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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #ecoute

Didier Tallec, compositeur de paysages sonores

23 Mai 2017, 16:02pm

Publié par véronique muzeau

Un environnement sonore peut devenir la matière d'une œuvre d'art

Un environnement sonore peut devenir la matière d'une œuvre d'art

Rencontre avec Didier Tallec, musicien amoureux du son qui travaille l'environnement sonore pour en extraire des œuvres d'art.

 

Didier Tallec se présente souvent comme un artiste multimédia mais il est d'abord musicien, violoniste plus précisément.

Depuis quelques années, il travaille aussi la vidéo et ...toujours le son bien sûr ! Mais ses compositions ont évolué : peu à peu, le musicien est tombé dans la marmite du field recording, la composition de paysages sonores en tant que créations artistiques.

Contrairement à l'audio naturaliste, le field recorder ne privilégie pas forcément le "son de la nature" ; il capte aussi celui de la "culture". Ce qui pourrait apparaître comme un bruit dérangeant devient une matière, une empreinte du territoire capté, en particulier le Finistère où vit Didier.

Tout son d'un paysage est une matière à travailler.

Wire Drawing sort en vinyle en automne 2017 ; le disque vinyle est dans ce cas un support adapté car cette œuvre est composée des sons d'une usine de tréfilage, issus d'une exposition commandée par l'unité Michelin de Vannes pour ses quarante ans.

Je suis un chasseur de sons, parfois je reviens bredouille, parfois la récolte et intéressante.

À la recherche de paysages sonores, Didier Tallec explore, micro en main, les oreilles aux aguets et nichées dans un casque audio, comme un photographe se met en quête de lumière et d'image.

Puisqu'il vit à Quimper et à Penmarc'h, le compositeur a repéré ses « spots » : un coin pour les tempêtes à Saint-Guénolé, l'île de Sein pour capter le vent dans un milieu moins anthropisé, vierge de moteurs de voitures.
Toujours muni d'un enregistreur quand il voyage, il aime aussi capter les ambiances des villes européennes, comme il l'a fait récemment en recueillant l'empreinte sonore de Prague.

En général, une œuvre décrit l'unité d'un lieu, mais Didier n'exclut pas de « mixer » différents sites.

Le matériel : palette de micros, enregistreur simple, excellent casque

Le matériel est simple et pas forcément coûteux.
Le field recorder dispose d'une palette de micros car la réussite du paysage sonore dépend surtout de leur positionnement : des hydrophones pour enregistrer sous l'eau, un micro canon, un couple A/B (stéréo) et des micros de contact pour les vibrations des routes ou des ponts.
Du côté des enregistreurs, un Zoom H2 et un Edirol R 44 font parfaitement l'affaire.
Quant au casque, Didier apprécie particulièrement son Sony CD 3000.

 

Collaborations artistiques

Didier travaille aussi en collaboration avec d'autres artistes : Noémie Sprenger-Ohana, chercheuse et créatrice en musique acousmatique (destinée à l'écoute par hauts-parleurs) avec qui il propose des formations au field recording.

Récemment, c'est Pierre Charrié, designer créateur de belles surfaces sonores en bois qui a diffusé ses paysages sonores lors de Révélations la biennale internationale des métiers d'art et de la création, au Grand Palais à Paris du 4 au 8 mai 2017.

 

 

Jardins sonores

Le compositeur cultive son art sur un autre média, comme un jardin secret : ses jardins justement, l'un au centre de Quimper et l'autre à Penmarc'h en bord d'océan. Et dans ces petits univers intimes, il est aussi question d'ambiance sonore.
À terme, Didier pourrait y proposer une installation sonore permanente.

 

Dans une société entièrement dominée par l'image, les gens ne font guère attention aux sons qui les entourent.

En véritable amateur de son, Didier Tallec regrette un peu la prédominance de l'image dans notre quotidien. Peu de gens s'intéressent à la musique contemporaine. Et quand ils sont en position d'écoute, les auditeurs se préoccupent rarement de qualité sonore.

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Le centre de la Terre est un territoire sonore

5 Mai 2017, 10:04am

Publié par véronique muzeau

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

Vous allez pouvoir découvrir par l'audio les richesses et trésors minéraux du sol et du sous-sol à l'occasion d'un nouveau festival, au cœur de la réserve géologique de la Presqu'île de Crozon.

 

Une première édition d'un festival de médiation scientifique autour de la géologie, le festival du Centre de la Terre, a lieu en presqu'île de Crozon (Finistère) du 13 au 21 mai 2017.

Et la presqu'île, c'est le berceau de Territoires sonores, un projet participatif de mise en son d'un coin de Bretagne et d'éducation à la baladocréation mené depuis 10 ans. Les acteurs et les bruits du territoire ont été captés et on peut les écouter le long de trois sentiers, ou bien on peut déguster une « friandise sonore » juste en flânant n'importe où sur les chemins.

On peut aussi s'adonner à l'écoute allongée, dans une « caravane sonore » au gré des événements locaux où elle stationne...

La caravane sera présente en cette mi-mai à la Maison des minéraux qui est à l'origine de Territoires sonores et … du festival du Centre de la Terre.

 

Cet événement culturel et festif est l'une des composantes de la Fête de la Bretagne, déclinée chaque année au mois de mai dans toutes la région.
Pendant ces 9 jours, sur une douzaine de sites de la presqu'île de Crozon, des animations conviviales vont permettre à tous publics de mieux comprendre notre Terre.
Et il s'agit en effet de mixer les approches : celles des scientifiques géologues et archéologues, des artistes (comédiens, musiciens, plasticiens), des artisans, des historiens et géographes, des naturalistes, des poètes...

Au programme : des conférences, des balades, des visites, des ateliers de savoir-faire (taille de la pierre, sculpture, poterie, métallurgie, architecture, ...), des spectacles, expositions, chasse aux haïkus, jeux bretons, restauration...

Et entre autres échos sonores de ce festival :

  • la présence de notre partenaire Radio Évasion pour 2 heures de direct le 20 mai 2017,

  • la tradition orale avec les « contes des tailleurs de pierre » et autres balades contées,

  • des créations minérales et artistiques comme le lithophone,

  • sans oublier les concerts !

Si vous aimez votre planète, entrez au cœur du festival du Centre de la Terre, et n'oubliez pas d'ouvrir vos oreilles, les cailloux ont des chose à vous dire !
Promis, Tous Curieux/Histoire de son vous ramènera quelques friandises sonores.

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Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Semaine du son, petite sélection

24 Janvier 2017, 19:03pm

Publié par véronique muzeau

Semaine du son, petite sélection

La Semaine du son retient forcément l'attention de Tous Curieux/Histoire de son... Les rendez-vous autour du sonore et de l'audio sont nombreux jusqu'au 11 février 2017. Impossible d'en dresser la liste exhaustive ; à défaut d'un tour horizon, voici une petite sélection.

 

Données sémantiques et audio

En préambule de l'excellent festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes, sur notre territoire (le Finistère), une conférence qui nous fait dresser l'oreille. Elle s'intéresse à la problématique de la recherche automatisée des données sonores. Comment repérer l'information ou la captation pertinente dans un fichier numérique audio ? Comment insérer des marqueurs dans des fichiers son pour pouvoir ensuite les classer, les répertorier, etc. Bonne question ! Éléments de réponse le 26 janvier 2017 à Brest (29) avec les chercheurs d'Orange Labs.

 

Langage des cloches

  • Thibaut Laplace, délégué pour la Meurthe-et-Moselle de la Société Française de campanologie commente les enregistrements de différentes cloches locales, pour expliquer la signification de ces sonneries du temps civil ou religieux, et les différences de sonorités d'une cloche à l'autre. Une conférence d'art et de patrimoine campanaire à suivre le 26 janvier 2017 à Villers-les-Nancy (54).
  • Un débat a lieu le 27 janvier au CNIT de La Défense (92) après la présentation des principaux résultats de l’enquête menée en 2016 auprès de différentes paroisses à travers la France sur les cloches et leur perception.
  • Le 28 janvier 2017, c'est à Toulouse (31) qu'une autre conférence vous présente les différents usages du carillon Levêque de 1877 : volées ordonnancées, angélus, Nadalet, comptines..

 

Quand le son inspire l'image

Pour une fois, on part du son et c'est lui qui va déterminer l'image... La Semaine du son est l'occasion de lancer un concours international de création d’images sur une composition sonore musicale signée Greco Casadesus et Grégory Cotti. Les vidéastes amateurs et professionnels seront invités à s'exprimer sur ce qu'ils entendent et ils auront un an pour le faire. Ce lancement, le 27 janvier 2017 à Paris, sera suivi d'une table ronde sur la relation son/image.

 

L'ouïe par la langue des signes

En plus du handicap visuel, le handicap auditif a trouvé sa place dans la semaine du son ! Ça ne s'invente pas, c'est à Sens (89) qu'on vous propose une découverte des sons par la langue des signes du 30 janvier au 3 février 2017.

 

Immersion sonore dans l'univers du bébé

On vous en a déjà parlé l'an dernier, « Prosodie » d'Émilie Mousset est une octophonie à écouter sur un tapis et des coussins, dans l'obscurité, et de préférence entouré de bambins. C'est une performance, entre pièce radiophonique et composition acousmatique, interprétée en direct. On appréciera les réactions du très jeune public interpelé par du son, et rien que du son : le babil, les rires, et petits bruits du quotidien de la très tendre enfance. Concert à suivre le 1er février 2017 à Bordeaux (33).

 

Audioguide de Strasbourg imaginé par ses habitants

« Vous êtes ici » est à écouter immobile, pour explorer la ville seulement par les oreilles, au fil des 17 points d'intérêt de Strasbourg (68) revisités par les habitants et la compagnie Le Bruit qu'ça coûte, les 3 et 4 février 2017.

 

Et la Semaine du son propose bien d'autres thèmes et événements : formations et métiers du son, urbanisme et acoustique, prévention des troubles de l'audition, biodiversité et paysages sonores, création artistique et performances audio, écoutes collectives de documentaires, portes ouvertes de studios ou de radios, ateliers pratiques, lectures à haute voix, parcours audio sensibles, productions, démonstrations et diffusions de son spatialisé, multicanal, etc.

Téléchargez le programme complet de la Semaine du son en France et en Belgique.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

30 Août 2016, 09:01am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

Allez on rentre ! Pas trop brutalement cependant, avec un retour progressif des rendez-vous autour de la médiation scientifique et culturelle ou de la valorisation du patrimoine, numérique et accessible de préférence.

 

 

Médiation culturelle et muséale

 

« Pourquoi aller au musée ? Musées et accessibilité » c'est le thème du colloque organisé le 6 septembre 2016 par la nuit des musées de Lausanne (Suisse), avec un focus sur l’accessibilité dans les musées d’art et scientifiques, et sur les différentes approches de la médiation muséale. Il faut prendre ici le mot accessibilité au sens large, de la prise en compte des handicaps à l'accueil des communautés étrangères en passant par l'intégration d'autres publics, réputés distants des musées, comme les jeunes.

 

Deux rencontres publiques les mercredis 7 et 14 septembre 2016, entre 10h et 19h, autour du thème « Qu’attendons-nous des expositions ? ». Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre plus large de l'atelier-colloque international Versions qui se tient à la Maison Populaire de Montreuil (93) du 5 au 16 septembre. Il porte sur l’exposition, notamment dans le contexte des cultures post-digitales. Une quinzaine d'intervenants participent à deux semaines d'expérimentations in situ, démonstrations et rencontres publiques, lancées par Displays EnsadLab - Laboratoire de recherche de L'EnsAD.  

 

Le patrimoine se conjugue au futur via le numérique. Cap Digital profite de l'approche des journées européennes du patrimoine, pour proposer le 16 septembre 2016 à Paris une journée de présentation de produits et services innovants dans le domaine du patrimoine, en partenariat avec le Club Innovation et Culture France.

 

Le 28 septembre 2016 à 15h, NEMO, Network of European Museum Organisations organise un webinar gratuit et limité à 100 places pour la communauté des musées francophones ! Le thème : « La place des émotions dans les musées: le point de vue du scénographe » avec l'architecte et scénographe Lorenzo Greppi.
 

 

Culture sonore

 

Quand une commune a pour nom Aureilhan (33), on est tenté d'y organiser un événement sonore... Voici donc la troisième édition d'Aureilh'en son festival de radio à base de séances d'écoute, de rencontres, d'expositions, de concerts ou repas radiophoniques, les 10 et 11 septembre 2016.

 

La 14e édition de « City Sonic » festival international des arts sonores a lieu à Mons et à Bruxelles (Belgique) du 14 au 30 septembre 2016. 67 artistes belges et internationaux présenteront leurs créations dans différents lieux de Mons, et on pourra suivre 9 événements : concerts et performances, visites guidées, conférences et promenades d'écoute urbaine, sans oublier trois ateliers « Sonic Kids » pour initier les enfants aux arts sonores.

 

La remise des Prix Phonurgia Nova 2016 aura pour cadre la Bibliothèque Nationale de France à Paris, les 17 et 18 septembre. Ils récompensent les meilleures œuvres sonores françaises et internationales : fictions, documentaires de création, hörspiel, field recording et art acoustique.
 

L'audio n'a pas dit son dernier mot. C'est le titre de la conférence proposée le 30 septembre 2016 à Paris, par Carine Fillot, l'une des créatrices du Mouv', ex chargée de mission sur l'innovation ouverte au sein de la direction du numérique de Radio France.

 

 

Arts Numériques

 

Une journée d'étude « Les arts numériques. Visibilité et Positionnement » est proposée jeudi 15 septembre 2016 par le Labex ICCA, en partenariat avec Carrefour numérique à la Cité des Sciences à Paris. Les arts numériques sont entrés dans l'art contemporain. Mais à quelle place ? Quelle est leur reconnaissance dans les institutions publiques? Quels sont les financements pour la création artistique numérique ?

 

Mèq festival est un festival international d'art numérique en mode performance. Les installations visuelles et sonores, projections interactives, se mêlent au théâtre, à la danse, à la musique ou aux arts plastiques. À suivre du 14 au 17 septembre 2016 à Montpellier (34).

 

Les cultures électroniques et l'art numérique sont aussi les deux mamelles du festival Scopitone du 21 du 25 septembre 2016 à Nantes (44). Au menu, concerts, projections, ateliers et workshops, expositions, ciné-concerts...
C'est l'un des événements phares de la troisième édition de la
« Nantes Digital week », qui implique l'ensemble des acteurs de l'écosystème numérique nantais et propose de multiples événements ouverts à tous, entre science, technique, économie, et culture, du 15 au 25 septembre 2016.
À noter entre autres rendez-vous, la rencontre des acteurs de la culture et du numérique jeudi 22 septembre 2016 au CCO, Tour de Bretagne, avec des conférences, tables rondes et showroom sur les cultures numériques et les innovations sociales, les nouvelles dynamiques artistiques et créatives liées au numérique, la création numérique dans l'espace public. Inscriptions ouvertes dès le 5 septembre.

 

 

Culture et patrimoine tout public

 

Toujours très attendues, toujours très suivies, les journées européennes du patrimoine ont lieu les 17 et 18 septembre 2016, partout en France et ailleurs, sur le thème « patrimoine et citoyenneté ». À l'honneur, les bâtiments institutionnels célèbres comme le Panthéon ou l'Arc de Triomphe, et plus quotidiens comme les archives, écoles, mairies... Quant aux patrimoines naturels et paysagers, ils sont les cadres de l'éco-citoyenneté.

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

I love transmédia est l'un des rendez-vous majeurs des nouvelles écritures et expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs sont au centre des tables rondes, performances et expositions, du 29 septembre au 2 octobre 2016 à Paris.
 

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Des expositions, balades et concours sonores pour l'été

29 Juillet 2016, 10:14am

Publié par véronique muzeau

Des expositions, balades et concours sonores pour l'été

Avant notre pause estivale, voici quelques idées pour ceux qui aiment se cultiver ou s'émerveiller en écoutant : expositions à bases de son, balades sonores ou même concours pour créateurs audio, juste pour le plaisir.

 

Concours de création sonore

Avis aux créatifs dotés d'un micro, d'un enregistreur et d'oreilles sensibles, le fameux concours d'Arte Radio, Rue89 et Hindenburg recommence cet été. Il s'agit de composer une carte postale sonore de 4 minutes maximum sur vos activités estivales. Pour le reste, la forme est totalement libre ! Vous avez jusqu'au 31 août 2016 pour participer.

Toutes les créations seront diffusées sur l'audioblog d'Arte et les gagnants profiteront notamment du logiciel Hindenburg Journalist Pro pour 1 ou 2 ans.

 

Les adeptes des « devoirs de vacances » ou ceux qui n'aiment pas le farniente peuvent carrément profiter de l'été pour participer au prix de la création documentaire du festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest (Finistère). Mais ils ont jusqu'au 15 octobre 2016.

 

Audio en festival

Le Rewind festival pour les 30 ans de l'association Phonurgia Nova, c'est encore jusqu'au 4 août 2016 à Arles (13). On y découvre installations et photo-phonies et on y suit des temps forts :

  • la Nuit du Silence ce 30 juillet 2016 à l'écoute des murmures et des secrets de la ville, et le 1er août 2016,

  • la Nuit (sonore) de l'Année, itinérante, au fil des rencontres entre l'association et les artistes ou créateurs radiophoniques depuis 30 ans,

  • un colloque « où va la création radiophonique ? » le 4 août 2016.

En marge du festival Rewind, vous pouvez suivre jusqu'au 30 octobre 2016 les « promenades sonores à Arles », 13 narrations et fictions signées Kay Mortley, à télécharger et à découvrir en marchant dans la ville.
 

Balades et déambulations sonores

 

Tous Curieux/Histoire de son continue à produire des parcours audio documentaires, bien ancrés dans leur territoire, avec les témoignages des acteurs de ces territoires. Ainsi, vous pourrez découvrir l'île d'Ouessant (Finistère) dans la toute nouvelle application mobile du parc naturel régional d'Armorique « Vivez l'Armorique !». Vous saurez tout des moutons d'Ouessant, du phare du Stiff, et surtout de la vie insulaire, de la façon dont les habitants composent avec la rareté.

 

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver c'est un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). L'édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates sont proposées jusqu'au 9 août 2016.

 

Un peu partout, artistes, villes d'Art et d'Histoire, sites, monuments et offices de tourisme proposent des balades sonores pour arpenter les patrimoines culturels ou naturels. Même la presse locale s'y met comme la Montagne à Châtel-Montagne (63).

 

L'abbaye de Noirlac (18) – centre culturel de rencontre - explore depuis longtemps l'univers sonore qui l'entoure. Ainsi sont nés les sons de territoires car le monde doit s'écouter autant qu'il se regarde.

 

 

Exposition du musée d'art moderne de Troyes

Exposition du musée d'art moderne de Troyes

Expositions à écouter

 

Pour ceux qui douteraient de l'intérêt du son en exposition, voici la preuve qu'il peut devenir l'objet d'attention premier du visiteur.

La nature, ce n'est pas seulement la verdure, c'est aussi toute une palette de bruits et de cris d'animaux, de bruissements végétaux... Les audio naturalistes le savent bien, eux qui captent la biodiversité sonore et l'entendent se réduire, elle aussi...
La fondation Cartier rend hommage au célèbre bio acousticien et compositeur Bernie Krause, auteur du « Grand Orchestre des animaux » ; son œuvre inspire ici d'autres artistes et créateurs sonores, exposés jusqu'au 8 janvier 2017.

 

Avec l’audio naturaliste Fernand Derousen, le parc national des Écrins vous plonge dans « le son des altitudes », une exposition immersive sur les paysages sonores de montagne : animaux, eau, vent...c'est la nature sauvage qui vous parle, accompagnée de photographies.

 

Le musée d'art moderne de Troyes propose quant à lui une exposition réflexion sur notre rapport au son. « Expérience sonore » est réalisée avec le centre d'art contemporain / Passages et imbrique création sonore, bruitisme, musique et arts plastiques, jusqu'au 21 août 2016.

 

Qui dit son, dit tôt ou tard musique. Et pourquoi pas l'électro ? Avec « Electrosound, du lab au dancefloor » l'espace fondation EDF (Paris, 6e) consacre l'une de ses expositions à l'histoire et à la composition des musiques électroniques et électroacoustiques.

 

Et puis jusqu'au 4 septembre 2016, petits et grands peuvent traverser le Brouhaharium du Vaisseau à Strasbourg (67) et produire eux-même des sons sur les machines musicales de l’artiste Michael Bradke.

 

Enfin, si vous n'aimez ni créer ni sortir ni vous promener, il reste une activité auditive idéale pour paresser en vacances : écouter un livre audio !

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L'archéologie du métal, par la pratique

13 Juillet 2016, 09:31am

Publié par véronique muzeau

L'archéologie du métal, par la pratique

À Locronan (29), les journées nationales d'archéologie 2016 étaient consacrées à la paléo-métallurgie. C'est la passion de la jeune association Ar seizh metal (les 7 métaux en breton) soutenue ici par le Conseil départemental du Finistère. Archéologues artisans et animateurs-médiateurs ont fait découvrir très concrètement au public la métallurgie à travers les âges. Échos sonores.

 

En médiation culturelle, rien ne vaut la démonstration. Quant à la recherche archéologique, elle a de plus en plus recours à l'expérimentation pour vérifier ses hypothèses.

Voilà pourquoi la place de Locronan fourmille de dispositifs qui semblent tout droit surgis du passé ce 18 juin 2016.

Extraire le métal de la roche

Youen Daniel de l'Addes (association d’aide au développement économique et social) des Monts d'Arrée est animateur ; il nous fait découvrir la base de l'extraction du minerai de fer et de sa transformation en métal dans un bas-fourneau.

Il a récupéré dans la nature un minerai de fer et l'a passé au simple feu ; il a pu ainsi le réduire en poudre grossière qui sera versée dans son bas-fourneau.
Ce four en briques réfractaires et cimenté à l'argile est à usage unique. Après l'extraction du minerai, il est détruit lors de la récupération du métal.

L'opération de réduction du minerai de fer (séparation de la silice et du métal) prend plusieurs heures.

Le métal obtenu peut être de qualité variable. S'il est chargé en carbone, il s'agit d'acier, apprécié pour sa dureté mais plus fragile que le fer.

 

Les résidus de l'opération sont les scories : de la roche fondue dont on a extrait le minerai de fer, essentiellement de la silice. On en trouve un peu partout en Bretagne, elles témoignent d'une activité métallurgique ancienne.

L'archéologie du métal, par la pratique

Voici donc à peu près à la technique qu'utilisaient les hommes de l'âge du fer, donc dès 700 avant Jésus-Christ. Sauf qu'ils n'utilisaient pas de soufflet mais la ventilation naturelle, en plaçant le bas-fourneau dans un endroit exposé au vent.

 

Fondre le métal pour le façonner

Avançons un peu dans le temps, cette fois au Moyen Âge, en compagnie de Simon Pellequer, forgeron, et Jérôme Colivet, potier, tous deux également archéologues. Ils s'intéressent à la métallurgie de l'âge du bronze au Moyen Âge. Ici, ils travaillent autour d'un four de fusion, destiné à fondre le métal, en l'occurrence du laiton, pour lui donner forme.

Ce four était en usage dès le XIIe siècle en Allemagne, il apparaît couramment au XVe. On en a trouvé un dans un ancien atelier de bronzier à Paris.

Ce type de four permettait de fabriquer du laiton, alliage de zinc et de cuivre, utilisé en ornementation et bijouterie. Il servait aussi à travailler l'or et l'argent.

 

Retrouvez l'intégralité du reportage sur le site internet de notre partenaire Radio Évasion.

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Marie Popeck, plasticienne du son

10 Février 2016, 10:34am

Publié par véronique muzeau

Marie Popeck, plasticienne du son

L'univers du son est d'une richesse infinie quand on se plonge dedans. Voici une exploration minutieuse de l'installation d'une plasticienne de la matière sonore, Marie Popeck, rencontrée au festival Longueur d'ondes de Brest.

 

Et oui, encore une ode au son, à l'ouïe, à l'auditif dans ce blog. Inévitable quand on a fait un tour à l'excellent festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest, du 4 au 7 février 2016. L'occasion pour Tous Curieux/Histoire de Son de croiser d'autres passionnés de l'audio, parfois très éloignés de notre pratique.

La particularité de ce festival est qu'on y évoque vraiment le son sous toutes ses formes : documentaire, information et actualité radiophoniques, musique, fiction, création et art sonore.

 

Allongé et en chaussettes

 

À nul autre pareil, Longueur d'ondes est un festival qu'on peut vivre allongé et en chaussettes, blotti dans une cabine tapissée de coussins, ou étalé sur une couette pour écouter, juste tendre l'oreille, voire oublier qu'on a des yeux (ça les repose !).

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

 

Bon, c'est quand même visuel parfois, comme cette installation coup de cœur : Forêt d’écouteurs en Rêve majeur.

 

 

800 écouteurs pour interroger notre rapport au son

 

 

Elle est signée Marie Popeck, une artiste de la matière sonore basée à Amiens. Elle décline cette passion au fil d'installations, films expérimentaux ou dispositifs sonores pour le théâtre et Marie aime les bruissements.

 

 

La forêt d'écouteurs en rêve majeur est une installation onirique et une œuvre qui questionne notre rapport au son.

 

Elle est constituée de 800 écouteurs suspendus à un faux plafond noir, des oreillettes surtout, quelques casques, autant de sources sonores potentielles dont une vingtaine seulement émettent réellement du son. La plupart des écouteurs sont usagés ou défectueux.

 

Le visiteur doit donc chercher les sources des faibles sons qui lui parviennent dans la forêt d'écouteurs suspendus.

L'installation interroge déjà notre rapport corporel à l'ouïe et notre position d'écoute : certains écouteurs sont placés très hauts, d'autres au ras du sol.

 

Pour Marie Popeck l'emploi d'écouteurs de récupération était indispensable pour figurer l'objet de grande consommation qu'ils sont devenus, l'oreillette de smartphone en particulier.

Ce sont des écouteurs de mauvaise qualité qui rendent peu justice au son. Et en décortiquant quelques-uns, Marie a pu constater que ce sont en effet des objets éphémères.

 

 

Un cache-cache sonore

 

L'installation est ludique, comme un cache-cache sonore, à condition d'oser entrer dans la forêt ; le public est laissé libre de s'engager dans l'installation, rien ne lui indique qu'il doit le faire.

 

Justement, voici un visiteur : il cherche, il s'engage, il fouille et porte les écouteurs à ses oreilles à la recherche des sons.

 

 

 

L'installation a déjà été exposée une dizaine de fois...mais le public réagit toujours différemment selon les circonstances. En plein air, les enfants sont plus nombreux à rencontrer l'œuvre. Eux s'emparent facilement de l'installation et incitent leurs parents à oser y entrer, à répondre à l'invitation de l'artiste.

 

 

Et quand on attrape un écouteur qui fonctionne, qu'entend-on ?

On entend un rêve, c'est l'autre sujet de prédilection de Marie Popeck.

 

 

Une écoute fragmentée et compressée

 

 

L'artiste est partie d'un rêve personnel qu'elle a raconté en 8 fragments sonores : 2 pistes voix, 2 parties électroacoustiques et 4 qui mêlent musique et bruitage. Ce sont les matières que Marie Popeck aime travailler, car elles mettent aussi en question notre culture sonore, la représentation imagée que nous avons des sons, notre visualisation de ces bruits.

Car Marie Popeck travaille aussi les images, elle réalise des films expérimentaux.

 

 

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur aborde aussi notre rapport au format sonore : le son numérique est généralement compressé (en mp3), les supports n'offrent pas toujours une qualité d'écoute très riche, et seules certaines fréquences sonores parviennent à nos oreilles.

 

Et qui dit « format » dit aussi durée, temporalité ; notre écoute se fragmente, elle est éclatée, ce que Marie Popeck a voulu souligner.

 

 

 

Pour comprendre davantage la démarche de Marie Popeck, il faut découvrir aussi le parcours de l'artiste et sa progression dans l'univers du son.

 

 

Comme beaucoup, la créatrice est venue au son par la musique (accordéon et piano), puis les rave party et leurs hauts-parleurs. Elle s'est intéressée alors aux musiques électroacoustiques et électroniques, et a même pratiqué le chant...mais avec des goûts trop éclectiques pour poser véritablement sa créativité.

C'est finalement l'image qui l'a aiguillée, via les cours de cinéma expérimental : le travail des canadiens Norman McLaren, Maurice Blackburn autour de l'audiovision et la non synchronicité son/image.

Elle s'est ensuite penchée vers Pierre Schaeffer, l'objet sonore et la radio.

Elle a poursuivi ses recherches et découvert John Cage, grâce à Vincent Ciciliato.

Elle est passée aux prises de son, en autodidacte.

Puis a suivi une formation à la MAO (musique assistée par ordinateur) pour acquérir quelques bases techniques.

Enfin, un cours de psycho-acoustique musicale, au sein d'un master recherche et pratique artistique, a décuplé son imagination créatrice.

 

 

 

 

Rendre le son plus palpable

https://myspace.com/mariepopeck

Marie Popeck ne fait que commencer son exploration de la matière sonore et du rêve.

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur s'incrit d'ailleurs dans une série plus vaste, les Scénarêves, ou la reconstitution du rêve par le son. Elle a commencé avec une œuvre vidéo en pellicule grattée et se prolongera par un spectacle de rue.

Marie a aussi créé un dispositif sonore pour le théâtre en octophonie (huit pistes d'écoutes) avec hauts-parleurs piézoélectriques.

Elle projette également de rendre le son plus visible dans le milieu du cinéma. Elle prépare donc un film pour, dit-elle, « rendre le son plus palpable ».

 

 

 

Terminons par une autre vibration ressentie lors du festival Longueur d'ondes. Elle est pour la Prosodie d'Émilie Mousset, délicieuse octophonie qui nous replonge dans la prime enfance, dans l'univers sonore du bébé, des babillages aux bruits de bouche, en passant par la boite à musique. Et c'est justement de musicalité du langage qu'il est question, la définition même de la prosodie. Comme artiste du son, Émilie Mousset est bel et bien une compositrice.

 

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L'intérêt pédagogique de l'audio

21 Janvier 2016, 16:28pm

Publié par véronique muzeau

L'intérêt pédagogique de l'audio

Puisque c'est la semaine du son, examinons comment l'audio peut être un instrument de pédagogie, en classe, en musée, ou ailleurs.

 

Un peu de franchise pour commencer : le son est un outil délicat à manier pour transmettre et enseigner. « Les paroles s'envolent » dit le proverbe. On retient peu de ce qu'on entend. Le pédagogue Edgard Dale, dans son célèbre cône de l'apprentissage, évaluait à 20% la proportion d'un message purement auditif qui restait mémorisée au bout d'une semaine. Mais c'était en 1946, Dale lui-même préconisait de ne pas prendre ce cône au pied de la lettre, et il semble qu'aucune autre étude scientifique n'ait ensuite confirmé ce schéma.

 

Mais surtout, il n'existe pas de mémoire sensorielle à long terme. La mémoire ne fonctionne que si le message, quelle que soit sa forme, construit d'autres connexions dans votre cerveau (donc s'il interpelle votre vraie mémoire).

De ce point de vue, le son n'est pas plus efficace que l'image (notre cerveau le retient cependant un peu plus longtemps : 2,5 secondes contre ¼ de seconde pour l'image ! ).

Ou alors, il faudrait chanter le message et le mettre en musique car la mémoire musicale semble être, elle, particulièrement résistante !

 

Après cette parenthèse de neurosciences, il faut donc chercher ailleurs l'intérêt pédagogique du son, à commencer par l'école, tout naturellement.

 

 

 

Expériences en milieu scolaire

 

Les usages classiques du son en classe

 

Bien sûr, en langues vivantes, il y a longtemps que les enseignants s'appuient sur des documents sonores : CD de chanteurs ou musiciens internationaux, émissions de la BBC, contes ou livres audio en anglais, allemand, espagnol... Et certains passent à l'enregistrement de leurs propres podcasts en langues.

On pourra se reporter à ce sujet au projet podcl@ss du lycée Ambroise Paré de Laval (53), inspiré lui-même d'un autre projet, audionom@de du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 

La direction générale de l'enseignement scolaire a d'ailleurs publié un guide pratique de la baladodiffusion en langues vivantes en 2010.

 

Les supports sonores sont également bien intégrés dans l'enseignement pour adultes du français langue étrangère.

 

Idem, en musique, on voit mal un enseignant se passer de faire écouter à ses élèves les extraits qui illustreront son cours.

 

Mais dans les autres matières, quel peut être l'intérêt du document audio ?

 

Un rapport parlementaire de 2010, dirigé par Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur l’innovation des pratiques pédagogiques par le numérique et la formation des enseignants évoque l'intérêt des outils audio dans l'éducation.

 

Il souligne que les Tice, et en particulier la baladodiffusion, offrent une démultiplication du temps de parole qui permet à l'élève de revenir sur un sujet autant de fois que nécessaire.

La répétition est pédagogique et, avec le son, on peut rejouer le cours à l'infini. (NB : Dans le rapport, le mot « baladodiffusion » est cité dans son acception essentiellement audio).

Le son prolonge la parole de l'enseignant non seulement dans le temps, mais aussi dans l'espace - hors de la classe - et renforce donc l'autonomie de l'apprenant.

Cependant, ce qui distinguait peut-être encore l'audio et la vidéo en 2010 – la facilité d'accès des outils d'écoute comme les lecteurs mp3 – n'est peut-être plus aussi vrai en 2015, quand tant d'élèves sont dotés de smartphones et donc d'un accès facile à la vidéo.

 

 

Les podcasts radio comme documents de cours

 

Pour creuser davantage cette spécificité du contenu sonore, on peut lire le rapport de Didier Guise, professeur documentaliste au lycée Schwartz de Pompey (54), sur son usage des podcasts de Radio France en lycée professionnel.

 

Il y relève les avantages et les limites de cet instrument pédagogique qu'est le média audio.

 

Les facilités du son en classe :

  • Un grand choix de contenus (radios, webradios, podcasts en ligne, réseaux sociaux sonores comme Soundcloud)

  • Un équipement et une exploitation matérielle simples (en collectif ou en autonomie)

  • Une plus grande accessibilité de l'audio par rapport à l'écrit, pour des élèves en difficulté avec la lecture, notamment les dyslexiques

  • Un support perçu comme « plus original et plus moderne » qu'un document imprimé ou même qu'un cours magistral ; un support apprécié et pratiqué puisque 85% des 13-19 ans écoutent quotidiennement la radio (étude du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, juin 2014)

 

Les difficultés du son en classe :

  • La nécessité d'être concentré pour écouter : pus que pour une vidéo (et encore), mais pas plus que pour une lecture

  • La nécessité d'un accompagnement et d'outils conçus par l'enseignant (fiches pédagogiques, grilles d'analyses) pour obtenir un véritable bénéfice d'apprentissage

  • Le fait que les élèves sont plutôt des auditeurs de musique, peu accoutumés à écouter des paroles

 

Il apparaît en tout cas que le document sonore est particulièrement indiqué pour travailler les compétences suivantes :

  • La prise de note

  • La synthèse

  • La mémorisation

Avec un podcast, pas de copier/coller possible ; l'élève doit donc se réapproprier le contenu écouté.

 

Les professeurs « makeurs » d'audio

 

Autre atout majeur de l'audio en milieu scolaire : passer à la création et à la production exige moins de savoir-faire technique et d'équipement que la vidéo ; d'où le succès des webradios de collèges ou lycées.

L'intérêt pédagogique de l'audio

Voici le témoignage de Frantz Glowacki, professeur de lettres, formateur audiovisuel au Clemi de Créteil (Île-de-France), et maître d'œuvre, avec le professeur documentaliste Morgane Louaisil, d'une toute jeune webradio au Collège Robert Doisneau de Dammarie-les-Lys (77).

 

 

Pourquoi avoir décidé de créer une webradio ? 

 

L'idée de créer une webradio avait pour nous plusieurs avantages : pédagogiquement, cela nous permet de travailler sur un média, dans le cadre de l'EMI (éducation aux médias et à l'information) qui entre dans les programmes.

Mais la radio nous apparaissait également comme un moyen de travailler de nombreuses compétences transversales intéressantes pour des élèves de troisième qui seront confrontés à leurs premiers oraux en fin d'année : travail sur le ton, la diction, la fluence de la lecture...

La radio est également un média qui permet un travail d'écriture important dans le cadre de chroniques par exemple.

Par ailleurs, ce média demande finalement peu de moyens (ce qui est un avantage non négligeable dans l'Éducation Nationale) : un enregistreur numérique à 100 €, un logiciel libre de droits comme Audacity et un site web gratuit, et on peut s'engager dans l'aventure...

 

Et pourquoi choisir ce média plutôt qu'une webTV ou un webzine?

 

J'ai souvent réalisé avec les élèves des webzines ou des blogs, ils sont assez habitués à ce type de production. La webradio était finalement un moyen de renouveler les pratiques, mais aussi un moyen d'aborder un média que les élèves connaissent peu (je parle des élèves de réseau d'éducation prioritaire) : ils connaissent généralement les grandes radios musicales (mais ils les écoutent peu) et parfois la radio que leurs parents écoutent dans la voiture. 

Quant à la WebTV, c'est un projet, mais qui demande de plus importants investissements financiers de la part de mon établissement scolaire.

 

À quoi cette webradio est-elle destinée ? 

 

Notre webradio a été initiée durant l'option DP3 en troisième : il s'agit d'une option de découverte professionnelle destinée à mieux connaître et appréhender le monde du travail, des entreprises, elle doit permettre aux élèves de découvrir des métiers variés et appartenant à des secteurs d'activité différents.

Les élèves ont 2 heures par semaine pour penser des sujets, les réaliser et les mettre en ligne.

Nous ne savons pas quelle durée de vie aura cette radio, mais nous souhaitons la pérenniser, et même symboliquement par un lieu dans le collège : à cette fin, nos élèves se sont associés avec les élèves de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) qui ont un atelier de construction et menuiserie. Les élèves vont nous réaliser un studio dans une ancienne remise que notre chef d'établissement a mise à notre disposition. 

 

Comment s'est déroulée la mise en place de la webradio ?

 

Nous réalisons cette webradio dans le cadre d'un dispositif mis en place par le Clemi dans l'académie de Créteil : les classe PEM (projet d'éducation aux médias).

Le Clemi nous propose 3 jours de formation, nous donne des heures de concertation et nous facilite les échanges avec des médias. 

Notre chef d'établissement, quant à elle, est plutôt bienveillante vis à vis de ce type de projet qui permet aux élèves d'apprendre, de s'investir et parfois de se révéler grâce à une pédagogie de projet. Elle a financé l'achat de deux enregistreurs numériques sur le budget de l'établissement.

 

Comment se passent les premières productions avec les élèves ?

 

Nous avons commencé par écouter la radio, différentes radio et différents types d'émissions. Les élèves ont peu à peu changé leur vision de ce média, ils ont compris que ce n'était pas que de la musique, ou que des informations lues...

Nous avons ensuite pris en main le matériel : les enregistreurs, le logiciel de montage, la table de mixage, Padlet, un autre outil gratuit qui permet de préparer ses sons pour un direct,...

Nous avons également travaillé sur les droits d'auteurs notamment pour la construction des jingles et des virgules sonores...

Puis, nous avons travaillé l'identité de notre radio, son nom, son logo, sa cible...

Les élèves ont eu du mal à entrer dans le projet car il se sentaient finalement mal à l'aise avec ce média qu'il connaissaient peu.

Mais peu à peu, on peut dire que la magie de la radio à opéré, les productions et les projets se multiplient.

Les élèves ont par exemple été sollicités pour faire la prise de son d'une rencontre prévue entre des rescapés des camps de concentration et les élèves de troisième. Ils ont été fiers qu'on fasse appel à eux et à leurs nouvelles compétences. 

L'une des plus belles réussites à ce jour reste la volonté d'un élève bègue de cette classe qui s'enregistre et utilise Audacity pour rendre ses chroniques audibles et compréhensibles.

 

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

L'audio pour découvrir le patrimoine

 

Face à l'omniprésence des images dans notre vie quotidienne, et l'omnipotence des contenus visuels dans tous les médias, que peut encore l'audio ?

Et que peut-il dans les dispositifs de découverte du patrimoine, mobiles ou fixes ?

Il peut être ce qu'il a toujours été (mais en mieux) : un média d'accompagnement. Car le contenu sonore a quelques atouts spécifiques, auxquels Tous Curieux / Histoire de son est attaché.

 

L'audio lui aussi augmente la réalité 

 

Au même titre que les images ou les textes, l'audio apporte une dimension supplémentaire à l'objet ou au site visité :

  • Une information, s'il s'agit d'un discours parlé. C'est le cas par exemple des audioguides classiques qui peuvent apporter une information complémentaire à celle des cartels et panneaux. À condition qu'ils ne reprennent pas mot pour mot les textes écrits, auquel cas leur seul intérêt est alors de permettre une accessibilité aux publics déficients visuels ou, comme à l'école, à ceux qui maîtrisent mal la lecture. C'est déjà ça, mais il y a moyen d'offrir davantage.

  • Une émotion, si les paroles écoutées sont celles d'un témoin, d'un acteur du patrimoine visité : qu'il s'agisse du conservateur du musée, de l'ornithologue attaché au parc naturel, de l'habitant du site troglodytique... dans tous les cas, la voix d'une personne impliquée transmet bien davantage que celle d'un comédien voix-off qui lit un texte dont il n'est pas l'auteur. L'authenticité du locuteur crée en effet une proximité avec l'auditeur et donc une empathie. L'émotion peut cependant naître aussi à l'écoute du (bon) comédien qui incarne un personnage fictif (crédible) quand c'est cette option de médiation qui est choisie.

  • Une sensation, surtout s'il s'agit d'une immersion sonore, reconstitution ou non du passé, captation d'ambiance, bruitage. On peut même enrichir une visite de compositions musicales inspirées par les sites ou d'extraits musicaux accordés aux objets. L'ouïe est un sens que nous devons aussi titiller. C'est alors que l'audio fait véritablement travailler l'imagination et le "cinéma intérieur" de l'auditeur !

 

Les pédagogues s'accordent sur le fait qu'on apprend d'autant mieux que les conditions de l'apprentissage sont agréables. Ajouter au contenu purement informatif, les dimensions émotionnelles et sensitives du son est donc important pour espérer capter l'attention et marquer l'auditeur.

 

On y ajoutera si possible des conditions d'écoute favorables pour éviter les distractions qui perturbent si facilement le message audio seul. En réduisant les pollutions sonores, en proposant aux auditeurs des sièges ou autres assises.

 

Spécifiquement alors, l'audio maintient le visiteur dans la contemplation du site, de l'œuvre, du bâtiment, et même, le son active cette contemplation. Le contact entre le visiteur et l'objet visité est alors préservé...mais augmenté. Et la médiation culturelle en sort renforcée.

Si l'on reprend le cahier des charges exposé par une conférencière aux dernières rencontres nationales culture & innovation, on se dit que l'audio a toute sa place dans les outils de médiation culturelle numérique.

 

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

  • Rencontres nationales culture et innovation du Clic

http://rnci.clicfrance.fr/

 

  • Rapport parlementaire sur le numérique appliqué à la pédagogie scolaire

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000080.pdf

 

  • Dossier très complet sur l'audio dans les CDI (centres de documentation et d'information) d'établissements du secondaire

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/documentation/Pages/2008/98_CDI_Audio.aspx

 

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Regain d'affection pour le son

8 Janvier 2016, 15:32pm

Publié par véronique muzeau

2016, année de nos oreilles ?

2016, année de nos oreilles ?

 

 

À l'approche de la semaine du son, on en revient à notre marotte : l'audio. Il semble que l'ouïe redevienne un sens qui compte. Le son, c'est si bon !

 

Nous sommes tellement rivés à nos écrans que nous en oublions parfois que nous avons d'abord commencé par entendre, avant même de « voir le jour ». Un centre de procréation médicalement assistée espagnol vient de s'en souvenir et lance le Babypod. C'est un tampon musical pour femme enceinte : à introduire dans le vagin pour faire écouter de la musique au bébé !

 

Au-delà de l'insolite, le son a toujours compté dans notre vie d'humains, grâce à la musique, qui continue à passer d'abord par nos conduits auditifs, malgré l'invention du clip vidéo.

Mais on constatait ces dernières années un essoufflement – ou plutôt un étouffement ? - de l'attention portée au son.

D'aucuns ont souligné la responsabilité de la révolution numérique : sur Internet, un contenu vidéo ou photo est bien plus viral que l'audio. Les récents déboires de Soundcloud sont venus confirmer la difficulté d'être un réseau social sonore.

Certes, mais cependant, il paraît que l'audio connaît de beaux succès sur le web : les entreprises seraient de plus en plus nombreuses à recourir aux podcasts pour leur communication et leur marketing digital. L'intérêt majeur des séquences audio serait de permettre aux auditeurs (surtout aux auditrices d'ailleurs) de rester connectés tout en échappant à l'écran (vous voyez d'ici la séance de repassage, casque aux oreilles). Si le monde économique s'y met, on est sauvés.

 

 

 

Le succès grandissant de la Semaine du son

 

Et puis, il y a donc cette Semaine du son, bon pied bonne oreille depuis 2004, avec chaque année davantage de participants.

Au départ, elle durait 4 jours, se concentrait dans 6 lieux parisiens, avec un budget modeste, autour de 60 000 €.

En 2015, la « semaine » en a duré trois (21 jours), elle s'est traduite par 200 événements dans 80 villes, et la valorisation de sa seule campagne médias est estimée à 3 millions d'euros. Le son est donc un thème mobilisateur. Il faut dire que cette opération a eu la bonne idée de ratisser large et de s'intéresser aux « enjeux sociétaux du sonore ». On y aborde le sujet aussi bien sous l'angle de la culture que de la santé et de l'environnement, de l'industrie et de l'économie, sans oublier la pédagogie.

 

C'est l'occasion de constater que :

 

  • Le son inspire toujours l'art

Il est même particulièrement vivant et ludique à l'ère numérique. Les musiciens et concepteurs d'art sonore disposent en effet de tout un panel d'outils informatiques pour créer des musiques interactives à base de captations sonores d'ambiances humaines ou de sons naturels. D'autres font chanter de vieux objets ou des plantes.

 

  • La pollution sonore est prise en compte

Les nuisances sonores de notre environnement commencent (enfin) à préoccuper les élus, urbanistes et par extension les industriels. Une récente étude évalue à 10 000 le nombre de morts liés au bruit chaque année en Europe. Les idées pour atténuer le brouhaha des cantines, pour utiliser des matériaux à faible résonance acoustique, pour disperser des murs végétaux en ville, pour optimiser le design sonore des objets, fleurissent. La ville de Quimper vient même d'annoncer la création d'une jardin sonore l'an prochain pour faire entendre aux citadins les doux bruissements des feuillages et des fleurs dans le vent.

 

  • L'audition devient un problème de santé publique

Les dégâts opérés par les concerts amplifiés depuis les années 1960 ou les baladeurs des années 80 commencent à se faire sentir dans les oreilles d'une population qui perd son audition. Les audioprothésistes en récoltent les fruits. Le bon point, c'est que la prévention s'est accentuée, même si elle reste très insuffisante.

 

  • L'audio retrouve ses lettres de noblesse dans l'univers de la culture et de l'éducation

Les jeux vidéo sont désormais sonorisés et bruités avec autant de soin que les films de cinéma, il en existe même un uniquement sonore – a blind legend – adapté au handicap visuel.

Les contenus des audioguides sont moins standardisés qu'autrefois (Histoire de Son milite pour leur qualité).

Les radios et webradios deviennent un véritable outil de pédagogie en milieu scolaire ou dans les centres culturels.

L'édition des livres audio affiche un réel potentiel de croissance.

Les sons deviennent un patrimoine qu'on s'efforce de sauvegarder.

Le son s'installe confortablement dans la muséographie : les scénographies des musées intègrent désormais régulièrement contenus et immersions sonores, dans le cadre d'une médiation multisensorielle.

L'exigence d'accessibilité pour la déficience visuelle favorise les versions audio de spectacles ou contenus culturels.

 

  • La musique soigne

On reconnaît enfin ses vertus au-delà de son intérêt esthétique et la musicothérapie se fraye un vrai chemin dans la panoplie des soins, en particulier aux malades psychiques.

 

 

Tandis que nos yeux saturent de lumière (bleue), nous redécouvrons avec joie que nous avons des oreilles et qu'elles sont précieuses.

 

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