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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Déficience visuelle : quelle accessibilité numérique ?

28 Mars 2014, 12:10pm

Publié par véronique muzeau

les écrans tactiles ne le sont pas... pour un aveugle

les écrans tactiles ne le sont pas... pour un aveugle

Lundi 31 mars a lieu le 8ème Forum européen de l'accessibilité numérique à la Cité des Sciences à Paris

Professionnels et représentants d' associations vont plancher sur le thème : "l'utilisateur handicapé au coeur de l'#accessibilité numérique".

 

Les nouvelles technologies ont certes bien amélioré le quotidien de nombreuses personnes handicapées mais elles représentent parfois une difficulté supplémentaire pour les usagers qui souffrent d'un handicap sensoriel, en particulier la déficience visuelle. Pour ce public, il est d'abord très important que les sites internet ou sites mobiles soient ergonomiques, simples à utiliser... ce qui profitera à tous les utilisateurs ! C'est le principe même de la conception universelle.

Ensuite, il faut proposer des outils supplémentaires qui rendent accessible le contenu des sites : l'audio en particulier et pas seulement des voix de synthèse !

Écoutez le témoignage de Bruno Quellec, responsable du service accessibilité de l'association Clair-Obscur, IPIDV (institut pour l'intégration des déficients visuels) nous parler de l'accessibilité numérique pour les non-voyants. Il est lui-même aveugle.

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La forêt de Fontainebleau en application mobile

21 Mars 2014, 16:49pm

Publié par véronique muzeau

La forêt commentée par ses acteurs

La forêt commentée par ses acteurs

C'est la journée internationale des forêts, première édition en France ! Une journée pour valoriser ce patrimoine naturel et culturel très vigoureux dans notre pays, mais finalement méconnu. L'occasion de découvrir les trois fonctions de la forêt : économique, écologique et sociale.

 

L'Office National des Forêts (ONF) soutient cette journée qui se traduit par des animations, randonnées, expositions autour des richesses forestières qu'elles soient naturalistes, historiques, économiques.

 

La forêt lieu de médiation scientifique et culturelle

 

Et justement, l'#ONF Fontainebleau vient de sortir sa nouvelle application mobile La Forêt de Fontainebleau disponible sur Google Play et prochainement sur IOS.

Histoire de Son a participé au contenu de cette application par des interviews audio# d'un naturaliste, d'un sylviculteur et d'un historien. En vous baladant sur 5 sentiers, dont un en Réserve Biologique Intégrale, vous découvrirez les nombreux insectes de la forêt, comment on restaure une dune, comment travaille un sylviculteur, quel est l'impact des pins sylvestres sur l'écosystème de la forêt, pourquoi les allées forestière sont tracées en étoile, etc.

Pour ceux qui en doutaient encore, la forêt est un lieu de culture et de sciences, et c'est passionnant !

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Des tweets et des musées

19 Mars 2014, 12:25pm

Publié par véronique muzeau

Des tweets et des musées

La première semaine des musées sur Twitter a lieu du 24 au 30 mars ; signe des temps numériques et sociaux pour les musées ?

 

C'est assez peu, finalement. Ils ne sont que 12, de grands musées nationaux, du château de Versailles au Palais de la découverte, à lancer cette semaine des musées sur Twitter. Mais c'est une première et l'idée pourrait faire florès ces prochaines années. C'est en tout cas une consécration pour le réseau social au petit oiseau bleu et le signe que le web communautaire est désormais bel et bien un outil pour les musées et lieux de culture.

Communication, médiation et participation

  • Il s'agit d'utiliser Twitter comme instrument de communication : c'est déjà le cas, les organisateurs revendiquent son usage pour « amplifier leur rayonnement local et international ».

  • Mais cette semaine, Twitter sera aussi instrument de médiation puisque des contenus culturels exclusifs passeront par le réseau, chaque jour autour d'un thème différent.

  • Enfin, Twitter sera l'instrument de la participation des publics puisque les « followers » de cette semaine des musées seront invités à échanger leurs impressions et coups de cœur, entre eux ou avec les sites culturels.

Tant que vous y êtes, profitez-en pour suivre le compte Twitter d'Histoire de Son

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Patrimoine naturel : pensons géologie

12 Mars 2014, 12:05pm

Publié par véronique muzeau

Le paysage est d'abord le fruit de la géologie

Le paysage est d'abord le fruit de la géologie

Le patrimoine naturel n'est pas seulement constitué de végétal et d'animal ; les roches, les minéraux, les sols, les fossiles en font également partie même s'ils sont souvent les « parents pauvres » de l'action naturaliste.

 

Les quelques 300 réserves naturelles en France, nationales ou régionales, ont souvent eu pour origine la préservation d'une espèce vivante. C'est pourtant avant tout le sol qui dessine un paysage, favorise une végétation et donc conditionne la faune. Les réserves prioritairement géologiques sont encore très peu nombreuses en France comparativement à l'ensemble des réserves naturelles. L'inventaire du patrimoine géologique n'a commencé qu'en 2007. Et pourtant, les sols, les reliefs, sont eux aussi toujours en mouvement. En quelque sorte, ils participent de l'évolution. Beaucoup de #minéraux ont d'ailleurs une origine biologique !

La beauté des formations géologiques

En outre, on pourrait ajouter à l'intérêt scientifique des cailloux, tourbières et autres formations, leur intérêt esthétique. Un plissement, un galet de granit, une falaise calcaire, c'est beau non ? De plus en plus de touristes ou d'opérateurs touristiques l'ont compris. Les guides grand public, les visites, excursions, séjours consacrés à la géologie se multiplient. Les communes, pays touristiques, parcs naturels prennent des mesures de protection et valorisation de leurs géotopes et géosites.

Valorisation accessible aux déficients visuels

Les formations géologiques offrent en outre un intérêt spécifique : le tactile.On peut souvent toucher les objets géologiques. Associer une description tactile d'une roche, d'une paroi, d'un sol à une description audio de conception universelle - donc intéressante pour tous - permet de créer des outils de valorisation accessibles aux visiteurs déficients visuels.

Pour en avoir plus sur le patrimoine géologique et le géotourisme, écoutez cette émission réalisée par Histoire de Son sur Radio Evasion avec Max Jonin, président de la Société Géologique et Minéralogique Bretonne, un de ces fameux « scientifiques médiateurs » dont nous vous parlions...

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Les scientifiques médiateurs

7 Mars 2014, 17:39pm

Publié par véronique muzeau

Les scientifiques médiateurs

Apparemment, on ne parle plus de « vulgarisation » scientifique. Le mot est-il trop laid ? Sans doute. Pourtant, le problème reste entier, les scientifiques ont parfois du mal à expliquer au grand public leurs recherches, leurs travaux et même à transmettre leurs éventuelles découvertes.

 

Les chercheurs sont obsédés par la publication, qui s'adresse à leurs pairs et qui légitime leurs travaux, donc leurs budgets. On le comprend. Mais, à quelques exceptions près, ils semblent plutôt craindre de s'adresser au grand public, comme s'ils redoutaient d'être déconsidérés par leur communauté ou d'être ignorés des non scientifiques. Or, dans une société où de nombreux sujets scientifiques et techniques font débat (des OGM aux nanotechnologies) il est capital que tous les citoyens aient un accès maximal à la #compréhension des sciences. Et comme ce sont les impôts de ces citoyens qui financent la science, c'est aussi un juste retour démocratique des choses.

 

De la médiatisation à la médiation

 

Les deux principaux canaux de la communication scientifique au grand public sont la médiatisation et la médiation.

La première, la médiatisation, peut effrayer à juste titre. Les journalistes en France ont une faible culture scientifique et semblent même avoir une piètre curiosité scientifique. Il suffit de voir la portion congrue accordée aux rubriques sciences et techniques dans les hebdomadaires par exemple. Dès lors, si les chercheurs passent par l'intermédiaire des journalistes, ils peuvent craindre que leur message soit mal compris voire mal entendu. Pourtant, c'est le canal de la médiatisation qui touche le plus large public. Les scientifiques composent donc avec les médias. Les instituts et établissements de recherche sont presque tous dotés de services de communication essentiellement tournés vers la communication presse.

Reste le second canal, qui mérite d'être développé, celui de la médiation scientifique. Cette fois, c'est plutôt l'affaire des associations, des personnels de musées, centres de découverte et autres sites publics ; et c'est l'affaire des créateurs de contenus culturels comme histoire de son. Ces médiateurs ont l'avantage d'être plus spécialisés (dans leurs méthodes et/ou leur savoir) que les journalistes des grands médias ou médias régionaux, généralistes par essence. Les médiateurs sont aussi moins inféodés à un type de public que les journalistes, très dépendants de la cible publicitaire de leur média. Parce que c'est précisément leur raison d'être, les médiateurs scientifiques sont à même d'être une passerelle entre les scientifiques et le plus large public possible. Ils connaissent les moyens de s'adresser à ceux qui semblent les plus éloignés de la science, ils déploient des trésors d'imagination pour ça !

 

Les scientifiques deviennent médiateurs

 

Il reste à faire comprendre aux scientifiques qu'ils peuvent eux-même devenir les médiateurs de leurs recherches. Un défi à la fois ludique et très créatif. C'est l'idée du Famelab, le concours de partage des sciences. Ce concours international existait déjà dans 20 pays depuis 2005 et il arrive enfin en France cette année. Au cours des 4 sélections réparties dans l'hexagone, les candidats – de jeunes chercheurs et ingénieurs – ont trois minutes pour présenter un concept scientifique de manière simple et attractive. L'assistance est en effet très ouverte ; quant au jury, paradoxalement, il est composé de professionnels de la communication et des médias davantage que de médiateurs. Les sélections ont commencé le 8 mars à Villeneuve d'Asq. La finale aura lieu le 30 avril à Paris.

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La culture est l'avenir du tourisme

4 Mars 2014, 15:45pm

Publié par véronique muzeau

La culture pour soutenir les nouvelles formes de tourisme ?

La culture pour soutenir les nouvelles formes de tourisme ?

Dommage que le mot tourisme soit souvent associé uniquement à l'hôtellerie-restauration, aux transports, voire à quelques gros équipements (rarement culturels). Penser le tourisme comme secteur économique doit aussi inclure la culture.

 

En effet, pour environ 1 touriste sur 5, c'est bien la culture (et elle seule) qui motive la visite d'un pays, d'une région ou d'une ville. Le visiteur est à l'affût d'une authenticité (souvent difficile à cerner) et en tout cas de découverte.

Evelyne Lehalle, la spécialiste du tourisme culturel, le répète à longueur de blog, le tourisme culturel doit se structurer, s'organiser et inventer pour devenir un véritable atout. Et pour ça, il doit marcher sur ses deux pieds : le secteur « traditionnel » du tourisme et celui de la culture, deux secteurs qui se regardent parfois (souvent) en chiens de faïence.

 

Le poids économique du tourisme culturel

 

Pour le seul secteur du patrimoine, une étude de 2009 évaluait les retombées économiques directes en recettes liées à la fréquentation de ces sites patrimoniaux à 512 millions d'€. Elle estimait les emplois directs (employés territoriaux, agents d'État et guides du patrimoine) à plus de 33 000. Il faut y ajouter toutes les retombées indirectes (entretien du bâti, restauration d'oeuvres, hébergement, restauration et transport des visiteurs) et là, le chiffre atteint 15 milliards ! *

 

La culture comme avenir du tourisme

 

Voilà pourquoi les ateliers qui ont lieu à Liège (Belgique) les 6 et 7 mars méritent notre attention : d'abord, parce que ce sont les chambres de commerce qui en sont à l'origine. Et le sous-titre est sans ambiguïté, on parle bien d'#économie : « la nouvelle économie du tourisme de demain ». C'est la deuxième bonne nouvelle : le tourisme culturel n'est pas ringard, c'est l'avenir ! Pourquoi ? Parce que le tourisme de masse est condamné puisqu'il n'est pas durable : il faudra désormais proposer un tourisme différencié, des expériences individuelles, et c'est là que la culture - les cultures - entre(nt) en scène.

Lui réserver un colloque permet d'aborder le tourisme culturel sous des angles variés : comme levier du développement économique du territoire, comme incubateur d'une autre image de la culture et même comme une « expérience de l'autre »...On parlera aussi signalétique, francophonie, sans oublier visites virtuelles et réseaux sociaux !

*source : Ministère de la Culture

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