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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #handicap

Semaine du son, petite sélection

24 Janvier 2017, 19:03pm

Publié par véronique muzeau

Semaine du son, petite sélection

La Semaine du son retient forcément l'attention de Tous Curieux/Histoire de son... Les rendez-vous autour du sonore et de l'audio sont nombreux jusqu'au 11 février 2017. Impossible d'en dresser la liste exhaustive ; à défaut d'un tour horizon, voici une petite sélection.

 

Données sémantiques et audio

En préambule de l'excellent festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes, sur notre territoire (le Finistère), une conférence qui nous fait dresser l'oreille. Elle s'intéresse à la problématique de la recherche automatisée des données sonores. Comment repérer l'information ou la captation pertinente dans un fichier numérique audio ? Comment insérer des marqueurs dans des fichiers son pour pouvoir ensuite les classer, les répertorier, etc. Bonne question ! Éléments de réponse le 26 janvier 2017 à Brest (29) avec les chercheurs d'Orange Labs.

 

Langage des cloches

  • Thibaut Laplace, délégué pour la Meurthe-et-Moselle de la Société Française de campanologie commente les enregistrements de différentes cloches locales, pour expliquer la signification de ces sonneries du temps civil ou religieux, et les différences de sonorités d'une cloche à l'autre. Une conférence d'art et de patrimoine campanaire à suivre le 26 janvier 2017 à Villers-les-Nancy (54).
  • Un débat a lieu le 27 janvier au CNIT de La Défense (92) après la présentation des principaux résultats de l’enquête menée en 2016 auprès de différentes paroisses à travers la France sur les cloches et leur perception.
  • Le 28 janvier 2017, c'est à Toulouse (31) qu'une autre conférence vous présente les différents usages du carillon Levêque de 1877 : volées ordonnancées, angélus, Nadalet, comptines..

 

Quand le son inspire l'image

Pour une fois, on part du son et c'est lui qui va déterminer l'image... La Semaine du son est l'occasion de lancer un concours international de création d’images sur une composition sonore musicale signée Greco Casadesus et Grégory Cotti. Les vidéastes amateurs et professionnels seront invités à s'exprimer sur ce qu'ils entendent et ils auront un an pour le faire. Ce lancement, le 27 janvier 2017 à Paris, sera suivi d'une table ronde sur la relation son/image.

 

L'ouïe par la langue des signes

En plus du handicap visuel, le handicap auditif a trouvé sa place dans la semaine du son ! Ça ne s'invente pas, c'est à Sens (89) qu'on vous propose une découverte des sons par la langue des signes du 30 janvier au 3 février 2017.

 

Immersion sonore dans l'univers du bébé

On vous en a déjà parlé l'an dernier, « Prosodie » d'Émilie Mousset est une octophonie à écouter sur un tapis et des coussins, dans l'obscurité, et de préférence entouré de bambins. C'est une performance, entre pièce radiophonique et composition acousmatique, interprétée en direct. On appréciera les réactions du très jeune public interpelé par du son, et rien que du son : le babil, les rires, et petits bruits du quotidien de la très tendre enfance. Concert à suivre le 1er février 2017 à Bordeaux (33).

 

Audioguide de Strasbourg imaginé par ses habitants

« Vous êtes ici » est à écouter immobile, pour explorer la ville seulement par les oreilles, au fil des 17 points d'intérêt de Strasbourg (68) revisités par les habitants et la compagnie Le Bruit qu'ça coûte, les 3 et 4 février 2017.

 

Et la Semaine du son propose bien d'autres thèmes et événements : formations et métiers du son, urbanisme et acoustique, prévention des troubles de l'audition, biodiversité et paysages sonores, création artistique et performances audio, écoutes collectives de documentaires, portes ouvertes de studios ou de radios, ateliers pratiques, lectures à haute voix, parcours audio sensibles, productions, démonstrations et diffusions de son spatialisé, multicanal, etc.

Téléchargez le programme complet de la Semaine du son en France et en Belgique.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2016

29 Novembre 2016, 21:40pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2016

De l'ethnologie et du patrimoine immatériel, encore des réflexions sur la médiation culturelle en mode numérique, un soupçon de son, voilà de quoi terminer l'année en beauté et en culture bien sûr !

 

Nouvelle écritures multimédia

Qu'il porte une fiction ou qu'il soit outil de médiation culturelle, le transmédia, ce récit qui se développe sur différents médias suppose de nouvelles sources de financement. C'est bien la question centrale de cette conférence From Paper to Screen Transmédia : quels partenariats pour les nouvelles écritures ? Le 2 décembre 2016 à Montreuil (93), dans le cadre du salon du livre et de la presse jeunesse.

 

À la frontière du réel… Réalité virtuelle, quels impacts en termes de médiation et de création ? C'est le thème de la 7e édition du Forum de l'Innovation culturelle à Arles (13), le 5 décembre 2016. Ces nouveaux outils et ces technologies parfois ébouriffants supposent aussi de nouvelles narrations et une réflexion sur la médiation culturelle.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Un colloque intitulé Le moment du patrimoine ethnologique a lieu du 7 au 9 décembre 2016 à Dijon (21). Le 8 décembre à 14h Maëlle Mériaux (CRBC, Université Rennes 2) y évoquera la valorisation patrimoniale venue d’en bas : les archives sonores et audiovisuelles de Bretagne.

 

Tourisme culturel

Et parallèlement, les 8 et 9 décembre 2016, les 3e Rencontres internationales du patrimoine culturel immatériel (PCI) ont lieu à Brest (29). La première table ronde du 9 décembre sera consacrée à la mise en tourisme de ce patrimoine devenu motivation de voyage...mais comment en favoriser une « utilisation responsable » ?

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2016

Un autre colloque, les 15 et 16 décembre 2016, à Orléans (45) s'intéresse aux labels dans le domaine du patrimoine, à leur usage en plein essor, tant dans le domaine culturel que pour les sites naturels, qu'ils soient d'origine étatique ou locale...

 

Le 16 décembre 2016 à Paris, le ministère de la culture et de la communication organise ses rencontres du tourisme culturel pour connecter les professionnels de la culture et du tourisme. Une trentaine d'intervenants se répartiront en six tables-rondes, dont une sur le tourisme culturel et le numérique.

 

Culture sonore

Dans le cadre de la programmation culturelle de Paris-Sorbonne,voici "L’âme sonore du monde", à la rencontre du vivant. Christian Holl, artiste acousticien, compositeur, ethnologue et conteur propose au public une expérience d'écoute du cœur de la matière végétale, minérale, animale ou aquatique. Inscription obligatoire avant le 7 décembre sur community.evenium.net.

 

Et vous avez jusqu'au 8 janvier 2017 pour aller faire un tour à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, écouter cette exposition d'une vingtaine d'artistes ou de chercheurs inspirés par le travail du compositeur et bio acousticien Bernie Krause « Le Grand Orchestre des animaux » .

 

Le deuxième atelier interprofessionnel des membres du réseau régional des archives sonores se penche sur les cartographies sonores, leurs formes et leurs enjeux, le 12 décembre 2016 à Grenoble (38). L'occasion de faire le point sur ces explorations par l'audio de l'histoire d'un territoire, des aspects acoustiques d'une ville, du ressenti des habitants, etc.

 

Culture et handicap

Les 1er et 2 décembre 2016, les journées Culture et handicap de Montpellier (34) explorent cette année les territoires de l’enfance au fil de conférence, ateliers de pratiques artistiques, représentation théâtrale...

 

La semaine de l'accessibilité revient du 3 au 11 décembre 2016 au musée du Quai Branly avec neuf jours de visites et d'ateliers, de performances, de dispositifs immersifs et sensoriels qui permettent à tous les visiteurs avec ou sans handicap de découvrir les cultures du monde entier.

 

Arts numériques tout public

Mains d'Œuvres, lieu pour l'imagination artistique et citoyenne de Saint-Ouen (93) fête ses 16 ans samedi 10 décembre 2016 et vous invite dans sa Jungle Numérique parcours interactif en immersion réalisé par plus de 40 artistes sur 4000 m2.

 

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Tourisme : la découverte en tous sens

13 Octobre 2016, 15:10pm

Publié par véronique muzeau

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Conjointement à l'essor du tourisme expérientiel, la visite guidée ou la balade découverte prend du relief et de la chair. Les parcours, accompagnés d'un humain ou d'un outil numérique, se font sensoriels, immersifs, éducatifs, culturels, ludiques... Une pluralité de formes qui présente des intérêts évidents, ou des charmes plus discrets, mais néanmoins cruciaux.

 

Le « sensible », c'est ce qui est perçu par les sens, et c'est aussi un synonyme d'impressionnable et d'émotif. Tout est dit. Partout, les explorations sensibles de territoires, les visites sensorielles de monuments ou de musées se multiplient. On cherche à toucher le visiteur, à l'émouvoir, et plus seulement à le "renseigner".

C'est entendu, on en a déjà parlé dans ce blog,  la visite se fait donc immersive et ultra-accessible grâce aux nouvelles technologies. Les outils mobiles apportent des contenus multimédias (presque) en tous lieux et à tout instant.
Avec quelque matériel en plus, on se plonge encore davantage dans toutes les dimensions sensitives d'une collection ou d'un site : dimension sonore (diffusion multiple, son 3 D ou binaural), visuelle (casques et lunettes de réalité virtuelle), tactile (combinaisons à capteurs) voire olfactive, et pourquoi pas bientôt gustative...

Mais attention, il ne s'agit pas seulement des technologies numériques ; la réalité augmentée n'est pas fatalement virtuelle... simplement, elle s'intéresse à tous les sens.

L'heure est à l'expérience

Et la multi-sensorialité est bien une tendance de fond depuis une dizaine d'année.
Elle touche aussi bien les structures culturelles comme les musées et centres de sciences, que les territoires (villes, sites remarquables, parcs naturels, petites cités de caractère ou autres).

Les pays d'Amérique du Nord et d'Europe du Nord suivent cette piste depuis longtemps, le Canada en particulier.

 

La France semble donc s'y mettre sérieusement. On dirait même que ça va plus vite que dans l'éducation où l'approche sensorielle de Maria Montessori reste encore confidentielle.
Les acteurs du tourisme et de la culture se voient proposer des formations aux visites animées ou sensorielles ou des journées professionnelles sur ce thème.

De petites communes et territoires enclavés sont fières d'offrir ce mode de découverte innovant.

Voilà pour le constat d'engouement ou d'intérêt. Reste à comprendre à quoi sert cette multi-sensorialité.

 

Attirer de nouveaux publics

Avec les visites « animées », on dépasse les classiques visites guidées ou visites conférences, un peu magistrales, plutôt appréciées des seniors, et on peut enfin s'adapter aux familles.

Dans un musée, la scénographie «sensorielle » permet de contextualiser sans déployer de discours savant. Même novice, le visiteur appréhende plus immédiatement une époque, un objet, un personnage par des sons, des odeurs, des couleurs, des matières à toucher, etc.

Et bien entendu, s'adresser à tous les sens du visiteur permet de pallier d'éventuels handicaps sensoriels : une découverte tactile, audio ou olfactive se révèle précieuse en cas de déficience visuelle. Ainsi, ce parcours proposé à Inzinzac-Lochrist (56) est labellisé tous handicaps.

 

Concilier enfin tourisme et culture

Comme le rappelle infatigablement Evelyne Lehalle, les professionnels des deux secteurs peuvent se retrouver sur ce terrain multiforme.
La conception d'une visite sensorielle peut faire travailler ensemble les conservateurs et médiateurs du patrimoine, les artistes, les techniciens multimédia, les prestataires de services touristiques, les scientifiques et les communicants, les collectivités ou organismes publics et les entrepreneurs de la culture, etc. Les structures et sites qui veulent développer ces parcours ont en effet rarement les compétences en interne ; ils sont obligés d'aller puiser leurs ressources hors de leur bulle.

 

Renouveler la communication et lui donner du fond

Certes, le marketing sensoriel est en plein boom et la tentation est grande de s'arrêter à la dimension plaisir et divertissement. Mais ajouter une facette sensorielle à sa communication, c'est aussi fournir une information supplémentaire. Par l'audio naturalisme (cris d'animaux), on découvre plus profondément un milieu naturel. Par l'olfaction, on augmente sa culture œnologique... On ne se contente alors plus de « consommer » un site touristique et culturel, on le comprend, on s'en imprègne !

 

Créer un attachement

Dans le cas d'un territoire, la découverte sensorielle se rapproche de la notion d'« espace vécu » du géographe Armand Frémont. Ce type de visite présente et suscite une subjectivité presque absolue, celle des habitants s'ils sont invités à exprimer, à raconter leur territoire, et celle du visiteur qui va ressentir l'espace de façon encore plus personnelle. Le lien entre habitant ou visiteur et territoire s'en trouve renforcé.

 

À votre tour !

Tout à fait dans cet esprit, quoique centrées exclusivement sur le numérique, les rencontres professionnelles « territoires sensibles » ont lieu les 9 et 10 février 2017 à la bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône, à Marseille, dans le cadre de Chroniques, la semaine des imaginaires numériques.

 

D'autres informations, une assistance à maîtrise d'ouvrage ou la création d'une visite sensorielle numérique ? N'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

30 Septembre 2016, 08:16am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

Un bon rythme de croisière dans l'univers de la culture et des patrimoines passés au filtre numérique : rendez-vous tout public comme la fête de la science, ou plus spécialisés comme ces journées d'études sur les sciences humaines et les TIC.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Une journée d'études sur les humanités numériques est ouverte à tous, le 4 octobre 2016 à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société de Lille (59). Elle termine le programme de recherche DORRA-DH qui avait pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques. Cette journée met en perspective le programme « Cultural Analytics » initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

 

L'institut national d'histoire de l'art (INHA) reprend ses lundis numériques à Paris. Chaque mois, une rencontre sur les humanités numériques avec un accent porté sur le domaine visuel. Le 10 octobre 2016, la séance est consacrée à l'édition, la conservation et l'exposition d'une collection en ligne.

 

Le CLIC France et Paris Musées organisent la première journée d’étude sur « l’innovation et le numérique dans les musées des Beaux-Arts » le mardi 11 octobre 2016 au Petit Palais de Paris. Les acteurs de la muséographie virtuelle pourront y faire le point et échanger sur la numérisation et la diffusion des collections, les expériences de visite liées aux nouvelles technologies, et les financements de ces outils.

 

Le 14 octobre 2016, on peut poursuivre la réflexion lors de la conférence BeMuseum consacrée à l’innovation dans les musées belges aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

Le 19 octobre 2016, c'est au tour de l'OMNSH (observatoire des mondes numériques en sciences humaines) d'organiser sa journée d'études "Valorisation du patrimoine et numérique" au Centre Pompidou à Paris. Les professionnels du secteur échangeront avec les chercheurs et confronteront leurs expériences et expertises lors d'une table ronde.

 

Médiation culturelle

Le 17 octobre 2016 à Paris, un colloque de l'EHESS (Ecoles des hautes études en sciences sociales) s'intéresse aux enquêtes d'ethnologie qui font usage des outils audiovisuels avec la participation du public enquêté, vaste programme !

 

Culture, handicap et numérique

Un colloque de trois jours sur le thème « Handicap, inclusion et accessibilité - Approches comparatives dans l’espace francophone » a lieu du 24 au 26 octobre 2016 à Suresnes (92). C'est toute la perception du handicap dans nos sociétés qui est décortiquée dans différents domaines, du sport à l'éducation en passant par les arts.

 

Nouvelle écritures multimédia

I love transmédia a commencé le 30 septembre 2016 et dure jusqu'au 2 octobre à Paris. On y teste et on y examine toutes les expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs.

 

Les narrations innovantes sont l'un des sujets phare d'Experimenta le salon des arts, sciences et technologies, du 6 au 8 octobre 2016 à Grenoble (38). Ce thème traverse les 7 tables rondes sur l’Intelligence Artificielle, les big data, l’énergie, le transmédia, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’eye-tracking.

 

Quant à Marseille Web Fest, c'est un festival international consacré aux web séries, les 21 et 22 octobre 2016 à Marseille. En plus des projections, on peut y suivre des conférences sur les nouvelles écritures, les manières inédites de raconter des histoires à la sauce numérique.

 

Culture sonore

Les Apéros Sonores, séances publiques d'écoute radiophonique dans les bars de Nantes (44), font leur rentrée le 5 octobre 2016. Ce premier rendez-vous est consacré au narrateur.

 

Un atelier sur le « selfie audio, mon son est un moi », est proposé le 5 octobre 2016 dans le cadre d'une journée d’étude et d'ateliers sur le thème "réseaux sociaux et identité numérique" du Lieu multiple à Poitiers (86).

 

Le festival SONOR va bruire du 14 au 16 octobre 2016 à Nantes (44). On y pratique la création radiophonique et l'art de l'écoute de documentaires, fictions, phonographies, carnets de voyage, poésie sonore....

 

L'EESAB Rennes (école européenne supérieure des arts de Bretagne) propose une conférence de Damien Simon sur les pratiques sonores, en particulier les marches et balades pendant lesquelles le promeneur écoute. C'est le 19 octobre 2016 à Rennes (35) et c'est en lien avec le parcours sonore du samedi 5 novembre 2016, dans le cadre du OFFROAD de la biennale off.


Culture et patrimoine tout public

Un parcours artistique et nocturne dans Paris, la Nuit Blanche du 1er octobre 2016, vous promène au fil de 40 installations et spectacles vivants sur le thème de « la quête amoureuse de Poliphilie ». Parmi elles, on est sensible à l'œuvre d'Olivier Beer, captation sonore de la Seine, mixée en direct et diffusée en divers points du pont...des Arts bien sûr !

 

Le Festival Maintenant, du 7 au 16 octobre 2016 à
 Rennes (35), explore les liens entre arts, musiques et technologies. Outre les concerts, installations sonores et expériences à suivre en famille, on peut y assister à des conférences et participer à des ateliers, comme celui sur les interfaces sonores et créatives du 13 octobre 2016.

 

25 ans que ça dure ! La fête de la science, c'est du 8 au 16 octobre 2016. Partout en France, les curieux peuvent échanger avec des chercheurs, tenter des expériences, visiter des laboratoires ou des expositions, mener des enquêtes, bidouiller dans des fablabs... pour parfaire sa culture scientifique en s'amusant.


 

Pour signaler d'autres événements,
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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

31 Mars 2016, 22:04pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

Culture et patrimoine tout public


Ce week-end encore, ce sont les journées européennes des métiers d'art #Jema2016, soit trois jours (1er, 2 et 3 avril) pour visiter les ateliers et admirer les savoir-faire des artisans d'art dans quelques 200 métiers, partout en France. Cette année, à l'occasion de ses 10 ans, la manifestation se tourne vers l'avenir et s'intéresse à l'innovation dans les métiers d'arts, innovation sociale mais aussi technique, avec les « gestes de demain ».


Du 26 avril au 14 mai, le festival Interstices parsème Caen d'installations sonores, visuelles et recompose les espaces de la ville.


 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Un temps fort qui se termine ce week-end sur Twitter, la #MuseumWeek ! Les musées tweetent encore ce vendredi 1er avril leurs projets innovants via #futurMW, leurs anecdotes avec #ZoomMW samedi 2 avril et pour finir en beauté dimanche 3 avril : leurs coups de cœur #loveMV. Il s'agit d'une opération de communication mais aussi de médiation culturelle numérique.

 


Le CVT (Consortium de valorisation thématique) de l'Alliance Athéna à Meudon consacre son petit déjeuner du 6 avril 2016 au thème : patrimoine et numérique. Les porteurs de projets en SHS y rencontrent des représentants du monde socio-économique pour tisser des partenariats.


Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine Digitale, du mardi 5 au samedi 9 avril 2016 à Bordeaux, le 6 avril est la journée Culture et Numérique. À noter en particulier, le panorama des dernières innovations numériques dans les lieux culturels en France et dans le monde par le CLIC France, et une table ronde sur les nouvelles stratégies numériques dans le champ patrimonial


Les lundis numériques de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) sont consacrés au numérique éditorial, humanités numériques, et plus spécialement pour ce qui touche au domaine visuel. Chaque 2e lundi du mois à 18h une séance ouverte au public permet d'aborder ces thématiques et ces réalisations. Le 11 avril 2016, il sera question de documentation, archives et nouvelles technologies de l’information.


Le 3ème Forum CLIC Nord / Museohub 4 a lieu les 19 et 20 avril 2016 à Lille autour de trois thèmes :
. Jeunesse et numérique patrimonial
. Réalité augmentée et virtuelle
. Maquettes et numérique


 

Médiation culturelle

 

Au Québec, à Chicoutimi, a lieu ce 1er avril la 4ème journée d'études sur la médiation culturelle après une importante enquête régionale réalisée sur ce sujet. La journée portera sur les résultats de l’enquête, les pratiques et les récits d’expériences.

 

 

Tourisme culturel

 

Comment l'aménagement du territoire peut-il encourager la pratique sensible de ce territoire, notamment grâce à l'art ? C'est le thème de la rencontre organisée ce 1er avril à Marseille par les collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, du Bureau des guides du GR2013. On doit à ces derniers un plan-guide « arts et aménagement des territoires ».

 


 

Culture, handicap et numérique


Commencé en novembre 2015, le tour de France de l'accessibilité numérique de l'association Braillenet a pour but de promouvoir l'accès des nouvelles technologies de l'information et de la communication aux personnes atteintes de handicaps, notamment sensoriels. L'étape de ce 1er avril 2016 est consacrée à la culture et a lieu au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.


 

 

Culture sonore


Les 4 et 5 avril 2016, le colloque « Une pluralité audible ? Musiques, langues et mondes sonores en contexte urbain » de l' Université Jean-Monnet de Saint-Etienne s'intéresse à la dimension sonore des villes. Il y a les lieux dans lesquels se fabrique « de la musique », les langues qui y sont parlées, les bruits et les ambiances sonores : peut-on et doit-on tout rendre audible ?

 

Dans le cadre de son cycle « à pleine voix », Karine Le Bail, historienne, chargée de recherche au CNRS, productrice de l’émission « À pleine voix » sur France Musique propose le 5 avril 2016 une rencontre autour de la transformation de la voix (logiciels de transformation, traitement et spatialisation en temps réel de la voix).


 

Le séminaire Espace-son, Approche interdisciplinaire des milieux sonores reçoit le lundi 11 avril 2016 à l'Université Paris Ouest la Défense, Steven Feld, « Etre à l’écoute des manières d’entendre : une acoustémologie en Papouasie Nouvelle Guinée »


 

Le 20 avril à Rennes, on pourra suivre la restitution d'un atelier de création sonore proposé par Flora Bruneteau à une vingtaine d'étudiants de septembre 2015 à mars 2016. Ils ont créé une cartographie sonore du quartier Villejean et découvert le travail d’artistes sonores Philippe Morvan, Pauline Boyer, Benjamin Le Baron... 7 lieux cartographiés : la bibliothèque de Villejean, l'église Saint-Luc, la piscine de Villejean, le marché de Villejean, la dalle Kennedy de jour et de nuit et enfin, le parc du Berry.

 

Les 30 et 1er avril 2016 en Grande-Bretagne et au-delà, c'est la 3ème édition du Soundcamp. 24 heures d'écoute du monde en streaming, au fil des micros des différents preneurs de son.
 

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Au PULP Festival (de la Ferme du Buisson en complicité avec Arte) les 8,9 et 10 avril 2016 : entre autres propositions Phallaina, en visite sonorisée grandeur nature, en smartphone ou en tablette mais aussi Billy the Kid I love you, un spectacle qui lie dessin, film et musique en live ou encore Richard III, avec des procédés numériques novateurs.


 

On explore aussi beaucoup les nouvelles écritures au Learn Do Share – Paris puisque l'événement est précisément consacré au storytelling, aux narrations créatives, expériences immersives, installations interactives... les 9, 11 et 12 avril 2016.

 

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Quand le musée se fait promenade

14 Mars 2016, 22:02pm

Publié par véronique muzeau

Quand le musée se fait promenade

Au fond, pour faire un musée, il faut une collection et de la médiation. Le numérique élargit l'espace et rend la médiation culturelle itinérante, accessible et évolutive, jusqu'à transformer le musée en promenade.

 

 

Un seul musée s'est officiellement baptisé musée-promenade, celui de Marly, en référence au parc qui entoure le château et invite en effet à déambuler.

Pourtant, l'appellation pourrait convenir à bien d'autres sites culturels.

Les outils numériques font peu à peu tomber les murs des musées : à l'intérieur, ils en décloisonnent les services, amenés à échanger pour mieux communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Et ils créent avec l'extérieur ce qu'Yves-Armel Martin appelle une pervasivité, une interaction inévitable entre le musée et son environnement.

On peut désormais faire découvrir une « collection » en dehors d'un bâtiment : dans les rues d'une ville, au bord d'une rivière urbaine, voire en pleine nature.

 

Car la notion de collection s'élargit.

Évidemment, quand il s'agit d'œuvres d'art ou d'objets archéologiques, on est souvent bien obligé de protéger la collection dans un lieu fermé. Quoi que...

Prenez les gargouilles d'une cathédrale ou les sculptures qui ornent les bâtiments historiques, elles sont accessibles en plein air et peu menacées de vol.

Tout comme les sculptures monumentales contemporaines de la Vallée des saints (22), du musée de la sculpture en plein air du jardin Tino Rossi à Paris ou encore du musée-jardin consacré au sculpteur Antoine Bourdelle.

Difficile de voler une sculpture en effet.

 

L'art contemporain s'épanouit à ciel ouvert grâce au numérique

 

 

Idem pour les fresques murales, œuvres artistiques présentées aussi dans les musées en plein air comme l'original musée urbain Tony Garnier à Lyon.

On voit depuis peu des parcours « street art », comme à Paris ou Brest, émerger grâce aux cartes interactives, de type Google maps ou Open Street Map.

 

Outre les fresques murales et les graffitis, l'art contemporain expose ses architectures ou installations, comme celles d'Estuaire, parcours pérenne issu d'une biennale d'art contemporain à Nantes.

 

Les musées « classiques » ont conscience de leur fermeture et certains, comme le musée Lorrain, cherchent désormais à élargir leur espace et à s'intégrer dans un plus vaste projet urbain

 

Le musée Lorrain connecté avec son environnement urbain

Du fait de la richesse de leurs contenus, et parce que le taux d'équipement des publics explose, les outils numériques permettent cette médiation culturelle, indissociable du concept de musée.

Et grâce à ces dispositifs -justement mobiles - il devient possible de créer une muséographie dans tout type d'espace, pourvu qu'une médiation culturelle numérique vienne donner sens et cohérence à ce qui est présenté.

 

Collection naturaliste dans son élément

 

La notion de collection est aussi, depuis longtemps, appliquée aux éléments naturels remarquables.

Ainsi, le Géoparc de Digne-les-Bains se présente lui aussi comme un « musée promenade » et le numérique vient valoriser la collection du site, qui mêle en l'occurrence géologie, histoire, enthomologie et art contemporain.

Géoparc de Digne les Bains

L'environnement comme patrimoine

 

Que dire enfin des collections plus immatérielles et plus récemment reconnues comme telles, celles de l'ethnologie ?

Elles intègrent à la fois des objets (du quotidien souvent) et des « modes de vie » : types d'habitats, savoir-faire artisanaux, agricoles ou autres, langues, chants ou musiques régionaux, etc

Il est alors indispensable de présenter au visiteur tout un cadre, tout un espace de vie, en incluant souvent un paysage et un élément naturel, comme une rivière.

 

Ainsi, le musée de la batellerie de Saint Jean de Losne s'est agrandi en plein air pour promener ses visiteurs « sur les pas des mariniers ».

Pour valoriser un patrimoine rural ou artisanal, il existe plusieurs musées de plein air dans lesquels le visiteur circule d'un bâtiment à un autre, d'un potager à un moulin, d'un pressoir à un kanndi (lavoir à lin).

Ainsi, le moulin de Kerouat à Commana (écomusée des Monts d'Arrée), qui vous promène dans une petite vallée au fil d'activités proto-industrielles liées à la force du courant, ou bien le musée de plein air de Villeneuve d’Ascq.

Le musée des maisons comtoises est sans doute le plus célèbre et il joue à plein la carte des outils numériques avec « Time » visite virtuelle à suivre sur tablette ou smartphone et qui a la bonne idée d'être accessible tous handicaps sensoriels.

 

 

Évidemment, la « collection » peut prendre la forme d'un lieu de mémoire, quand il s'agit d'Histoire. Le « musée en plein air » présente alors aux visiteurs le théâtre des événements : c'est le cas du mémorial de Verdun et de son parcours, d'une fortification à l'autre, en passant par le champ de bataille.

 

Là encore, l'outil numérique permet une véritable interprétation du site et du paysage, en toute autonomie pour le visiteur, en toute saison, et d'un coût raisonnable pour la collectivité.

 

Pour une petite commune qui a vu naître ou vivre un peintre célèbre mais qui n'a pas les moyens d'ouvrir un musée en bonne et dûe forme, un outil numérique peut tout à fait

  • convoquer virtuellement les œuvres du peintre,

  • inviter le visiteur à déambuler sur les lieux réels qui ont inspiré l'artiste,

un peu à la manière de ce que fait Gardanne avec son circuit au fil des reproductions sur toiles grand format de Cézanne.

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Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

9 Octobre 2015, 10:49am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

La médiation culturelle au musée des beaux-arts de Brest, c'est avant tout l'accueil des publics, le plus large possible, et ce même avec une petite équipe.

 

 

 

 

 

Pour Mathilde Pigallet, responsable de l'accueil des publics au musée, la médiation culturelle revient surtout à tisser des liens entre les visiteurs et les œuvres de la collection ou des expositions.

 

Le médiateur sait se faire oublier

 

Servir d'interface, mais sans s'imposer trop... le médiateur doit savoir aussi s'effacer pour laisser place au œuvres.

Pas toujours facile cependant de prendre en compte tous les publics, notamment les visiteurs concernés par les handicaps. Sur le plan de l'accessibilité culturelle, Mathilde reconnaît qu'il y a encore du chemin à parcourir au musée des beaux-arts de Brest.

D'où l'organisation d'une opération Artemix lors des journées du patrimoine 2015 avec l'association Les Petits Débrouillards de Brest et des intervenants exterieurs. Le but de ce Fablab (laboratoire de fabrication) déporté au musée était justement de construire des outils d'accessibilité aux personnes déficientes visuelles.


 

Être inventif avec les moyens dont on dispose

 

Bien sûr, le musée propose les classiques outils de médiation directe : les visites accompagnées et les ateliers jeune public pendant les vacances scolaires.

Sans oublier les animations et événements pour lesquels le musée peut s'appuyer sur son association des amis.

Mais ce recours à la médiation directe est forcément limité quand l'équipe est réduite, comme celle du musée.

D'où l'intérêt des outils de médiation indirecte, notamment numériques : le musée vient de se doter de tablettes tactiles qui permettent des visites en autonomie et enrichies par un contenu audio, photo et textuel. La page Facebook du musée est par ailleurs régulièrement alimentée et animée.

Les enfants reçoivent systématiquement un livret-jeu et peuvent s'installer dans les « quartiers jeune public » disséminés dans les salles du musée : une table avec de quoi jouer, dessiner, créer ...

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Le handicap visuel expliqué aux voyants

19 Mars 2015, 09:02am

Publié par véronique muzeau

L'humour pour lutter contre les idées reçues sur la déficience visuelle

L'humour pour lutter contre les idées reçues sur la déficience visuelle

 

 

Il y a deux façons de faire progresser la cause des personnes handicapées dans la société. D'abord, permettre l'accessibilité des lieux, des outils et des contenus. Mais faire accéder les non-handicapés à l'univers du handicap est aussi très efficace.

 

La déficience visuelle est le handicap le plus mal traité en France en matière d'accessibilité. Peu de sites, de lieux physiques, d'équipements ou de contenus culturels et informatifs sont parfaitement accessibles aux aveugles et aux mal voyants.

Pourtant, dans l'autre sens, il est très simple de s'immerger dans l'univers de la déficience visuelle : il suffit de fermer les yeux.

Voilà pourquoi les initiatives pour faire ressentir à tous la déficience visuelle se multiplient. Elles contribuent à sensibiliser la société à ce handicap sensoriel.

 

Faire comprendre en profondeur la déficience visuelle

 

L'IPIDV , partenaire d'Histoire de Son, a récemment changé de nom. L'association est toujours très active pour permettre aux enfants handicapés visuels de suivre une scolarité normale et pour aider les non-voyants et mal-voyants de tous les âges dans leur vie quotidienne. Mais les deux lettres I qui désignaient autrefois « Institut » et « Insertion » sont désormais les initiales d' « Initiatives » et d' « Inclusion ». Pour inclure, il faut connaître et comprendre profondément. Et par quelles initiatives peut-on faire comprendre le handicap visuel ?

 

L'humour pour dédramatiser le handicap

 

En voici une, parmi d'autres : vendredi 20 mars 2015, l'IPIDV présente, avec la compagnie Impro Infini, un spectacle au titre provocateur « Tous Aveugles ». C'est le résultat d'un travail de la compagnie au sein de l'association, à la rencontre des personnes déficientes visuelles du Finistère. Les comédiens se sont approprié leur réalité, leur quotidien, loin des clichés et des préjugés, et ils ont transformé tout ça en spectacle. Ce sera l'ouverture du festival international d'improvisation théâtrale Subito à Brest.

Dans le même registre, humoristique mais documenté, le récent film d'Éric Lartigau, La famille Bélier, a pu aussi contribuer à faire tomber quelques préjugés sur la déficience auditive.

 

Les expositions et les dispositifs tactiles ouverts à tous

 

D'autres idées émergent un peu partout, souvent dans le domaine culturel et également chez nos voisins européens. On pourra citer de nouveau l'exposition itinérante « Ferme les yeux pour voir la préhistoire » conçue par le Préhistosite de Ramioul (Belgique) et reprise par des musées français.

Plus récemment, le musée du Prado à Madrid a mis à disposition du public déficient visuel des reproductions en relief - avec commentaires audio - de 6 tableaux de Vinci, Goya ou El Greco. Mais les visiteurs qui voient parfaitement sont eux aussi invités à tenter l'expérience du tactile audio décrit, en chaussant des lunettes opaques. Non seulement il s'agit de leur proposer une autre « vision » d'une œuvre, mais on leur fait aussi toucher du doigt ce que ressentent les personnes aveugles ou mal-voyantes.

 

Régulièrement, partout en France, des festivals, des événements locaux, souvent modestes, proposent aux personnes valides d'endosser momentanément un handicap sensoriel ou moteur. Des séances d'écoute dans le noir, des parcours à la canne blanche, des découvertes tactiles... autant de mises en situation qui combinent sensibilisation au handicap visuel et aspect ludique.

 

« Serious game » de simulation de la cécité

 

Logiquement, le secteur de la santé aborde aussi la sensibilisation au handicap par le biais de la formation, et la pédagogie du jeu est prise en compte. Les outils numériques jouent un rôle crucial et ça donne par exemple cette salle virtuelle en 3D de l’Institut Les Hauts Thébaudières en région nantaise. Sensivise est un « serious game » ( jeu sérieux), une application de réalité virtuelle développée par Dassault Systems qui permet d'expérimenter de l'intérieur différents troubles de la vision.

 

L'expérience reste limitée dans le temps et l'espace. Mais si elle permet à tout un chacun d'effleurer le handicap « de l'intérieur », l'objectif pédagogique est atteint et l'indifférence recule.

 

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Les Trophées de l'accessibilité® 2015

24 Février 2015, 21:09pm

Publié par véronique muzeau

Les Trophées de l'accessibilité® 2015

Organisés depuis 2010 par l'association Accès pour tous, les Trophées de l'accessibilité® récompensent les initiatives prises dans notre société pour un accès de tous à tout, quel que soit le handicap. La sélection distingue notamment les efforts réalisés dans le tourisme et la culture.

 

Composé d'une vingtaine de représentants d'associations de personnes handicapées, le jury a dû départager près de 300 candidats. Il a dévoilé son palmarès de l'accessibilité des Régions le 9 février 2015.

 

Les 4 lauréats Tourisme et Handicap

 

L'office de tourisme de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) est ainsi salué pour son accessibilité tous handicaps. Pour les visiteurs déficients visuels, l'office propose ainsi un document en braille et caractères agrandis.

 

Le Château des ducs de Bretagne et Musée d'histoire de Nantes est ainsi récompensé pour ses gros efforts pour proposer des visites autonomes, là encore, tous handicaps. Pour la déficience visuelle, c'est un parcours tactile appuyé sur un audioguide spécifique et sur différents dispositifs tactiles et sonores qui jalonnent les salles. S'y ajoute l'application mobile NantesMusée pour déficients visuels à télécharger gratuitement sur son smartphone.

 

Le Pôle International de la Préhistoire des Eyzies de Tayac (Dordogne) a quant à lui particulièrement soigné l'ergonomie accessible de visite pour accueillir tous les visiteurs, avec ou sans handicap. Il propose aux visiteurs mal-voyants et non-voyants, plan du bâtiment en relief et en braille à l'accueil, livret en gros caractère et en braille, dessins en relief, maquette, moulages et reconstitutions tactiles, documentaires en audiodescription, ordinateurs équipés d'un logiciel de reconnaissance vocale et animations dédiées pour les groupes autour d'expérimentations tactiles sur réservation.

 

Très accessible aussi le Musée départemental de la Céramique à Lezoux (Puy de Dôme) dont l'audioguide à déclenchement infrarouge comprend consignes de déplacement, audiodescription, informations scientifiques et s'accompagne d'une bande podotactile en relief et contrastée apposée sur le sol. On prête même des loupes à l'accueil.

 

Pour bien montrer que l'accessibilité n'est pas une question de (gros) budget, les trophées ont aussi une catégorie Tourisme et handicap – Petite structure touristique qui récompense cette année 5 hébergements ou transports touristiques accessibles aux personnes à mobilité réduite partout en France.

 

D'autres trophées pour la culture accessible

 

La catégorie Accessibilité, diversité et vivre ensemble a récompensé un autre établissement culturel, Universcience, l'établissement public du Palais de la découverte et de la cité des sciences et de l’industrie qui a conçu l'exposition temporaire interactive et multi-sensorielle Pour Tous : Mille milliards de fourmis. Itinérante, cette exposition fait escale actuellement à l'espace des sciences de Rennes jusqu'au 17 mai 2015.

 

La sélection nationale des Trophées de l'accessibilité® 2015

 

Dans la catégorie produit accessible de la sélection nationale des Trophées de l'accessibilité®, il est encourageant de constater que les 4 lauréats s'adressent tous aux usager déficients visuels, notamment au travers d'applications mobiles de signalétique audio ou vocalisation de smartphone (Audiospot, Pick Out, Kapsys).

 

Enfin, nouveauté 2015, un prix spécial Accès pour Tous à la Culture récompensera une animation ou une manifestation culturelle accessible à tous.

 

Les Trophées de l'accessibilité® seront décernés à Paris le 19 mai 2015.

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La culture gagne en accessibilité

5 Novembre 2014, 17:56pm

Publié par véronique muzeau

La culture gagne en accessibilité

L'accessibilité culturelle gagne du terrain et c'est tant mieux ! Et les handicaps sensoriels ne sont pas oubliés, que ce soit dans les lieux culturels d'envergure, mais aussi les sites plus modestes.

 

Ainsi, le Théâtre de Cornouaille à Quimper édite chaque année un programme de saison en version audio à destination des personnes déficientes visuelles. Sur chaque fiche spectacle du site internet du Théâtre, un fichier audio est disponible en écoute.

Le CD audio complet de ce programme est disponible en téléchargement libre ou à l’accueil du Théâtre pour toutes les personnes qui en font la demande.

Le prochain spectacle en audiodescription est celui de François Morel La Fin du monde est pour dimanche, vendredi 7 novembre 2014.

 

Quant à la fondation Louis Vuitton dans son tout nouvel écrin, elle a pensé à tout et les 7000 mètres carrés d'exposition des collections d'art contemporain sont accessibles aux visiteurs quel que soit leur handicap. Le personnel a été spécialement formé à l'accueil et aux différentes médiations et les équipements ou dispositifs de médiation sont au rendez-vous, notamment pour les visiteurs aveugles ou malvoyants : contenus audio compatibles avec l'application Voice Over pour Iphone, bandes de guidage podotactiles à l'extérieur, et de vigilance à l'intérieur, bornes sonores, maquettes tactiles des lieux avec relief, braille et texte en noir.

 

Plus ponctuelle mais à saluer aussi, la semaine de l'accessibilité que le musée du quai Branly met en place à l'occasion de la Journée Internationale des personnes handicapées le 3 décembre. Le musée propose pendant une semaine, du 29 novembre au 7 décembre 2014, l'entrée gratuite pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, et des activités gratuites pour voir, toucher, écouter ou ressentir.

 

À Rennes, le centre multiculturel Les Champs Libres, a fait de gros efforts en matière d'accessibilité. S'il n'a pas encore le label tourisme et handicap pour le handicap visuel, la bibliothèque y propose néanmoins des rendez-vous spécifiques comme ces rencontres « des livres à l'oreille » qui font découvrir aux visiteurs livres audio, CD Daisy, romans ou documentaires ou encore « Écouter voir en chambre noire », une projection de film en audiodescription chaque mois.

 

Quant aux établissements et équipements culturels qui sont encore dans le flou et se demandent par où commencer pour être accessibles, ils peuvent trouver des informations sur le site internet du ministère de la culture et de la communication.

 

Enfin, si vous-mêmes êtes en situation de handicap sensoriel, rendez-vous sur le site de l'association acces-culture qui propose un agenda des spectacles adaptés pour les handicaps visuel et auditif.

Pour les lieux de visite comme les musées, et pour tous handicaps, explorez la carte interactive de handistrict.


 

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