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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #culture

Le filon du tourisme industriel et technique

20 Février 2014, 10:09am

Publié par véronique muzeau

Le filon du tourisme industriel et technique

 

Le tourisme industriel et technique propose aussi bien des visites d'entreprises en activité que des découvertes du patrimoine industriel et technique. Malgré son potentiel économique et ses bienfaits symboliques, ce tourisme est encore peu exploité ou mis en avant. Et pourtant, il s'agit bien de tourisme culturel, la culture ici est d'ordre économique et technique.

 

Avec Made in Angers du 24 février au 21 mars, la ville d’Angers, Angers Loire Métropole et le Pays Loire Angers s'associent pour promouvoir le tourisme de découverte économique. Des visites d'une centaine d'entreprises ont lieu pendant un mois : pour les scolaires, les groupes adulte, le tout-public. Il s'agit bien de visites d'entreprises en activité.

Mais si on ajoute les visites d'anciens sites industriels, d'ouvrages d'art, de patrimoine industriel, le tourisme industriel et technique finit par en étonner plus d'un.

 

Histoire de Son s'intéresse aussi à cet « objet de tourisme » en proposant dans ses médias de visite la découverte d'entreprises innovantes et les témoignages sonores des entrepreneurs.

Voici deux exemples finistériens issus du panorama sonore « Dans le sillage des voix d'Iroise »

 

  • Sabella qui fabrique des hydroliennes

 

 

 

  • Algues et Mer qui cultive des algues et fabrique des produits cosmétiques à base d'algues

 

 

A quoi sert le tourisme industriel et technique ?

 

 

Et bien déjà, ça marche, tout simplement ! Les entreprises qui ont osé ouvrir leurs portes et exposer leurs savoir-faire s'en félicitent souvent. Le parfumeur Fragonard dont l'usine et le laboratoire ont accueilli près d'un million de visiteurs en 2012 ou encore la cave de Gan Jurançon (230 000), la confiserie des Hautes-Vosges (190 000)*.

Les sites et ouvrages techniques attirent aussi énormément les curieux (le viaduc de Millau 300 000 visiteurs en 2012). Ce qui amène parfois les collectivités à aménager parkings et parcours d'interprétation, voire des bâtiments d'accueil du public.

On estime à environ 20 millions chaque année le nombre de touristes qui visitent quelques 1500 entreprises, musées techniques ou sites du patrimoine industriel. Même si on peut difficilement les évaluer précisément, il y a forcément des retombées économiques : achats de produits ou souvenirs, de guides de visites, paiement d'une visite guidée si elle est proposée, restauration voire hébergement, etc.

La région Rhône Alpes l'a si bien compris qu'elle a même créé un réseau nanti d'un portail internet spécifique : Tistra

D'autres régions ont au moins édité leur guide papier par le biais du Centre de Culture Scientifique, Technique et Industriel (CCSTI) comme en Midi Pyrénées.

 

Le développement du tourisme industriel et technique a donc pour objectif majeur la dynamisation économique d'une région parfois durement frappée par la désindustrialisation.

Mais il permet aussi la conservation d'un patrimoine bâti quand il conduit à transformer un site industriel pour en faire un lieu de culture : les musées miniers reconstituent ou donnent accès aux galeries qui ne sont plus exploitées, les musées du tissage s'installent dans d'anciennes filatures, etc.

 

Revalorisation physique et symbolique du patrimoine industriel

 

Dans son article sur le patrimoine industriel, le tourisme et le développement durable pour la revue Teoros, Mathieu Dormaels souligne que la rénovation des bâtiments industriels se fait sur des critères très éloignés de ceux qui ont présidé à leur construction ; cette fois, il ne s'agit plus de produire en masse, quitte à sacrifier le social et l'environnement. C'est l'inverse : l'amélioration des conditions de vie, la récupération des espaces naturels sont les valeurs motrices de cette deuxième vie des usines.

Mathieu Dormaels fait remarquer que c'est aussi une question symbolique pour des communautés qui ont souffert de la fermeture des usines, de la fin d'une époque industrielle. Il s'agit alors de « restaurer son image », de retrouver la fierté perdue en développant une nouvelle attractivité et en rénovant les bâtiments symboles de cette souffrance.

 

*chiffres de l'association pour la visite d'entreprise qui propose aussi le site entreprise et découverte

 

Autres références

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/74/38/18/PDF/ARTICLE_BAIA_MARE_DEF.pdf

 

 

 

 

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Professionnels du patrimoine et publics rapprochés par le numérique

17 Février 2014, 11:25am

Publié par véronique muzeau

Professionnels du patrimoine et publics rapprochés par le numérique

Un petit mot de JocondeLab le site internet que vient de lancer le ministère de la Culture et de la Communication pour rendre plus accessibles les ressources culturelles, en l'occurrence les œuvres d'art.

 

L'art pour de nouveaux publics

 

L'objectif est bien de toucher de nouveaux publics (les plus jeunes ?). Le multilinguisme du site permettra aussi d'élargir l'audience puisque les 300 000 notices illustrées sorties des catalogues des musées de France sont traduites en 14 langues (y compris quelques langues régionales).

 

La culture par de nouveaux publics

 

Mais qu'est ce qui rend JocondeLab si moderne par rapport au portail Joconde plus traditionnel ? Et bien, voilà les grands mots : web sémantique, web 3.0. Un web enfin organisé qui permet de relier entre eux les contenus dispersés sur internet et donc de les rendre plus visibles, et d'augmenter l'efficacité des recherches de l'internaute. Dans le cas de JocondeLab, il s'agit d'associer les notices « classiques » des œuvres et des artistes avec les données de l'encyclopédie en ligne wikipédia.

 

Le sacre de wikipédia et du collaboratif

 

Et c'est là qu'on en arrive au collaboratif : les visiteurs du site JocondeLab peuvent participer à une expérimentation d'enrichissement du contenu des notices. Bon, il ne s'agit encore que d'expérimentation... Mais c'est un signe : un jour, les professionnels de la culture et du patrimoine ne seront plus les seuls producteurs de contenu légitimes.

 

Rapprochement des professionnels et du public

 

En attendant que « la base » accède aux hautes sphères culturelles, envisageons un rapprochement du haut vers le bas que m'évoque l'intitulé de ce colloque : le conservateur du patrimoine, acteur de l'éducation artistique et culturelle. On l'oublie souvent, mais le conservateur est d'abord un super-médiateur. Bien sûr, c'est lui qui maîtrise le développement des outils de médiation de son établissement ou de sa ville d'art et d'histoire. Mais grâce aux technologies numériques, il peut aussi transmettre directement son savoir au public. Quoi de plus gratifiant qu'une visite guidée d'un musée par son conservateur, même si c'est par le biais d'une interview insérée dans un guide numérique ?

Sans oublier le dialogue direct que permettent les réseaux sociaux, grâce auxquels les conservateurs avisés sortent de la tour d'ivoire dans laquelle on les imagine trop souvent.

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Le festival Longueur d'ondes à Brest

11 Février 2014, 09:28am

Publié par véronique muzeau

Le festival Longueur d'ondes à Brest

Le salon de la radio se termine ce soir à Paris et, à Brest, le festival de la radio et de l'écoute Longueur d'Ondes s'ouvre aujourd'hui. D'un côté, la radio comme média et le son comme outil marketing, de l'autre, l'audio comme support de culture, d'art et d'imagination.

 

A Brest en effet, on explore à fond l'essence et le contenu du son : création sonore, carte blanche à des comédiens ou chanteurs (Jacques Gamblin, Barbara Carlotti), témoignages de journalistes radio, enregistrements d'émissions en direct, séances d'écoute de documentaires ou d'oeuvres sonores, ateliers radio et conférences. La motivation première de Longueur d'ondes, c'est bien la culture. Et le partenaire phare du festival, c'est Radio France.

 

Un festival qui travaille le son toute l'année

 

Le Festival dure jusqu'au 16 février mais l'aventure de l'audio à Brest continue toute l'année avec  :

  • OUSOPO (OUvroir de SOnorités POtentielles) qui permet de réécouter des œuvres sonores diffusées pendant le festival,

  • OUFIPO (OUvroir de FInistérités Potentielles), une plateforme de contenus sonores culturels sur internet. C'est un projet qui vit toute l'année grâce à des bénévoles passionnés de son que l'association Longueur d'ondes se propose de former. C'est un outil de lien social pour les Brestois et un outil de valorisation pour les différentes structures. OUFIPO permet aussi bien de diffuser des conférences que de mettre en avant les richesses culturelles ou les personnes ressources locales.

 

 

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Le Val de Loire vu du train, l'application qui commente le paysage

16 Janvier 2014, 09:13am

Publié par véronique muzeau

Traverser un paysage et le comprendre grâce à cette application mobile

Traverser un paysage et le comprendre grâce à cette application mobile

Entre nomadisme culturel, mobilité intelligente et tourisme d'affaire, l'application mobile le Val de Loire vu du train est un exemple de ces nouvelles propositions culturelles typiques du numérique. La découverte d'un territoire, le Val de Loire, patrimoine mondial UNESCO, depuis un transport en commun, le Train Express Régional (TER).

 

Après avoir créé «Dans le sillage des voix d'Iroise », qui permet aux passagers des navires de la Penn ar Bed de découvrir la mer d'Iroise, Histoire de Son réalise les séquences audio de l'application Le Val de Loire vu du train, signée Mazedia.

 

Une découverte d'un patrimoine mondial de l'humanité

 

Lancée par Mission Val de Loire en partenariat avec la branche #Gares & Connexions de la SNCF, la première version test de l'application est sortie fin novembre. Disponible pour smartphones et tablettes Apple, elle sera bientôt accessible sous Androïd. Pour l'instant, elle couvre le trajet Tours-Saumur. Mais elle s'étendra ces prochaines années jusqu'à Orléans et Nantes.

 

Une lecture du paysage mobile et diversifiée

 

L'application alerte le passager du train quand le paysage traversé est commenté ; un géographe, un conservateur du patrimoine, un œnologue ou tout autre acteur du territoire explique alors en 2 à 3 minutes l'un des éléments du paysage : château, caractéristique ou usage de la Loire, agriculture, habitat, etc.

 

Le tourisme culturel en train grâce à son smartphone

 

L'application est donc à la fois un outil d'interprétation du territoire mais aussi un guide touristique culturel. Elle peut intéresser aussi bien le voyageur occasionnel que le passager quotidien du TER. Elle s'appuie essentiellement sur l'audio puisque son utilisateur est invité à regarder le paysage qu'il traverse, dans un sens ou dans l'autre.

 

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Janvier : les rendez-vous du tourisme culturel, de la médiation de patrimoine et de l'accessibilité culturelle

5 Janvier 2014, 13:27pm

Publié par véronique muzeau

La médiation rend le patrimoine accessible et le tourisme culturel

La médiation rend le patrimoine accessible et le tourisme culturel

En matière de tourisme culturel, d'accessibilité culturelle ou de médiation du patrimoine, l'année commence doucement mais les rendez-vous se bousculent fin janvier.

 

  • Lancement de l'opération Science & You le 23 janvier à Metz. Le début d'une série d'échanges internationaux autour de la #communication des sciences et ses enjeux dans le monde de demain. Les acteurs de l'#enseignement, de la #recherche, de la #culture, de la #médiation et du monde économique seront invités à se retrouver régulièrement ou à rencontrer le grand public jusqu'en juin 2015, point d'orgue de #Science & You.

 

  • Une forme de #médiation qui rapporte et qui peut financer la #culture : le cadeau culturel et #touristique vendu en #musée ou site patrimonial. La 19e édition du salon du cadeau culturel et touristique Museum Expressions a lieu les 22 et 23 janvier à Paris. Des #objets dérivés aux livres et catalogues d'exposition, en passant par l'agencement des boutiques de musée, 200 exposants participent à ce salon.

 

  • Conçue pour sensibiliser le grand public à l'importance de l'environnement sonore et aux enjeux sociétaux du #son, la 11ème Semaine du Son# commence le 27 janvier à Paris, elle aura lieu ensuite du 2 au 9 février partout en France ainsi qu’à Bruxelles, Genève....Le programme est riche : des ateliers, des conférences, un forum des métiers du son, des portes ouvertes dans des studios, des séances d'écoute ou encore des performances artistiques sonores.

     

  • C'est LE rendez-vous incontournable des fournisseurs de #musées, lieux de culture et de tourisme, la 18éme édition du SIMESITEM# de Museum Expert a lieu du 28 au 31 janvier au Carrousel du Louvre. Tous les acteurs de la #valorisation des lieux de culture# se retrouvent pour faire des affaires ; mais ils trouvent aussi l'occasion de se cultiver grâce aux conférences. Notamment les conférences-chantiers autour d'un lieu de culture en pleine construction comme la #Cité des civilisations du Vin à Bordeaux ou en pleine renaissance comme la #Monnaie de Paris. Même les visiteurs peuvent prendre part à la rencontre via le Festival Musées (em)portables qui propose un concours de petits films réalisés dans un musée avec un #smartphone.

     

  • De l’école au musée, quelles conceptions des savoirs, quels modes de #transmission ? C'est le thème d'une journée d'études organisée par les universités de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et de Paris 4-Sorbonne et l’École du Louvre du 29 au 31 janvier.

 

  • Les 5èmes Rencontres Nationales #Culture & Innovation(s)du CLIC ont lieu le 31 janvier à la Cité des Sciences et de l'industrie. Cette année, bilan de 5 années d'usage des #outils numériques dans les musées et lieux de patrimoine, et prospective...

 

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