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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #exposition

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2017

31 Mai 2017, 17:16pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2017

Une entrée dans l'été résolument numérique, muséale et artistique... Les professionnels de la médiation culturelle et les simples citoyens curieux seront comblés. Ceux qui doutaient de la capacité des musées à se réinventer seront rassurés.

Valorisation numérique des patrimoines

Le dernier lundi numérique de l'INHA (Institut national d'histoire de l'art), le 12 juin 2017 à Paris, est consacré à Onoma, le projet d'organisation des données du système d'information documentaire du ministère de la Culture, dans une optique de web sémantique.

 

Entre valorisation numérique des patrimoines et médiation culturelle par le web, la #MuseumWeek 2017 se déroule du 19 au 25 juin 2017. Les musées participants vont twitter chaque jour sur un mot-dièse différent, autour du « style de vie », et tous les jours sur le hashtag #WomenMW, pour valoriser leurs collections, leurs expositions temporaires, leurs bâtiments et leurs équipes.

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2017

Médiation culturelle et muséologie

Les Musées d’art et d’histoire de Genève organisent un colloque international consacré à l’avenir des musées du 1er au 2 juin 2017 à Genève. Il s'intéressera aussi bien à des problématiques culturelles et sociales, qu'architecturales et politiques. Ce colloque est organisé dans le cadre de l’exposition Musées du XXIe siècle. Visions, ambitions, défis.

 

« Penser et étudier les objets numériques » c'est le thème de la journée doctorale de l’OMNSH (Observatoire des mondes numériques en sciences humaines) le 3 juin 2017 à Paris et Montréal (Canada). On y fera le point sur les recherches en sciences humaines et sociales sur les technologies numériques, qu’il s’agisse du jeu vidéo, d’internet, des réseaux sociaux, d’objets comme les MOOCs ou les webdocumentaires, ou encore de l’usage des nouvelles technologies dans des contextes variés, et notamment la médiation culturelle.

 

Un autre colloque sur les musées du XXIe siècle a lieu du 9 au 11 juin 2017 à Paris, dans la foulée du rapport de la mission sur les musées pour le XXIe et du vote à l'Unesco d'une recommandation sur la protection et la promotion des musées. L'ICOM (International council fo museums) propose aux participants de s'interroger pendant trois jours sur la définition même de musée : publics, rôle social, valeurs, fonctions techniques, typologie, enjeux symboliques...

 

La 5ème édition de Muséohub, journée thématique consacrée aux nouveaux outils de médiation des musées, a lieu le 13 juin 2017, Plaine Images à Tourcoing. Elle aura pour thème Les guerres, de l’Antiquité à nos jours, d’ici et d’ailleurs. Au programme, une conférence introductive et deux tables rondes sur l’évolution de la muséologie militaire par le numérique, et le musée hors du musée.

 

Tous Curieux / Histoire de son aime la muséologie sensorielle et ne pouvait que mentionner dans cet agenda cette journée d'étude : « Quand la muséologie prend tout son sens : les dispositifs olfactifs au musée » ; elle a lieu le 15 juin 2017 à Paris. Les odeurs au musée, parfums et ambiances qui titillent le nez des visiteurs pour mieux les placer en immersion, il faut y penser !

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2017

La 28ème conférence annuelle d’ECSITE a lieu du 15 au 17 juin 2017 à Porto (Portugal). Les membres de ce réseau européen des musées et centres de science échangeront autour du thème, Partout la vie : sa diversité sur la planète Terre, les défis soulevés par les progrès scientifiques et techiques, les questions éthiques et sociales et le rôle des musées et centres de science pour aborder ces thématiques auprès du grand public.

 

La 18ème édition de la conférence internationale Communicating the Museum a lieu du 19 au 22 juin 2017 à Paris. Un nouveau temps fort d'échange et de réflexion pour 300 professionnels de musées, autour de la mission de médiation culturelle et d'éducation du musée, de sa fonction sociale, mais aussi de sa valorisation et de ses financements.

 

Et si vous n'avez pas assez réfléchi aux mutations muséales, il vous reste le colloque Vie des musées / Temps des publics à Paris les 21, 22 et 23 juin 2017. Lui aussi s'inscrit dans le prolongement de la mission Musées du XXIe siècle et propose à des professionnels de la culture ainsi qu’à des visiteurs avertis, de  réinterroger la place de tous les publics dans les musées. 

 

Tourisme culturel

Les départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine souhaitent lancer ensemble une stratégie touristique innovante.
La première étape passe par un Challenge interdépartemental de l’innovation touristique : l
e hackathon tourisme Yvelines-Hauts-de-Seine du 30 juin au 2 juillet 2017. Ouvert à tous, professionnels et citoyens, ce hackathon s'articule autour de l’attractivité touristique du territoire à l’ère du digital et il vise à faciliter les rencontres et les échanges entre start-up, entreprises et acteurs touristiques locaux. Parmi les thématiques, celle du tourisme culturel met au défi les participants de « sublimer le patrimoine local ».

 

 

Culture, handicap et numérique

Au salon du pôle de l’Oeil et la lettre de la médiathèque de Toulouse (31), le 10 juin 2017, on aura la possibilité de tester le dispositif MyEye, un système constitué d’une caméra et d’un écouteur fixés à une paire de lunettes, reliés à une base accrochée à la ceinture. C'est un appareil nomade, utilisé par les personnes déficientes visuelles pour une reconnaissance et une restitution vocale de textes, visages ou produits, via une voix de synthèse de bonne qualité, avec une batterie interne, sans nécessité de connexion réseau. Inscription obligatoire pour essayer MyEye.

 

Le 19 juin 2017, c'est le 11ème forum européen de l’accessibilité numérique à la Cité des sciences à Paris. Cet événement professionnel consacré au numérique et au handicap met cette année la culture à l'honneur ! En particulier, le rôle que peuvent jouer les technologies numériques pour favoriser l'accessibilité de la culture aux publics handicapés, et leur permettre de participer pleinement à la vie culturelle. Par des conférences, ateliers et stands, le forum présentera les outils numériques accessibles mis en place dans les musées, bibliothèques, théâtres, la production audiovisuelle ou musicale.

 

Culture sonore

BZZZ ! Le son de l'électricité, c'est le nom de l'installation sonore que présente Cécile Babiole à l’Espace multimédia Gantner dans le cadre du Festival International de Musique Universitaire du 3 au 5 juin 2017 à Bourogne (90). Une sculpture sonore qui invite le spectateur à déambuler entre les sons créés et à expérimenter leurs frottements et combinaisons.

 

Séance publique d’écoute radiophonique tous les premiers mercredis des mois pairs à 19 heures dans les bars nantais, l'apéro sonore, dernier de la saison, a lieu le 7 juin 2017 – à Pol’n, sur le thème : « Quand le son fait monter le suspense, mais on ne vous en dira pas plus. »

 

C’est sonore ici ! est un rendez-vous mensuel d’écoute collective proposé par le collectif de création sonore Micro-sillons, tous les deuxièmes dimanches du mois aux Ateliers du Vent à Rennes (35). Le rendez-vous fait découvrir des auteurs et des écritures singulières. Lors de la troisième séance le 11 juin 2017, une semaine après la marche des fiertés des Lesbiennes, Gays, Bi, Trans, Queer et Intersexes, c'est une création sonore en lien avec les questions de genre et de sexualité qui sera programmée.

 

Suite de ...SOUND & THE CITY — INTERFÉRENCES — une exploration sonore de la ville invisible : expositions / concerts / performances / rencontres / films à Bordeaux (33) jusqu'au 2 juillet 2017.

 

Culture et patrimoine tout public

Du 2 au 4 juin 2017, à Fontainebleau, le Festival d'Histoire de l'art va parcourir les facettes de cette discipline à travers plus de 350 événements ouverts à tous. Cette année, le thème est la nature, le pays invité les États-Unis.

 

Futur en Seine est un vaste festival numérique à Paris et dans toute l'Ile de France du 8 au 18 juin 2017. Il propose d'explorer le futur tel que nous le dessinent les technologies numériques ; tous les domaines sont concernés et notamment la culture et le tourisme via des conférences et surtout les expérimentations d'outils !

 

Nées en 2010, les journées nationales de l'archéologie sont presque aussi courues que celles du patrimoine ! Il faut dire que la France regorge de sites intéressants et de chercheurs ou médiateurs avides de partager leur savoir. Les 17 et 18 juin 2017, plus d'un millier d'animations sont proposées dans des musées, centres de recherche, sites de plein air ou chantiers de fouille.

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Le centre de la Terre est un territoire sonore

5 Mai 2017, 10:04am

Publié par véronique muzeau

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

Vous allez pouvoir découvrir par l'audio les richesses et trésors minéraux du sol et du sous-sol à l'occasion d'un nouveau festival, au cœur de la réserve géologique de la Presqu'île de Crozon.

 

Une première édition d'un festival de médiation scientifique autour de la géologie, le festival du Centre de la Terre, a lieu en presqu'île de Crozon (Finistère) du 13 au 21 mai 2017.

Et la presqu'île, c'est le berceau de Territoires sonores, un projet participatif de mise en son d'un coin de Bretagne et d'éducation à la baladocréation mené depuis 10 ans. Les acteurs et les bruits du territoire ont été captés et on peut les écouter le long de trois sentiers, ou bien on peut déguster une « friandise sonore » juste en flânant n'importe où sur les chemins.

On peut aussi s'adonner à l'écoute allongée, dans une « caravane sonore » au gré des événements locaux où elle stationne...

La caravane sera présente en cette mi-mai à la Maison des minéraux qui est à l'origine de Territoires sonores et … du festival du Centre de la Terre.

 

Cet événement culturel et festif est l'une des composantes de la Fête de la Bretagne, déclinée chaque année au mois de mai dans toutes la région.
Pendant ces 9 jours, sur une douzaine de sites de la presqu'île de Crozon, des animations conviviales vont permettre à tous publics de mieux comprendre notre Terre.
Et il s'agit en effet de mixer les approches : celles des scientifiques géologues et archéologues, des artistes (comédiens, musiciens, plasticiens), des artisans, des historiens et géographes, des naturalistes, des poètes...

Au programme : des conférences, des balades, des visites, des ateliers de savoir-faire (taille de la pierre, sculpture, poterie, métallurgie, architecture, ...), des spectacles, expositions, chasse aux haïkus, jeux bretons, restauration...

Et entre autres échos sonores de ce festival :

  • la présence de notre partenaire Radio Évasion pour 2 heures de direct le 20 mai 2017,

  • la tradition orale avec les « contes des tailleurs de pierre » et autres balades contées,

  • des créations minérales et artistiques comme le lithophone,

  • sans oublier les concerts !

Si vous aimez votre planète, entrez au cœur du festival du Centre de la Terre, et n'oubliez pas d'ouvrir vos oreilles, les cailloux ont des chose à vous dire !
Promis, Tous Curieux/Histoire de son vous ramènera quelques friandises sonores.

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Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

30 Août 2016, 09:01am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

Allez on rentre ! Pas trop brutalement cependant, avec un retour progressif des rendez-vous autour de la médiation scientifique et culturelle ou de la valorisation du patrimoine, numérique et accessible de préférence.

 

 

Médiation culturelle et muséale

 

« Pourquoi aller au musée ? Musées et accessibilité » c'est le thème du colloque organisé le 6 septembre 2016 par la nuit des musées de Lausanne (Suisse), avec un focus sur l’accessibilité dans les musées d’art et scientifiques, et sur les différentes approches de la médiation muséale. Il faut prendre ici le mot accessibilité au sens large, de la prise en compte des handicaps à l'accueil des communautés étrangères en passant par l'intégration d'autres publics, réputés distants des musées, comme les jeunes.

 

Deux rencontres publiques les mercredis 7 et 14 septembre 2016, entre 10h et 19h, autour du thème « Qu’attendons-nous des expositions ? ». Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre plus large de l'atelier-colloque international Versions qui se tient à la Maison Populaire de Montreuil (93) du 5 au 16 septembre. Il porte sur l’exposition, notamment dans le contexte des cultures post-digitales. Une quinzaine d'intervenants participent à deux semaines d'expérimentations in situ, démonstrations et rencontres publiques, lancées par Displays EnsadLab - Laboratoire de recherche de L'EnsAD.  

 

Le patrimoine se conjugue au futur via le numérique. Cap Digital profite de l'approche des journées européennes du patrimoine, pour proposer le 16 septembre 2016 à Paris une journée de présentation de produits et services innovants dans le domaine du patrimoine, en partenariat avec le Club Innovation et Culture France.

 

Le 28 septembre 2016 à 15h, NEMO, Network of European Museum Organisations organise un webinar gratuit et limité à 100 places pour la communauté des musées francophones ! Le thème : « La place des émotions dans les musées: le point de vue du scénographe » avec l'architecte et scénographe Lorenzo Greppi.
 

 

Culture sonore

 

Quand une commune a pour nom Aureilhan (33), on est tenté d'y organiser un événement sonore... Voici donc la troisième édition d'Aureilh'en son festival de radio à base de séances d'écoute, de rencontres, d'expositions, de concerts ou repas radiophoniques, les 10 et 11 septembre 2016.

 

La 14e édition de « City Sonic » festival international des arts sonores a lieu à Mons et à Bruxelles (Belgique) du 14 au 30 septembre 2016. 67 artistes belges et internationaux présenteront leurs créations dans différents lieux de Mons, et on pourra suivre 9 événements : concerts et performances, visites guidées, conférences et promenades d'écoute urbaine, sans oublier trois ateliers « Sonic Kids » pour initier les enfants aux arts sonores.

 

La remise des Prix Phonurgia Nova 2016 aura pour cadre la Bibliothèque Nationale de France à Paris, les 17 et 18 septembre. Ils récompensent les meilleures œuvres sonores françaises et internationales : fictions, documentaires de création, hörspiel, field recording et art acoustique.
 

L'audio n'a pas dit son dernier mot. C'est le titre de la conférence proposée le 30 septembre 2016 à Paris, par Carine Fillot, l'une des créatrices du Mouv', ex chargée de mission sur l'innovation ouverte au sein de la direction du numérique de Radio France.

 

 

Arts Numériques

 

Une journée d'étude « Les arts numériques. Visibilité et Positionnement » est proposée jeudi 15 septembre 2016 par le Labex ICCA, en partenariat avec Carrefour numérique à la Cité des Sciences à Paris. Les arts numériques sont entrés dans l'art contemporain. Mais à quelle place ? Quelle est leur reconnaissance dans les institutions publiques? Quels sont les financements pour la création artistique numérique ?

 

Mèq festival est un festival international d'art numérique en mode performance. Les installations visuelles et sonores, projections interactives, se mêlent au théâtre, à la danse, à la musique ou aux arts plastiques. À suivre du 14 au 17 septembre 2016 à Montpellier (34).

 

Les cultures électroniques et l'art numérique sont aussi les deux mamelles du festival Scopitone du 21 du 25 septembre 2016 à Nantes (44). Au menu, concerts, projections, ateliers et workshops, expositions, ciné-concerts...
C'est l'un des événements phares de la troisième édition de la
« Nantes Digital week », qui implique l'ensemble des acteurs de l'écosystème numérique nantais et propose de multiples événements ouverts à tous, entre science, technique, économie, et culture, du 15 au 25 septembre 2016.
À noter entre autres rendez-vous, la rencontre des acteurs de la culture et du numérique jeudi 22 septembre 2016 au CCO, Tour de Bretagne, avec des conférences, tables rondes et showroom sur les cultures numériques et les innovations sociales, les nouvelles dynamiques artistiques et créatives liées au numérique, la création numérique dans l'espace public. Inscriptions ouvertes dès le 5 septembre.

 

 

Culture et patrimoine tout public

 

Toujours très attendues, toujours très suivies, les journées européennes du patrimoine ont lieu les 17 et 18 septembre 2016, partout en France et ailleurs, sur le thème « patrimoine et citoyenneté ». À l'honneur, les bâtiments institutionnels célèbres comme le Panthéon ou l'Arc de Triomphe, et plus quotidiens comme les archives, écoles, mairies... Quant aux patrimoines naturels et paysagers, ils sont les cadres de l'éco-citoyenneté.

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

I love transmédia est l'un des rendez-vous majeurs des nouvelles écritures et expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs sont au centre des tables rondes, performances et expositions, du 29 septembre au 2 octobre 2016 à Paris.
 

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Des expositions, balades et concours sonores pour l'été

29 Juillet 2016, 10:14am

Publié par véronique muzeau

Des expositions, balades et concours sonores pour l'été

Avant notre pause estivale, voici quelques idées pour ceux qui aiment se cultiver ou s'émerveiller en écoutant : expositions à bases de son, balades sonores ou même concours pour créateurs audio, juste pour le plaisir.

 

Concours de création sonore

Avis aux créatifs dotés d'un micro, d'un enregistreur et d'oreilles sensibles, le fameux concours d'Arte Radio, Rue89 et Hindenburg recommence cet été. Il s'agit de composer une carte postale sonore de 4 minutes maximum sur vos activités estivales. Pour le reste, la forme est totalement libre ! Vous avez jusqu'au 31 août 2016 pour participer.

Toutes les créations seront diffusées sur l'audioblog d'Arte et les gagnants profiteront notamment du logiciel Hindenburg Journalist Pro pour 1 ou 2 ans.

 

Les adeptes des « devoirs de vacances » ou ceux qui n'aiment pas le farniente peuvent carrément profiter de l'été pour participer au prix de la création documentaire du festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest (Finistère). Mais ils ont jusqu'au 15 octobre 2016.

 

Audio en festival

Le Rewind festival pour les 30 ans de l'association Phonurgia Nova, c'est encore jusqu'au 4 août 2016 à Arles (13). On y découvre installations et photo-phonies et on y suit des temps forts :

  • la Nuit du Silence ce 30 juillet 2016 à l'écoute des murmures et des secrets de la ville, et le 1er août 2016,

  • la Nuit (sonore) de l'Année, itinérante, au fil des rencontres entre l'association et les artistes ou créateurs radiophoniques depuis 30 ans,

  • un colloque « où va la création radiophonique ? » le 4 août 2016.

En marge du festival Rewind, vous pouvez suivre jusqu'au 30 octobre 2016 les « promenades sonores à Arles », 13 narrations et fictions signées Kay Mortley, à télécharger et à découvrir en marchant dans la ville.
 

Balades et déambulations sonores

 

Tous Curieux/Histoire de son continue à produire des parcours audio documentaires, bien ancrés dans leur territoire, avec les témoignages des acteurs de ces territoires. Ainsi, vous pourrez découvrir l'île d'Ouessant (Finistère) dans la toute nouvelle application mobile du parc naturel régional d'Armorique « Vivez l'Armorique !». Vous saurez tout des moutons d'Ouessant, du phare du Stiff, et surtout de la vie insulaire, de la façon dont les habitants composent avec la rareté.

 

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver c'est un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). L'édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates sont proposées jusqu'au 9 août 2016.

 

Un peu partout, artistes, villes d'Art et d'Histoire, sites, monuments et offices de tourisme proposent des balades sonores pour arpenter les patrimoines culturels ou naturels. Même la presse locale s'y met comme la Montagne à Châtel-Montagne (63).

 

L'abbaye de Noirlac (18) – centre culturel de rencontre - explore depuis longtemps l'univers sonore qui l'entoure. Ainsi sont nés les sons de territoires car le monde doit s'écouter autant qu'il se regarde.

 

 

Exposition du musée d'art moderne de Troyes

Exposition du musée d'art moderne de Troyes

Expositions à écouter

 

Pour ceux qui douteraient de l'intérêt du son en exposition, voici la preuve qu'il peut devenir l'objet d'attention premier du visiteur.

La nature, ce n'est pas seulement la verdure, c'est aussi toute une palette de bruits et de cris d'animaux, de bruissements végétaux... Les audio naturalistes le savent bien, eux qui captent la biodiversité sonore et l'entendent se réduire, elle aussi...
La fondation Cartier rend hommage au célèbre bio acousticien et compositeur Bernie Krause, auteur du « Grand Orchestre des animaux » ; son œuvre inspire ici d'autres artistes et créateurs sonores, exposés jusqu'au 8 janvier 2017.

 

Avec l’audio naturaliste Fernand Derousen, le parc national des Écrins vous plonge dans « le son des altitudes », une exposition immersive sur les paysages sonores de montagne : animaux, eau, vent...c'est la nature sauvage qui vous parle, accompagnée de photographies.

 

Le musée d'art moderne de Troyes propose quant à lui une exposition réflexion sur notre rapport au son. « Expérience sonore » est réalisée avec le centre d'art contemporain / Passages et imbrique création sonore, bruitisme, musique et arts plastiques, jusqu'au 21 août 2016.

 

Qui dit son, dit tôt ou tard musique. Et pourquoi pas l'électro ? Avec « Electrosound, du lab au dancefloor » l'espace fondation EDF (Paris, 6e) consacre l'une de ses expositions à l'histoire et à la composition des musiques électroniques et électroacoustiques.

 

Et puis jusqu'au 4 septembre 2016, petits et grands peuvent traverser le Brouhaharium du Vaisseau à Strasbourg (67) et produire eux-même des sons sur les machines musicales de l’artiste Michael Bradke.

 

Enfin, si vous n'aimez ni créer ni sortir ni vous promener, il reste une activité auditive idéale pour paresser en vacances : écouter un livre audio !

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

28 Juin 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

Allons nous vaquer tout l'été ? Ou continuer à nous former, à nous cultiver, à explorer les possibles de la médiation numérique des patrimoines ou de la science, du tourisme culturel ou de la muséologie ? À vous de piocher dans cet agenda !

 

Culture et patrimoine tout public

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver sont un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). Cette édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates du 1er juillet au 9 août 2016.

 

Culture, handicap et numérique

Le site internet de Yanous (magazine francophone du handicap) publie depuis peu une page très détaillée sur les spectacles en audiodescription pour les personnes déficientes visuelles, en plus de son agenda de la culture accessible à tous handicaps (visites de musées ou d'expositions, festivals et animations).

 

Médiation scientifique et culturelle, pédagogie par le numérique

La première semaine de juillet est très riche en culture scientifique à Nantes (44) ! La ville accueille le Forum national de la CSTI (culture scientifique, technique et industrielle) le 5 juillet 2016 sur le thème « Publics, territoires, médiation : quelle ambition pour la C.S.T.I. ? ». En soirée, les youtubers médiateurs scientifiques seront invités à se produire en direct au cours de l'opération SOS Neurones.
Suivra la Science en partage 2.0, le 34
e congrès de l’AMCSTI du 6 au 8 juillet 2016, toujours à Nantes. Comme le suggère le titre, il sera question de l'impact du numérique sur la médiation, tant sur les modèles de coopération entre médiateurs et publics, que sur les outils.

 

Du mercredi 24 au vendredi 26 août 2016, place à l'université d'été Ludovia 2016, sur le numérique et l'éducation à Ax-les-Thermes (09). Il s'agit avant tout d'un colloque scientifique, qui s'intéresse cette année à la présence, l'attention et l'engagement en classe avec le numérique. Mais on peut y suivre aussi de nombreux ateliers, dont un sur la réalisation de podcasts, ou sur la MAO à partir de sons du quotidien.

 

Culture sonore

Qui est là ? est une rencontre sur l’effet de présence dans le son et ses usages ordinaires ou répressifs.
Christine Guillebaud, ethnomusicologue chargée de recherche au CNRS, propose un focus sur l’ingénierie sonore des espaces publics en Inde, des sonorités à base d'automates musicaux, boîtes à mantra électroniques, voix de loterie…
Au Musée du quai Branly, Paris, le 02 juillet 2016.

 

La Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Paris, 14ème) présente une exposition inspirée du "Grand Orchestre des Animaux", de Bernie Krause, bio-acousticien, scientifique et musicien américain de renom, du 2 juillet 2016 au 8 janvier 2017. Des artistes du monde entier ont participé à cette exposition immersive en forme de méditation esthétique, à la fois sonore et visuelle, autour d’un monde animal de plus en plus menacé.

 

Un tout nouveau festival de son vient consacrer à Arles (13) les 30 ans de collaboration entre l'association Phonurgia Nova et la ville. Rewind propose pendant un mois expositions, spectacles et installations sonores, séances d'écoute, séminaires et conférences, et même un colloque sur les radios libres. Du 5 juillet au 4 août 2016.

 

En exposition dans le cadre des Tombées de la nuit à Rennes (35), Public Juke box est une sculpture publique et acoustique qui permet aux citoyens d’écouter des enregistrements sonores. À vivre les 16 et 17 juillet 2016.

 

Trois jours pour bâtir une utopie sonore du 26 au 28 août 2016 à la Cour des Aulnays (49), entre Nantes, Rennes et Angers, c'est l'idée du summer camp organisé par Le Bruitagène et quelques autres amateurs de son. Tous les créateurs sonores sont conviés, pourvu qu'ils soient idéalistes !

 

Envie d'un stage de field recording, de création ou de fiction sonore ? Une multitude de formules sont référencées dans l'agenda spécialisé de Syntone, le site d'actualité et critique de l'art radiophonique.

 

Muséologie

Tous les 3 ans, les professionnels de musée du monde entier se réunissent lors de la Conférence générale de l’ICOM pour discuter des tendances et des évolutions du secteur. Cette année, c'est du 3 au 9 juillet 2016 à Milan (Italie).
Le thème du symposium est un peu glaçant : « le musée prédateur » ! C'est en fait un regard critique sur la façon dont les musées ont constitué leurs collections, à coup d'expéditions voire de réquisitions, souvent sur fond de colonialisme...pas toujours reluisant en effet, et il est bon d'examiner en face ce passé pour imaginer un futur plus constructif.
Parallèlement, le comité italien de l’ICOM propose de réfléchir à un thème cher à la muséologie italienne : le rapport entre musées et paysages culturels. Il s'agit de penser le musée comme
centre d’interprétation pour son territoire et sa communauté, comme diffuseur de la connaissance du patrimoine culturel présent dans et hors les murs, comme contributeur du paysage culturel qui l'entoure.

 

Quels musées voulons-nous demain ? C'est la question que se pose le congrès annuel de l’Association des musées suisses (AMS) à Zürich, les 25 et 26 août 2016, autour de trois problématiques majeures : contenus et publics, contexte social et modèles financiers, formes de travail et organisation.

 

Sans oublier, de vous mettre en vacances et de tout arrêter !

 

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Marie Popeck, plasticienne du son

10 Février 2016, 10:34am

Publié par véronique muzeau

Marie Popeck, plasticienne du son

L'univers du son est d'une richesse infinie quand on se plonge dedans. Voici une exploration minutieuse de l'installation d'une plasticienne de la matière sonore, Marie Popeck, rencontrée au festival Longueur d'ondes de Brest.

 

Et oui, encore une ode au son, à l'ouïe, à l'auditif dans ce blog. Inévitable quand on a fait un tour à l'excellent festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest, du 4 au 7 février 2016. L'occasion pour Tous Curieux/Histoire de Son de croiser d'autres passionnés de l'audio, parfois très éloignés de notre pratique.

La particularité de ce festival est qu'on y évoque vraiment le son sous toutes ses formes : documentaire, information et actualité radiophoniques, musique, fiction, création et art sonore.

 

Allongé et en chaussettes

 

À nul autre pareil, Longueur d'ondes est un festival qu'on peut vivre allongé et en chaussettes, blotti dans une cabine tapissée de coussins, ou étalé sur une couette pour écouter, juste tendre l'oreille, voire oublier qu'on a des yeux (ça les repose !).

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

 

Bon, c'est quand même visuel parfois, comme cette installation coup de cœur : Forêt d’écouteurs en Rêve majeur.

 

 

800 écouteurs pour interroger notre rapport au son

 

 

Elle est signée Marie Popeck, une artiste de la matière sonore basée à Amiens. Elle décline cette passion au fil d'installations, films expérimentaux ou dispositifs sonores pour le théâtre et Marie aime les bruissements.

 

 

La forêt d'écouteurs en rêve majeur est une installation onirique et une œuvre qui questionne notre rapport au son.

 

Elle est constituée de 800 écouteurs suspendus à un faux plafond noir, des oreillettes surtout, quelques casques, autant de sources sonores potentielles dont une vingtaine seulement émettent réellement du son. La plupart des écouteurs sont usagés ou défectueux.

 

Le visiteur doit donc chercher les sources des faibles sons qui lui parviennent dans la forêt d'écouteurs suspendus.

L'installation interroge déjà notre rapport corporel à l'ouïe et notre position d'écoute : certains écouteurs sont placés très hauts, d'autres au ras du sol.

 

Pour Marie Popeck l'emploi d'écouteurs de récupération était indispensable pour figurer l'objet de grande consommation qu'ils sont devenus, l'oreillette de smartphone en particulier.

Ce sont des écouteurs de mauvaise qualité qui rendent peu justice au son. Et en décortiquant quelques-uns, Marie a pu constater que ce sont en effet des objets éphémères.

 

 

Un cache-cache sonore

 

L'installation est ludique, comme un cache-cache sonore, à condition d'oser entrer dans la forêt ; le public est laissé libre de s'engager dans l'installation, rien ne lui indique qu'il doit le faire.

 

Justement, voici un visiteur : il cherche, il s'engage, il fouille et porte les écouteurs à ses oreilles à la recherche des sons.

 

 

 

L'installation a déjà été exposée une dizaine de fois...mais le public réagit toujours différemment selon les circonstances. En plein air, les enfants sont plus nombreux à rencontrer l'œuvre. Eux s'emparent facilement de l'installation et incitent leurs parents à oser y entrer, à répondre à l'invitation de l'artiste.

 

 

Et quand on attrape un écouteur qui fonctionne, qu'entend-on ?

On entend un rêve, c'est l'autre sujet de prédilection de Marie Popeck.

 

 

Une écoute fragmentée et compressée

 

 

L'artiste est partie d'un rêve personnel qu'elle a raconté en 8 fragments sonores : 2 pistes voix, 2 parties électroacoustiques et 4 qui mêlent musique et bruitage. Ce sont les matières que Marie Popeck aime travailler, car elles mettent aussi en question notre culture sonore, la représentation imagée que nous avons des sons, notre visualisation de ces bruits.

Car Marie Popeck travaille aussi les images, elle réalise des films expérimentaux.

 

 

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur aborde aussi notre rapport au format sonore : le son numérique est généralement compressé (en mp3), les supports n'offrent pas toujours une qualité d'écoute très riche, et seules certaines fréquences sonores parviennent à nos oreilles.

 

Et qui dit « format » dit aussi durée, temporalité ; notre écoute se fragmente, elle est éclatée, ce que Marie Popeck a voulu souligner.

 

 

 

Pour comprendre davantage la démarche de Marie Popeck, il faut découvrir aussi le parcours de l'artiste et sa progression dans l'univers du son.

 

 

Comme beaucoup, la créatrice est venue au son par la musique (accordéon et piano), puis les rave party et leurs hauts-parleurs. Elle s'est intéressée alors aux musiques électroacoustiques et électroniques, et a même pratiqué le chant...mais avec des goûts trop éclectiques pour poser véritablement sa créativité.

C'est finalement l'image qui l'a aiguillée, via les cours de cinéma expérimental : le travail des canadiens Norman McLaren, Maurice Blackburn autour de l'audiovision et la non synchronicité son/image.

Elle s'est ensuite penchée vers Pierre Schaeffer, l'objet sonore et la radio.

Elle a poursuivi ses recherches et découvert John Cage, grâce à Vincent Ciciliato.

Elle est passée aux prises de son, en autodidacte.

Puis a suivi une formation à la MAO (musique assistée par ordinateur) pour acquérir quelques bases techniques.

Enfin, un cours de psycho-acoustique musicale, au sein d'un master recherche et pratique artistique, a décuplé son imagination créatrice.

 

 

 

 

Rendre le son plus palpable

https://myspace.com/mariepopeck

Marie Popeck ne fait que commencer son exploration de la matière sonore et du rêve.

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur s'incrit d'ailleurs dans une série plus vaste, les Scénarêves, ou la reconstitution du rêve par le son. Elle a commencé avec une œuvre vidéo en pellicule grattée et se prolongera par un spectacle de rue.

Marie a aussi créé un dispositif sonore pour le théâtre en octophonie (huit pistes d'écoutes) avec hauts-parleurs piézoélectriques.

Elle projette également de rendre le son plus visible dans le milieu du cinéma. Elle prépare donc un film pour, dit-elle, « rendre le son plus palpable ».

 

 

 

Terminons par une autre vibration ressentie lors du festival Longueur d'ondes. Elle est pour la Prosodie d'Émilie Mousset, délicieuse octophonie qui nous replonge dans la prime enfance, dans l'univers sonore du bébé, des babillages aux bruits de bouche, en passant par la boite à musique. Et c'est justement de musicalité du langage qu'il est question, la définition même de la prosodie. Comme artiste du son, Émilie Mousset est bel et bien une compositrice.

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

29 Janvier 2016, 11:39am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Ce mois-ci, Tous Curieux / Histoire de Son vous propose deux agendas : le premier pointe les rendez-vous relatifs à la médiation et au tourisme, culturels et scientifiques, numériques et multimédias, le second s'intéresse à l'accessibilité à la culture des publics déficients visuels.

 

  • Comment parler de sciences aux jeunes ? C'est le thème des rencontres Sciences et Médias qui ont lieu tous les deux ans. Le 1er février 2016, à la préfecture de Paris et d'Île de France, les représentants des différentes sociétés savantes s'interrogeront donc sur les outils médiatiques pour parler de science aux enfants et aux adolescents.

 

  • Les rencontres nationales du tourisme fluvial ont lieu les 2 et 3 février 2016 à Avignon. Si on salue l'intérêt de ce mode d'itinérance douce, on peut regretter cependant l'absence de la question culturelle dans les débats. Les rencontres s'orientent largement vers l'éco-tourisme mais semblent oublier que le rythme des croisières fluviales laisse un temps pour la culture.

 

  • Le réseau national des destinations départementales Rn2D organise une Rencontre DATAtourisme le mercredi 3 février 2016. L'idée est de créer un guichet unique de la donnée touristique en open-data. La rencontre est l'un des événements connexes au...

 

  • ...Voyage en multimédia qui revient pour la 7ème fois à Saint-Raphaël les 4 et 5 février 2016. La culture trouve toujours sa place dans ce rendez-vous qui explore toutes les déclinaisons numériques du tourisme. À noter en particulier, le barcamp du jeudi matin : « comment nous, acteurs de la culture et du tourisme pouvons-nous nous enrichir de nos expériences et mutualiser nos savoirs-faire ? ». Également, lors des ateliers du vendredi, avec ce thème : « comment le numérique apporte de la valeur à l’expérience culturelle ? » ou dans une moindre mesure, « l’immersion par le multimédia : la sensation de vivre l’expérience ».

 

  • Lyon science 2016 a lieu le 7 février 2016. C'est une journée consacrée à la vulgarisation scientifique qui met en valeur ces nouvelles formes de médiation des sciences : réseaux sociaux, blogs, youtube, FabLab et podcasts (l'un des partenaires de l’événement c'est Podcast Science).

 

  • À propos d'audio, en écho à la semaine du son, Longueur d'ondes, le festival de la radio et de l'écoute à Brest, c'est du 4 au 7 février 2016. Cet événement unique en son genre promeut en particulier la création radiophonique sous toutes ses formes et en particulier le documentaire ou l'art sonore. Cette année, l'humour radiophonique sera notamment exploré.

 

  • Les rencontres régionales des usages du numérique de la Drac Languedoc-Roussillon porteront sur la révolution numérique au service des publics et de la culture le 10 février 2016 à Montpellier. Il sera donc question de l'utilisation des outils numériques dans la création, la médiation et la transmission de la culture.

 

  • Ce même 10 février 2016, toujours à Montpellier, le musée Fabre et la licence de sciences du langage (parcours "communication, médias, médiations numériques") de l'université Paul Valéry Montpellier III proposent une conférence sur le thème de la médiation numérique au musée dans le cadre de l’exposition Senufo : art et identités en Afrique de l'Ouest au musée Fabre de Montpellier.

 

  • Audioblast festival est un « moment » de création audio en réseau originaire de Nantes. Mais la particularité de ce festival de création sonore numérique est d'utiliser le réseau comme lieu de diffusion, expérimental, drone, noise, field recordings, poésie sonore, électroniques, musiques contemporaines. Il est donc universel et il a lieu du 27 février au 1er mars 2015.
Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Focus sur les visites culturelles adaptées aux handicaps visuels

 

C'est un progrès sensible, les visites guidées pour les publics non voyants ou mal voyants se multiplient dans les établissements culturels. En voici quelques-unes en février 2016 dans les musées parisiens.

 

  • Le tout nouveau musée de l'Homme a bien sûr intégré les problématiques de l'accessibilité culturelle en fonction des différents handicaps. Pour le handicap visuel, le musée propose une visite sensorielle de l’exposition permanente actuelle : la Galerie de l’Homme, à découvrir en mouvements, ressentis et échanges, le 1er février 2016.

 

  • Le Palais de la découverte se laisse toucher : plans en relief, mais aussi éléments architecturaux et statues, pour une visite consacrée à l'histoire et à l'architecture du palais le 2 février 2016.

 

  • Art visuel par excellence, la bande-dessinée devient accessible aux aveugles et mal-voyants par cette visite de l’exposition Claire Bretécher, à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, le 4 février 2016. La visite adaptée a été conçue avec le concours et les conseils du Pôle Accessibilité de l’association Valentin Haüy. Il est possible de profiter de cet espace et des dispositifs d’accessibilité en dehors des visites adaptées.

 

  • Le Centre Pompidou propose également le 6 février 2016 une visite "Ecouter voir" dans les collections modernes du Musée, réservée aux visiteurs aveugles et malvoyants et à leurs accompagnateurs.

 

 

Retrouvez d'autres visites culturelles accessibles dans le magazine francophone du handicap Yanous.

 

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Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

29 Juillet 2015, 14:29pm

Publié par véronique muzeau

Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

Le métier d'Histoire de Son, c'est de valoriser les patrimoines touristiques et culturels par le multimédia. Donc vous croiserez peut-être quelques-unes de nos réalisations pendant vos vacances.

 

Exposition Séon à Quimper

 

Avec un brin de chauvinisme, nous commencerons par le Finistère, où vous pouvez découvrir en particulier cet été l'exposition que le musée des beaux-arts de Quimper consacre à Alexandre Séon. Ce peintre symboliste séduit car, s'il aime représenter l'invisible et le monde des idées, il reste néanmoins attaché à la nature. Il a notamment puisé son inspiration sur l'île bretonne de Bréhat. Jean-David Jumeau-Lafond, le spécialiste de Séon a répondu à nos questions dans la vidéo réalisée pour l'exposition par Histoire de Son et Digitale Production.

 

Le château du Taureau, perle Vauban de la Manche

 

Toujours près de chez nous, le château du Taureau se dresse au milieu de la baie de Morlaix, tel un « vaisseau de pierre ». On s'y rend en bateau et, sur place, la visite est libre la plupart du temps. Mais si vous avez téléchargé l'audioguide avant de partir (pas de réseau pour télécharger sur place), vous pourrez découvrir les secrets de la forteresse au travers d'interviews variées : un historien des forteresses Vauban de l'Atlantique, une historienne de Morlaix, des responsables d'associations du patrimoine local comme le musée maritime de Carantec ou Au fil du Queffleuth et de la Penzé, un spécialiste des oiseaux de la baie et même Patrice Pellerin, l'auteur de la BD l'Épervier qui a pris le château pour décor.

 

Scénographie d'une exposition sonore

 

En matière de scénographie audio, découvrez aussi notre travail pour l'exposition sonore de l'écomusée des Monts d'Arrée. « Écoute donc ! Parcours de femmes » vous retrace l'histoire de ce territoire rural depuis les années 1950, racontée par ses habitantes. C'est le résultat d'un collectage de témoignages enregistrés par les médiateurs et bénévoles de l'écomusée. Ces derniers ont d'ailleurs suivi une de nos formations.

 

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Audiodescriptions pour le handicap visuel

 

Histoire de Son participe également à la mise en accessibilité des lieux de tourisme et de culture comme l'écomusée de Plouguerneau. L'audiodescription de la vidéo de présentation de ce musée des goémoniers et de l'algue est destinée aux visiteurs déficients visuels.

 

Pour les personnes souffrant de handicap visuel, le musée des Antiques Saint-Raymond de Toulouse a fait appel à nous. Un audioguide spécifique permet au visiteur non-voyant une découverte audio et tactile de certaines pièces du musée.

 

Également de conception universelle, l'audioguide du musée Georges Borias d'Uzès (Gard) vous permettra d'entendre la conservatrice en personne vous expliquer la préhistoire et l'histoire de la région, les origines des fameuses céramiques, la famille Gide...

 

Deux séquences d'audiodescription tactile figurent également dans l'audioguide de la collégiale Saint-Martin de Montmorency (Val d'Oise). Maître verrier, sculpteur ornemaniste, historiens vous décryptent les richesses de cette vaste chapelle funéraire des Montmorency, notamment de remarquables vitraux du XVIe siècle.

La forêt de Fontainebleau se raconte

 

En plein air et à deux pas de Paris, la forêt de Fontainebleau est un immense terrain de jeu, de sport, mais aussi de culture grâce à l'Office National des Forêts. Son application mobile « La forêt de Fontainebleau » propose de nombreux parcours : narrations, immersions et ...découvertes ! Histoire de Son a réalisé les contenus audio des sentiers naturalistes et sylvicoles. Il s'agit avant tout d'interviews de scientifques, de forestiers et d'historiens.

 

Le Val de Loire vu du train

 

Si vous passez vos vacances en Val de Loire, préférez le train ! Ne serait-ce que pour essayer l'application mobile Le Val de Loire vu du train proposée par Mission Val de Loire. À bord du TER Angers-Blois l'application commente le paysage : géographie, hydrographie, mais aussi occupation humaine, châteaux, habitats troglodytiques... Histoire de Son a interviewé une quinzaine de spécialistes pour réaliser les contenus audio de cette application, et ce n'est pas terminé !

 

Le sentier de la Drôle de Guerre en Suisse d'Alsace

 

Un peu plus à l'est, si vous ne connaissez pas la Suisse d'Alsace, venez parcourir ses douces montagnes boisées et découvrir son patrimoine militaire et historique. À Wangenbourg-Engenthal, deux tout nouveaux sentiers d'interprétation vous racontent la singulière parenthèse vécue par la commune entre septembre 1939 et mai 1940. La 5e armée du Général Bourret y stationnait. Un certain colonel De Gaulle y a passé quelques mois. L'audioguide du sentier vous permet d'entendre les récits des habitants d'hier et d'aujourd'hui.

 

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Paroles de médiateurs culturels #6 : au cœur de l'exposition

24 Juin 2015, 22:12pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #6 : au cœur de l'exposition

La médiation dans l'exposition est une évidence ; en soi, une expo est déjà un dispositif de médiation. Mais à quel moment la réflexion sur la relation au public intervient-elle ? De plus en plus en amont.

 

Il en va des expositions comme des collections permanentes. Pour les musées d'art, de sciences et techniques ou de société, pour les écomusées comme pour les centres d'interprétation, la question est la même : que veut dire exposer ?

On dévoile, certes, on met en relief, une partie d'une collection restée dans l'ombre. On met en scène un nouvel angle d'approche. On attire l'attention, comme en collection permanente. Mais, dans le cas d'une exposition, par définition temporaire, on doit le faire avec encore plus de vigueur puisque ça ne dure pas. Comment capter le public ? Et surtout, comment le toucher, le convaincre, le séduire, voire le faire revenir ? La question de la médiation culturelle est bien là, celle du rapport aux publics, comme toujours.

 

Mais si les organisateurs d'exposition se soucient de médiation, la question est aussi : quand s'en inquiètent-ils ? Dès le début de la conception de l'exposition ou une fois qu'ils ont rassemblé toutes les pièces qu'ils veulent exposer ?

Voici une réponse, rassurante et encourageante pour les médiateurs culturels, celle d'Anne Dupont, co-directrice de l'écomusée des Monts d'Arrée et chargée d'édition pour l'EPPC Chemins du Patrimoine en Finistère.

Le médiateur culturel intervient désormais en amont des expositions.

 

 

Les mots ont donc changé, fini le « guide » qui dirige un public passif au fil de l'expo. Le fait d'intégrer le médiateur ou le chargé de médiation dès la conception de l'exposition permet au public d'interagir avec ce qu'il voit et d'être acteur de sa visite.

 

Après la question du « quand » concevoir la médiation d'une exposition ? Revenons sur le comment …

Vous pouvez bien sûr réécouter les enregistrements des trois éditions du colloque « ce qu'exposer veut dire » organisé chaque année par l'INP (institut national du patrimoine). La médiation est au centre de certaines interventions des conférenciers.

 

Qui sont les publics des expositions ?

 

On s'interroge forcément sur le public pour lequel on conçoit une exposition, puisque c'est la raison d'être de la médiation.

Voici une réponse intéressante de Martine Thomas-Bourgneuf, muséographe et muséologue indépendante, dans son article " Pour qui conçoit-on une exposition ? "
publié dans La fabrique du musée de sciences et société par la documentation française en 2011.

Je ne réponds pas à une attente ou à une demande des futurs visiteurs. Je ne crois absolument pas qu’il y ait des attentes des publics. (….) S’il y a une demande des visiteurs qui soit cernable et cernée par des études, c’est celle d’être surpris.

Martine Thomas-Bourgneuf

Quant à la notion de « grand public » Martine Thomas-Bourgneuf la juge trop floue et indéfinie. Et surtout, cette notion répond à une logique de demande (assurer la fréquentation), alors que l'exposition culturelle doit selon elle se situer dans une logique d'offre. L'exposition, c'est une proposition, un point de vue, qui ne fera pas forcément consensus qui trouvera « son » public, le sien uniquement.

Chez tous les concepteurs de contenus d’exposition, qu’ils soient muséographes, scientifiques, ou conservateurs (…) de la subjectivité est à l’oeuvre, faite de convictions, de passions, de sensibilité etc. - ce qui n’empêche pas le sérieux scientifique.

Martine Thomas-Bourgneuf

 « individualiser » la médiation pour de multiples publics

 

Pour néanmoins élargir l'accès à la culture et s'adapter à la potentielle diversité des publics, Martine Thomas-Bourgneuf pose quelques principes de base :

  • multiplier les niveaux de lecture, de perception et d'information

  • diversifier les outils et les canaux de médiation (donc les intervenants)

  • s'adresser aux intelligences multiples et à tous les sens

  • privilégier la souplesse d'utilisation des parcours, des outils, des supports

  • ménager des rythmes et des pauses

La question de la médiation dans l'exposition est donc bel et bien prise en compte, et de mieux en mieux.

Quant à la médiation par l'exposition, en voici un bel exemple pour terminer : l'atelier « commissaire d'expo toi-même » du Zinc, le centre de création « arts et cultures numériques » de la Friche la Belle de Mai à Marseille. Les enfants ont réalisé des œuvres tout au long de l'année, et découvrent au cours de l'atelier les métiers impliqués dans la création d'une exposition. Ils passent ensuite à la pratique et montent leur expo. Parmi les métiers découverts par les enfants dans ces ateliers, celui de commissaire d’exposition, de scénographe, de chargé de la communication, de régisseur et...de médiateur

 

Pour en savoir plus :

« Pour qui conçoit-on une exposition ? » de Martine Thomas-Bourgneuf, La fabrique du musée de sciences et société, la documentation française, collection « Musées-Mondes », dirigée par Jacqueline Eidelmann, février 2011Télécharger

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2015.

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2014.

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2013. 

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