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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #culture

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2017

27 Février 2017, 14:23pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2017

Jadis, les période pré-électorales étaient très calmes, voire figées. On dirait bien que cet attentisme appartient désormais au passé. En tout cas dans les domaines de la culture et du patrimoine. Quel effervescence, les rendez-vous bourgeonnent de partout !

 

Culture et numérique

 

Le deuxième atelier expérimental IMUalpha de l’année 2017 sera consacré aux récits dans la cartographie sensible. Le 2 mars 2017 à Lyon (69), les chercheurs de différentes disciplines vont s'interroger sur les récits urbains diffusés par les nouveaux outils. Entre autres questions : comment mutent les déplacements de savoirs traditionnels dans des espaces influencés par les nouvelles technologies et les mobilités numériques?

 

Artistes, ingénieur, scientifiques et entrepreneurs sont susceptibles d'intervenir dans le champ de l'art et des nouvelles technologies ; ils peuvent se retrouver, du 15 au 18 mars 2017, au Vertigo - Forum Art Innovation de l'Ircam à Paris. C'est à la fois un rendez-vous de présentations de prototypes et de réalisations artistiques et une plate-forme de travail dans l'esprit des FabLabs, et dans des domaines multiples : musique, art, design et architecture en lien avec les technologies numériques.

 

Du 18 au 26 mars 2017, c'est la semaine de la langue française et de la francophonie. Pour l'occasion, le ministère de la culture met en avant son opération-concours Dis-moi dix mots. L'objectif principal de la nouvelle édition est de montrer comment le français s'adapte à des technologies et à des usages numériques en constante évolution.

 

Vers une culture 2.0 : l'avènement d'une société numérique c'est le thème d'une journée d'études organisée le 22 mars 2017 à l'Université de Poitiers, Nouvelle Aquitaine (86). Elle portera sur l'histoire, les religions et l'art face au numérique ; comment le numérique façonne les rapports entre une société et son passé.

 

La première rencontre numérique de l'année du ministère de la culture et de la communication a lieu au Musée du Louvre à Paris les 27 et 28 mars 2017. Cette #RencNum est consacrée aux publics in situ et en ligne des équipements culturels : le point sur les usages que les uns et les autres font de l'offre proposée et surtout sur les relations qu'ils entretiennent avec ces établissements.

 

 

Médiation culturelle

 

L' OCIM (office de coopération et d'information muséales) organise une rencontre nationale intitulée « Chercheurs-publics : quelles réceptions de la rencontre ? » le 21 mars à Paris. L'an dernier, il s'agissait de se pencher sur la diversité des formations et expériences des chercheurs quant à la vulgarisation et la médiation scientifique. Cette année, c'est le point de vue des publics qui est donc examiné.

 

« Musée en mutation : logiques économiques, culturelles et sociales », c'est le sujet d'un colloque les 29 et 30 mars 2017. Il sera retransmis en visioconférence simultanément au LRPC (Trois-Rivières, Québec) et au CELSA (Paris) les 29 et 30 mars 2017. Près d'une trentaine de questions y sont abordées : évolution de la notion de patrimoine, diplomatie culturelle, question environnementale, néolibéralisme économique, tourisme de masse, numérique, hégémonie du visuel, mise en valeur de l'archéologie, marché de l'art, publics en situation de handicap...

 

Le 30 mars 2017, une journée d'études est consacrée au thème : « Des musées d’arts industriels aux collections d’arts décoratifs : les enjeux de la valorisation patrimoniale d’un passé industriel ». C'est le centre de recherches sur les économies, les sociétés, les arts et techniques (CRESAT) de l’université de Haute-Alsace qui l'organise à Mulhouse (68).

 

Et toujours en Alsace, « Le musée citoyen » est le thème des rencontres professionnelles de la Fédération des écomusées et des musées de société du 30 mars au 1er avril 2017 à Ungersheim et Strasbourg (68).

 


 

Tourisme culturel

 

Place marketing forum 2017 est le grand rendez-vous du marketing territorial les 23 et 24 mars 2017 à Lyon. Certes, le sujet dépasse la question culturelle mais elle y occupe néanmoins une place de choix comme nous vous l'expliquions dans ce blog. Et comme l'atteste la présence d'Evelyne Lehalle qui interviendra sur le tourisme culturel.

 

 

Culture sonore

 

Le 10 mars 2017, à la Gaîté Lyrique à Paris, universitaires, artistes, institutions ou média vont partager sur « La ville augmentée par le son ». Un thème particulièrement cher à Tous Curieux/Histoire de son. Il s'agit surtout de l’expérience auditive en mobilité. Souvent, elle se transpose en cartographie et invite à la déambulation, en particulier dans la ville, comprise ici comme un nouvel espace de création sonore et d’expérimentation. Mais le son invente aussi de nouvelles muséographies qui seront abordées également lors des rencontres et tables rondes. À suivre aussi des démonstrations de dispositifs de réalité augmentée audio.

 

« Les Lundis numériques de l'INHA » s'intéressent à l'archéologie du paysage sonore le 13 mars 2017 en compagnie d'une spécialiste Mylène Pardoen (Institut des sciences de l’homme, Lyon). L'auteur de la restitution de Paris au XVIIIe siècle actuellement diffusée au musée archéologique de la crypte Notre-Dame à Paris, abordera son questionnement d'archéologue-productrice. Comment faire parler les archives ? Où s’arrête l’histoire et où commence l’art ? Quelles en sont les limites : représentation simple, témoignage de la réalité, fiction pure ? Quel mode de diffusion privilégier et pour quel public ?

 

Créateurs sonores, vous avez jusqu'au 15 mars 2017 pour répondre à l'appel à projets Gulliver 2017, une aide à la création et à la production d’œuvres de fiction et documentaires audio, abondée par la SACD France et la SACD Belgique. Pour connaître les modalités d’inscription, consultez : l’appel à projets (355 Ko)


 

Culture et patrimoine tout public

 

Du 8 au 12 mars 2017 à Lyon (69), c'est le Mirage Festival où se mêlent art, innovation et cultures numériques.

 

Du 30 mars au 2 avril 2017, c'est la 4e édition du Tropisme, festival augmenté de Montpellier (34). Il conjugue culture pop et nouvelles technologies et propose immersion dans le son, l'image, la fête et la pensée ! Tout un programme...

 

Les journées européennes des métiers d'art - 11e édition – ont lieu quant à elles les 31 mars, 1er et 2 avril 2017.

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Marketing territorial et culture en Finistère

15 Février 2017, 17:17pm

Publié par véronique muzeau

Marketing territorial et culture en Finistère

Attribuer une marque à son territoire relève d'une stratégie globale d'attractivité : il est question de développer le tourisme mais aussi d'attirer les entreprises et les habitants. Bref, le marketing territorial a bien pour objectif le développement économique. Et la culture participe à cet essor, comme c'est le cas dans le Finistère.

 

De quoi se compose l'attractivité d'une ville, d'un département, d'une région ?

La réponse qui s'impose d'emblée serait : de « qualité de vie ». Mais quels en sont les ingrédients ? L'incontournable emploi, c'est la base... quoi que, en visant prioritairement les seniors en retraite (dorée si possible) on pourrait s'en passer. Cependant, quel territoire rêve de n'attirer que les plus de 65 ans ?
Tous ont besoin d'une population relativement jeune et active pour espérer que le développement soit durable.

Pour inciter de nouveaux habitants ou investisseurs à s'implanter sur le long terme, il faut donc offrir travail, mais aussi services, équipements, infrastructures...la base, vous dit-on !

Faire battre les cœurs

Mais si ces ingrédients sont nécessaires, ils sont loin d'être suffisants. Aujourd'hui, même quand elle concerne un fromage, une marque est empreinte d'affect, d'émotion, de sensations. Donc, le territoire où l'on rêve de vivre, doit proposer plus que le trio «auto/boulot/dodo ».

Tous les marketeurs vous le diront, qu'ils soient de territoire ou pas, il faut donner envie, faire rêver, promettre des expériences et des moments de vie uniques. Un nouveau terme a vu le jour depuis quelques années : le marketing expérientiel.

De ce côté, le Finistère ne manque pas d'atouts. Paysages à couper le souffle, coefficient maritime maximal (1200 km de côtes) – et qui n'aime pas la mer ? - air pur (on connaît son prix en ce moment), calme, tranquillité, sécurité et faible délinquance...

Marketing territorial et culture en Finistère

S'y ajoute une gastronomie enfin révélée, autour des produits de la mer mais aussi du maraîchage, des élevages qualitatifs, des biscuits pour les gourmands, sans oublier une pléiade de brasseries artisanales. Gastronomie qui relève d'ailleurs d'un plus vaste ensemble : la culture.

Et surtout la culture !

D'autres espaces l'ont compris depuis longtemps et ont assis leur marketing territorial sur des atouts culturels avant tout : c'est notre voisine Nantes et son fabuleux Voyage fait de machines oniriques, esthétiques et scientifiques inspirées de Jules Verne. C'est aussi « Only » Lyon autoproclamée capitale du jeu vidéo, une industrie culturelle française qui brille. C'est encore, à l'échelle de l'Europe, Bilbao qui a fondé sa renaissance sur un lieu d'art contemporain, le musée Guggenheim.

 

En ce qui concerne le Finistère, il faut tout de même jouer finement : sortir de l'image un rien figée voire folklorique qui risquerait de donner du département une identité de « bout du monde » préservé dans le formol, alors qu'il s'agit de convaincre qu'on est en terrain d'expérimentations et d'avant-garde : tout y commence ! On innove, y compris en culture, et on ne s'arrête pas aux seules coiffes bigoudènes rehaussées de binious et (copieusement) nourries de kouign-amann.
L'authentique, c'est bien mais ça sent parfois un peu la poussière … Non sérieusement, la Bretagne, c'est bien pour les vacances, mais y vivre ? Vous n'êtes pas sérieux ?
Et bien si voyez-vous !

 

Evelyne Lehalle, spécialiste du tourisme culturel, avait déjà repéré le volontarisme de la Région Bretagne, plutôt pionnière dans sa façon de conditionner les subventions de chaque projet à la mise en œuvre d'un volet arts-culture.

L'Insee vient d'ailleurs de confirmer la vitalité du secteur dans son portrait statistique de la culture en Bretagne.

 

Quant à notre Finistère...
Pour comprendre les liens entre marketing territorial et culture en restant dans le seul champ du tourisme, on peut consulter ce guide thématique de l'agence de développement touristique du Finistère sur l'adaptation des parcours de visite aux attentes des publics.

Mais on peut aussi explorer plus avant.

Si Tous Curieux/Histoire de son a choisi de devenir ambassadeur de la marque Tout commence en Finistère c'est par conviction que notre département a bel et bien une démarche culturelle dynamique et innovante.

C'est beau, c'est gai, c'est gratifiant !

Pour s'en convaincre, on ira faire un tour au plateau des Capucins qui vient d'être réaménagé et offre à Brest un lieu unique en son genre, où tous les ingrédients de la vie se côtoient : économie, politique, sport...culture. Cette dernière se pose même en phare de ce nouveau « centre ville abrité » puisque la médiathèque y occupe une place de choix, centrale, qu'elle multiplie les accroches pour tous publics : livres, magazines, CD et DVD mais aussi jeux vidéos, jeux de société, toboggan, instruments de musique …

 

En matière d'arts vivants, nous pourrions vous parler aussi du Quartz, la scène nationale brestoise, première de France en fréquentation. On pourrait mentionner également l'étonnant Circonova, festival de nouveau cirque, de sa cousine la scène nationale de Quimper – théâtre de Cornouaille – qui associe création contemporaine pointue et arts de la rue des plus accessibles.

 

À propos de festivals, est-il utile d'en rajouter sur nos autres succès « maison » comme les Vieilles Charrues à Carhaix, l'un des plus gros festivals musicaux d'Europe, ou le Bout du monde qui affiche complet chaque été à Crozon ?

 

On pourrait aussi vous vanter le fonds Hélène et Edouard Leclerc qui a consacré Landerneau en haut lieu de l'art contemporain.

 

Sans oublier toutes ces entreprises qui œuvrent dans les industries culturelles ; ces 168 établissements finistériens qui produisent des biens culturels. Ces artisans d'art qui rayonnent dans le monde entier, comme le brodeur et styliste quimpérois Pascal Jaouen.

 

On a même un « film lab européen » Le Groupe Ouest, qui a pour ambition de soutenir la création cinématographique bretonne et son modèle particulièrement dynamique, en s'appuyant sur des coopérations internationales, avec le Canada ou l'Irlande.

 

Si nos chapelles sont ravissantes, nos mégalithes fascinants, nous avons d'autres monuments ébouriffants, comme le château du Taureau, au milieu de la baie de Morlaix, la Tour Vauban à Camaret, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, le château de Trévarez et son domaine où les installations artistiques et scénographies poétiques attirent chaque année plus de visiteurs (on dépasse les 100 000 en 2016).

 

Reste à mentionner les acteurs plus mouvants, pas toujours bien identifiés, que sont les associations, dont certaines ont compris l'intérêt de la marque de territoire pour faire passer leur message. Beaucoup d'entre elles ont un objet patrimonial, artistique ou culturel, telle l'association Comme des chefs qui a choisi la thématique de la gastronomie et propose des événements autour de ce sujet alléchant.
Leur action n'est pas nouvelle mais leur adhésion à Tout commence en Finistère leur donne plus de visibilité. Par « effet de réseau », la marque peut aussi doper leur activité jusqu'à créer de l'emploi. C'est ce qui est arrivé auparavant aux associations à l'origine des festivals musicaux ou des fêtes maritimes (de Douarnenez, puis de Brest).

 

Le maritime, encore une thématique très porteuse, dans laquelle la composante culturelle a su générer une activité, une attractivité : depuis les excursions-explorations écologiques du milieu marin en voilier ou kayak, jusqu'aux centres de découverte comme Haliotika sur la pêche en mer au Guilvinec, en passant par la valorisation du patrimoine maritime, bâti ou navigant. L'équipement culturel le plus visité de Bretagne – apprécié des touristes comme des locaux - n'est autre qu'Océanopolis, centre de culture scientifique consacré aux océans, à Brest.

 

N'en jetons plus, ce chauvinisme breton pourrait devenir irritant. L'important pour nous est de faire tomber les clichés et de vous convaincre qu'en matière de culture, on donne moins dans la conserverie que pour nos sardines. Même à l'extrême bout du monde, tout peut commencer...

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

30 Janvier 2017, 16:40pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

Un mois court mais dense... en particulier du côté des rendez-vous autour de l'audio.

Culture sonore

Les apéros sonores sont des séances publiques d’écoute radiophonique tous les premiers mercredis des mois pairs à 19 heures dans les bars nantais ; le prochain a donc lieu le mercredi 1er février 2017 à L’Art Scène à Nantes (44) et il portera sur « Les animaux, parce qu’ils devraient être plus nombreux. »

 

C'est parti pour le Festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest (29), jusqu'au 5 février 2017. On y croise aussi bien des fortes personnalités du micro que de discrets mais efficaces documentaristes sonores ou encore les âmes des radios associatives.
Un événement en harmonie avec la Semaine du son qui propose de redécouvrir son ouïe au travers d'animations partout en France et en Belgique, parfois jusqu'à la fin du mois.

 

Ainsi, le concours de Mixage Fou vous propose de réaliser des petites œuvres en détournant sa banque sonore sur le thème de la biodiversité. C'est ouvert à tous et c'est jusqu'au 5 mars 2017.

 

Du 17 au 19 février 2017, c'est en Suisse à Bern qu'on pourra laisser traîner ses oreilles au sonOrh festival de la création sonore. Au programme : documentaires, concours, et même une pièce radiophonique érotique...

 

Tourisme culturel

Au carrefour de la culture, du tourisme et du numérique, Territoires sensibles, ce sont des journées professionnelles consacrées à la mise en récit du territoire, en particulier via des démarches artistiques innovantes. 
Ces rencontres ont lieu les 9 et 10 février 2017 à Marseille (13).

 

Valorisation des patrimoines

Archipédie est une encyclopédie numérique collaborative sur l’architecture tout juste en train de naître... et pour l'occasion une table-ronde “Enseigner l’architecture à l’ère des réseaux de savoirs et des humanités numériques” est organisée le mercredi 15 février 2017 à la Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris).

 

« Sauve Qui Peut », c'est le nom d'un colloque consacré à la protection des biens culturels, jeudi 16 février 2017, à Dijon (21). Il y sera question des bâtiments, objets, sites archéologiques, monuments ou collections du patrimoine culturel et de leur pérennité, y compris le patrimoine de proximité. Le colloque n'oublie pas cependant le virtuel et aborde la nouvelle question des archives numériques.

 

Virtual reality, du 24 au 26 février 2017 à Paris, est le salon de la réalité virtuelle et des technologies immersives.
Une partie de l'événement est réservée aux professionnels, mais il ouvre ses portes au grand public tout le week-end et propose de tester les innovations qui pourraient réinventer notre quotidien. Tous les domaines sont concernés : santé, industrie, éducation, loisirs et bien sûr le tourisme et la culture !

 

L'UDPN est le réseau des acteurs de la numérisation du patrimoine et usagers des patrimoines numérisés : conservation, médiation, éducation, création et recherche. Il propose un séminaire itinérant dont la prochaine séance est consacrée à « La modélisation du développement d’applications "durables" pour la mise en valeur du patrimoine muséal », lundi 27 Février 2017 au Centre Pompidou, Paris.

 

Culture, handicap et accessibilité

Les Assises nationales "Droits culturels et politiques publiques", le 24 février 2017, au Sénat à Paris aborderont les questions de la participation de tous à la vie culturelle et de l'égal accès au service public de la culture, sa continuité, et son adaptabilité, en particulier pour les personnes souffrant de différents handicaps physiques, mentaux ou psychiques.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2017

31 Décembre 2016, 14:08pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2017

Comme tous les ans, l'année commence fort pour les professionnels des musées et leurs prestataires avec deux salons internationaux. À suivre également, des rendez-vous autour de l'accessibilité culturelle et du son.

Culture et handicap

L'accessibilité culturelle on peut la pratiquer :

  • C'est le cas du Mucem à Marseille (13) qui propose aux visiteurs déficients visuels le 7 janvier 2017 une découverte multisensorielle de l'exposition "Café In". On y humera, touchera, entendra l'histoire, la géographie, l’économie, l’environnement, la consommation, la publicité et l’esthétique du café.
  • Le handicap visuel est aussi pris en compte par la Bibliothèque nationale de France à Paris, qui propose le 12 janvier 2017 une exploration tactile de l’univers des manuscrits médiévaux.

 

L'accessibilité culturelle, on peut aussi y réfléchir. « La culture et le handicap mental » est le thème d'un colloque le 20 janvier 2017, à Bourges (18), à l'initiative des Pep18.

 

Médiation culturelle et muséographie

C'est désormais acquis, les professionnels de musées et leurs prestataires ont chaque année deux rendez-vous parisiens en janvier pour se retrouver :

  • Le SITEM, salon international des musées, des lieux de culture et de tourisme a lieu du 10 au 12 janvier 2017. Cette année, le salon ambitionne de diversifier ses visiteurs et d'attirer davantage les acteurs privés, les collectivités territoriales et l’international. Un nouvel espace ecityhelp est dédié nouveau tourisme urbain.

  • Museumconnections rendez-vous international du business muséal, les 18 et 19 janvier 2017. Le salon met l'accent sur le modèle économique du musée au XXIe siècle : stratégie, financements, innovations, produits dérivés, marketing muséal, place du musée dans le développement touristique, internationalisation, etc.

Entretemps, le CLIC France (club innovation et culture) profite de cette double dynamique pour organiser ses 8èmes Rencontres Nationales Culture & Innovation(s), vendredi 13 janvier 2017 à Paris. Les RNCI se revendiquent comme un forum de l'innovation numérique dans les musées, lieux de science et de patrimoine.

 

Valorisation numérique des patrimoines

L’INHA (institut national d'histoire de l'art) continue ses lundis numériques consacrés aux humanités numériques, en particulier ce qui touche au domaine visuel. Le 9 janvier 2017, Emmanuelle Bermès évoquera « la stratégie numérique à la Bibliothèque nationale de France : tour d'horizon ».


Le réseau UDPN rassemble quant à lui les acteurs de la numérisation du patrimoine et usagers des patrimoines numérisés : conservation, médiation, éducation, création et recherche. Son séminaire doctoral a pour thème cette année : « Projets mis en réseau, interdisciplinarité mise en question(s) » . La séance de janvier 2017 (date, horaire et lieu à définir) sera consacrée à la « création, innovation, médiation, éducation et recherche », et sera coordonnée par Isabelle Barbéris (CERILAC/Paris 7).

 

Le #VEM – salon Voyage en multimédia - a lieu à Cannes (06) les 19 et 20 janvier 2017. Il y est question des liens entre tourisme et numérique, et le tourisme culturel y est abordé par des ateliers sur les tendances en matière de technologies et visites, sur les stratégies numériques des grands événements et festivals... Et la remise des Trophées de la Vidéo Touristique et Culturelle y récompensera les meilleures réalisations de 5 catégories différentes :

1. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de destination touristique (structures ou organismes publics ayant compétence dans le domaine du tourisme)
– 2. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo d’influenceur « Voyage » (blogueurs)
– 3. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de lieu ou événement culturel (musées, festivals…)
– 4. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de voyagiste ou tour opérateur
– 5. Grand Prix #VEM de la meilleure vidéo de prestataire touristique (prestataires d'hébergement ou d’activités de loisirs...)

 

Culture sonore

La 14e édition de La Semaine du Son a lieu du lundi 23 au dimanche 29 janvier 2017 à Paris et jusqu’au dimanche 5 février partout en France. Tous Curieux / Histoire de son vous en reparlera plus en détails...

 

D'autant plus qu'a lieu chez nous à « Brest même » (Finistère) le fameux festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute, du 31 janvier au 5 février 2017. Un temps fort pour tous les fans de création sonore !

 

Quant aux créateurs sonores de Belgique, ils ont jusqu'au 26 janvier 2017 pour participer à l'appel à projets semestriel du Fonds d’Aide à la création Radiophonique (FACR) chargé de promouvoir développer la création radiophonique en Communauté française.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2016

31 Octobre 2016, 10:58am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2016

Est-ce l'influence de Museomix qui va vivre sa sixième édition ? La "participation" semble être le maître mot de ce mois de novembre dans le domaine des patrimoines et de la culture.

Valorisation numérique des patrimoines

La 2ème édition de la journée professionnelle Tourisme et Numérique a lieu le jeudi 3 novembre 2016 à Pleumeur-Bodou (pôle Phoenix). Elle permet aux professionnels, entreprises et collectivités d’identifier les nouvelles tendances et l’innovation appliquées au tourisme. Parmi les sujets d'intervention, l'apport des dispositifs de visite numériques sur le développement touristique.

 

Le CLIC propose le 14 novembre 2016 à Paris son 33ème atelier sur les nouvelles tendances des audioguides et des applications de visite des lieux culturels. Les interventions aborderont la question des contenus, des supports et des modèles économiques, elles associeront un musée et une entreprise sur 5 cas pratiques.

 

Le réseau IDEV (innovation et design d'expériences de visite) propose à ses adhérents un atelier design’in sur « la conception centrée utilisateur » des dispositifs numériques de visite, le 24 novembre 2016 à Nantes (44).

Médiation culturelle et muséologie

"Outils de veille, veille sur les outils", c'est le thème de journée 2016 du réseau MUST (Musées patrimoine et culturel scientifique et technique) le jeudi 3 novembre 2016 avec notamment Omer Pesquer, l'un des initiateurs de MuzeoNum.
 

En quelques années, Museomix est devenu l'événement phare de la muséologie vivante, en action : des centaines d'artistes, médiateurs, bricoleurs, scénographes, visiteurs passionnés s'associent pendant trois jours pour réinventer les musées de France mais aussi du Canada, de Belgique, d'Italie, de Suisse. L'édition 2016 (du 11 au 13 novembre, du 4 au 6 novembre pour le Canada) investit 17 lieux dans 15 villes.

 

Communicating the museums - CTM16 Québec - rassemble 300 professionnels de la culture du 15 au 19 novembre 2016 à Québec (Canada). 50 conférenciers internationaux aborderont les mutations des attentes des visiteurs, des technologies, de l’éducation et du financement, autour du thème de l'engagement et de la participation.

 

C'est décidément le sujet du moment...et celui aussi de Mediamus – Association suisse des médiateurs de musée – dont la rencontre nationale a pour thème cette année “la participation culturelle”, les 17 et 18 novembre 2016 à Fribourg (Suisse).

 

Quels médias et médiations pour représenter le mouvement, en particulier en exposition ? Vaste question que se posent les chercheurs, médiateurs et scénographes qui participent au colloque de l’Université de Bourgogne à la Maison des sciences de l’homme à Dijon (21) le 17 novembre 2016.

 

La Bibliothèque Nationale de France se met à son tour au remix ! La BNF organise son premier Hackathon les 19 et 20 novembre 2016 dans le cadre de la Semaine de l'innovation publique. « Le savoir de demain s'invente avec vous », telle est l'accroche de ces 24 heures non stop de réinvention du partage des données publiques et d'imagination de la bibliothèque du futur. Pour participer, l'inscription est obligatoire et gratuite. Le public est convié à venir assister gratuitement aux présentations des projets, à tester les outils numériques de la BnF et les « trouvailles » de Gallicanautes, ou à écouter à un concert à partir de partitions disponibles sur le site. On pourra aussi suivre le hackathon à distance via les réseaux sociaux de la bibliothèque.

 

Deux jours de colloque : « la muséologie scientifique, toute une histoire ! » pour commémorer un double anniversaire : les 30 ans de la Cité des sciences et les 80 ans du Palais de la Découverte à Paris (75) :
- Jeudi 24 novembre de 9h30 à 20h au Palais de la découverte
- Vendredi 25 novembre de 9h30 à 19h à la Cité des sciences et de l'industrie

 

 

Et en parallèle, les 24 et 25 novembre 2016, un autre colloque à Angoulême (16) s'interroge sur les mises en récits et en image de la science. « Telling Science, drawing Science » s'intéresse aux expériences, recherches, pratiques de narrations de la science pour l’éducation, la médiation et la communication scientifiques, voire dans d'autres contextes plus inattendus.

 

Comment valoriser ce patrimoine scientifique et technique ? Quels sont les questions et les propositions des entreprises et des universités sur ce sujet ? Une journée d'études pour y réfléchir le 28 novembre 2016 à l'espace culture de l'université de Lille (59).

Tourisme culturel

La 22e édition du salon du patrimoine culturel a lieu le 3 novembre 2016 au carrousel du Louvre à Paris (75). On y attend 340 exposants français et étrangers spécialistes de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine, matériel ou immatériel.

Nouvelle écritures multimédia

« Littératies du XXIe siècle, sens dessus dessous » : joli titre pour le colloque de l'Agence nationale de recherche sur la translittératie les 7 et 8 novembre 2016 à la Cité des Sciences et de l'Industrie (75). L'objet du colloque navigue entre communication, information et info-documentation, au carrefour de l'éducation aux médias et de la médiation numérique. Il intéressera les professionnels de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et du numérique.

Culture sonore

Les Rencontres Bandits-mages ont lieu à Bourges (18) du31 octobre au 13 novembre 2016, dans le prolongement du Festival Bandits-mages. C'est un moment de création collective pour les artistes multi-médias. On a repéré cet atelier son DIFFÉRENCE(S) ET RÉPÉTITION(S) – en trois actes, du 7 au 10 novembre 2016.

 

Au festival Gamer'z des arts multimédia, à Aix-en-Provence du 4 au 13 novembre 2016, on pourra s'adonner à des manipulations sonores avec des ateliers « scratche ta K7 » l’artiste Tapetronic – Alexis Malbert qui vous apprend à détourner et recycler des cassettes audio et des baladeurs pour en faire de nouveaux instruments de musique. On pourra aussi découvrir New Atlantis (La Nouvelle Atlantide) de Locus Sonus, univers virtuel partagé en ligne dédié à l’expérimentation et à la création sonore.

 

La biennale Offroad de Rennes (35) est un programme de parcours thématiques qui permet de relier les associations, collectifs d'artistes, structures et acteurs culturels de 5 quartiers de la ville. Dans ce cadre, le troisième rendez-vous est une balade sonore dans le quartier Nord avec Luc Larmor et les étudiants de l’EESAB, samedi 5 novembre 2016.

 

Il y a aussi des performances sonores comme cet « émincé d'oreilles » aux Rencontres Oscura des arts vivants alliés au numérique, du 4 au 25 novembre 2016
à Ganges
(30).

Et toujours à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, cette exposition d'une vingtaine d'artistes ou de chercheurs inspirés par le travail du compositeur et bio acousticien Bernie Krause « Le Grand Orchestre des animaux » jusqu'au 8 janvier 2017.

 

N'hésitez pas nous signaler d'autres événements si nous en avons oublié... Rendez-vous sur le site internet de Tous Curieux/Histoire de son.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

30 Septembre 2016, 08:16am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

Un bon rythme de croisière dans l'univers de la culture et des patrimoines passés au filtre numérique : rendez-vous tout public comme la fête de la science, ou plus spécialisés comme ces journées d'études sur les sciences humaines et les TIC.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Une journée d'études sur les humanités numériques est ouverte à tous, le 4 octobre 2016 à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société de Lille (59). Elle termine le programme de recherche DORRA-DH qui avait pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques. Cette journée met en perspective le programme « Cultural Analytics » initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

 

L'institut national d'histoire de l'art (INHA) reprend ses lundis numériques à Paris. Chaque mois, une rencontre sur les humanités numériques avec un accent porté sur le domaine visuel. Le 10 octobre 2016, la séance est consacrée à l'édition, la conservation et l'exposition d'une collection en ligne.

 

Le CLIC France et Paris Musées organisent la première journée d’étude sur « l’innovation et le numérique dans les musées des Beaux-Arts » le mardi 11 octobre 2016 au Petit Palais de Paris. Les acteurs de la muséographie virtuelle pourront y faire le point et échanger sur la numérisation et la diffusion des collections, les expériences de visite liées aux nouvelles technologies, et les financements de ces outils.

 

Le 14 octobre 2016, on peut poursuivre la réflexion lors de la conférence BeMuseum consacrée à l’innovation dans les musées belges aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

Le 19 octobre 2016, c'est au tour de l'OMNSH (observatoire des mondes numériques en sciences humaines) d'organiser sa journée d'études "Valorisation du patrimoine et numérique" au Centre Pompidou à Paris. Les professionnels du secteur échangeront avec les chercheurs et confronteront leurs expériences et expertises lors d'une table ronde.

 

Médiation culturelle

Le 17 octobre 2016 à Paris, un colloque de l'EHESS (Ecoles des hautes études en sciences sociales) s'intéresse aux enquêtes d'ethnologie qui font usage des outils audiovisuels avec la participation du public enquêté, vaste programme !

 

Culture, handicap et numérique

Un colloque de trois jours sur le thème « Handicap, inclusion et accessibilité - Approches comparatives dans l’espace francophone » a lieu du 24 au 26 octobre 2016 à Suresnes (92). C'est toute la perception du handicap dans nos sociétés qui est décortiquée dans différents domaines, du sport à l'éducation en passant par les arts.

 

Nouvelle écritures multimédia

I love transmédia a commencé le 30 septembre 2016 et dure jusqu'au 2 octobre à Paris. On y teste et on y examine toutes les expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs.

 

Les narrations innovantes sont l'un des sujets phare d'Experimenta le salon des arts, sciences et technologies, du 6 au 8 octobre 2016 à Grenoble (38). Ce thème traverse les 7 tables rondes sur l’Intelligence Artificielle, les big data, l’énergie, le transmédia, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’eye-tracking.

 

Quant à Marseille Web Fest, c'est un festival international consacré aux web séries, les 21 et 22 octobre 2016 à Marseille. En plus des projections, on peut y suivre des conférences sur les nouvelles écritures, les manières inédites de raconter des histoires à la sauce numérique.

 

Culture sonore

Les Apéros Sonores, séances publiques d'écoute radiophonique dans les bars de Nantes (44), font leur rentrée le 5 octobre 2016. Ce premier rendez-vous est consacré au narrateur.

 

Un atelier sur le « selfie audio, mon son est un moi », est proposé le 5 octobre 2016 dans le cadre d'une journée d’étude et d'ateliers sur le thème "réseaux sociaux et identité numérique" du Lieu multiple à Poitiers (86).

 

Le festival SONOR va bruire du 14 au 16 octobre 2016 à Nantes (44). On y pratique la création radiophonique et l'art de l'écoute de documentaires, fictions, phonographies, carnets de voyage, poésie sonore....

 

L'EESAB Rennes (école européenne supérieure des arts de Bretagne) propose une conférence de Damien Simon sur les pratiques sonores, en particulier les marches et balades pendant lesquelles le promeneur écoute. C'est le 19 octobre 2016 à Rennes (35) et c'est en lien avec le parcours sonore du samedi 5 novembre 2016, dans le cadre du OFFROAD de la biennale off.


Culture et patrimoine tout public

Un parcours artistique et nocturne dans Paris, la Nuit Blanche du 1er octobre 2016, vous promène au fil de 40 installations et spectacles vivants sur le thème de « la quête amoureuse de Poliphilie ». Parmi elles, on est sensible à l'œuvre d'Olivier Beer, captation sonore de la Seine, mixée en direct et diffusée en divers points du pont...des Arts bien sûr !

 

Le Festival Maintenant, du 7 au 16 octobre 2016 à
 Rennes (35), explore les liens entre arts, musiques et technologies. Outre les concerts, installations sonores et expériences à suivre en famille, on peut y assister à des conférences et participer à des ateliers, comme celui sur les interfaces sonores et créatives du 13 octobre 2016.

 

25 ans que ça dure ! La fête de la science, c'est du 8 au 16 octobre 2016. Partout en France, les curieux peuvent échanger avec des chercheurs, tenter des expériences, visiter des laboratoires ou des expositions, mener des enquêtes, bidouiller dans des fablabs... pour parfaire sa culture scientifique en s'amusant.


 

Pour signaler d'autres événements,
n'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

Site internet

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Compte Twitter : @HistoireDeSon

 

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La médiation culturelle par le Mooc

14 Septembre 2016, 14:26pm

Publié par véronique muzeau

La médiation culturelle par le Mooc

 

Les Mooc - massive open online courses – ou formations en ligne ouvertes à tous, se multiplient dans tous les domaines, notamment la culture. Ils sont potentiellement de bons outils de médiation indirecte. Potentiellement.

 

Une curieuse s'était inscrite récemment à un cours en ligne sur une thématique qui la passionnait a priori, que nous tairons par égard pour les producteurs du Mooc, une équipe universitaire.
La curieuse avait un bon niveau d'études supérieures et quelques bases dans différents domaines relatifs à ce thème ; disons une bonne culture générale qu'elle ne demandait qu'à consolider grâce à ce Mooc.
Très enthousiaste, elle attendait de pied ferme les cours en ligne dispensés via la plateforme Fun (France université numérique) sur laquelle elle avait déjà suivi d'autres Mooc avec plaisir et sérieux !
En outre, la formation s'annonçait riche, forte d'un large balayage des différents aspects de la question et d'une pléthore d'enseignants.

Las ! Le Mooc s'est révélé si ardu, si technique, et si peu pédagogique que la curieuse a rapidement lâché l'affaire... avec regret, mais aussi un soupçon de colère lié à cette désagréable impression de « tromperie sur la marchandise ».
La curieuse s'attendait à un grand moment de vulgarisation scientifique et culturelle. Elle a eu droit à un cours parfaitement adapté à des étudiants chevronnés en la matière, désireux de réviser leurs partiels...mais inaccessible à un public non spécialiste, même un peu familier du sujet.

Reste à analyser – à froid – cette déception.
Dans le fond, l'univers des Mooc, en grandissant, se révèle aussi diversifié que l'est déjà le monde de l'éducation. Même s'il y avait au départ l'idée d'enseigner à la  « masse », le ciblage a fini par faire irruption aussi dans la formation numérique. Il est normal après tout qu'il existe des Mooc de spécialisation à côté des Mooc d'initiation.

D'accord, mais à plusieurs conditions

Annoncer la couleur 

Dans tous les cas, l'avertissement ou le préambule du cours doit exposer clairement les pré-requis et les objectifs de la formation. On peut très bien concevoir un Mooc destiné à un niveau Bac + 2 dans une discipline, ou qui nécessite un travail personnel de 5 heures par jour. Encore faut-il clairement l'annoncer pour permettre aux « simples curieux » de passer leur chemin...

Penser l'ingénierie pédagogique en fonction du média

Un doute peut cependant s'emparer de l'élève dérouté : et si cet effet décrochage n'était pas voulu par les concepteurs du Mooc ? Si ces enseignants, sans doute très capables face à leurs étudiants, pensaient réellement être accessibles à un large public ?
Alors le problème est ailleurs ; il vient de la réflexion didactique de l'équipe des formateurs.
Les vidéos proposées duraient une dizaine de minutes, c'est un format courant en Mooc. Mais souhaiter transmettre dans cette courte durée la même quantité d'informations qu'en une heure de cours, c'est une erreur fatale.

Rappelons-le, une nouvelle fois, la vidéo (ou l'audio) n'est pas tout à fait un mode de transmission interactif. Contrairement au cours « en présentiel », le module audiovisuel ne permet pas de communication non-verbale entre le formateur et le formé. Pas de visages circonspects qui trahiraient l'incompréhension de l'élève, pas de main levée pour poser immédiatement une question sur un point obscur.
Les concepteurs du Mooc ont tout simplement oublié des éléments indispensables de la didactique vidéo : répétition et reformulation. Un contenu très dense, débité rapidement dans le temps imparti se révéle finalement très indigeste, même agrémenté de cartes et d'images …

Apprendre à s'exprimer devant la caméra

Une autre faille : l'écriture. Visiblement, les enseignants n'avaient pas été sensibilisés aux particularités de l'écriture audiovisuelle. Phrases interminables et enchâssements le disputaient aux termes techniques non définis, aux tournures alambiquées, etc

Enfin, la caméra, c'est un peu paralysant, convenons-en ; tout le monde n'est pas naturellement à l'aise face à son œil impavide et cruel. Lire un texte sur un prompteur en promenant son regard sur le côté nuit gravement à l'attractivité de la séquence. Une formation de base à l'expression devant une caméra aurait été la bienvenue. À défaut, il aurait fallu un intervieweur pour encourager l'enseignant et favoriser un ton plus naturel. Les seules séquences attractives du Mooc raté étaient d'ailleurs celles réalisées sous formes d'interview.

Terminons positivement, par un bon contre exemple. Les Mooc de Rue89, qui sont des modèles du genre pour l'enseignement des pratiques médiatiques, mobilisent à la fois un scénariste pédagogique, des journalistes, un graphiste, un vidéaste, un commercial, et des intervenants extérieurs. Avec l'appui de Christine Vaufrey, directrice de Mooc&Cie, et notamment conceptrice d'un Mooc de médiation culturelle sur l'Impressionnisme. Elle a toujours insisté sur la nécessité de croiser ces visions et ces compétences.
Le Mooc efficace n'est pas seulement un contenu savant. C'est un contenu pensé, c'est un travail formel.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

28 Juin 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

Allons nous vaquer tout l'été ? Ou continuer à nous former, à nous cultiver, à explorer les possibles de la médiation numérique des patrimoines ou de la science, du tourisme culturel ou de la muséologie ? À vous de piocher dans cet agenda !

 

Culture et patrimoine tout public

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver sont un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). Cette édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates du 1er juillet au 9 août 2016.

 

Culture, handicap et numérique

Le site internet de Yanous (magazine francophone du handicap) publie depuis peu une page très détaillée sur les spectacles en audiodescription pour les personnes déficientes visuelles, en plus de son agenda de la culture accessible à tous handicaps (visites de musées ou d'expositions, festivals et animations).

 

Médiation scientifique et culturelle, pédagogie par le numérique

La première semaine de juillet est très riche en culture scientifique à Nantes (44) ! La ville accueille le Forum national de la CSTI (culture scientifique, technique et industrielle) le 5 juillet 2016 sur le thème « Publics, territoires, médiation : quelle ambition pour la C.S.T.I. ? ». En soirée, les youtubers médiateurs scientifiques seront invités à se produire en direct au cours de l'opération SOS Neurones.
Suivra la Science en partage 2.0, le 34
e congrès de l’AMCSTI du 6 au 8 juillet 2016, toujours à Nantes. Comme le suggère le titre, il sera question de l'impact du numérique sur la médiation, tant sur les modèles de coopération entre médiateurs et publics, que sur les outils.

 

Du mercredi 24 au vendredi 26 août 2016, place à l'université d'été Ludovia 2016, sur le numérique et l'éducation à Ax-les-Thermes (09). Il s'agit avant tout d'un colloque scientifique, qui s'intéresse cette année à la présence, l'attention et l'engagement en classe avec le numérique. Mais on peut y suivre aussi de nombreux ateliers, dont un sur la réalisation de podcasts, ou sur la MAO à partir de sons du quotidien.

 

Culture sonore

Qui est là ? est une rencontre sur l’effet de présence dans le son et ses usages ordinaires ou répressifs.
Christine Guillebaud, ethnomusicologue chargée de recherche au CNRS, propose un focus sur l’ingénierie sonore des espaces publics en Inde, des sonorités à base d'automates musicaux, boîtes à mantra électroniques, voix de loterie…
Au Musée du quai Branly, Paris, le 02 juillet 2016.

 

La Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Paris, 14ème) présente une exposition inspirée du "Grand Orchestre des Animaux", de Bernie Krause, bio-acousticien, scientifique et musicien américain de renom, du 2 juillet 2016 au 8 janvier 2017. Des artistes du monde entier ont participé à cette exposition immersive en forme de méditation esthétique, à la fois sonore et visuelle, autour d’un monde animal de plus en plus menacé.

 

Un tout nouveau festival de son vient consacrer à Arles (13) les 30 ans de collaboration entre l'association Phonurgia Nova et la ville. Rewind propose pendant un mois expositions, spectacles et installations sonores, séances d'écoute, séminaires et conférences, et même un colloque sur les radios libres. Du 5 juillet au 4 août 2016.

 

En exposition dans le cadre des Tombées de la nuit à Rennes (35), Public Juke box est une sculpture publique et acoustique qui permet aux citoyens d’écouter des enregistrements sonores. À vivre les 16 et 17 juillet 2016.

 

Trois jours pour bâtir une utopie sonore du 26 au 28 août 2016 à la Cour des Aulnays (49), entre Nantes, Rennes et Angers, c'est l'idée du summer camp organisé par Le Bruitagène et quelques autres amateurs de son. Tous les créateurs sonores sont conviés, pourvu qu'ils soient idéalistes !

 

Envie d'un stage de field recording, de création ou de fiction sonore ? Une multitude de formules sont référencées dans l'agenda spécialisé de Syntone, le site d'actualité et critique de l'art radiophonique.

 

Muséologie

Tous les 3 ans, les professionnels de musée du monde entier se réunissent lors de la Conférence générale de l’ICOM pour discuter des tendances et des évolutions du secteur. Cette année, c'est du 3 au 9 juillet 2016 à Milan (Italie).
Le thème du symposium est un peu glaçant : « le musée prédateur » ! C'est en fait un regard critique sur la façon dont les musées ont constitué leurs collections, à coup d'expéditions voire de réquisitions, souvent sur fond de colonialisme...pas toujours reluisant en effet, et il est bon d'examiner en face ce passé pour imaginer un futur plus constructif.
Parallèlement, le comité italien de l’ICOM propose de réfléchir à un thème cher à la muséologie italienne : le rapport entre musées et paysages culturels. Il s'agit de penser le musée comme
centre d’interprétation pour son territoire et sa communauté, comme diffuseur de la connaissance du patrimoine culturel présent dans et hors les murs, comme contributeur du paysage culturel qui l'entoure.

 

Quels musées voulons-nous demain ? C'est la question que se pose le congrès annuel de l’Association des musées suisses (AMS) à Zürich, les 25 et 26 août 2016, autour de trois problématiques majeures : contenus et publics, contexte social et modèles financiers, formes de travail et organisation.

 

Sans oublier, de vous mettre en vacances et de tout arrêter !

 

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La démocratisation de la culture

16 Mai 2016, 15:56pm

Publié par véronique muzeau

La démocratisation de la culture

Entretien

 

 

En France, depuis la création du ministère de la culture en 1958, la notion de culture est très souvent limitée au domaine des arts. Pour Gilbert Le Guillou qui a œuvré pendant 40 ans dans l'éducation populaire, cette vision a aussi éloigné la culture du peuple, et vice versa.

 

 

Gilbert Le Guillou a animé et dirigé des maisons pour tous et autres structures de l'éducation populaire dans les Alpes et en Bretagne pendant 40 ans. Il vient d'un milieu ouvrier et a donc bénéficié personnellement de cette éducation populaire. Cependant, fort de son expérience et de son analyse du milieu culturel, il constate que la culture en France s'est institutionnalisée et éloignée du peuple.

 

Malraux, personnage clé

 

D'où vient la conception actuelle de la culture en France ?

 

Gilbert Le Guillou :

En 1958, les seuls pays qui possèdent un ministère de la culture sont des dictatures. La révolution culturelle de Mao n'a pas encore eu lieu mais démontrera par la suite le danger de « décréter » ce qui fait culture.

 

En France, cependant, Charles de Gaulle fraîchement élu président de la République tient à faire entrer André Malraux dans son gouvernement. Ce dernier aurait rêvé des affaires étrangères mais il est jugé trop peu diplomate pour ce ministère.
Pour faire rayonner la France dans le monde, Malraux finit par accepter l'idée d'un ministère de la culture. Son conseiller Pierre Moinot en a quant à lui une idée précise : le ministère de la culture doit réunir le portefeuille des arts et lettres et des structures d'éducation populaire, y compris municipales.

Mais ce regroupement ne se fera pas. Les réticences à la têtes du réseau d'éducation populaire sont trop fortes, qu'elles viennent de Michel Durafour, inventeur des maires adjoints à la culture, ou de Maurice Herzog, secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports.

 

Emile Biasini trouve la solution. Puisqu'on ne peut fusionner arts, lettres et éducation populaire, on aura :

  • la diffusion et la création artistiques au ministère de la culture,

  • la pratique amateur populaire et la formation... ailleurs, notamment au secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports .

 

Malraux peut alors mettre en œuvre sa conception de la culture, axée sur l'image d'une « cathédrale » : il faut exposer les œuvres et, par leur rayonnement, elles éclaireront les consciences. Le peuple devient alors un public, celui des « maisons de la culture » qui elles deviendront en 1991 les « scènes nationales ».

 

Ouverture culturelle mais fermeture sociale

 

Quelles ont été les conséquences de cette conception de la culture ?

GLG :

Il faut bien se rendre à l'évidence, la contemplation des œuvres, ça ne suffit pas pour s'éduquer.

Le peuple boude ces lieux culturels, en tout cas les classes sociales les plus modestes ne viennent guère y élever leur conscience. Les chiffres des pratiques culturelles des Français régulièrement rapportés par la Documentation Française le montrent bien.
La mixité sociale des publics des scènes nationales, centres d'arts ou conservatoires reste une chimère.
Seuls les musées et monuments semblent attirer un public plus diversifié socialement.

Pourquoi cette fermeture sociale des lieux de culture ?

 

La qualité de l'offre culturelle n'est pas en cause. Elle est même plutôt ouverte et multiple. Mais le public peu familier de ces structures lui associe encore trop de codes ou de savoir-être. On se pose encore la question de « comment s'habiller pour aller au théâtre ». La fréquentation majoritaire par des classes moyennes supérieures renforce sans doute les barrières mentales et la fermeture sociale.

Et la création des médiateurs culturels dans les années 1980 n'aura pas réussi à ouvrir socialement ces lieux de culture, si ce n'est par le biais de l'école.

 

L'entre soi

 

La culture s'est institutionnalisée dans des équipements qui structurent toutes les villes, et dans des lieux où la classe supérieure se retrouve « entre soi ».
Comme les collectivités territoriales ont repris la politique étatique ; la distinction – au sens de Bourdieu - s'est donc opérée partout.

Et en tranformant le peuple en public, les acteurs culturels ont perdu la volonté d'éduquer vraiment.

 

Médias à l'unisson

 

Dans les médias bien sûr, pas de remise en cause de cette conception élitiste et restreinte de la culture.

Par exemple, les modes de management, ce sont aussi des phénomènes culturels ; mais les médias rangent ça dans les « questions de société » et quand ils évoquent la culture ce n'est qu'au travers des agendas de spectacles ou d'expositions.

L'alibi économique

 

Il est cependant un cas dans lequel on envisage la culture différemment, c'est quand on réalise qu'elle est un secteur économique.

 

GLG :

On a alors inventé l'expression assez terrible d' « industrie culturelle ».
La culture devient alors un enjeu économique, elle participe de l'image de marque d'une collectivité et dope le tourisme.
Mais on ne s'interroge pas davantage sur le fond.
Au contraire, on dilue la culture dans une notion plus vague où les loisirs viennent jeter le trouble.

 

L'inefficacité politique

 
La culture est-elle un rempart contre les extrémismes et les obscurantismes ?

 

GLG :

Dès 1958, droite et gauche ont convergé vers l'idée que l'éducation et la culture élèvent la conscience citoyenne et freinent les extrémismes politiques.
Pourtant, c'est loin d'être toujours vrai : après tout, les cadres du régime de Vichy ou ceux du Front National ne sont pas incultes. Ils sont avocats, professeurs d'université ou énarques...

 

 

Extension du domaine de la culture

 
En quoi réduire la culture aux arts est-il un problème démocratique ?

 

GLG :

À force de réduire la culture aux arts et de concevoir la culture comme une « présentation » à un public, on a confisqué la culture au peuple et on a laissé tomber l'éducation populaire.

Tout ce qui relève des pratiques populaires, et tout ce qui touche à des domaines non artistiques a été exclu des politiques culturelles en France.
Même quand on s'intéresse à la culture populaire, c'est uniquement appliqué au domaine artistique : rap, street art, graff...

 

Or, si on prend la définition sociologique de la culture, c'est à la fois :

  • ce qui fait unité à l'échelle d'un groupe "ce qui est commun à un groupe d'individus" et "ce qui le soude",

  • ce qui fait diversité à l'échelle du monde : c'est ce qui distingue les groupes d'hommes (puisque ce n'est pas la race).

Il faut donc reconnaître que la langue, l'histoire, les sciences et techniques, les modèles économiques relèvent du domaine culturel, car il est question aussi de traditions, de croyances, de valeurs et de modes de vie.

Dans le fond, qu'est-ce qu'un phénomène culturel ?

GLG :

C'est un phénomène qui change profondément les façons de vivre du groupe.

Or, d'où vient le principal changement de notre société ces dernières années ?

Et bien d'internet ! Voilà un phénomène culturel d'importance.

Alors que si on se pose la même question dans le domaine des arts, on ne trouvera rien de cette ampleur … on peut le regretter (ou pas) mais c'est un fait.

Comment alors rendre la culture au peuple ?

GLG :

Mon propos n'est pas destiné à nier l'importance des artistes et de la création artistique, mais il faut vraiment se poser la question de l'institutionnalisation des structures, du financement de la culture et du fonctionnement des structures.

Par exemple, les Fablabs dans lesquels des gens viennent s'initier aux logiciels libres ou à l'informatique, c'est de la culture. Et leur public est bien différent de celui des théâtres. Il faudrait donc que ce type d'opération et de lieux entre dans le champ de la politique culturelle.

Idem pour les pratiques artistiques, il en existe une foultitude qui se font hors des institutions mais qui ne bénéficient d'aucun soutien, ou alors très occasionnellement, quand elles œuvrent sur une thématique à la mode.

Et surtout, il faut penser la culture de façon plus globale, diffuser la culture politique, historique ou économique.
Songez qu'à la Libération, il a existé un ministère de l'éducation politique ! Il était destiné à entretenir en permanence le débat démocratique et à construire cette notion de culture commune. Son existence a été de courte durée.

 

Propos reccueillis par Tous Curieux/Histoire de son

Sur le même sujet, pour comprendre en profondeur - et dans la bonne humeur - le point de vue de Gilbert Le Guillou.

Franck Lepage de la Scop Le Pavé, dans sa conférence gesticulée Inculture(s) "l'Éducation Populaire, Monsieur, ils n'en ont pas voulu"

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

31 Mars 2016, 22:04pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

Culture et patrimoine tout public


Ce week-end encore, ce sont les journées européennes des métiers d'art #Jema2016, soit trois jours (1er, 2 et 3 avril) pour visiter les ateliers et admirer les savoir-faire des artisans d'art dans quelques 200 métiers, partout en France. Cette année, à l'occasion de ses 10 ans, la manifestation se tourne vers l'avenir et s'intéresse à l'innovation dans les métiers d'arts, innovation sociale mais aussi technique, avec les « gestes de demain ».


Du 26 avril au 14 mai, le festival Interstices parsème Caen d'installations sonores, visuelles et recompose les espaces de la ville.


 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Un temps fort qui se termine ce week-end sur Twitter, la #MuseumWeek ! Les musées tweetent encore ce vendredi 1er avril leurs projets innovants via #futurMW, leurs anecdotes avec #ZoomMW samedi 2 avril et pour finir en beauté dimanche 3 avril : leurs coups de cœur #loveMV. Il s'agit d'une opération de communication mais aussi de médiation culturelle numérique.

 


Le CVT (Consortium de valorisation thématique) de l'Alliance Athéna à Meudon consacre son petit déjeuner du 6 avril 2016 au thème : patrimoine et numérique. Les porteurs de projets en SHS y rencontrent des représentants du monde socio-économique pour tisser des partenariats.


Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine Digitale, du mardi 5 au samedi 9 avril 2016 à Bordeaux, le 6 avril est la journée Culture et Numérique. À noter en particulier, le panorama des dernières innovations numériques dans les lieux culturels en France et dans le monde par le CLIC France, et une table ronde sur les nouvelles stratégies numériques dans le champ patrimonial


Les lundis numériques de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) sont consacrés au numérique éditorial, humanités numériques, et plus spécialement pour ce qui touche au domaine visuel. Chaque 2e lundi du mois à 18h une séance ouverte au public permet d'aborder ces thématiques et ces réalisations. Le 11 avril 2016, il sera question de documentation, archives et nouvelles technologies de l’information.


Le 3ème Forum CLIC Nord / Museohub 4 a lieu les 19 et 20 avril 2016 à Lille autour de trois thèmes :
. Jeunesse et numérique patrimonial
. Réalité augmentée et virtuelle
. Maquettes et numérique


 

Médiation culturelle

 

Au Québec, à Chicoutimi, a lieu ce 1er avril la 4ème journée d'études sur la médiation culturelle après une importante enquête régionale réalisée sur ce sujet. La journée portera sur les résultats de l’enquête, les pratiques et les récits d’expériences.

 

 

Tourisme culturel

 

Comment l'aménagement du territoire peut-il encourager la pratique sensible de ce territoire, notamment grâce à l'art ? C'est le thème de la rencontre organisée ce 1er avril à Marseille par les collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, du Bureau des guides du GR2013. On doit à ces derniers un plan-guide « arts et aménagement des territoires ».

 


 

Culture, handicap et numérique


Commencé en novembre 2015, le tour de France de l'accessibilité numérique de l'association Braillenet a pour but de promouvoir l'accès des nouvelles technologies de l'information et de la communication aux personnes atteintes de handicaps, notamment sensoriels. L'étape de ce 1er avril 2016 est consacrée à la culture et a lieu au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.


 

 

Culture sonore


Les 4 et 5 avril 2016, le colloque « Une pluralité audible ? Musiques, langues et mondes sonores en contexte urbain » de l' Université Jean-Monnet de Saint-Etienne s'intéresse à la dimension sonore des villes. Il y a les lieux dans lesquels se fabrique « de la musique », les langues qui y sont parlées, les bruits et les ambiances sonores : peut-on et doit-on tout rendre audible ?

 

Dans le cadre de son cycle « à pleine voix », Karine Le Bail, historienne, chargée de recherche au CNRS, productrice de l’émission « À pleine voix » sur France Musique propose le 5 avril 2016 une rencontre autour de la transformation de la voix (logiciels de transformation, traitement et spatialisation en temps réel de la voix).


 

Le séminaire Espace-son, Approche interdisciplinaire des milieux sonores reçoit le lundi 11 avril 2016 à l'Université Paris Ouest la Défense, Steven Feld, « Etre à l’écoute des manières d’entendre : une acoustémologie en Papouasie Nouvelle Guinée »


 

Le 20 avril à Rennes, on pourra suivre la restitution d'un atelier de création sonore proposé par Flora Bruneteau à une vingtaine d'étudiants de septembre 2015 à mars 2016. Ils ont créé une cartographie sonore du quartier Villejean et découvert le travail d’artistes sonores Philippe Morvan, Pauline Boyer, Benjamin Le Baron... 7 lieux cartographiés : la bibliothèque de Villejean, l'église Saint-Luc, la piscine de Villejean, le marché de Villejean, la dalle Kennedy de jour et de nuit et enfin, le parc du Berry.

 

Les 30 et 1er avril 2016 en Grande-Bretagne et au-delà, c'est la 3ème édition du Soundcamp. 24 heures d'écoute du monde en streaming, au fil des micros des différents preneurs de son.
 

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Au PULP Festival (de la Ferme du Buisson en complicité avec Arte) les 8,9 et 10 avril 2016 : entre autres propositions Phallaina, en visite sonorisée grandeur nature, en smartphone ou en tablette mais aussi Billy the Kid I love you, un spectacle qui lie dessin, film et musique en live ou encore Richard III, avec des procédés numériques novateurs.


 

On explore aussi beaucoup les nouvelles écritures au Learn Do Share – Paris puisque l'événement est précisément consacré au storytelling, aux narrations créatives, expériences immersives, installations interactives... les 9, 11 et 12 avril 2016.

 

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