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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #patrimoine

Médiation culturelle numérique : conférences à voir et écouter

12 Juillet 2017, 10:25am

Publié par véronique muzeau

Médiation culturelle numérique : conférences à voir et écouter

Voici quelques ressources si vous souhaitez mettre à profit vos vacances pour vous cultiver, vous remettre à niveau, bénéficier des partages d'expérience de professionnels, dans le domaine de la médiation culturelle, numérique en particulier.

 

 

Tous Curieux/Histoire de son vous souhaite de bonnes vacances studieuses :-)

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

30 Avril 2017, 18:30pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

Ce mois-ci la médiation scientifique s'interroge sur elle-même, la culture entreprend et les festivals mélangent les arts et les sciences. 

 

Valorisation numérique des patrimoines

Innovatives SHS, c'est le salon de la valorisation en sciences humaines et sociales. La troisième édition a lieu à Marseille (13) les 17 et 18 mai 2017 et on y découvrira les projets des jeunes chercheurs en matière de tourisme augmenté à travers la France : de la visite virtuelle «Graffitis 2.0 » des souterrains d'un château, aux présentations multimédias d'œuvres d'art dans les abribus, en passant par l'application « e Greeters » qui guide les visiteurs vers ceux qui leur feront découvrir autrement un territoire...

 

Dans le cadre de ses lundis numériques, L’INHA (Institut national d'histoire de l'art) invite le 22 mai 2017 Meredith Cohen (UCLA) à présenter le projet Paris Past and Present, recherche collaborative et projet pédagogique en ligne, dont l’objectif est la reconstruction en 3D numérique des monuments perdus du Paris médiéval.

 

Le SIPPA - Salon des professionnels des patrimoines – du 22 au 24 mai 2017 à Arles (13) rassemble une centaine d’acteurs spécialisés dans la valorisation, la préservation et la diffusion des patrimoines et des cultures au sens large. Il inclut donc aussi les outils numériques, en particulier cette année via un atelier sur les doubles numériques : une solution pour la préservation du patrimoine.

 

Médiation culturelle et scientifique

Science and You, les Journées internationales de culture scientifique (JICS) ont lieu du 4 au 6 mai 2017, à Montréal (Québec). Cette année, les professionnels de la science et de la médiation scientifique se demandent en particulier

Comment parler de science aux adolescents (à l'ère numérique) ?
Quel espoir pour la science et la communication scientifique à l'ère de Trump ?

Comment contribuer concrètement à l’encyclopédie collaborative Wikipédia ?

 

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

Les professionnels de la culture et les curieux peuvent participer au 4ème Café de la Médiation qui portera sur la question suivante : externaliser la médiation culturelle ? C'est le 9 mai 2017 à Lyon (69).

 

Enfin, le 20 mai 2017 à Paris, la rencontre « objectif médiation » a pour thème « Culture ordinaire des sciences et techniques en société et médiation scientifique » au fil de deux tables rondes.

 

En 2017, Museomix a lieu du 10 au 12 novembre ! L’appel à la participation des musées et des communautés est quant à lui ouvert jusqu’au 31 mai ! Vous êtes un musée, un lieu culturel, une communauté de muséographes existante ou en devenir et vous souhaitez organiser un Museomix cette année, remplissez le formulaire de manifestation d’intérêt.

 

Entrepreneuriat culturel

Parce que l'entreprise, la culture, l'industrie et la créativité peuvent aussi se rencontrer et faire des petits, le Forum Entreprendre dans la culture revient du 22 au 24 mai 2017 à Paris. Pendant 3 jours plus de 200 intervenants vont s'y croiser et y échanger au cours de 70 tables rondes, dans l'espace forum ou l'incubateur éphémère.

 

Culture et patrimoine tout public

La prochaine Nuit des musées aura lieu le 20 mai 2017 partout en France et dans une trentaine de pays d'Europe. Qu'on se le dise, ce soir-là, on pourra profiter, entre les toiles de maîtres et les pièces de collection, de concerts, enquêtes et jeux de pistes, dégustations ou spectacles vivants... on pourra aussi se contenter de visiter !

 

Curiositas, un nom qui sonne sympathiquement à nos oreilles pour ce Festival Arts & Sciences, du jeudi 18 au dimanche 21 mai 2017, à Gif-sur-Yvette (91). Il vous propose une exposition de 16 œuvres et une dizaine d’événements conviviaux : spectacles de danse, installations numériques interactives, pièces de théâtre, art plastique, créations sonores, poésie, films, débats… Une trentaine d’artistes ont effectué des immersions dans des laboratoires de l’Université Paris-Saclay pour s'inspirer et interroger la recherche scientifique : interactions Homme-machine, environnement, acoustique, géologie, physique…

 

À Crozon (29), un nouveau festival voit le jour...ou plutôt le sous-sol puisqu'il y est question de géologie. Du 13 au 21 mai 2017, le festival du centre de la Terre a lieu au bout du monde et mêle sciences, arts et écologie, au fil d'ateliers, expositions, performances, concerts...De la médiation scientifique bien comprise ! Et c'est aussi un festival sonore ; Tous curieux/Histoire de son y revient prochainement dans ce blog.

 

Amateurs de DIY (do it yourself) et de fablab (laboratoire de fabrication), voici un festival où les bidouilleurs côtoient les artistes, où les créatifs voisinent avec les hackeurs, et tout le monde s'enrichit ! C'est le Toulouse Hacker Space Factory du 25 au 28 mai 2017 à Toulouse (31).

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Marketing territorial et culture en Finistère

15 Février 2017, 17:17pm

Publié par véronique muzeau

Marketing territorial et culture en Finistère

Attribuer une marque à son territoire relève d'une stratégie globale d'attractivité : il est question de développer le tourisme mais aussi d'attirer les entreprises et les habitants. Bref, le marketing territorial a bien pour objectif le développement économique. Et la culture participe à cet essor, comme c'est le cas dans le Finistère.

 

De quoi se compose l'attractivité d'une ville, d'un département, d'une région ?

La réponse qui s'impose d'emblée serait : de « qualité de vie ». Mais quels en sont les ingrédients ? L'incontournable emploi, c'est la base... quoi que, en visant prioritairement les seniors en retraite (dorée si possible) on pourrait s'en passer. Cependant, quel territoire rêve de n'attirer que les plus de 65 ans ?
Tous ont besoin d'une population relativement jeune et active pour espérer que le développement soit durable.

Pour inciter de nouveaux habitants ou investisseurs à s'implanter sur le long terme, il faut donc offrir travail, mais aussi services, équipements, infrastructures...la base, vous dit-on !

Faire battre les cœurs

Mais si ces ingrédients sont nécessaires, ils sont loin d'être suffisants. Aujourd'hui, même quand elle concerne un fromage, une marque est empreinte d'affect, d'émotion, de sensations. Donc, le territoire où l'on rêve de vivre, doit proposer plus que le trio «auto/boulot/dodo ».

Tous les marketeurs vous le diront, qu'ils soient de territoire ou pas, il faut donner envie, faire rêver, promettre des expériences et des moments de vie uniques. Un nouveau terme a vu le jour depuis quelques années : le marketing expérientiel.

De ce côté, le Finistère ne manque pas d'atouts. Paysages à couper le souffle, coefficient maritime maximal (1200 km de côtes) – et qui n'aime pas la mer ? - air pur (on connaît son prix en ce moment), calme, tranquillité, sécurité et faible délinquance...

Marketing territorial et culture en Finistère

S'y ajoute une gastronomie enfin révélée, autour des produits de la mer mais aussi du maraîchage, des élevages qualitatifs, des biscuits pour les gourmands, sans oublier une pléiade de brasseries artisanales. Gastronomie qui relève d'ailleurs d'un plus vaste ensemble : la culture.

Et surtout la culture !

D'autres espaces l'ont compris depuis longtemps et ont assis leur marketing territorial sur des atouts culturels avant tout : c'est notre voisine Nantes et son fabuleux Voyage fait de machines oniriques, esthétiques et scientifiques inspirées de Jules Verne. C'est aussi « Only » Lyon autoproclamée capitale du jeu vidéo, une industrie culturelle française qui brille. C'est encore, à l'échelle de l'Europe, Bilbao qui a fondé sa renaissance sur un lieu d'art contemporain, le musée Guggenheim.

 

En ce qui concerne le Finistère, il faut tout de même jouer finement : sortir de l'image un rien figée voire folklorique qui risquerait de donner du département une identité de « bout du monde » préservé dans le formol, alors qu'il s'agit de convaincre qu'on est en terrain d'expérimentations et d'avant-garde : tout y commence ! On innove, y compris en culture, et on ne s'arrête pas aux seules coiffes bigoudènes rehaussées de binious et (copieusement) nourries de kouign-amann.
L'authentique, c'est bien mais ça sent parfois un peu la poussière … Non sérieusement, la Bretagne, c'est bien pour les vacances, mais y vivre ? Vous n'êtes pas sérieux ?
Et bien si voyez-vous !

 

Evelyne Lehalle, spécialiste du tourisme culturel, avait déjà repéré le volontarisme de la Région Bretagne, plutôt pionnière dans sa façon de conditionner les subventions de chaque projet à la mise en œuvre d'un volet arts-culture.

L'Insee vient d'ailleurs de confirmer la vitalité du secteur dans son portrait statistique de la culture en Bretagne.

 

Quant à notre Finistère...
Pour comprendre les liens entre marketing territorial et culture en restant dans le seul champ du tourisme, on peut consulter ce guide thématique de l'agence de développement touristique du Finistère sur l'adaptation des parcours de visite aux attentes des publics.

Mais on peut aussi explorer plus avant.

Si Tous Curieux/Histoire de son a choisi de devenir ambassadeur de la marque Tout commence en Finistère c'est par conviction que notre département a bel et bien une démarche culturelle dynamique et innovante.

C'est beau, c'est gai, c'est gratifiant !

Pour s'en convaincre, on ira faire un tour au plateau des Capucins qui vient d'être réaménagé et offre à Brest un lieu unique en son genre, où tous les ingrédients de la vie se côtoient : économie, politique, sport...culture. Cette dernière se pose même en phare de ce nouveau « centre ville abrité » puisque la médiathèque y occupe une place de choix, centrale, qu'elle multiplie les accroches pour tous publics : livres, magazines, CD et DVD mais aussi jeux vidéos, jeux de société, toboggan, instruments de musique …

 

En matière d'arts vivants, nous pourrions vous parler aussi du Quartz, la scène nationale brestoise, première de France en fréquentation. On pourrait mentionner également l'étonnant Circonova, festival de nouveau cirque, de sa cousine la scène nationale de Quimper – théâtre de Cornouaille – qui associe création contemporaine pointue et arts de la rue des plus accessibles.

 

À propos de festivals, est-il utile d'en rajouter sur nos autres succès « maison » comme les Vieilles Charrues à Carhaix, l'un des plus gros festivals musicaux d'Europe, ou le Bout du monde qui affiche complet chaque été à Crozon ?

 

On pourrait aussi vous vanter le fonds Hélène et Edouard Leclerc qui a consacré Landerneau en haut lieu de l'art contemporain.

 

Sans oublier toutes ces entreprises qui œuvrent dans les industries culturelles ; ces 168 établissements finistériens qui produisent des biens culturels. Ces artisans d'art qui rayonnent dans le monde entier, comme le brodeur et styliste quimpérois Pascal Jaouen.

 

On a même un « film lab européen » Le Groupe Ouest, qui a pour ambition de soutenir la création cinématographique bretonne et son modèle particulièrement dynamique, en s'appuyant sur des coopérations internationales, avec le Canada ou l'Irlande.

 

Si nos chapelles sont ravissantes, nos mégalithes fascinants, nous avons d'autres monuments ébouriffants, comme le château du Taureau, au milieu de la baie de Morlaix, la Tour Vauban à Camaret, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, le château de Trévarez et son domaine où les installations artistiques et scénographies poétiques attirent chaque année plus de visiteurs (on dépasse les 100 000 en 2016).

 

Reste à mentionner les acteurs plus mouvants, pas toujours bien identifiés, que sont les associations, dont certaines ont compris l'intérêt de la marque de territoire pour faire passer leur message. Beaucoup d'entre elles ont un objet patrimonial, artistique ou culturel, telle l'association Comme des chefs qui a choisi la thématique de la gastronomie et propose des événements autour de ce sujet alléchant.
Leur action n'est pas nouvelle mais leur adhésion à Tout commence en Finistère leur donne plus de visibilité. Par « effet de réseau », la marque peut aussi doper leur activité jusqu'à créer de l'emploi. C'est ce qui est arrivé auparavant aux associations à l'origine des festivals musicaux ou des fêtes maritimes (de Douarnenez, puis de Brest).

 

Le maritime, encore une thématique très porteuse, dans laquelle la composante culturelle a su générer une activité, une attractivité : depuis les excursions-explorations écologiques du milieu marin en voilier ou kayak, jusqu'aux centres de découverte comme Haliotika sur la pêche en mer au Guilvinec, en passant par la valorisation du patrimoine maritime, bâti ou navigant. L'équipement culturel le plus visité de Bretagne – apprécié des touristes comme des locaux - n'est autre qu'Océanopolis, centre de culture scientifique consacré aux océans, à Brest.

 

N'en jetons plus, ce chauvinisme breton pourrait devenir irritant. L'important pour nous est de faire tomber les clichés et de vous convaincre qu'en matière de culture, on donne moins dans la conserverie que pour nos sardines. Même à l'extrême bout du monde, tout peut commencer...

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

30 Septembre 2016, 08:16am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

Un bon rythme de croisière dans l'univers de la culture et des patrimoines passés au filtre numérique : rendez-vous tout public comme la fête de la science, ou plus spécialisés comme ces journées d'études sur les sciences humaines et les TIC.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Une journée d'études sur les humanités numériques est ouverte à tous, le 4 octobre 2016 à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société de Lille (59). Elle termine le programme de recherche DORRA-DH qui avait pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques. Cette journée met en perspective le programme « Cultural Analytics » initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

 

L'institut national d'histoire de l'art (INHA) reprend ses lundis numériques à Paris. Chaque mois, une rencontre sur les humanités numériques avec un accent porté sur le domaine visuel. Le 10 octobre 2016, la séance est consacrée à l'édition, la conservation et l'exposition d'une collection en ligne.

 

Le CLIC France et Paris Musées organisent la première journée d’étude sur « l’innovation et le numérique dans les musées des Beaux-Arts » le mardi 11 octobre 2016 au Petit Palais de Paris. Les acteurs de la muséographie virtuelle pourront y faire le point et échanger sur la numérisation et la diffusion des collections, les expériences de visite liées aux nouvelles technologies, et les financements de ces outils.

 

Le 14 octobre 2016, on peut poursuivre la réflexion lors de la conférence BeMuseum consacrée à l’innovation dans les musées belges aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

Le 19 octobre 2016, c'est au tour de l'OMNSH (observatoire des mondes numériques en sciences humaines) d'organiser sa journée d'études "Valorisation du patrimoine et numérique" au Centre Pompidou à Paris. Les professionnels du secteur échangeront avec les chercheurs et confronteront leurs expériences et expertises lors d'une table ronde.

 

Médiation culturelle

Le 17 octobre 2016 à Paris, un colloque de l'EHESS (Ecoles des hautes études en sciences sociales) s'intéresse aux enquêtes d'ethnologie qui font usage des outils audiovisuels avec la participation du public enquêté, vaste programme !

 

Culture, handicap et numérique

Un colloque de trois jours sur le thème « Handicap, inclusion et accessibilité - Approches comparatives dans l’espace francophone » a lieu du 24 au 26 octobre 2016 à Suresnes (92). C'est toute la perception du handicap dans nos sociétés qui est décortiquée dans différents domaines, du sport à l'éducation en passant par les arts.

 

Nouvelle écritures multimédia

I love transmédia a commencé le 30 septembre 2016 et dure jusqu'au 2 octobre à Paris. On y teste et on y examine toutes les expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs.

 

Les narrations innovantes sont l'un des sujets phare d'Experimenta le salon des arts, sciences et technologies, du 6 au 8 octobre 2016 à Grenoble (38). Ce thème traverse les 7 tables rondes sur l’Intelligence Artificielle, les big data, l’énergie, le transmédia, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’eye-tracking.

 

Quant à Marseille Web Fest, c'est un festival international consacré aux web séries, les 21 et 22 octobre 2016 à Marseille. En plus des projections, on peut y suivre des conférences sur les nouvelles écritures, les manières inédites de raconter des histoires à la sauce numérique.

 

Culture sonore

Les Apéros Sonores, séances publiques d'écoute radiophonique dans les bars de Nantes (44), font leur rentrée le 5 octobre 2016. Ce premier rendez-vous est consacré au narrateur.

 

Un atelier sur le « selfie audio, mon son est un moi », est proposé le 5 octobre 2016 dans le cadre d'une journée d’étude et d'ateliers sur le thème "réseaux sociaux et identité numérique" du Lieu multiple à Poitiers (86).

 

Le festival SONOR va bruire du 14 au 16 octobre 2016 à Nantes (44). On y pratique la création radiophonique et l'art de l'écoute de documentaires, fictions, phonographies, carnets de voyage, poésie sonore....

 

L'EESAB Rennes (école européenne supérieure des arts de Bretagne) propose une conférence de Damien Simon sur les pratiques sonores, en particulier les marches et balades pendant lesquelles le promeneur écoute. C'est le 19 octobre 2016 à Rennes (35) et c'est en lien avec le parcours sonore du samedi 5 novembre 2016, dans le cadre du OFFROAD de la biennale off.


Culture et patrimoine tout public

Un parcours artistique et nocturne dans Paris, la Nuit Blanche du 1er octobre 2016, vous promène au fil de 40 installations et spectacles vivants sur le thème de « la quête amoureuse de Poliphilie ». Parmi elles, on est sensible à l'œuvre d'Olivier Beer, captation sonore de la Seine, mixée en direct et diffusée en divers points du pont...des Arts bien sûr !

 

Le Festival Maintenant, du 7 au 16 octobre 2016 à
 Rennes (35), explore les liens entre arts, musiques et technologies. Outre les concerts, installations sonores et expériences à suivre en famille, on peut y assister à des conférences et participer à des ateliers, comme celui sur les interfaces sonores et créatives du 13 octobre 2016.

 

25 ans que ça dure ! La fête de la science, c'est du 8 au 16 octobre 2016. Partout en France, les curieux peuvent échanger avec des chercheurs, tenter des expériences, visiter des laboratoires ou des expositions, mener des enquêtes, bidouiller dans des fablabs... pour parfaire sa culture scientifique en s'amusant.


 

Pour signaler d'autres événements,
n'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

Site internet

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Compte Twitter : @HistoireDeSon

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

31 Mars 2016, 22:04pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

Culture et patrimoine tout public


Ce week-end encore, ce sont les journées européennes des métiers d'art #Jema2016, soit trois jours (1er, 2 et 3 avril) pour visiter les ateliers et admirer les savoir-faire des artisans d'art dans quelques 200 métiers, partout en France. Cette année, à l'occasion de ses 10 ans, la manifestation se tourne vers l'avenir et s'intéresse à l'innovation dans les métiers d'arts, innovation sociale mais aussi technique, avec les « gestes de demain ».


Du 26 avril au 14 mai, le festival Interstices parsème Caen d'installations sonores, visuelles et recompose les espaces de la ville.


 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Un temps fort qui se termine ce week-end sur Twitter, la #MuseumWeek ! Les musées tweetent encore ce vendredi 1er avril leurs projets innovants via #futurMW, leurs anecdotes avec #ZoomMW samedi 2 avril et pour finir en beauté dimanche 3 avril : leurs coups de cœur #loveMV. Il s'agit d'une opération de communication mais aussi de médiation culturelle numérique.

 


Le CVT (Consortium de valorisation thématique) de l'Alliance Athéna à Meudon consacre son petit déjeuner du 6 avril 2016 au thème : patrimoine et numérique. Les porteurs de projets en SHS y rencontrent des représentants du monde socio-économique pour tisser des partenariats.


Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine Digitale, du mardi 5 au samedi 9 avril 2016 à Bordeaux, le 6 avril est la journée Culture et Numérique. À noter en particulier, le panorama des dernières innovations numériques dans les lieux culturels en France et dans le monde par le CLIC France, et une table ronde sur les nouvelles stratégies numériques dans le champ patrimonial


Les lundis numériques de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) sont consacrés au numérique éditorial, humanités numériques, et plus spécialement pour ce qui touche au domaine visuel. Chaque 2e lundi du mois à 18h une séance ouverte au public permet d'aborder ces thématiques et ces réalisations. Le 11 avril 2016, il sera question de documentation, archives et nouvelles technologies de l’information.


Le 3ème Forum CLIC Nord / Museohub 4 a lieu les 19 et 20 avril 2016 à Lille autour de trois thèmes :
. Jeunesse et numérique patrimonial
. Réalité augmentée et virtuelle
. Maquettes et numérique


 

Médiation culturelle

 

Au Québec, à Chicoutimi, a lieu ce 1er avril la 4ème journée d'études sur la médiation culturelle après une importante enquête régionale réalisée sur ce sujet. La journée portera sur les résultats de l’enquête, les pratiques et les récits d’expériences.

 

 

Tourisme culturel

 

Comment l'aménagement du territoire peut-il encourager la pratique sensible de ce territoire, notamment grâce à l'art ? C'est le thème de la rencontre organisée ce 1er avril à Marseille par les collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, du Bureau des guides du GR2013. On doit à ces derniers un plan-guide « arts et aménagement des territoires ».

 


 

Culture, handicap et numérique


Commencé en novembre 2015, le tour de France de l'accessibilité numérique de l'association Braillenet a pour but de promouvoir l'accès des nouvelles technologies de l'information et de la communication aux personnes atteintes de handicaps, notamment sensoriels. L'étape de ce 1er avril 2016 est consacrée à la culture et a lieu au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.


 

 

Culture sonore


Les 4 et 5 avril 2016, le colloque « Une pluralité audible ? Musiques, langues et mondes sonores en contexte urbain » de l' Université Jean-Monnet de Saint-Etienne s'intéresse à la dimension sonore des villes. Il y a les lieux dans lesquels se fabrique « de la musique », les langues qui y sont parlées, les bruits et les ambiances sonores : peut-on et doit-on tout rendre audible ?

 

Dans le cadre de son cycle « à pleine voix », Karine Le Bail, historienne, chargée de recherche au CNRS, productrice de l’émission « À pleine voix » sur France Musique propose le 5 avril 2016 une rencontre autour de la transformation de la voix (logiciels de transformation, traitement et spatialisation en temps réel de la voix).


 

Le séminaire Espace-son, Approche interdisciplinaire des milieux sonores reçoit le lundi 11 avril 2016 à l'Université Paris Ouest la Défense, Steven Feld, « Etre à l’écoute des manières d’entendre : une acoustémologie en Papouasie Nouvelle Guinée »


 

Le 20 avril à Rennes, on pourra suivre la restitution d'un atelier de création sonore proposé par Flora Bruneteau à une vingtaine d'étudiants de septembre 2015 à mars 2016. Ils ont créé une cartographie sonore du quartier Villejean et découvert le travail d’artistes sonores Philippe Morvan, Pauline Boyer, Benjamin Le Baron... 7 lieux cartographiés : la bibliothèque de Villejean, l'église Saint-Luc, la piscine de Villejean, le marché de Villejean, la dalle Kennedy de jour et de nuit et enfin, le parc du Berry.

 

Les 30 et 1er avril 2016 en Grande-Bretagne et au-delà, c'est la 3ème édition du Soundcamp. 24 heures d'écoute du monde en streaming, au fil des micros des différents preneurs de son.
 

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Au PULP Festival (de la Ferme du Buisson en complicité avec Arte) les 8,9 et 10 avril 2016 : entre autres propositions Phallaina, en visite sonorisée grandeur nature, en smartphone ou en tablette mais aussi Billy the Kid I love you, un spectacle qui lie dessin, film et musique en live ou encore Richard III, avec des procédés numériques novateurs.


 

On explore aussi beaucoup les nouvelles écritures au Learn Do Share – Paris puisque l'événement est précisément consacré au storytelling, aux narrations créatives, expériences immersives, installations interactives... les 9, 11 et 12 avril 2016.

 

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Boulimie de patrimoine

18 Septembre 2015, 08:32am

Publié par véronique muzeau

Boulimie de patrimoine

Revoilà les Journées du patrimoine, toujours aussi dynamiques et foisonnantes. Elles font même office d'apéritif pour une autre part de patrimoine, la gastronomie, qu'on fête la semaine suivante. De quoi gaver les curieux. Trop ?

 

Elles sont de retour ! Comme chaque année, il ne fait pas de doute que les Journées Européennes du Patrimoine (JEP pour les intimes) vont faire le plein, archi plein. Les chiffres parlent d'eux-même : un nombre monumental de sites participants (17000*), des visiteurs par millions (12 millions en France*), une idée reprise dans 50 pays (mais pas tous à la même date). Et pour être certain d'en avoir encore pour les prochaines années, on a choisi pour thème de cette édition 2015 « le patrimoine du XXIe siècle, une histoire d'avenir ».

 

En tout cas, les animations sont encore légion. Au point qu'on soupire en pensant à tout ce qu'on ne pourra pas voir...

 

Indigestion de propositions

 

Et oui, c'est un peu le problème avec ces grands temps forts de la culture. Ça met en lumière, ça fait le buzz, mais concrètement c'est très frustrant.

Non, vous ne pourrez pas suivre le concert dans la maison natale de Debussy, ET le parcours d'animation autour de la COP21 au ministère des Affaires étrangères, ET la visite commentée du chantier de restauration de la façade ouest et du clocher de l'église Saint Martin de Courpière (63) ET voir l'exposition « les quartiers se racontent » à l'aéroport Guadeloupe pôle Caraïbes. Vous devrez choisir. C'est cruel mais c'est comme ça !

 

En fait, si vous soupirez c'est parce que vous êtes déjà un boulimique de patrimoine et que les JEP n'ont pas vraiment été inventées (en 1984) pour vous...

 

Des journées conçues d'abord pour les débutants du patrimoine

 

Une étude un peu ancienne (2000) montrait que la motivation des participants aux Journées était avant tout la découverte d'un univers inconnu.

 

Plusieurs profils se détachent cependant parmi les publics des Journées du patrimoine ; à savoir :

 

  • Les non-habitués, qui ne fréquentent guère le patrimoine dans l'année et qui profitent donc de cette grande communion nationale pour le faire. Quoi qu'ils visitent, ce sera pour eux exotique. Et c'est le grand mérite des JEP de leur offrir ce moment de démocratie culturelle. Ce sont eux les cibles originelles des Journées qui devaient les attirer vers le patrimoine. Mission accomplie. C'est pour les séduire eux en particulier que les organisateurs se décarcassent et montent des propositions spécifiques à l'occasion : visites théâtralisées ou jeux de piste, concerts et spectacles... Qui sait, ils y prendront peut-être goût et recommenceront avant septembre prochain ?

 

  • Les curieux de proximité, qui fréquentent un site régulièrement mais qui vont enfin pouvoir bénéficier de la présence d'un guide et d'une médiation : une petite chapelle en rase campagne, l'usine dans laquelle on travaille, le pont sur lequel on passe tous les jours, l'hôtel des impôts... Ce sont les « touristes chez eux » qui viennent aussi se réapproprier la mémoire de leur territoire. Les JEP permettent alors parfois de tester des visites guidées ou des ouvertures au public qui seront reconduites à d'autres moments de l'année.

 

  • Les dévoreurs de patrimoine, qui profitent des JEP pour accéder à un monument ou un site inaccessible la plupart du temps : coulisses de préfectures ou de la Cour des comptes, châteaux privés exceptionnellement ouverts, chantiers de fouilles archéologiques, etc. C'est pour ces derniers que les JEP ont un « goût de trop peu » ; ils verraient bien l'événement avoir lieu chaque week-end... On leur rétorquera qu'eux aussi peuvent se transformer en "touristes chez eux" et suivre les visites proposées par les offices de tourisme ou maisons du patrimoine, toute l'année ou au moins en été.                                                                Oui mais certains répondront : là, c'est gratuit ! Enfin, presque partout, c'est vrai, et c'est sans doute aussi un critère important pour les curieux désargentés.

 

La multiplication des journées liées au patrimoine

 

Bon bref, si on n'est pas rassasié par ces journées, il suffit d'attendre le week-end suivant pour en reprendre une louche grâce à un autre événement national dédié à un patrimoine bien français : la Fête de la Gastronomie ! Bien sûr, on y déguste beaucoup, mais on y visite également : des chais, des moulins à huile, des usines de torréfaction, donc souvent du patrimoine. On y apprend aussi sur les produits et leurs terroirs, les méthodes de production, de transformation, et d’accommodation. On peut y suivre des conférences et des débats, y voir des expositions. C'est aussi, bien sûr, de la culture.

 

Ensuite, il suffira de patienter un peu : Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, Journée Internationale des Archives, Nuit des Musées, Nuit des Églises ou Journées Nationales de l'Archéologie, Journées des Métiers d'Art... Ajoutons pour ceux qui l'auraient oublié, que 2015 est l'année européenne du patrimoine industriel et technique. La France est le pays où on compte le plus d'événements liés au patrimoine culturel. Il doit bien y avoir une raison...

 

*chiffres du Ministère de la Culture et de la Communication

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Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

17 Avril 2015, 15:03pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

La médiation culturelle descend au jardin. Lieux humains donc lieux de culture par excellence, les jardins et les parcs ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes.

 

Le jardin devenu support de culture

 

Depuis longtemps, parcs et jardins se transforment en lieux de culture dès le retour des beaux jours. Les kiosques à musique accueillent ensembles et orchestres, les théâtres de verdure s'emplissent de comédiens et de spectateurs venus savourer une pièce au clair de lune. Les conteurs promènent leurs auditeurs de bosquets en massifs au fil de leurs histoires.

Mais alors, le jardin n'est qu'un écrin, un simple réceptacle.

 

Plus récemment, il est devenu en soi un support de culture.

Déjà, c'est un coin de nature façonné par l'homme. Le jardin est culturel, comme peut l'être un paysage.

Il est aussi l'objet d'attentions particulières, avec souvent des prétentions esthétiques, parfois des visées artistiques, ou bien des objectifs médicinaux ou alimentaires. Qu'il soit parc floral, jardinet d'agrément, potager, le jardin est comme une bibliothèque végétale, à condition que la médiation sache nous aider à lire ses ouvrages.

Mais l'endroit lui-même est propice à la transmission : le jardin peut parler à tout public. Nous avons tous un jardin quelque part dans notre vie. Le jardin nous est familier.

Par ses multiples dimensions sensorielles, il est plus accessible que bien d'autres lieux. On y respire les odeurs, on y entend les chants d'oiseaux, bruissements du vent dans les feuilles ou craquements, on y touche les écorces...

 

 

Anaïs Löhmann a fait des études d'architecture du paysage. En service civique à l'écomusée des Monts d'Arrée, elle découvre le potentiel du jardin comme lieu de médiation culturelle.

 

De l'art au jardin à l'art du jardin

 

Dans le domaine artistique par exemple, on est passé de l'exposition d'oeuvres d'art dans les parcs, aux installations artistiques étroitement connectées avec le jardin. Le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire est l'événement emblématique de ce glissement. Dans le parc du château de Chaumont, les œuvres s'inspirent du jardin ou sont des jardins. Ce ne sont pas seulement des œuvres posées dans un joli décor avec lequel elles ne dialogueraient pas.

 

Entretemps, le land art est venu d'Amérique : un art contemporain qui utilise lui aussi la nature comme environnement et comme ressource. La pratique du land art est désormais un outil de médiation culturelle, à la fois comme expression artistique mais aussi pour interroger le rapport de l'homme à la nature.

 

La science au jardin

 

Manifestation ancienne du jardin « documentaire », le parc botanique affiche lui aussi une ambition culturelle : conserver des espèces, faire avancer la science et transmettre au grand public le savoir végétal. Les jardins botaniques sont toujours appréciés des amateurs de beauté et des passionnés des plantes. Ils deviennent des lieux innovants de médiation culturelle scientifique. Ainsi en est-il du Labotanique que les Petits Débrouillards ont réalisé dans la grande serre du domaine de Trévarez à Saint-Goazec (Finistère). C'est une exposition interactive permanente centrée sur les trois espèces reines du domaine : camélias, rhododendrons et hortensias. Elle fait la part belle aux expériences et au jeu et les outils de médiation sont très variés, numériques ou pas.

 

Le jardin ethnologique

 

Autant le parc assouvit d'abord un besoin de beauté, autant le jardin a bien souvent aussi un but pratique.

Au Moyen Âge, le jardin des abbayes ou des châteaux était avant tout médicinal et potager.

L' EPCC (établissement public de coopération culturelle) Chemin du Patrimoine en Finistère a totalement recréé le jardin de l'ancienne Abbaye du Relecq pour en faire un espace d'interprétation sur l'usage alimentaire des plantes de l'époque médiévale à nos jours.

De même, l'Ancienne abbaye de Landevennec s'appuie sur son jardin d'archéologie et d'histoire pour illustrer concrètement la vie monastique au temps de Charlemagne.

Au musée de l'école rurale de Trégarvan, le jardin de l'instituteur est un élément à part entière de la scénographie. Sous la IIIe République, l'enseignant l'utilisait à la fois comme outil pédagogique et comme garde-manger.

Enfin, l'écomusée des Monts d'Arrée reconstitue, après une véritable enquête de terrain, le jardin typique de son territoire dans les années 1950. Jardin vivrier, essentiellement potager, il illustre les mutations profondes d'une Bretagne qui passe alors de l'agriculture paysanne à un modèle agricole intensif et industriel.

Plusieurs de ces propositions finistériennes sont rassemblées dans l'opération « jardins insolites en Finistère » dont le leitmotiv est bel et bien « une terre de culture et de patrimoine ».

 

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Les métiers d'art et la médiation culturelle

27 Mars 2015, 12:24pm

Publié par véronique muzeau

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

 

 

Ce sont les journées des métiers d'art du 27 au 29 mars 2015. Faire découvrir ces savoir-faire c'est aussi de la médiation culturelle car il s'agit bien souvent de patrimoine culturel.

 

Les 9e Journées Européennes des Métiers d'Art ( #JEMA2015) ont lieu ce dernier week-end de mars. Le programme de cette manifestation européenne se compose essentiellement de visites d'ateliers d'artisans d'art, d'expositions et de circuits thématiques.

 

Le passé et l'avenir se conjuguent

 

Bien sûr, l'événement met en lumière des métiers de haute technicité. Le thème de cette année, « territoires de l'innovation », est sans équivoque : ce sont aussi des métiers d'avenir et les JEMA ont pour but d'inciter les jeunes à s'orienter vers ces professions. D'ailleurs, les centres de formation proposent des démonstrations, ateliers d'initiation ou portes-ouvertes ; parfois sur des chantiers de restauration qu'ils ont menés.

Incidemment, il s'agit aussi d'inciter le public à acheter les objets d'artisanat d'art ou à s'offrir les services de ces artisans spécialisés qui ont pourtant souvent du mal à vivre de leur travail. C'est du « made in France » et le mot « territoires » est aussi intéressant : faire vivre les métiers d'art, c'est consommer local !

 

Patrimoine immatériel et matériel

 

Mais il s'agit aussi de comprendre des techniques parfois ancestrales qu'emploient ces métiers. C'est donc une découverte de patrimoine immatériel. Ou matériel, quand l'artisan restaure un objet ou un bâtiment historique : mobilier ancien, faïences, reliures, statues, instruments de musique, bijoux, toitures en chaume, etc.

En ce sens, les Journées des métiers d'art sont un acte de médiation culturelle.

Histoire de Son a réalisé ce type de médiation dans l'audio guide de la Collégiale Saint Martin de Montmorency (94) en donnant la parole à une restauratrice de vitraux et à un sculpteur ornemaniste. Car les artisans d'art qui oeuvrent dans la restauration patrimoniale sont aussi de véritables savants en histoire de l'art. On découvre ainsi comment travaillait l'atelier qui a réalisé au XVIe siècle les stalles de la collégiale, ou les évolutions des techniques du vitrail à la Renaissance. Les objets eux-mêmes, les symboles qu'ils arborent, nous parlent du passé et sont des témoins de l'Histoire religieuse, diplomatique, économique...

 

Un public curieux d'artisanat historique

 

Et le public est friand de ce type de manifestation. Certes, la beauté et l'émotion esthétique sont les atouts majeurs de l'artisanat d'art. Mais la découverte et l'apprentissage font aussi partie des motivations des visiteurs, comme pendant les journées du patrimoine. En témoigne le succès du chantier de Guédelon où la construction d'un château fort avec les techniques du Moyen-âge est l'occasion d'expliquer l'ouvrage du forgeron, du cordier, du menuisier ou du tailleur de pierre, la fabrication des tuiles ou des bardeaux (tuiles de bois), la teinture des tissus. On fait un peu de physique chimie en passant et on s'émerveille !

 

  • Journées européennes des métiers d'art, du 27 au 29 mars 2015, dans toute l'Europe

http://www.journeesdesmetiersdart.fr/

 

  • Collégiale Saint Martin de Montmorency

http://www.montmorency-tourisme.fr/Visite-audioguidee-de-la

 

  • Château de Guédelon

http://www.guedelon.fr/

 

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Histoire de Son vous souhaite une excellente année 2015

25 Décembre 2014, 20:34pm

Publié par véronique muzeau

Une année pleine de sens, de sons, de culture!

Une année pleine de sens, de sons, de culture!

Quelques voeux pour l'année à venir?

 

  • Que la culture soit enfin une composante à part entière du tourisme!
  • Que le numérique prenne tout son sens avec des contenus de qualité et ne s'arrête pas aux seules prouesses technologiques.
  • Que l'accessibilité universelle soit une donnée incontournable de tous les projets culturels.
  • Que l'imagination fertile des producteurs de contenus rencontre l'ambition culturelle des institutions, collectivités locales, structures privées, quelle que soit leur taille.
  • Que les institutions, collectivités publiques ou structures privées pensent médiation et pas seulement communication.
  • Que le patrimoine immatériel devienne une vraie roue du carosse culturel.

 

Bonne année 2015 à tous !

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Collectivités : valoriser le patrimoine touristique de son territoire

9 Octobre 2014, 12:44pm

Publié par véronique muzeau

Quel patrimoine valoriser et avec quels outils ?

Quel patrimoine valoriser et avec quels outils ?

Les collectivités qui souhaitent valoriser leur patrimoine à des fins touristiques sont légion dans notre pays qui regorge de monuments, curiosités, vestiges du passé. Toutes ne savent pas forcément par quoi commencer.

 

Analyser son territoire

 

Le problème, c'est même parfois le « quoi ? » : que valoriser exactement ? En clair, qu'est-ce qui fait l'originalité du territoire, sa singularité, par rapport aux autres ? Qu'est-ce qui étonnera et enthousiasmera les visiteurs ?

Les habitants (et les élus) du territoire en question n'ont pas toujours le recul pour répondre à cette question ; ils sont tout simplement « habitués » à côtoyer quelque merveille naturelle ou quelque curiosité culturelle qu'ils ne voient plus comme telle.

Ou bien, ils n'ont pas perçu que leurs pratiques agricoles locales, que leur géologie ou la forme de leurs maisons étaient uniques et exotiques vues de l'extérieur.

Ou encore, ils connaissent le potentiel d'idées originales que couve leur territoire et ils souhaiteraient faire remonter ces idées et les confronter, mais ils n'ont pas les outils pour le faire.

Bref, un regard externe est souvent indispensable avant toute valorisation touristique. C'est ce qu'on appelle la médiation territoriale. Elle s'appliquait au départ aux projets d'urbanisme, mais elle se révèle tout à fait adaptée aux projets de valorisation touristique.

 

Connaître les outils de valorisation

 

Second problème, le « comment » : quels sont les outils pour valoriser le territoire et comment les mettre en œuvre ? Même un simple sentier d'interprétation avec signalétique peut être totalement raté. Si les textes des panneaux sont abscons ou leur vocabulaire trop technique, si le graphisme est illisible (pensez aux visiteurs déficients visuels ! ), si les points d'intérêt manquent...d'intérêt, si les ressources documentaires sont insuffisantes, si l'ergonomie du parcours est discutable (trop long pour les familles, trop accidenté pour les personnes à mobilité réduite, etc.).

Et que dire des outils numériques de valorisation touristique ? Les applications mobiles et autres dispositifs multimédias peuvent parfois briller de mille feux à première vue, mais « bugger » à la première utilisation ou avoir totalement délaissé le contenu (un bel emballage sans cadeau à l'intérieur). Nous connaissons des applications mobiles dont les documents photos sont dénués de légende, d'autres dont les documents audio sont des sons téléphoniques ultra compressés lus par un stagiaire...

Le visiteur pourra alors au mieux s'extasier devant la prouesse technique d'une application mobile, mais il quittera le territoire sans avoir rien découvert ni appris de ce territoire, et sans savoir au juste ce qui pourrait le retenir ou le faire revenir !

En matière de valorisation multimédia, deux types de savoir-faire sont indispensables pour réussir :

  • la technique de développement informatique, pour déterminer les outils pertinents en fonction des usages, des ressources documentaires, des points d'intérêt, des contraintes de connexion...,

  • la technique de médiation culturelle et scientifique, pour savoir adapter le discours au support, à la cible, aux ressources et pour produire un discours à la fois compréhensible et agréable à suivre. Car non, l'écriture audiovisuelle ne s'improvise pas. Non, il ne suffit pas de prendre quelques photos et de lire une notice d'encyclopédie enregistrée avec un dictaphone pour réaliser un contenu satisfaisant.

La médiation culturelle et scientifique audiovisuelle est un métier et la qualité des contenus dépend d'un réel savoir-faire, tout comme l'ergonomie et la fluidité d'une application mobile dépendent d'une compétence informatique.

 

Les élus et décideurs des collectivités qui souhaitent valoriser leur patrimoine ont en fait tout intérêt à suivre des formations sur ces questions. Ne serait-ce que pour réussir les appels d'offre qu'ils lanceront pour la réalisation de leurs outils de valorisation. Trop souvent, ces appels d'offre oublient les ingrédients indispensables à la réussite des projets.

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