type de visite présente et suscite une subjectivité presque absolue, celle des habitants s'ils sont invités à exprimer, à raconter leur territoire, et celle du visiteur qui va ressentir l'espace de façon encore plus personnelle. Le lien entre habitant ou visiteur et territoire s'en trouve renforcé.

 

À votre tour !

Tout à fait dans cet esprit, quoique centrées exclusivement sur le numérique, les rencontres professionnelles « territoires sensibles » ont lieu les 9 et 10 février 2017 à la bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône, à Marseille, dans le cadre de Chroniques, la semaine des imaginaires numériques.

 

D'autres informations, une assistance à maîtrise d'ouvrage ou la création d'une visite sensorielle numérique ? N'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

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L'archéologie du métal, par la pratique

13 Juillet 2016, 09:31am

Publié par véronique muzeau

L'archéologie du métal, par la pratique

À Locronan (29), les journées nationales d'archéologie 2016 étaient consacrées à la paléo-métallurgie. C'est la passion de la jeune association Ar seizh metal (les 7 métaux en breton) soutenue ici par le Conseil départemental du Finistère. Archéologues artisans et animateurs-médiateurs ont fait découvrir très concrètement au public la métallurgie à travers les âges. Échos sonores.

 

En médiation culturelle, rien ne vaut la démonstration. Quant à la recherche archéologique, elle a de plus en plus recours à l'expérimentation pour vérifier ses hypothèses.

Voilà pourquoi la place de Locronan fourmille de dispositifs qui semblent tout droit surgis du passé ce 18 juin 2016.

Extraire le métal de la roche

Youen Daniel de l'Addes (association d’aide au développement économique et social) des Monts d'Arrée est animateur ; il nous fait découvrir la base de l'extraction du minerai de fer et de sa transformation en métal dans un bas-fourneau.

Il a récupéré dans la nature un minerai de fer et l'a passé au simple feu ; il a pu ainsi le réduire en poudre grossière qui sera versée dans son bas-fourneau.
Ce four en briques réfractaires et cimenté à l'argile est à usage unique. Après l'extraction du minerai, il est détruit lors de la récupération du métal.

L'opération de réduction du minerai de fer (séparation de la silice et du métal) prend plusieurs heures.

Le métal obtenu peut être de qualité variable. S'il est chargé en carbone, il s'agit d'acier, apprécié pour sa dureté mais plus fragile que le fer.

 

Les résidus de l'opération sont les scories : de la roche fondue dont on a extrait le minerai de fer, essentiellement de la silice. On en trouve un peu partout en Bretagne, elles témoignent d'une activité métallurgique ancienne.

L'archéologie du métal, par la pratique

Voici donc à peu près à la technique qu'utilisaient les hommes de l'âge du fer, donc dès 700 avant Jésus-Christ. Sauf qu'ils n'utilisaient pas de soufflet mais la ventilation naturelle, en plaçant le bas-fourneau dans un endroit exposé au vent.

 

Fondre le métal pour le façonner

Avançons un peu dans le temps, cette fois au Moyen Âge, en compagnie de Simon Pellequer, forgeron, et Jérôme Colivet, potier, tous deux également archéologues. Ils s'intéressent à la métallurgie de l'âge du bronze au Moyen Âge. Ici, ils travaillent autour d'un four de fusion, destiné à fondre le métal, en l'occurrence du laiton, pour lui donner forme.

Ce four était en usage dès le XIIe siècle en Allemagne, il apparaît couramment au XVe. On en a trouvé un dans un ancien atelier de bronzier à Paris.

Ce type de four permettait de fabriquer du laiton, alliage de zinc et de cuivre, utilisé en ornementation et bijouterie. Il servait aussi à travailler l'or et l'argent.

 

Retrouvez l'intégralité du reportage sur le site internet de notre partenaire Radio Évasion.

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Marie Popeck, plasticienne du son

10 Février 2016, 10:34am

Publié par véronique muzeau

Marie Popeck, plasticienne du son

L'univers du son est d'une richesse infinie quand on se plonge dedans. Voici une exploration minutieuse de l'installation d'une plasticienne de la matière sonore, Marie Popeck, rencontrée au festival Longueur d'ondes de Brest.

 

Et oui, encore une ode au son, à l'ouïe, à l'auditif dans ce blog. Inévitable quand on a fait un tour à l'excellent festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest, du 4 au 7 février 2016. L'occasion pour Tous Curieux/Histoire de Son de croiser d'autres passionnés de l'audio, parfois très éloignés de notre pratique.

La particularité de ce festival est qu'on y évoque vraiment le son sous toutes ses formes : documentaire, information et actualité radiophoniques, musique, fiction, création et art sonore.

 

Allongé et en chaussettes

 

À nul autre pareil, Longueur d'ondes est un festival qu'on peut vivre allongé et en chaussettes, blotti dans une cabine tapissée de coussins, ou étalé sur une couette pour écouter, juste tendre l'oreille, voire oublier qu'on a des yeux (ça les repose !).

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

 

Bon, c'est quand même visuel parfois, comme cette installation coup de cœur : Forêt d’écouteurs en Rêve majeur.

 

 

800 écouteurs pour interroger notre rapport au son

 

 

Elle est signée Marie Popeck, une artiste de la matière sonore basée à Amiens. Elle décline cette passion au fil d'installations, films expérimentaux ou dispositifs sonores pour le théâtre et Marie aime les bruissements.

 

 

La forêt d'écouteurs en rêve majeur est une installation onirique et une œuvre qui questionne notre rapport au son.

 

Elle est constituée de 800 écouteurs suspendus à un faux plafond noir, des oreillettes surtout, quelques casques, autant de sources sonores potentielles dont une vingtaine seulement émettent réellement du son. La plupart des écouteurs sont usagés ou défectueux.

 

Le visiteur doit donc chercher les sources des faibles sons qui lui parviennent dans la forêt d'écouteurs suspendus.

L'installation interroge déjà notre rapport corporel à l'ouïe et notre position d'écoute : certains écouteurs sont placés très hauts, d'autres au ras du sol.

 

Pour Marie Popeck l'emploi d'écouteurs de récupération était indispensable pour figurer l'objet de grande consommation qu'ils sont devenus, l'oreillette de smartphone en particulier.

Ce sont des écouteurs de mauvaise qualité qui rendent peu justice au son. Et en décortiquant quelques-uns, Marie a pu constater que ce sont en effet des objets éphémères.

 

 

Un cache-cache sonore

 

L'installation est ludique, comme un cache-cache sonore, à condition d'oser entrer dans la forêt ; le public est laissé libre de s'engager dans l'installation, rien ne lui indique qu'il doit le faire.

 

Justement, voici un visiteur : il cherche, il s'engage, il fouille et porte les écouteurs à ses oreilles à la recherche des sons.

 

 

 

L'installation a déjà été exposée une dizaine de fois...mais le public réagit toujours différemment selon les circonstances. En plein air, les enfants sont plus nombreux à rencontrer l'œuvre. Eux s'emparent facilement de l'installation et incitent leurs parents à oser y entrer, à répondre à l'invitation de l'artiste.

 

 

Et quand on attrape un écouteur qui fonctionne, qu'entend-on ?

On entend un rêve, c'est l'autre sujet de prédilection de Marie Popeck.

 

 

Une écoute fragmentée et compressée

 

 

L'artiste est partie d'un rêve personnel qu'elle a raconté en 8 fragments sonores : 2 pistes voix, 2 parties électroacoustiques et 4 qui mêlent musique et bruitage. Ce sont les matières que Marie Popeck aime travailler, car elles mettent aussi en question notre culture sonore, la représentation imagée que nous avons des sons, notre visualisation de ces bruits.

Car Marie Popeck travaille aussi les images, elle réalise des films expérimentaux.

 

 

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur aborde aussi notre rapport au format sonore : le son numérique est généralement compressé (en mp3), les supports n'offrent pas toujours une qualité d'écoute très riche, et seules certaines fréquences sonores parviennent à nos oreilles.

 

Et qui dit « format » dit aussi durée, temporalité ; notre écoute se fragmente, elle est éclatée, ce que Marie Popeck a voulu souligner.

 

 

 

Pour comprendre davantage la démarche de Marie Popeck, il faut découvrir aussi le parcours de l'artiste et sa progression dans l'univers du son.

 

 

Comme beaucoup, la créatrice est venue au son par la musique (accordéon et piano), puis les rave party et leurs hauts-parleurs. Elle s'est intéressée alors aux musiques électroacoustiques et électroniques, et a même pratiqué le chant...mais avec des goûts trop éclectiques pour poser véritablement sa créativité.

C'est finalement l'image qui l'a aiguillée, via les cours de cinéma expérimental : le travail des canadiens Norman McLaren, Maurice Blackburn autour de l'audiovision et la non synchronicité son/image.

Elle s'est ensuite penchée vers Pierre Schaeffer, l'objet sonore et la radio.

Elle a poursuivi ses recherches et découvert John Cage, grâce à Vincent Ciciliato.

Elle est passée aux prises de son, en autodidacte.

Puis a suivi une formation à la MAO (musique assistée par ordinateur) pour acquérir quelques bases techniques.

Enfin, un cours de psycho-acoustique musicale, au sein d'un master recherche et pratique artistique, a décuplé son imagination créatrice.

 

 

 

 

Rendre le son plus palpable

https://myspace.com/mariepopeck

Marie Popeck ne fait que commencer son exploration de la matière sonore et du rêve.

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur s'incrit d'ailleurs dans une série plus vaste, les Scénarêves, ou la reconstitution du rêve par le son. Elle a commencé avec une œuvre vidéo en pellicule grattée et se prolongera par un spectacle de rue.

Marie a aussi créé un dispositif sonore pour le théâtre en octophonie (huit pistes d'écoutes) avec hauts-parleurs piézoélectriques.

Elle projette également de rendre le son plus visible dans le milieu du cinéma. Elle prépare donc un film pour, dit-elle, « rendre le son plus palpable ».

 

 

 

Terminons par une autre vibration ressentie lors du festival Longueur d'ondes. Elle est pour la Prosodie d'Émilie Mousset, délicieuse octophonie qui nous replonge dans la prime enfance, dans l'univers sonore du bébé, des babillages aux bruits de bouche, en passant par la boite à musique. Et c'est justement de musicalité du langage qu'il est question, la définition même de la prosodie. Comme artiste du son, Émilie Mousset est bel et bien une compositrice.

 

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L'intérêt pédagogique de l'audio

21 Janvier 2016, 16:28pm

Publié par véronique muzeau

L'intérêt pédagogique de l'audio

Puisque c'est la semaine du son, examinons comment l'audio peut être un instrument de pédagogie, en classe, en musée, ou ailleurs.

 

Un peu de franchise pour commencer : le son est un outil délicat à manier pour transmettre et enseigner. « Les paroles s'envolent » dit le proverbe. On retient peu de ce qu'on entend. Le pédagogue Edgard Dale, dans son célèbre cône de l'apprentissage, évaluait à 20% la proportion d'un message purement auditif qui restait mémorisée au bout d'une semaine. Mais c'était en 1946, Dale lui-même préconisait de ne pas prendre ce cône au pied de la lettre, et il semble qu'aucune autre étude scientifique n'ait ensuite confirmé ce schéma.

 

Mais surtout, il n'existe pas de mémoire sensorielle à long terme. La mémoire ne fonctionne que si le message, quelle que soit sa forme, construit d'autres connexions dans votre cerveau (donc s'il interpelle votre vraie mémoire).

De ce point de vue, le son n'est pas plus efficace que l'image (notre cerveau le retient cependant un peu plus longtemps : 2,5 secondes contre ¼ de seconde pour l'image ! ).

Ou alors, il faudrait chanter le message et le mettre en musique car la mémoire musicale semble être, elle, particulièrement résistante !

 

Après cette parenthèse de neurosciences, il faut donc chercher ailleurs l'intérêt pédagogique du son, à commencer par l'école, tout naturellement.

 

 

 

Expériences en milieu scolaire

 

Les usages classiques du son en classe

 

Bien sûr, en langues vivantes, il y a longtemps que les enseignants s'appuient sur des documents sonores : CD de chanteurs ou musiciens internationaux, émissions de la BBC, contes ou livres audio en anglais, allemand, espagnol... Et certains passent à l'enregistrement de leurs propres podcasts en langues.

On pourra se reporter à ce sujet au projet podcl@ss du lycée Ambroise Paré de Laval (53), inspiré lui-même d'un autre projet, audionom@de du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 

La direction générale de l'enseignement scolaire a d'ailleurs publié un guide pratique de la baladodiffusion en langues vivantes en 2010.

 

Les supports sonores sont également bien intégrés dans l'enseignement pour adultes du français langue étrangère.

 

Idem, en musique, on voit mal un enseignant se passer de faire écouter à ses élèves les extraits qui illustreront son cours.

 

Mais dans les autres matières, quel peut être l'intérêt du document audio ?

 

Un rapport parlementaire de 2010, dirigé par Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur l’innovation des pratiques pédagogiques par le numérique et la formation des enseignants évoque l'intérêt des outils audio dans l'éducation.

 

Il souligne que les Tice, et en particulier la baladodiffusion, offrent une démultiplication du temps de parole qui permet à l'élève de revenir sur un sujet autant de fois que nécessaire.

La répétition est pédagogique et, avec le son, on peut rejouer le cours à l'infini. (NB : Dans le rapport, le mot « baladodiffusion » est cité dans son acception essentiellement audio).

Le son prolonge la parole de l'enseignant non seulement dans le temps, mais aussi dans l'espace - hors de la classe - et renforce donc l'autonomie de l'apprenant.

Cependant, ce qui distinguait peut-être encore l'audio et la vidéo en 2010 – la facilité d'accès des outils d'écoute comme les lecteurs mp3 – n'est peut-être plus aussi vrai en 2015, quand tant d'élèves sont dotés de smartphones et donc d'un accès facile à la vidéo.

 

 

Les podcasts radio comme documents de cours

 

Pour creuser davantage cette spécificité du contenu sonore, on peut lire le rapport de Didier Guise, professeur documentaliste au lycée Schwartz de Pompey (54), sur son usage des podcasts de Radio France en lycée professionnel.

 

Il y relève les avantages et les limites de cet instrument pédagogique qu'est le média audio.

 

Les facilités du son en classe :

  • Un grand choix de contenus (radios, webradios, podcasts en ligne, réseaux sociaux sonores comme Soundcloud)

  • Un équipement et une exploitation matérielle simples (en collectif ou en autonomie)

  • Une plus grande accessibilité de l'audio par rapport à l'écrit, pour des élèves en difficulté avec la lecture, notamment les dyslexiques

  • Un support perçu comme « plus original et plus moderne » qu'un document imprimé ou même qu'un cours magistral ; un support apprécié et pratiqué puisque 85% des 13-19 ans écoutent quotidiennement la radio (étude du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, juin 2014)

 

Les difficultés du son en classe :

  • La nécessité d'être concentré pour écouter : pus que pour une vidéo (et encore), mais pas plus que pour une lecture

  • La nécessité d'un accompagnement et d'outils conçus par l'enseignant (fiches pédagogiques, grilles d'analyses) pour obtenir un véritable bénéfice d'apprentissage

  • Le fait que les élèves sont plutôt des auditeurs de musique, peu accoutumés à écouter des paroles

 

Il apparaît en tout cas que le document sonore est particulièrement indiqué pour travailler les compétences suivantes :

  • La prise de note

  • La synthèse

  • La mémorisation

Avec un podcast, pas de copier/coller possible ; l'élève doit donc se réapproprier le contenu écouté.

 

Les professeurs « makeurs » d'audio

 

Autre atout majeur de l'audio en milieu scolaire : passer à la création et à la production exige moins de savoir-faire technique et d'équipement que la vidéo ; d'où le succès des webradios de collèges ou lycées.

L'intérêt pédagogique de l'audio

Voici le témoignage de Frantz Glowacki, professeur de lettres, formateur audiovisuel au Clemi de Créteil (Île-de-France), et maître d'œuvre, avec le professeur documentaliste Morgane Louaisil, d'une toute jeune webradio au Collège Robert Doisneau de Dammarie-les-Lys (77).

 

 

Pourquoi avoir décidé de créer une webradio ? 

 

L'idée de créer une webradio avait pour nous plusieurs avantages : pédagogiquement, cela nous permet de travailler sur un média, dans le cadre de l'EMI (éducation aux médias et à l'information) qui entre dans les programmes.

Mais la radio nous apparaissait également comme un moyen de travailler de nombreuses compétences transversales intéressantes pour des élèves de troisième qui seront confrontés à leurs premiers oraux en fin d'année : travail sur le ton, la diction, la fluence de la lecture...

La radio est également un média qui permet un travail d'écriture important dans le cadre de chroniques par exemple.

Par ailleurs, ce média demande finalement peu de moyens (ce qui est un avantage non négligeable dans l'Éducation Nationale) : un enregistreur numérique à 100 €, un logiciel libre de droits comme Audacity et un site web gratuit, et on peut s'engager dans l'aventure...

 

Et pourquoi choisir ce média plutôt qu'une webTV ou un webzine?

 

J'ai souvent réalisé avec les élèves des webzines ou des blogs, ils sont assez habitués à ce type de production. La webradio était finalement un moyen de renouveler les pratiques, mais aussi un moyen d'aborder un média que les élèves connaissent peu (je parle des élèves de réseau d'éducation prioritaire) : ils connaissent généralement les grandes radios musicales (mais ils les écoutent peu) et parfois la radio que leurs parents écoutent dans la voiture. 

Quant à la WebTV, c'est un projet, mais qui demande de plus importants investissements financiers de la part de mon établissement scolaire.

 

À quoi cette webradio est-elle destinée ? 

 

Notre webradio a été initiée durant l'option DP3 en troisième : il s'agit d'une option de découverte professionnelle destinée à mieux connaître et appréhender le monde du travail, des entreprises, elle doit permettre aux élèves de découvrir des métiers variés et appartenant à des secteurs d'activité différents.

Les élèves ont 2 heures par semaine pour penser des sujets, les réaliser et les mettre en ligne.

Nous ne savons pas quelle durée de vie aura cette radio, mais nous souhaitons la pérenniser, et même symboliquement par un lieu dans le collège : à cette fin, nos élèves se sont associés avec les élèves de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) qui ont un atelier de construction et menuiserie. Les élèves vont nous réaliser un studio dans une ancienne remise que notre chef d'établissement a mise à notre disposition. 

 

Comment s'est déroulée la mise en place de la webradio ?

 

Nous réalisons cette webradio dans le cadre d'un dispositif mis en place par le Clemi dans l'académie de Créteil : les classe PEM (projet d'éducation aux médias).

Le Clemi nous propose 3 jours de formation, nous donne des heures de concertation et nous facilite les échanges avec des médias. 

Notre chef d'établissement, quant à elle, est plutôt bienveillante vis à vis de ce type de projet qui permet aux élèves d'apprendre, de s'investir et parfois de se révéler grâce à une pédagogie de projet. Elle a financé l'achat de deux enregistreurs numériques sur le budget de l'établissement.

 

Comment se passent les premières productions avec les élèves ?

 

Nous avons commencé par écouter la radio, différentes radio et différents types d'émissions. Les élèves ont peu à peu changé leur vision de ce média, ils ont compris que ce n'était pas que de la musique, ou que des informations lues...

Nous avons ensuite pris en main le matériel : les enregistreurs, le logiciel de montage, la table de mixage, Padlet, un autre outil gratuit qui permet de préparer ses sons pour un direct,...

Nous avons également travaillé sur les droits d'auteurs notamment pour la construction des jingles et des virgules sonores...

Puis, nous avons travaillé l'identité de notre radio, son nom, son logo, sa cible...

Les élèves ont eu du mal à entrer dans le projet car il se sentaient finalement mal à l'aise avec ce média qu'il connaissaient peu.

Mais peu à peu, on peut dire que la magie de la radio à opéré, les productions et les projets se multiplient.

Les élèves ont par exemple été sollicités pour faire la prise de son d'une rencontre prévue entre des rescapés des camps de concentration et les élèves de troisième. Ils ont été fiers qu'on fasse appel à eux et à leurs nouvelles compétences. 

L'une des plus belles réussites à ce jour reste la volonté d'un élève bègue de cette classe qui s'enregistre et utilise Audacity pour rendre ses chroniques audibles et compréhensibles.

 

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

L'audio pour découvrir le patrimoine

 

Face à l'omniprésence des images dans notre vie quotidienne, et l'omnipotence des contenus visuels dans tous les médias, que peut encore l'audio ?

Et que peut-il dans les dispositifs de découverte du patrimoine, mobiles ou fixes ?

Il peut être ce qu'il a toujours été (mais en mieux) : un média d'accompagnement. Car le contenu sonore a quelques atouts spécifiques, auxquels Tous Curieux / Histoire de son est attaché.

 

L'audio lui aussi augmente la réalité 

 

Au même titre que les images ou les textes, l'audio apporte une dimension supplémentaire à l'objet ou au site visité :

  • Une information, s'il s'agit d'un discours parlé. C'est le cas par exemple des audioguides classiques qui peuvent apporter une information complémentaire à celle des cartels et panneaux. À condition qu'ils ne reprennent pas mot pour mot les textes écrits, auquel cas leur seul intérêt est alors de permettre une accessibilité aux publics déficients visuels ou, comme à l'école, à ceux qui maîtrisent mal la lecture. C'est déjà ça, mais il y a moyen d'offrir davantage.

  • Une émotion, si les paroles écoutées sont celles d'un témoin, d'un acteur du patrimoine visité : qu'il s'agisse du conservateur du musée, de l'ornithologue attaché au parc naturel, de l'habitant du site troglodytique... dans tous les cas, la voix d'une personne impliquée transmet bien davantage que celle d'un comédien voix-off qui lit un texte dont il n'est pas l'auteur. L'authenticité du locuteur crée en effet une proximité avec l'auditeur et donc une empathie. L'émotion peut cependant naître aussi à l'écoute du (bon) comédien qui incarne un personnage fictif (crédible) quand c'est cette option de médiation qui est choisie.

  • Une sensation, surtout s'il s'agit d'une immersion sonore, reconstitution ou non du passé, captation d'ambiance, bruitage. On peut même enrichir une visite de compositions musicales inspirées par les sites ou d'extraits musicaux accordés aux objets. L'ouïe est un sens que nous devons aussi titiller. C'est alors que l'audio fait véritablement travailler l'imagination et le "cinéma intérieur" de l'auditeur !

 

Les pédagogues s'accordent sur le fait qu'on apprend d'autant mieux que les conditions de l'apprentissage sont agréables. Ajouter au contenu purement informatif, les dimensions émotionnelles et sensitives du son est donc important pour espérer capter l'attention et marquer l'auditeur.

 

On y ajoutera si possible des conditions d'écoute favorables pour éviter les distractions qui perturbent si facilement le message audio seul. En réduisant les pollutions sonores, en proposant aux auditeurs des sièges ou autres assises.

 

Spécifiquement alors, l'audio maintient le visiteur dans la contemplation du site, de l'œuvre, du bâtiment, et même, le son active cette contemplation. Le contact entre le visiteur et l'objet visité est alors préservé...mais augmenté. Et la médiation culturelle en sort renforcée.

Si l'on reprend le cahier des charges exposé par une conférencière aux dernières rencontres nationales culture & innovation, on se dit que l'audio a toute sa place dans les outils de médiation culturelle numérique.

 

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

  • Rencontres nationales culture et innovation du Clic

http://rnci.clicfrance.fr/

 

  • Rapport parlementaire sur le numérique appliqué à la pédagogie scolaire

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000080.pdf

 

  • Dossier très complet sur l'audio dans les CDI (centres de documentation et d'information) d'établissements du secondaire

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/documentation/Pages/2008/98_CDI_Audio.aspx

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2016

30 Décembre 2015, 17:26pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2016

Pour une fois, on thématise cet agenda ; ce mois de janvier 2016 est à l'image des précédents débuts d'année. Pour les musées, il est marqué par le Sitem et son challenger numérique MuseumConnections. Et puis en janvier, depuis 13 ans, c'est la semaine du son !

 

Musées de plus en plus connectés

 

Le Sitem a 20 ans. Le salon international des musées, des lieux de culture et de tourisme reste le rendez-vous incontournable pour les professionnels des musées et du patrimoine culturel, et leur prestataires. Le Sitem a lieu à Paris, aux Docks, cité de l'image et du design, du 14 au 16 janvier 2016. Le salon annonce d'ores et déjà son partenariat avec d'autres rendez-vous 2016, notamment le Forum du Tourisme Numérique à Deauville en mars 2016, et Sunny Side of the Doc, le marché international du documentaire à La Rochelle en juin 2016.

 

Autour du Sitem, d'autres rendez-vous connexes s'organisent désormais, comme les 7èmes Rencontres Nationales Culture et Innovation(s) qui auront lieu le vendredi 15 janvier 2016 à la Cité des sciences. Au programme de ce forum, les dernières nouvelles de la culture à l'ère numérique, délivrées par les experts, y compris de musées étrangers. À visiter aussi, les espace de démonstrations et à suivre, la remise du 2nd Prix Patrimoine & Innovation(s).

 

Même si le Sitem a su évoluer au gré des révolutions numériques, le voici désormais talonné par un nouvel événement, né l'an dernier : MuseumConnections, salon international des innovations dans les musées, les 20 et 21 janvier 2016 au parc des expositions de la porte de Versailles. Les exposants et débats s'y intéressent aussi bien aux nouveaux modèles économiques des musées qu'aux technologies utilisées en médiation, ou aux stratégies numériques des institutions.

 

Enfin, la muséographie appliquée, innovante et un rien ludique, c'est à Rennes les 30 et 31 janvier 2016 avec une opération inspirée par Museomix : le musée recopié. Cette fois, 60 volontaires, professionnels ou amateurs, sont invités à recopier le musée des beaux-arts de Rennes. La performance participative débouchera sur une exposition en février. Pour s'inscrire, il suffit d'avoir envie d'art.

 

Arts et expressions sonores dans tous leurs états

 

Janvier est un mois privilégié pour ceux qui s'intéressent au son. La semaine du son s'y étire partout en France, et même en Belgique et en Suisse, du lundi 18 au dimanche 24 janvier 2016 à Paris, et jusqu’au dimanche 7 février ailleurs.

Cette opération, qui a déjà 13 ans, donne lieu à toutes sortes d'animations :

  • Artistiques et créatives : musique, littérature audio ou création sonore, comme ce concours organisé par l'association mixage fou.

  • Documentaires et pédagogiques, comme au festival de la radio et de l'écoute, Longueur d'ondes à Brest, du 25 janvier au 7 février 2016.

  • Acoustiques et scientifiques comme à l'IUT Bourgogne Auxerre ou à l'École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble.

  • Sanitaires et sociales, via la sensibilisation au handicap et la prévention des déficiences auditives comme dans les conservatoires de musique de Reims ou de Valence.

La semaine du son est un moment sensuel pour redécouvrir que nous avons une ouïe !

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