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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #sciences

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2016

31 Octobre 2016, 10:58am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2016

Est-ce l'influence de Museomix qui va vivre sa sixième édition ? La "participation" semble être le maître mot de ce mois de novembre dans le domaine des patrimoines et de la culture.

Valorisation numérique des patrimoines

La 2ème édition de la journée professionnelle Tourisme et Numérique a lieu le jeudi 3 novembre 2016 à Pleumeur-Bodou (pôle Phoenix). Elle permet aux professionnels, entreprises et collectivités d’identifier les nouvelles tendances et l’innovation appliquées au tourisme. Parmi les sujets d'intervention, l'apport des dispositifs de visite numériques sur le développement touristique.

 

Le CLIC propose le 14 novembre 2016 à Paris son 33ème atelier sur les nouvelles tendances des audioguides et des applications de visite des lieux culturels. Les interventions aborderont la question des contenus, des supports et des modèles économiques, elles associeront un musée et une entreprise sur 5 cas pratiques.

 

Le réseau IDEV (innovation et design d'expériences de visite) propose à ses adhérents un atelier design’in sur « la conception centrée utilisateur » des dispositifs numériques de visite, le 24 novembre 2016 à Nantes (44).

Médiation culturelle et muséologie

"Outils de veille, veille sur les outils", c'est le thème de journée 2016 du réseau MUST (Musées patrimoine et culturel scientifique et technique) le jeudi 3 novembre 2016 avec notamment Omer Pesquer, l'un des initiateurs de MuzeoNum.
 

En quelques années, Museomix est devenu l'événement phare de la muséologie vivante, en action : des centaines d'artistes, médiateurs, bricoleurs, scénographes, visiteurs passionnés s'associent pendant trois jours pour réinventer les musées de France mais aussi du Canada, de Belgique, d'Italie, de Suisse. L'édition 2016 (du 11 au 13 novembre, du 4 au 6 novembre pour le Canada) investit 17 lieux dans 15 villes.

 

Communicating the museums - CTM16 Québec - rassemble 300 professionnels de la culture du 15 au 19 novembre 2016 à Québec (Canada). 50 conférenciers internationaux aborderont les mutations des attentes des visiteurs, des technologies, de l’éducation et du financement, autour du thème de l'engagement et de la participation.

 

C'est décidément le sujet du moment...et celui aussi de Mediamus – Association suisse des médiateurs de musée – dont la rencontre nationale a pour thème cette année “la participation culturelle”, les 17 et 18 novembre 2016 à Fribourg (Suisse).

 

Quels médias et médiations pour représenter le mouvement, en particulier en exposition ? Vaste question que se posent les chercheurs, médiateurs et scénographes qui participent au colloque de l’Université de Bourgogne à la Maison des sciences de l’homme à Dijon (21) le 17 novembre 2016.

 

La Bibliothèque Nationale de France se met à son tour au remix ! La BNF organise son premier Hackathon les 19 et 20 novembre 2016 dans le cadre de la Semaine de l'innovation publique. « Le savoir de demain s'invente avec vous », telle est l'accroche de ces 24 heures non stop de réinvention du partage des données publiques et d'imagination de la bibliothèque du futur. Pour participer, l'inscription est obligatoire et gratuite. Le public est convié à venir assister gratuitement aux présentations des projets, à tester les outils numériques de la BnF et les « trouvailles » de Gallicanautes, ou à écouter à un concert à partir de partitions disponibles sur le site. On pourra aussi suivre le hackathon à distance via les réseaux sociaux de la bibliothèque.

 

Deux jours de colloque : « la muséologie scientifique, toute une histoire ! » pour commémorer un double anniversaire : les 30 ans de la Cité des sciences et les 80 ans du Palais de la Découverte à Paris (75) :
- Jeudi 24 novembre de 9h30 à 20h au Palais de la découverte
- Vendredi 25 novembre de 9h30 à 19h à la Cité des sciences et de l'industrie

 

 

Et en parallèle, les 24 et 25 novembre 2016, un autre colloque à Angoulême (16) s'interroge sur les mises en récits et en image de la science. « Telling Science, drawing Science » s'intéresse aux expériences, recherches, pratiques de narrations de la science pour l’éducation, la médiation et la communication scientifiques, voire dans d'autres contextes plus inattendus.

 

Comment valoriser ce patrimoine scientifique et technique ? Quels sont les questions et les propositions des entreprises et des universités sur ce sujet ? Une journée d'études pour y réfléchir le 28 novembre 2016 à l'espace culture de l'université de Lille (59).

Tourisme culturel

La 22e édition du salon du patrimoine culturel a lieu le 3 novembre 2016 au carrousel du Louvre à Paris (75). On y attend 340 exposants français et étrangers spécialistes de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine, matériel ou immatériel.

Nouvelle écritures multimédia

« Littératies du XXIe siècle, sens dessus dessous » : joli titre pour le colloque de l'Agence nationale de recherche sur la translittératie les 7 et 8 novembre 2016 à la Cité des Sciences et de l'Industrie (75). L'objet du colloque navigue entre communication, information et info-documentation, au carrefour de l'éducation aux médias et de la médiation numérique. Il intéressera les professionnels de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et du numérique.

Culture sonore

Les Rencontres Bandits-mages ont lieu à Bourges (18) du31 octobre au 13 novembre 2016, dans le prolongement du Festival Bandits-mages. C'est un moment de création collective pour les artistes multi-médias. On a repéré cet atelier son DIFFÉRENCE(S) ET RÉPÉTITION(S) – en trois actes, du 7 au 10 novembre 2016.

 

Au festival Gamer'z des arts multimédia, à Aix-en-Provence du 4 au 13 novembre 2016, on pourra s'adonner à des manipulations sonores avec des ateliers « scratche ta K7 » l’artiste Tapetronic – Alexis Malbert qui vous apprend à détourner et recycler des cassettes audio et des baladeurs pour en faire de nouveaux instruments de musique. On pourra aussi découvrir New Atlantis (La Nouvelle Atlantide) de Locus Sonus, univers virtuel partagé en ligne dédié à l’expérimentation et à la création sonore.

 

La biennale Offroad de Rennes (35) est un programme de parcours thématiques qui permet de relier les associations, collectifs d'artistes, structures et acteurs culturels de 5 quartiers de la ville. Dans ce cadre, le troisième rendez-vous est une balade sonore dans le quartier Nord avec Luc Larmor et les étudiants de l’EESAB, samedi 5 novembre 2016.

 

Il y a aussi des performances sonores comme cet « émincé d'oreilles » aux Rencontres Oscura des arts vivants alliés au numérique, du 4 au 25 novembre 2016
à Ganges
(30).

Et toujours à la Fondation Cartier pour l'art contemporain à Paris, cette exposition d'une vingtaine d'artistes ou de chercheurs inspirés par le travail du compositeur et bio acousticien Bernie Krause « Le Grand Orchestre des animaux » jusqu'au 8 janvier 2017.

 

N'hésitez pas nous signaler d'autres événements si nous en avons oublié... Rendez-vous sur le site internet de Tous Curieux/Histoire de son.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

30 Septembre 2016, 08:16am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

Un bon rythme de croisière dans l'univers de la culture et des patrimoines passés au filtre numérique : rendez-vous tout public comme la fête de la science, ou plus spécialisés comme ces journées d'études sur les sciences humaines et les TIC.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Une journée d'études sur les humanités numériques est ouverte à tous, le 4 octobre 2016 à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société de Lille (59). Elle termine le programme de recherche DORRA-DH qui avait pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques. Cette journée met en perspective le programme « Cultural Analytics » initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

 

L'institut national d'histoire de l'art (INHA) reprend ses lundis numériques à Paris. Chaque mois, une rencontre sur les humanités numériques avec un accent porté sur le domaine visuel. Le 10 octobre 2016, la séance est consacrée à l'édition, la conservation et l'exposition d'une collection en ligne.

 

Le CLIC France et Paris Musées organisent la première journée d’étude sur « l’innovation et le numérique dans les musées des Beaux-Arts » le mardi 11 octobre 2016 au Petit Palais de Paris. Les acteurs de la muséographie virtuelle pourront y faire le point et échanger sur la numérisation et la diffusion des collections, les expériences de visite liées aux nouvelles technologies, et les financements de ces outils.

 

Le 14 octobre 2016, on peut poursuivre la réflexion lors de la conférence BeMuseum consacrée à l’innovation dans les musées belges aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

Le 19 octobre 2016, c'est au tour de l'OMNSH (observatoire des mondes numériques en sciences humaines) d'organiser sa journée d'études "Valorisation du patrimoine et numérique" au Centre Pompidou à Paris. Les professionnels du secteur échangeront avec les chercheurs et confronteront leurs expériences et expertises lors d'une table ronde.

 

Médiation culturelle

Le 17 octobre 2016 à Paris, un colloque de l'EHESS (Ecoles des hautes études en sciences sociales) s'intéresse aux enquêtes d'ethnologie qui font usage des outils audiovisuels avec la participation du public enquêté, vaste programme !

 

Culture, handicap et numérique

Un colloque de trois jours sur le thème « Handicap, inclusion et accessibilité - Approches comparatives dans l’espace francophone » a lieu du 24 au 26 octobre 2016 à Suresnes (92). C'est toute la perception du handicap dans nos sociétés qui est décortiquée dans différents domaines, du sport à l'éducation en passant par les arts.

 

Nouvelle écritures multimédia

I love transmédia a commencé le 30 septembre 2016 et dure jusqu'au 2 octobre à Paris. On y teste et on y examine toutes les expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs.

 

Les narrations innovantes sont l'un des sujets phare d'Experimenta le salon des arts, sciences et technologies, du 6 au 8 octobre 2016 à Grenoble (38). Ce thème traverse les 7 tables rondes sur l’Intelligence Artificielle, les big data, l’énergie, le transmédia, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’eye-tracking.

 

Quant à Marseille Web Fest, c'est un festival international consacré aux web séries, les 21 et 22 octobre 2016 à Marseille. En plus des projections, on peut y suivre des conférences sur les nouvelles écritures, les manières inédites de raconter des histoires à la sauce numérique.

 

Culture sonore

Les Apéros Sonores, séances publiques d'écoute radiophonique dans les bars de Nantes (44), font leur rentrée le 5 octobre 2016. Ce premier rendez-vous est consacré au narrateur.

 

Un atelier sur le « selfie audio, mon son est un moi », est proposé le 5 octobre 2016 dans le cadre d'une journée d’étude et d'ateliers sur le thème "réseaux sociaux et identité numérique" du Lieu multiple à Poitiers (86).

 

Le festival SONOR va bruire du 14 au 16 octobre 2016 à Nantes (44). On y pratique la création radiophonique et l'art de l'écoute de documentaires, fictions, phonographies, carnets de voyage, poésie sonore....

 

L'EESAB Rennes (école européenne supérieure des arts de Bretagne) propose une conférence de Damien Simon sur les pratiques sonores, en particulier les marches et balades pendant lesquelles le promeneur écoute. C'est le 19 octobre 2016 à Rennes (35) et c'est en lien avec le parcours sonore du samedi 5 novembre 2016, dans le cadre du OFFROAD de la biennale off.


Culture et patrimoine tout public

Un parcours artistique et nocturne dans Paris, la Nuit Blanche du 1er octobre 2016, vous promène au fil de 40 installations et spectacles vivants sur le thème de « la quête amoureuse de Poliphilie ». Parmi elles, on est sensible à l'œuvre d'Olivier Beer, captation sonore de la Seine, mixée en direct et diffusée en divers points du pont...des Arts bien sûr !

 

Le Festival Maintenant, du 7 au 16 octobre 2016 à
 Rennes (35), explore les liens entre arts, musiques et technologies. Outre les concerts, installations sonores et expériences à suivre en famille, on peut y assister à des conférences et participer à des ateliers, comme celui sur les interfaces sonores et créatives du 13 octobre 2016.

 

25 ans que ça dure ! La fête de la science, c'est du 8 au 16 octobre 2016. Partout en France, les curieux peuvent échanger avec des chercheurs, tenter des expériences, visiter des laboratoires ou des expositions, mener des enquêtes, bidouiller dans des fablabs... pour parfaire sa culture scientifique en s'amusant.


 

Pour signaler d'autres événements,
n'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

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Compte Twitter : @HistoireDeSon

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

29 Octobre 2015, 22:39pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

Un mois de novembre encore loin de l'hibernation ; il y est question de tourisme connecté, de musées et de patrimoine culturel valorisés par le numérique, et de rendez-vous festifs et créatifs autour de l'audio.

 

  • La conférence « e-tourisme 2015 » de CCM Benchmark a lieu le 4 novembre 2015 sur le thème de la mobilité. Désormais connecté, le voyageur attend de nouveaux services en ligne. Bien sûr, il sera question de l'attirer par un marketing territorial digital bien compris, de satisfaire ses besoins pratiques et logistiques, de personnaliser l'offre...Mais la conférence se demande aussi comment enrichir l'expérience des voyageurs : par la culture ?

 

  • La 21e édition du Salon international du Patrimoine culturel se tient du 5 au 8 novembre 2015 à Paris, au Carrousel du Louvre. Elle a pour thème « patrimoine et modernité » et propose des animations et conférences. À suivre en particulier, une présentation de l'application 3D Poitiers Évolution qui restitue les visages de la ville à travers les âges, réalisée avec l'Inrap et le service archéologique de Poitou-Charentes.

 

  • Un colloque Tourisme et Numérique ljeudi 5 novembre 2015 à Pleumeur-Bodou (Côtes d'Armor) haut lieu des technologies de la communication. Le colloque abordera aussi bien le tourisme et le numérique que les visites virtuelles, le géocaching, la « gamification » des visites ou la valorisation du patrimoine par la réalité augmentée et les outils immersifs

 

  • « La collecte ethnographique dans les musées de sociétés », c'est le titre d'un séminaire du MUCEM, le 6 novembre 2015. Le séminaire s'intéresse à la collecte des objets dans une perspective d'exposition. Peut-être un prochain séminaire pour aborder la collecte de l'immatériel (enregistrements de témoignages, langues, chants, pratiques culturelles ou savoirs) ?

 

  • Grand moment pour tous les innovateurs de la médiation culturelle en musée : Museomix. 

    L'opération se tient cette année sur deux week-ends consécutifs, au choix des organisateurs, entre le 6 et le 15 novembre 2015. Une dizaine de musées seront remixés en France, en Belgique, Suisse, Canada et même au Mexique par des équipes de médiateurs, artistes, bidouilleurs ou scientifiques. Le but c'est de créer dans un esprit libre et collaboratif des nouveaux dispositifs pour valoriser les collections.

 

 

  • Un atelier géant pour faire découvrir la radio : ses techniques, ses contenus. Ce sont les rencontres radiophoniques itinérantes qui ont lieu cette année du 11 au 15 novembre 2015 à Florac.

 

  • Le Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye propose une conférence sur Histopad, le nouvel outil numérique des collections du Domaine national de Chambord, par Luc Forlivesi, directeur des collections, conservateur général du patrimoine du Domaine national de Chambord le samedi 14 novembre 2015.

 

  • « Le musée par la scène. Le spectacle vivant au musée : pratiques, publics, médiations », c'est le thème d'un colloque international organisé par le Musée du Louvre, la BnF, l’INHA, le Musée d’Orsay, du 18 au 20 novembre 2015 à Paris.

 

  • Autre colloque organisé le 20 novembre 2015 à Rennes, sur la question : « pratiques artistiques et transmission : comment la culture numérique fait-elle évoluer les usages ?". Destiné avant tout aux personnels de l'éducation nationale et acteurs culturels, ce colloque est néanmoins ouvert à tous. S'inscrire avant le 13 novembre.

 

  • La Mobile Audio Fest c'est du 19 au 22 novembre 2015 à Aix-en-Provence et Marseille. Une quinzaine d'artistes revisitent l'écoute en mobilité. Au programme, des balades sonores, créations, histoires à entendre sur Internet ou à la radio, en ville ou chez soi.

 

  • Hearsay, International Audio Arts Festival a lieu pendant ce temps du 20 au 22 novembre 2015 à Kilfinane (Irlande). On y partage le son sous toutes ses formes : documentaire ou fiction, art sonore ou bruitage pour la radio, le cinéma ou le théâtre.

 

  • Le Cnam (centre national des arts et métiers) poursuit son séminaire de recherche sur le « Patrimoine contemporain : Science, Technique, Culture & Société » au Musée des arts et métiers. Le 25 novembre 2015, la journée d'étude portera sur les expériences, lieux d'exposition et la réception du patrimoine scientifique et contemporain en Europe.

 

  • Un peu de prospective avec l’AFEST (association francophone des experts et scientifiques du tourisme) qui organise le 25 novembre 2015 un forum sur « le tourisme des Années 2030 » à Paris.

 

  • Les 28 et 29 novembre 2015 Brest participe au Science Hack Day comme d'autres villes dans le monde entier. C'est un événement participatif qui propose à tous les amateurs de sciences et techniques de construire un prototype pour « améliorer la ville », avec l'aide de multiples partenaires : médiateurs scientifiques, Fablab, universités et écoles supérieures, technopole et cantine numérique, centre d'art contemporain, médias...

 

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Paroles de médiateurs culturels #9 : didactique

20 Octobre 2015, 11:08am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #9 : didactique

Comment transmettre ? C'est une des premières questions que doit se poser le médiateur culturel, quelle que soit sa posture : pédagogue ou communicant.

 

Certes, l'objet du savoir – sciences, art, sciences humaines - est important. C'est pourquoi certains médiateurs sont, sinon des chercheurs, au moins de bons enquêteurs.

Mais une fois ce savoir en tête, le médiateur doit encore tout mettre en œuvre pour que les publics s'en emparent.

 

Aujourd'hui, c'est un médiateur scientifique, Antony Auffret, qui témoigne de son expérience. Il est coordinateur du Département Virtuel et de l'innovation de l'association Les Petits Débrouillards à Brest. Pour lui la médiation c'est avant tout de l'ingénierie de la transmission du savoir.

 

 

Antony nous parle donc pédagogie et didactique (comment enseigner) mais aussi épistémologie (quelle connaissance transmettre ?). Pour lui, le médiateur culturel et scientifique est en quelque sorte un enseignant, hors les murs de l'école, et exempté du programme contraignant de l'Éducation Nationale.

 

Indéniablement, Antony profite d'une plus large liberté dans les méthodes. Avec un peu d'imagination et pas forcément de gros moyens, les Petits Débrouillards réalisent en effet des dispositifs de médiation très efficaces, pour des expositions ou des ateliers. Cette ingénierie de l'apprentissage ludique s'applique donc en médiation directe ou indirecte.

Et elle doit être d'autant plus réussie que le médiateur culturel ne peut profiter de la légitimité de l'enseignant intronisé par l'institution scolaire. L'école garde encore de l'autorité, même si elle est contestée. Le médiateur de musée ou de toute autre structure vit différemment son rapport au(x) public(s). Il doit convaincre avec d'autres atouts. Et cette liberté d'utiliser des outils pédagogiques ludiques ou peu conventionnels peut être un atout.

 

Pas de doute, chez les Petits Débrouillards, la médiation est bien perçue comme une forme d'enseignement. Mais est-ce le cas pour tous les médiateurs culturels ? Pas forcément.

 

Approche par la communication

 

On l'a déjà souligné, le métier de médiateur reste récent et il est donc encore protéiforme.

Il suffit d'examiner les programmes de formation des médiateurs culturels pour constater la diversité des approches.

Pour certains, comme le master « Médiations de la culture et des patrimoines » de l'université d'Avignon, la formation est avant tout orientée vers la communication voire le marketing. Le programme détaillé met l'accent sur les pratiques professionnelles appliquées (conception de scénarios, organisation et stratégie) qui seront sans doute l'occasion d'aborder néanmoins les questions didactiques « par la bande ».

 

Médiation et éducation : partenariat

 

Pour d'autres, l'approche éducative est prioritaire et débouche sur un master comme celui de l'université de Cergy Pontoise « Pratiques et ingénierie de la formation - Médiation culturelle : concevoir des projets éducatifs et culturels en partenariat ». Le programme commence logiquement par un module sur les institutions de l'éducation, puisque l'objectif du master est d'en faire des partenaires naturels. Ensuite, on passe aux théories de l'apprentissage via une séquence de psychologie du développement de l'enfant et de l'adolescent ; puis la pédagogie, pour « prendre en compte la diversité des jeunes publics et leurs spécificités » ou s'adapter « aux enfants en difficulté et en situation de handicap ». Et enfin, le module didactique permet à l'étudiant de passer à la pratique d'un enseignement artistique et culturel à l'école et au collège.

 

Pragmatisme contre snobisme

 

Y a-t-il une « bonne » approche de la médiation culturelle et scientifique ? Est-il plus légitime de la voir comme une œuvre de communication approfondie ou comme un art de l'enseignement décalé ? Nous nous garderons prudemment de répondre.

De même, évitons de rejeter d'avance des méthodes ou des outils sous prétexte qu'ils ne sont pas passés par une institution et semblent « sortis de nulle part ».

Sur le terrain heureusement, les médiateurs culturels font surtout preuve de pragmatisme. Il faut voir comme un avantage leurs multiples influences et les différents courants de formation dont ils sont issus. Qu'ils viennent de l'enseignement, de l'animation, de la communication ou de métiers approchants comme le journalisme, s'ils ont cette chance de pouvoir mêler leurs pratiques sur le terrain, encourageons-les !

Entre les méthodes pédagogiques estampillées comme telles et les techniques d'animation construites au gré des expériences, pourquoi hiérarchiser ? Les institutions culturelles et scientifiques doivent se donner la liberté de tout tester.

 

 

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Les musées peinent encore à séduire les adolescents

19 Mai 2015, 16:59pm

Publié par véronique muzeau

Les adolescents ont une vision dépassée des musées

Les adolescents ont une vision dépassée des musées

Les adolescents perçoivent une image très figée et très restreinte des musées malgré la diversité des établissements et tous leurs efforts de médiation culturelle envers le public jeune.

 

Les chevelures argentées ont-elle dominé la nuit des musées ? La nuit a-t-elle été trop calme et pas assez folle ? Les statistiques nous le diront peut-être dans quelques temps.

En attendant, France Culture a relancé le débat avec sa très bonne enquête multimédia sur les médiations des musées à destination des jeunes.

 

L'âge de choisir ses sorties

 

Le problème c'est déjà que le terme « jeune » est un peu trop large. Entre les enfants de maternelle et les adolescents au seuil de la majorité, c'est le grand écart.

Partons du principe que les plus petits n'ont pas encore l'autonomie de leurs sorties. Concentrons nous sur ce public qu'on dit « difficile » voire « rebelle » : les adolescents. Disons les 14-18 ans. Un âge auquel on affirme ses goûts pour finalement gérer seul ses loisirs et pratiques culturelles.

 

L'importance de l'éducation

 

Les adolescents sont donc assez grands pour choisir d'aller ou pas au musée...quoi que ! Le reportage de France Culture donne la parole à une sociologue, Sylvie Octobre, qui insiste bien sur le poids de la transmission familiale et des pratiques éducatives inscrites dans la petite enfance. La scolarité reste souvent la seule occasion d'aller au musée. Les vacances en sont une autre car les touristes ont davantage tendance à découvrir les musées lointains qu'à passer les portes des musées proches de chez eux. Mais les vacances ne sont pas à la portée de tous.

Les musées ont donc beaucoup travaillé leur accueil des publics scolaires pour concevoir des visites inoubliables. Ils espère ainsi voir les écoliers revenir dans leurs murs, même quand ils auront grandi.

 

L'enquête de France Culture a fait ressurgir un reportage plus ancien (avril 2012) visible sur Francetv education. Certes, depuis 3 ans, les choses ont bougé dans les musées. Cependant, en 2012, la médiation avait déjà beaucoup inventé et dépoussiéré. Pourtant, on est frappé par les idées reçues et clichés émis par ces lycéens de seconde. Ils viennent pourtant d'un établissement parisien et on peut supposer qu'ils sont donc plutôt favorisés socialement et culturellement.

 

Une perception erronée des musées

 

Premier point saillant : dans l'idée de ces jeunes, le musée est un musée des beaux-arts. Le « Louvre, Orsay » sont les seuls cités. Quid des autres pans de la culture ? Des musées de société ou écomusées, des musées de civilisation, des musées plus thématiques ou des établissements de sciences et techniques ? Peut-être ne sont-ils pas identifiés comme musées... et c'est vrai que, souvent, ils en refusent l'appellation préférant celle d' « espace » ou de « centre de découverte ». Sans doute pour s'éloigner du côté « conservateur ».

 

Second point, les adolescents interviewés ne sont pas spontanément attirés par le musée : « ma mère m'a un peu obligée », « j'irais pas toute seule », « ça m'intéresse pas trop » « je peux comprendre que ça n'intéresse pas trop les jeunes de mon âge », « on préfère voir des choses sur internet », « si on n'est pas intéressé, on va vite se lasser », « avec des guides, c'est un peu lent » … Il y a comme une méconnaissance du renouveau de la médiation culturelle muséale.

De même, Théo, 14 ans, que nous avions interviewé récemment dans ce blog, nous confiait son ignorance des nouvelles propositions interactives et participatives des musées.

 

En filigrane, on perçoit dans les yeux de ces jeunes l'image d'un musée figé, voire compassé et réservé aux adultes : « tous les adultes ont l'air intéressé...je pense que ça vient avec l'âge ».

Or, cette dernière impression peut être rédhibitoire à l'âge où on aspire à partager avant tout avec ses pairs. Cette interaction presque exclusive avec les gens de son âge, c'est l'une des spécificités dont doit tenir compte la médiation culturelle adaptée aux adolescents.

La conférence « Adolescents, loisirs et dispositifs de médiation culturelle » de l'Institut National de la Jeunesse et de l'Éducation Populaire (INJEP), en avril 2014, ajoutait d'autres données : une sortie ostensible de l'enfance, la préférence pour un encadrement invisible et des stéréotypes de genre très marqués.

 

 

Alors que faire ?

 

Elargir le champ de la culture

 

Une fois pour toute, il faudrait en finir avec les discours officiels et institutionnels qui limitent la culture à l'art. Que les jeunes qui n'ont pas la fibre artistique puissent être rassurés : oui l'économie c'est aussi de la culture, de même que le numérique ou encore l'écologie, la biologie, l'ethnologie. Chacun doit pouvoir trouver musée à son pied. À cet égard, les expositions thématiques de la Cité des Sciences et de l'Industrie ont largement réussi leur mission, et séduit les adolescents.

Bref, il faut décloisonner ! Pourquoi un musée des beaux-arts s'interdiraient-ils une réflexion sur des sujets de société ou d'actualité explorés à travers ses collections ? C'est une expérience encore trop rare...mais qui pourrait attirer les adolescents ?

 

 

Médiation participative et ciblée

 

Des événements, une actualité comme la nuit des musées, ou des concours de selfies permettent aux visiteurs d'être actifs. On lutte alors contre l'image statique du tableau accroché au mur. Les événements permettent aussi aux adolescents une participation en « bande » voire un échange sur les réseaux sociaux, donc un échange entre pairs.

 

De même, les ateliers créatifs peuvent être un bon moyen d'attirer les adolescents, pourvu qu'ils soient ciblés sur les 14-18 ans, bien distingués des ateliers 10-13 ans, eux-mêmes séparés des ateliers « enfants » ou « familles ».

 

Sortir de l'impératif éducatif : admettre que s'amuser est un droit et qu'on ne doit pas forcément apprendre. On peut fréquenter un musée juste pour le plaisir des yeux ou juste pour commenter les œuvres entre potes et bien rigoler.

 

Des outils sexy comme les nombreux dispositifs de réalité augmentée, jeux vidéos de visite et autres parcours multimédia sont donc appropriés à cette vision ludique du musée. D'autant plus que les ados maîtrisent et apprécient smartphones et tablettes.

 

 

Des humains pour transmettre de la passion

 

Sylvie Octobre précise cependant que tous ces dispositifs multimédia ne sauraient suffire à conquérir un public adolescent.

De même que les jeunes élèves, aussi rebelles soient-ils, suivront avec respect un enseignant passionné, ils peuvent suivre le « guide » ou le médiateur si son enthousiasme est contagieux. Histoire de Son, qui fait parler les acteurs des territoires, des sites ou des établissements culturels, ne dira pas le contraire.

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Journées à thème et médiation culturelle

26 Septembre 2014, 13:36pm

Publié par véronique muzeau

Journées à thème et médiation culturelle

Les journées thématiques, qu’elles soient nationales, européennes ou mondiales, se sont multipliées ces dernières années. Leur intérêt est souvent d’être des temps forts de la médiation culturelle ou scientifique auprès du grand public.


On les regarde avec un brin d’ironie, comme des “marronniers” aptes à occuper les médias quand l’actualité est creuse. Il est vrai que peu de journées de l’année échappent désormais à ces “célébrations” presque rituelles. Certains jours cumulent trois thèmes !

Elles ont plus ou moins de succès : entre les Journées Européennes du Patrimoine qui attirent 12 millions de visiteurs en France, ou la plus confidentielle Journée Mondiale de Normalisation (le 14 octobre), l’écart est abyssal.

Leur multiplication peut aussi nuire à la cause qu’elles défendent : est-il bien raisonnable d’avoir une journée mondiale pour la vue le 10 octobre (OMS) et une journée nationale des aveugles et mal voyants le 4 octobre (journée d’ailleurs peu suivie par les associations concernées) ?


Un accès aux médias grand public


L’objectif des journées (ou des semaines, voire des mois) est avant tout d’accéder aux médias grand public et donc de communiquer.

Le plus souvent, il s’agit d’interpeller les consciences, d’alerter sur une question grave (violence, problème sanitaire ou social, risque environnemental). Ainsi, la journée mondiale du tourisme le 27 septembre a pour but de faire comprendre l’importance du tourisme sous ses aspects tant économiques que culturels ou sociaux. Il s’agit aussi de prôner un tourisme durable. Cette année, le thème en est “tourisme et développement communautaire”.


Rencontrer les acteurs scientifiques et culturels


Mais quand leur thème est culturel, les journées deviennent des temps forts de médiation culturelle ou scientifique. Et si ont tend à les rebaptiser rapidement “fête de”, c'est bien parce que c'est gai! Ainsi, la fête de la science s’est bien étendue pour durer désormais du 26 septembre au 19 octobre, et c’est une formidable occasion pour nouer le dialogue science et société au travers de nuits européennes des chercheurs” ou autres animations et conférences pendant lesquelles les savants viennent se raconter et expliquer leurs recherches au tout public.

 

Découverte sensorielle de la science et de la culture


La jeune fête de la gastronomie (typiquement française) propose plus de 9000 événements du 26 au 28 septembre. Bien sûr, il y a un objectif commercial, celui d’inciter les visiteurs à s’offrir quelques douceurs en boutique ou dans les restaurants. C’est d’ailleurs le Ministère de l’Economie qui porte la manifestation. Mais nombre de propositions relèvent aussi de la culture gastronomique et donc de la médiation culturelle : des conférences (avec ou sans dégustations) permettront de découvrir aussi bien l’agroforesterie que la fabrication du vin en Gaule, sans oublier la gastronomie moléculaire ou le patrimoine culinaire de Bourgogne.


Si ces journées permettent au grand public de comprendre que la chimie, l’histoire ou la sociologie sont amusantes et excitantes quand elles passent par le prisme de l’humain, de sa cuisine ou de ses réalisations architecturales, alors vivent les journées !

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Connaissez-vous l'agroforesterie ?

25 Juillet 2014, 18:26pm

Publié par véronique muzeau

Connaissez-vous l'agroforesterie ?

L'agroforesterie a son festival et surtout son association qui nous en donne une définition :  

 

L’association d’arbres et de cultures ou d’animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ.

Association Française d'Agroforesterie

Les haies, les arbres émondés (trognes), les arbustes des bords de cours d’eau (ripisylves) sont des aménagements agroforestiers. Sylvopastoralisme (animaux qui se nourrissent en forêt) ou "pré-vergers" (animaux qui pâturent dans des vergers) sont des exemples de pratiques agroforestières et il s'agit aussi de notre patrimoine.
 

A l'heure des interrogations sur nos pratiques agricoles pas toujours durables et sur nos pratiques forestières méconnues … l'agroforesterie remonte en sève !

Un peu d'histoire : autrefois, la forêt de Fontainebleau (moins peuplée d'arbres qu'aujourd'hui) était un lieu de pâturage, pour les moutons notamment …végétaux et animaux cohabitaient dans un savant équilibre écologique.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur les sentiers commentés par le naturaliste Philippe Bruneau de Miré dans l'application mobile la forêt de Fontainebleau, co-réalisée par Histoire de Son pour l'ONF.

 

Quant au festival d'agro écologie Paysages in Marciac, c'est à la fois un moment de médiation scientifique sur l'agriculture, la géographie et le patrimoine naturel, et, du fait de ses dates  (28 juillet - 12 août), une proposition originale de tourisme culturel. En parallèle au festival de Jazz, vous pourrez suivre dans la petite ville du Gers des balades matinales, expositions, ateliers, causeries, projections ; l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) propose une journée sur cette agriculture qui s'adosse aux arbres.

 

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Patrimoine naturel : pensons géologie

12 Mars 2014, 12:05pm

Publié par véronique muzeau

Le paysage est d'abord le fruit de la géologie

Le paysage est d'abord le fruit de la géologie

Le patrimoine naturel n'est pas seulement constitué de végétal et d'animal ; les roches, les minéraux, les sols, les fossiles en font également partie même s'ils sont souvent les « parents pauvres » de l'action naturaliste.

 

Les quelques 300 réserves naturelles en France, nationales ou régionales, ont souvent eu pour origine la préservation d'une espèce vivante. C'est pourtant avant tout le sol qui dessine un paysage, favorise une végétation et donc conditionne la faune. Les réserves prioritairement géologiques sont encore très peu nombreuses en France comparativement à l'ensemble des réserves naturelles. L'inventaire du patrimoine géologique n'a commencé qu'en 2007. Et pourtant, les sols, les reliefs, sont eux aussi toujours en mouvement. En quelque sorte, ils participent de l'évolution. Beaucoup de #minéraux ont d'ailleurs une origine biologique !

La beauté des formations géologiques

En outre, on pourrait ajouter à l'intérêt scientifique des cailloux, tourbières et autres formations, leur intérêt esthétique. Un plissement, un galet de granit, une falaise calcaire, c'est beau non ? De plus en plus de touristes ou d'opérateurs touristiques l'ont compris. Les guides grand public, les visites, excursions, séjours consacrés à la géologie se multiplient. Les communes, pays touristiques, parcs naturels prennent des mesures de protection et valorisation de leurs géotopes et géosites.

Valorisation accessible aux déficients visuels

Les formations géologiques offrent en outre un intérêt spécifique : le tactile.On peut souvent toucher les objets géologiques. Associer une description tactile d'une roche, d'une paroi, d'un sol à une description audio de conception universelle - donc intéressante pour tous - permet de créer des outils de valorisation accessibles aux visiteurs déficients visuels.

Pour en avoir plus sur le patrimoine géologique et le géotourisme, écoutez cette émission réalisée par Histoire de Son sur Radio Evasion avec Max Jonin, président de la Société Géologique et Minéralogique Bretonne, un de ces fameux « scientifiques médiateurs » dont nous vous parlions...

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Quand la voix s'expose à la cité des sciences

25 Février 2014, 11:43am

Publié par véronique muzeau

Quand la voix s'expose à la cité des sciences

C'est bien normal d'en dire un mot quand on s'appelle Histoire de Son : l'exposition sur la voix de la Cité des Sciences. Sciences physiques, sciences humaines et arts, il y a de tout dans cette exposition !

La voix est d'abord un phénomène physique et anatomique, du son qui sort de notre corps : le sujet de la section « Corps et Voix » de l'exposition.

Mais c'est aussi un vecteur de messages et même au-delà, d'émotions ou de sensations. La partie « Expression et Voix » de l'exposition porte sur l'aspect communication.

Enfin, si la voix fait passer émotions et sensations, c'est bien parce qu'elle est aussi un support artistique. Le thème « Art et voix » explore techniques et styles vocaux.

L'exposition est enrichie d'un jeu en ligne « le concours des voix », d'un atelier à suivre dès 12 ans pendant les vacances et le week-end, d'une projection-débat sur les métiers de la voix pour les scolaires le 13 mars, et d'un atelier scolaire sur les dessous du son.

Evidemment, l'exposition, largement audio, est bien accessible aux visiteurs déficients visuels qui peuvent aussi profiter des maquettes et dispositifs tactiles.

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Le Val de Loire vu du train, l'application qui commente le paysage

16 Janvier 2014, 09:13am

Publié par véronique muzeau

Traverser un paysage et le comprendre grâce à cette application mobile

Traverser un paysage et le comprendre grâce à cette application mobile

Entre nomadisme culturel, mobilité intelligente et tourisme d'affaire, l'application mobile le Val de Loire vu du train est un exemple de ces nouvelles propositions culturelles typiques du numérique. La découverte d'un territoire, le Val de Loire, patrimoine mondial UNESCO, depuis un transport en commun, le Train Express Régional (TER).

 

Après avoir créé «Dans le sillage des voix d'Iroise », qui permet aux passagers des navires de la Penn ar Bed de découvrir la mer d'Iroise, Histoire de Son réalise les séquences audio de l'application Le Val de Loire vu du train, signée Mazedia.

 

Une découverte d'un patrimoine mondial de l'humanité

 

Lancée par Mission Val de Loire en partenariat avec la branche #Gares & Connexions de la SNCF, la première version test de l'application est sortie fin novembre. Disponible pour smartphones et tablettes Apple, elle sera bientôt accessible sous Androïd. Pour l'instant, elle couvre le trajet Tours-Saumur. Mais elle s'étendra ces prochaines années jusqu'à Orléans et Nantes.

 

Une lecture du paysage mobile et diversifiée

 

L'application alerte le passager du train quand le paysage traversé est commenté ; un géographe, un conservateur du patrimoine, un œnologue ou tout autre acteur du territoire explique alors en 2 à 3 minutes l'un des éléments du paysage : château, caractéristique ou usage de la Loire, agriculture, habitat, etc.

 

Le tourisme culturel en train grâce à son smartphone

 

L'application est donc à la fois un outil d'interprétation du territoire mais aussi un guide touristique culturel. Elle peut intéresser aussi bien le voyageur occasionnel que le passager quotidien du TER. Elle s'appuie essentiellement sur l'audio puisque son utilisateur est invité à regarder le paysage qu'il traverse, dans un sens ou dans l'autre.

 

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