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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #radio

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2017

31 Août 2017, 14:42pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2017

Elle est pas belle la rentrée ? Si si, pas mal...en tout cas en matière de médiation du patrimoine, numérique ou pas, accessible et sonore de préférence, voici de beaux rendez-vous pour se remettre dans la bain.

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

C'est reparti pour une nouvelle saison 2017-2018 des lundis numériques de l’INHA avec, dès le 11 septembre 2017, une séance sur le projet Géolyon, plateforme pour valoriser et diffuser des fonds cartographiques. Le projet est porté par la Maison de l’Orient et de la Méditerranée.

 

« Open data& culture », c'est le thème d'une rencontre professionnelle, avec table-ronde et hackathon, pour découvrir le potentiel des données ouvertes : diffuser des contenus culturels, renouveler les relations avec ses publics et créer de nouveaux biens communs. La rencontre a lieu le 20 septembre 2017 à Nantes (44) dans le cadre de la Nantes Digital Week.

 

Toujours à Nantes, le festival d'arts numérique Scopitone propose aussi des rendez-vous pros comme des masterclasses et workshops gratuits sur la scénographie immersive par exemple...

 

Le 21 septembre 2017 au Cnam (Centre national des arts et métiers) à Paris, une journée internationale se pose la question suivante : « Quelles plateformes numériques pour la collecte et la valorisation des mémoires, de la culture et du Patrimoine ? »

 

Sites et Cités remarquables de France, l'association des Villes et Pays d’art et d’histoire et des sites patrimoniaux remarquables, tient son 2ème congrès national les 28 et 29 septembre 2017 à Calais (62). En partenariat avec le CLIC France, on y trouvera un mini-salon des dispositifs numériques innovants.

 

 

Médiation culturelle et muséologie

 

Museomix : le premier appel à participants est terminé... le second appel à ceux qui veulent « remixer » l'un des 12 musées candidats court pendant tout le mois de septembre 2017. L'événement s'adresse aussi bien à des muséographes, scénographes, médiateurs qu'à des développeurs informatiques, graphistes, producteurs audiovisuels, bricoleurs, professionnels ou amateurs. Il s'agit de s'approprier un musée, ses espaces et ses collections pour concevoir en trois jours de nouveaux prototypes de médiation. Cette année, c'est du 10 au 12 novembre 2017 en France, Italie, Belgique, Espagne, Suisse.

 

Jusqu'au 8 septembre 2017, un séminaire international d'été « Musées côté jardin… Existe-t-il une muséologie des jardins ? » se tient à l'École du Louvre à Paris. C'est la journée du 5 septembre 2017 qui est plus particulièrement consacrée aux publics des jardins et à la médiation.

 

Avis aux professionnels aveyronnais et voisins, un forum de la culture, de la culture scientifique et des métiers de la médiation a lieu pour la première fois en Aveyron le 19 septembre 2017 à Rodez.

 

Muséographes, makers et développeurs, artistes ou communicants, amoureux de la montage sont invités à participer au Mont-Blanc Lab, marathon créatif et collaboratif pour valoriser le patrimoine scientifique et naturel du massif du Mont-Blanc, du 29 septembre au 1er octobre 2017.

 

Une journée d'étude est consacrée au patrimoine photographique le 23 septembre 2017 à Guingamp (22). Elle est ouverte à tous ceux qui s'intéressent aux archives photo, aussi bien sur le plan de la conservation, que de la diffusion et de la valorisation.

 

Dans le cadre de ses journées professionnelles et de son assemblée générale annuelle, l'ICOM (Conseil international des musées) organise un colloque "Entre collections et publics : Le récit dans l'exposition", le 29 septembre 2017 à Lyon (69).

 

Culture sonore

Vous avez trois minutes maximum pour raconter Besançon en sons ! En tout cas si vous voulez participer au concours de cartes postales sonores de Radio Campus Besançon jusqu'au 25 septembre 2017. Pour le contenu, vous avez toute liberté de création et d'imagination.

 

Le colloque de l'ethnopôle Garae de Carcassonne (11) est consacré cette année aux « Oralités, de l'enquête à l'écoute ». Les 12 et 13 septembre 2017, les participants pourront voir un film de Marie-Claude Treilhou, L’âne qui à bu la lune, inspiré de 5 contes populaires du patrimoine occitan, et suivre des ateliers sur la collecte du patrimoine oral et sonore : les langues, la littérature orale et les mémoires. Forcément, on dresse l'oreille ;-) ! 

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2017

Culture et patrimoine tout public

 

Bien sûr, en septembre, ce sont les journées européennes du patrimoine ! Les 16 et 17 septembre 2017, les JEP prennent un coup de jeune : la jeunesse est en effet le thème de cette 34ème édition, une occasion de mieux sensibiliser les futures générations à la question du patrimoine et à ses métiers ou plus largement à l'histoire.

 

Les Parisiens ont de la chance : pour préparer toute une année de sorties, ils ont Culture au quai, rendez-vous de rentrée de la saison culturelle de Paris-Île-de-France. Sur trois jours, les 22, 23 et 24 septembre 2017, cette « super présentation de saison » est aussi une fête, émaillée d'extraits de spectacles, ateliers, débats et animations en tout genre.

 

Le 21ème Festival de l’Imaginaire, dédié à la diversité des expressions culturelles, a lieu du 27 septembre à fin décembre 2017 en région parisienne et dans plusieurs villes de France, y compris outre mer. C'est la Maison des cultures du monde qui l'organise pour faire découvrir les scènes contemporaines méconnues ou rares de toute la planète.

 

La Nuit européenne des chercheurs a lieu le 29 Septembre 2017 dans plus de 200 villes d'Europe et 12 villes de France. Les scientifiques vont alors à la rencontre du public dans un grand moment de médiation scientifique nocturne et scénographié, parfois spectaculaire !

Si d'autres événements relatifs à la médiation et valorisation du patrimoine ou de la culture, au tourisme culturel et à la création audio nous avaient échappé, n'hésitez pas à les signaler à Tous Curieux / Histoire de son.

 

Bonne rentrée et à bientôt !

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Le centre de la Terre est un territoire sonore

5 Mai 2017, 10:04am

Publié par véronique muzeau

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

La médiation scientifique en géologie peut aussi passer par les oreilles

Vous allez pouvoir découvrir par l'audio les richesses et trésors minéraux du sol et du sous-sol à l'occasion d'un nouveau festival, au cœur de la réserve géologique de la Presqu'île de Crozon.

 

Une première édition d'un festival de médiation scientifique autour de la géologie, le festival du Centre de la Terre, a lieu en presqu'île de Crozon (Finistère) du 13 au 21 mai 2017.

Et la presqu'île, c'est le berceau de Territoires sonores, un projet participatif de mise en son d'un coin de Bretagne et d'éducation à la baladocréation mené depuis 10 ans. Les acteurs et les bruits du territoire ont été captés et on peut les écouter le long de trois sentiers, ou bien on peut déguster une « friandise sonore » juste en flânant n'importe où sur les chemins.

On peut aussi s'adonner à l'écoute allongée, dans une « caravane sonore » au gré des événements locaux où elle stationne...

La caravane sera présente en cette mi-mai à la Maison des minéraux qui est à l'origine de Territoires sonores et … du festival du Centre de la Terre.

 

Cet événement culturel et festif est l'une des composantes de la Fête de la Bretagne, déclinée chaque année au mois de mai dans toutes la région.
Pendant ces 9 jours, sur une douzaine de sites de la presqu'île de Crozon, des animations conviviales vont permettre à tous publics de mieux comprendre notre Terre.
Et il s'agit en effet de mixer les approches : celles des scientifiques géologues et archéologues, des artistes (comédiens, musiciens, plasticiens), des artisans, des historiens et géographes, des naturalistes, des poètes...

Au programme : des conférences, des balades, des visites, des ateliers de savoir-faire (taille de la pierre, sculpture, poterie, métallurgie, architecture, ...), des spectacles, expositions, chasse aux haïkus, jeux bretons, restauration...

Et entre autres échos sonores de ce festival :

  • la présence de notre partenaire Radio Évasion pour 2 heures de direct le 20 mai 2017,

  • la tradition orale avec les « contes des tailleurs de pierre » et autres balades contées,

  • des créations minérales et artistiques comme le lithophone,

  • sans oublier les concerts !

Si vous aimez votre planète, entrez au cœur du festival du Centre de la Terre, et n'oubliez pas d'ouvrir vos oreilles, les cailloux ont des chose à vous dire !
Promis, Tous Curieux/Histoire de son vous ramènera quelques friandises sonores.

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Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Semaine du son, petite sélection

24 Janvier 2017, 19:03pm

Publié par véronique muzeau

Semaine du son, petite sélection

La Semaine du son retient forcément l'attention de Tous Curieux/Histoire de son... Les rendez-vous autour du sonore et de l'audio sont nombreux jusqu'au 11 février 2017. Impossible d'en dresser la liste exhaustive ; à défaut d'un tour horizon, voici une petite sélection.

 

Données sémantiques et audio

En préambule de l'excellent festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes, sur notre territoire (le Finistère), une conférence qui nous fait dresser l'oreille. Elle s'intéresse à la problématique de la recherche automatisée des données sonores. Comment repérer l'information ou la captation pertinente dans un fichier numérique audio ? Comment insérer des marqueurs dans des fichiers son pour pouvoir ensuite les classer, les répertorier, etc. Bonne question ! Éléments de réponse le 26 janvier 2017 à Brest (29) avec les chercheurs d'Orange Labs.

 

Langage des cloches

  • Thibaut Laplace, délégué pour la Meurthe-et-Moselle de la Société Française de campanologie commente les enregistrements de différentes cloches locales, pour expliquer la signification de ces sonneries du temps civil ou religieux, et les différences de sonorités d'une cloche à l'autre. Une conférence d'art et de patrimoine campanaire à suivre le 26 janvier 2017 à Villers-les-Nancy (54).
  • Un débat a lieu le 27 janvier au CNIT de La Défense (92) après la présentation des principaux résultats de l’enquête menée en 2016 auprès de différentes paroisses à travers la France sur les cloches et leur perception.
  • Le 28 janvier 2017, c'est à Toulouse (31) qu'une autre conférence vous présente les différents usages du carillon Levêque de 1877 : volées ordonnancées, angélus, Nadalet, comptines..

 

Quand le son inspire l'image

Pour une fois, on part du son et c'est lui qui va déterminer l'image... La Semaine du son est l'occasion de lancer un concours international de création d’images sur une composition sonore musicale signée Greco Casadesus et Grégory Cotti. Les vidéastes amateurs et professionnels seront invités à s'exprimer sur ce qu'ils entendent et ils auront un an pour le faire. Ce lancement, le 27 janvier 2017 à Paris, sera suivi d'une table ronde sur la relation son/image.

 

L'ouïe par la langue des signes

En plus du handicap visuel, le handicap auditif a trouvé sa place dans la semaine du son ! Ça ne s'invente pas, c'est à Sens (89) qu'on vous propose une découverte des sons par la langue des signes du 30 janvier au 3 février 2017.

 

Immersion sonore dans l'univers du bébé

On vous en a déjà parlé l'an dernier, « Prosodie » d'Émilie Mousset est une octophonie à écouter sur un tapis et des coussins, dans l'obscurité, et de préférence entouré de bambins. C'est une performance, entre pièce radiophonique et composition acousmatique, interprétée en direct. On appréciera les réactions du très jeune public interpelé par du son, et rien que du son : le babil, les rires, et petits bruits du quotidien de la très tendre enfance. Concert à suivre le 1er février 2017 à Bordeaux (33).

 

Audioguide de Strasbourg imaginé par ses habitants

« Vous êtes ici » est à écouter immobile, pour explorer la ville seulement par les oreilles, au fil des 17 points d'intérêt de Strasbourg (68) revisités par les habitants et la compagnie Le Bruit qu'ça coûte, les 3 et 4 février 2017.

 

Et la Semaine du son propose bien d'autres thèmes et événements : formations et métiers du son, urbanisme et acoustique, prévention des troubles de l'audition, biodiversité et paysages sonores, création artistique et performances audio, écoutes collectives de documentaires, portes ouvertes de studios ou de radios, ateliers pratiques, lectures à haute voix, parcours audio sensibles, productions, démonstrations et diffusions de son spatialisé, multicanal, etc.

Téléchargez le programme complet de la Semaine du son en France et en Belgique.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

30 Août 2016, 09:01am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2016

Allez on rentre ! Pas trop brutalement cependant, avec un retour progressif des rendez-vous autour de la médiation scientifique et culturelle ou de la valorisation du patrimoine, numérique et accessible de préférence.

 

 

Médiation culturelle et muséale

 

« Pourquoi aller au musée ? Musées et accessibilité » c'est le thème du colloque organisé le 6 septembre 2016 par la nuit des musées de Lausanne (Suisse), avec un focus sur l’accessibilité dans les musées d’art et scientifiques, et sur les différentes approches de la médiation muséale. Il faut prendre ici le mot accessibilité au sens large, de la prise en compte des handicaps à l'accueil des communautés étrangères en passant par l'intégration d'autres publics, réputés distants des musées, comme les jeunes.

 

Deux rencontres publiques les mercredis 7 et 14 septembre 2016, entre 10h et 19h, autour du thème « Qu’attendons-nous des expositions ? ». Ces rencontres s'inscrivent dans le cadre plus large de l'atelier-colloque international Versions qui se tient à la Maison Populaire de Montreuil (93) du 5 au 16 septembre. Il porte sur l’exposition, notamment dans le contexte des cultures post-digitales. Une quinzaine d'intervenants participent à deux semaines d'expérimentations in situ, démonstrations et rencontres publiques, lancées par Displays EnsadLab - Laboratoire de recherche de L'EnsAD.  

 

Le patrimoine se conjugue au futur via le numérique. Cap Digital profite de l'approche des journées européennes du patrimoine, pour proposer le 16 septembre 2016 à Paris une journée de présentation de produits et services innovants dans le domaine du patrimoine, en partenariat avec le Club Innovation et Culture France.

 

Le 28 septembre 2016 à 15h, NEMO, Network of European Museum Organisations organise un webinar gratuit et limité à 100 places pour la communauté des musées francophones ! Le thème : « La place des émotions dans les musées: le point de vue du scénographe » avec l'architecte et scénographe Lorenzo Greppi.
 

 

Culture sonore

 

Quand une commune a pour nom Aureilhan (33), on est tenté d'y organiser un événement sonore... Voici donc la troisième édition d'Aureilh'en son festival de radio à base de séances d'écoute, de rencontres, d'expositions, de concerts ou repas radiophoniques, les 10 et 11 septembre 2016.

 

La 14e édition de « City Sonic » festival international des arts sonores a lieu à Mons et à Bruxelles (Belgique) du 14 au 30 septembre 2016. 67 artistes belges et internationaux présenteront leurs créations dans différents lieux de Mons, et on pourra suivre 9 événements : concerts et performances, visites guidées, conférences et promenades d'écoute urbaine, sans oublier trois ateliers « Sonic Kids » pour initier les enfants aux arts sonores.

 

La remise des Prix Phonurgia Nova 2016 aura pour cadre la Bibliothèque Nationale de France à Paris, les 17 et 18 septembre. Ils récompensent les meilleures œuvres sonores françaises et internationales : fictions, documentaires de création, hörspiel, field recording et art acoustique.
 

L'audio n'a pas dit son dernier mot. C'est le titre de la conférence proposée le 30 septembre 2016 à Paris, par Carine Fillot, l'une des créatrices du Mouv', ex chargée de mission sur l'innovation ouverte au sein de la direction du numérique de Radio France.

 

 

Arts Numériques

 

Une journée d'étude « Les arts numériques. Visibilité et Positionnement » est proposée jeudi 15 septembre 2016 par le Labex ICCA, en partenariat avec Carrefour numérique à la Cité des Sciences à Paris. Les arts numériques sont entrés dans l'art contemporain. Mais à quelle place ? Quelle est leur reconnaissance dans les institutions publiques? Quels sont les financements pour la création artistique numérique ?

 

Mèq festival est un festival international d'art numérique en mode performance. Les installations visuelles et sonores, projections interactives, se mêlent au théâtre, à la danse, à la musique ou aux arts plastiques. À suivre du 14 au 17 septembre 2016 à Montpellier (34).

 

Les cultures électroniques et l'art numérique sont aussi les deux mamelles du festival Scopitone du 21 du 25 septembre 2016 à Nantes (44). Au menu, concerts, projections, ateliers et workshops, expositions, ciné-concerts...
C'est l'un des événements phares de la troisième édition de la
« Nantes Digital week », qui implique l'ensemble des acteurs de l'écosystème numérique nantais et propose de multiples événements ouverts à tous, entre science, technique, économie, et culture, du 15 au 25 septembre 2016.
À noter entre autres rendez-vous, la rencontre des acteurs de la culture et du numérique jeudi 22 septembre 2016 au CCO, Tour de Bretagne, avec des conférences, tables rondes et showroom sur les cultures numériques et les innovations sociales, les nouvelles dynamiques artistiques et créatives liées au numérique, la création numérique dans l'espace public. Inscriptions ouvertes dès le 5 septembre.

 

 

Culture et patrimoine tout public

 

Toujours très attendues, toujours très suivies, les journées européennes du patrimoine ont lieu les 17 et 18 septembre 2016, partout en France et ailleurs, sur le thème « patrimoine et citoyenneté ». À l'honneur, les bâtiments institutionnels célèbres comme le Panthéon ou l'Arc de Triomphe, et plus quotidiens comme les archives, écoles, mairies... Quant aux patrimoines naturels et paysagers, ils sont les cadres de l'éco-citoyenneté.

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

I love transmédia est l'un des rendez-vous majeurs des nouvelles écritures et expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs sont au centre des tables rondes, performances et expositions, du 29 septembre au 2 octobre 2016 à Paris.
 

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L'archéologie du métal, par la pratique

13 Juillet 2016, 09:31am

Publié par véronique muzeau

L'archéologie du métal, par la pratique

À Locronan (29), les journées nationales d'archéologie 2016 étaient consacrées à la paléo-métallurgie. C'est la passion de la jeune association Ar seizh metal (les 7 métaux en breton) soutenue ici par le Conseil départemental du Finistère. Archéologues artisans et animateurs-médiateurs ont fait découvrir très concrètement au public la métallurgie à travers les âges. Échos sonores.

 

En médiation culturelle, rien ne vaut la démonstration. Quant à la recherche archéologique, elle a de plus en plus recours à l'expérimentation pour vérifier ses hypothèses.

Voilà pourquoi la place de Locronan fourmille de dispositifs qui semblent tout droit surgis du passé ce 18 juin 2016.

Extraire le métal de la roche

Youen Daniel de l'Addes (association d’aide au développement économique et social) des Monts d'Arrée est animateur ; il nous fait découvrir la base de l'extraction du minerai de fer et de sa transformation en métal dans un bas-fourneau.

Il a récupéré dans la nature un minerai de fer et l'a passé au simple feu ; il a pu ainsi le réduire en poudre grossière qui sera versée dans son bas-fourneau.
Ce four en briques réfractaires et cimenté à l'argile est à usage unique. Après l'extraction du minerai, il est détruit lors de la récupération du métal.

L'opération de réduction du minerai de fer (séparation de la silice et du métal) prend plusieurs heures.

Le métal obtenu peut être de qualité variable. S'il est chargé en carbone, il s'agit d'acier, apprécié pour sa dureté mais plus fragile que le fer.

 

Les résidus de l'opération sont les scories : de la roche fondue dont on a extrait le minerai de fer, essentiellement de la silice. On en trouve un peu partout en Bretagne, elles témoignent d'une activité métallurgique ancienne.

L'archéologie du métal, par la pratique

Voici donc à peu près à la technique qu'utilisaient les hommes de l'âge du fer, donc dès 700 avant Jésus-Christ. Sauf qu'ils n'utilisaient pas de soufflet mais la ventilation naturelle, en plaçant le bas-fourneau dans un endroit exposé au vent.

 

Fondre le métal pour le façonner

Avançons un peu dans le temps, cette fois au Moyen Âge, en compagnie de Simon Pellequer, forgeron, et Jérôme Colivet, potier, tous deux également archéologues. Ils s'intéressent à la métallurgie de l'âge du bronze au Moyen Âge. Ici, ils travaillent autour d'un four de fusion, destiné à fondre le métal, en l'occurrence du laiton, pour lui donner forme.

Ce four était en usage dès le XIIe siècle en Allemagne, il apparaît couramment au XVe. On en a trouvé un dans un ancien atelier de bronzier à Paris.

Ce type de four permettait de fabriquer du laiton, alliage de zinc et de cuivre, utilisé en ornementation et bijouterie. Il servait aussi à travailler l'or et l'argent.

 

Retrouvez l'intégralité du reportage sur le site internet de notre partenaire Radio Évasion.

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Marie Popeck, plasticienne du son

10 Février 2016, 10:34am

Publié par véronique muzeau

Marie Popeck, plasticienne du son

L'univers du son est d'une richesse infinie quand on se plonge dedans. Voici une exploration minutieuse de l'installation d'une plasticienne de la matière sonore, Marie Popeck, rencontrée au festival Longueur d'ondes de Brest.

 

Et oui, encore une ode au son, à l'ouïe, à l'auditif dans ce blog. Inévitable quand on a fait un tour à l'excellent festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest, du 4 au 7 février 2016. L'occasion pour Tous Curieux/Histoire de Son de croiser d'autres passionnés de l'audio, parfois très éloignés de notre pratique.

La particularité de ce festival est qu'on y évoque vraiment le son sous toutes ses formes : documentaire, information et actualité radiophoniques, musique, fiction, création et art sonore.

 

Allongé et en chaussettes

 

À nul autre pareil, Longueur d'ondes est un festival qu'on peut vivre allongé et en chaussettes, blotti dans une cabine tapissée de coussins, ou étalé sur une couette pour écouter, juste tendre l'oreille, voire oublier qu'on a des yeux (ça les repose !).

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

Le festival propose des dispositifs d'écoute teintés d'imagination et d'humour

 

Bon, c'est quand même visuel parfois, comme cette installation coup de cœur : Forêt d’écouteurs en Rêve majeur.

 

 

800 écouteurs pour interroger notre rapport au son

 

 

Elle est signée Marie Popeck, une artiste de la matière sonore basée à Amiens. Elle décline cette passion au fil d'installations, films expérimentaux ou dispositifs sonores pour le théâtre et Marie aime les bruissements.

 

 

La forêt d'écouteurs en rêve majeur est une installation onirique et une œuvre qui questionne notre rapport au son.

 

Elle est constituée de 800 écouteurs suspendus à un faux plafond noir, des oreillettes surtout, quelques casques, autant de sources sonores potentielles dont une vingtaine seulement émettent réellement du son. La plupart des écouteurs sont usagés ou défectueux.

 

Le visiteur doit donc chercher les sources des faibles sons qui lui parviennent dans la forêt d'écouteurs suspendus.

L'installation interroge déjà notre rapport corporel à l'ouïe et notre position d'écoute : certains écouteurs sont placés très hauts, d'autres au ras du sol.

 

Pour Marie Popeck l'emploi d'écouteurs de récupération était indispensable pour figurer l'objet de grande consommation qu'ils sont devenus, l'oreillette de smartphone en particulier.

Ce sont des écouteurs de mauvaise qualité qui rendent peu justice au son. Et en décortiquant quelques-uns, Marie a pu constater que ce sont en effet des objets éphémères.

 

 

Un cache-cache sonore

 

L'installation est ludique, comme un cache-cache sonore, à condition d'oser entrer dans la forêt ; le public est laissé libre de s'engager dans l'installation, rien ne lui indique qu'il doit le faire.

 

Justement, voici un visiteur : il cherche, il s'engage, il fouille et porte les écouteurs à ses oreilles à la recherche des sons.

 

 

 

L'installation a déjà été exposée une dizaine de fois...mais le public réagit toujours différemment selon les circonstances. En plein air, les enfants sont plus nombreux à rencontrer l'œuvre. Eux s'emparent facilement de l'installation et incitent leurs parents à oser y entrer, à répondre à l'invitation de l'artiste.

 

 

Et quand on attrape un écouteur qui fonctionne, qu'entend-on ?

On entend un rêve, c'est l'autre sujet de prédilection de Marie Popeck.

 

 

Une écoute fragmentée et compressée

 

 

L'artiste est partie d'un rêve personnel qu'elle a raconté en 8 fragments sonores : 2 pistes voix, 2 parties électroacoustiques et 4 qui mêlent musique et bruitage. Ce sont les matières que Marie Popeck aime travailler, car elles mettent aussi en question notre culture sonore, la représentation imagée que nous avons des sons, notre visualisation de ces bruits.

Car Marie Popeck travaille aussi les images, elle réalise des films expérimentaux.

 

 

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur aborde aussi notre rapport au format sonore : le son numérique est généralement compressé (en mp3), les supports n'offrent pas toujours une qualité d'écoute très riche, et seules certaines fréquences sonores parviennent à nos oreilles.

 

Et qui dit « format » dit aussi durée, temporalité ; notre écoute se fragmente, elle est éclatée, ce que Marie Popeck a voulu souligner.

 

 

 

Pour comprendre davantage la démarche de Marie Popeck, il faut découvrir aussi le parcours de l'artiste et sa progression dans l'univers du son.

 

 

Comme beaucoup, la créatrice est venue au son par la musique (accordéon et piano), puis les rave party et leurs hauts-parleurs. Elle s'est intéressée alors aux musiques électroacoustiques et électroniques, et a même pratiqué le chant...mais avec des goûts trop éclectiques pour poser véritablement sa créativité.

C'est finalement l'image qui l'a aiguillée, via les cours de cinéma expérimental : le travail des canadiens Norman McLaren, Maurice Blackburn autour de l'audiovision et la non synchronicité son/image.

Elle s'est ensuite penchée vers Pierre Schaeffer, l'objet sonore et la radio.

Elle a poursuivi ses recherches et découvert John Cage, grâce à Vincent Ciciliato.

Elle est passée aux prises de son, en autodidacte.

Puis a suivi une formation à la MAO (musique assistée par ordinateur) pour acquérir quelques bases techniques.

Enfin, un cours de psycho-acoustique musicale, au sein d'un master recherche et pratique artistique, a décuplé son imagination créatrice.

 

 

 

 

Rendre le son plus palpable

https://myspace.com/mariepopeck

Marie Popeck ne fait que commencer son exploration de la matière sonore et du rêve.

La Forêt d'écouteurs en rêve majeur s'incrit d'ailleurs dans une série plus vaste, les Scénarêves, ou la reconstitution du rêve par le son. Elle a commencé avec une œuvre vidéo en pellicule grattée et se prolongera par un spectacle de rue.

Marie a aussi créé un dispositif sonore pour le théâtre en octophonie (huit pistes d'écoutes) avec hauts-parleurs piézoélectriques.

Elle projette également de rendre le son plus visible dans le milieu du cinéma. Elle prépare donc un film pour, dit-elle, « rendre le son plus palpable ».

 

 

 

Terminons par une autre vibration ressentie lors du festival Longueur d'ondes. Elle est pour la Prosodie d'Émilie Mousset, délicieuse octophonie qui nous replonge dans la prime enfance, dans l'univers sonore du bébé, des babillages aux bruits de bouche, en passant par la boite à musique. Et c'est justement de musicalité du langage qu'il est question, la définition même de la prosodie. Comme artiste du son, Émilie Mousset est bel et bien une compositrice.

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

29 Janvier 2016, 11:39am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Ce mois-ci, Tous Curieux / Histoire de Son vous propose deux agendas : le premier pointe les rendez-vous relatifs à la médiation et au tourisme, culturels et scientifiques, numériques et multimédias, le second s'intéresse à l'accessibilité à la culture des publics déficients visuels.

 

  • Comment parler de sciences aux jeunes ? C'est le thème des rencontres Sciences et Médias qui ont lieu tous les deux ans. Le 1er février 2016, à la préfecture de Paris et d'Île de France, les représentants des différentes sociétés savantes s'interrogeront donc sur les outils médiatiques pour parler de science aux enfants et aux adolescents.

 

  • Les rencontres nationales du tourisme fluvial ont lieu les 2 et 3 février 2016 à Avignon. Si on salue l'intérêt de ce mode d'itinérance douce, on peut regretter cependant l'absence de la question culturelle dans les débats. Les rencontres s'orientent largement vers l'éco-tourisme mais semblent oublier que le rythme des croisières fluviales laisse un temps pour la culture.

 

  • Le réseau national des destinations départementales Rn2D organise une Rencontre DATAtourisme le mercredi 3 février 2016. L'idée est de créer un guichet unique de la donnée touristique en open-data. La rencontre est l'un des événements connexes au...

 

  • ...Voyage en multimédia qui revient pour la 7ème fois à Saint-Raphaël les 4 et 5 février 2016. La culture trouve toujours sa place dans ce rendez-vous qui explore toutes les déclinaisons numériques du tourisme. À noter en particulier, le barcamp du jeudi matin : « comment nous, acteurs de la culture et du tourisme pouvons-nous nous enrichir de nos expériences et mutualiser nos savoirs-faire ? ». Également, lors des ateliers du vendredi, avec ce thème : « comment le numérique apporte de la valeur à l’expérience culturelle ? » ou dans une moindre mesure, « l’immersion par le multimédia : la sensation de vivre l’expérience ».

 

  • Lyon science 2016 a lieu le 7 février 2016. C'est une journée consacrée à la vulgarisation scientifique qui met en valeur ces nouvelles formes de médiation des sciences : réseaux sociaux, blogs, youtube, FabLab et podcasts (l'un des partenaires de l’événement c'est Podcast Science).

 

  • À propos d'audio, en écho à la semaine du son, Longueur d'ondes, le festival de la radio et de l'écoute à Brest, c'est du 4 au 7 février 2016. Cet événement unique en son genre promeut en particulier la création radiophonique sous toutes ses formes et en particulier le documentaire ou l'art sonore. Cette année, l'humour radiophonique sera notamment exploré.

 

  • Les rencontres régionales des usages du numérique de la Drac Languedoc-Roussillon porteront sur la révolution numérique au service des publics et de la culture le 10 février 2016 à Montpellier. Il sera donc question de l'utilisation des outils numériques dans la création, la médiation et la transmission de la culture.

 

  • Ce même 10 février 2016, toujours à Montpellier, le musée Fabre et la licence de sciences du langage (parcours "communication, médias, médiations numériques") de l'université Paul Valéry Montpellier III proposent une conférence sur le thème de la médiation numérique au musée dans le cadre de l’exposition Senufo : art et identités en Afrique de l'Ouest au musée Fabre de Montpellier.

 

  • Audioblast festival est un « moment » de création audio en réseau originaire de Nantes. Mais la particularité de ce festival de création sonore numérique est d'utiliser le réseau comme lieu de diffusion, expérimental, drone, noise, field recordings, poésie sonore, électroniques, musiques contemporaines. Il est donc universel et il a lieu du 27 février au 1er mars 2015.
Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Focus sur les visites culturelles adaptées aux handicaps visuels

 

C'est un progrès sensible, les visites guidées pour les publics non voyants ou mal voyants se multiplient dans les établissements culturels. En voici quelques-unes en février 2016 dans les musées parisiens.

 

  • Le tout nouveau musée de l'Homme a bien sûr intégré les problématiques de l'accessibilité culturelle en fonction des différents handicaps. Pour le handicap visuel, le musée propose une visite sensorielle de l’exposition permanente actuelle : la Galerie de l’Homme, à découvrir en mouvements, ressentis et échanges, le 1er février 2016.

 

  • Le Palais de la découverte se laisse toucher : plans en relief, mais aussi éléments architecturaux et statues, pour une visite consacrée à l'histoire et à l'architecture du palais le 2 février 2016.

 

  • Art visuel par excellence, la bande-dessinée devient accessible aux aveugles et mal-voyants par cette visite de l’exposition Claire Bretécher, à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, le 4 février 2016. La visite adaptée a été conçue avec le concours et les conseils du Pôle Accessibilité de l’association Valentin Haüy. Il est possible de profiter de cet espace et des dispositifs d’accessibilité en dehors des visites adaptées.

 

  • Le Centre Pompidou propose également le 6 février 2016 une visite "Ecouter voir" dans les collections modernes du Musée, réservée aux visiteurs aveugles et malvoyants et à leurs accompagnateurs.

 

 

Retrouvez d'autres visites culturelles accessibles dans le magazine francophone du handicap Yanous.

 

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L'intérêt pédagogique de l'audio

21 Janvier 2016, 16:28pm

Publié par véronique muzeau

L'intérêt pédagogique de l'audio

Puisque c'est la semaine du son, examinons comment l'audio peut être un instrument de pédagogie, en classe, en musée, ou ailleurs.

 

Un peu de franchise pour commencer : le son est un outil délicat à manier pour transmettre et enseigner. « Les paroles s'envolent » dit le proverbe. On retient peu de ce qu'on entend. Le pédagogue Edgard Dale, dans son célèbre cône de l'apprentissage, évaluait à 20% la proportion d'un message purement auditif qui restait mémorisée au bout d'une semaine. Mais c'était en 1946, Dale lui-même préconisait de ne pas prendre ce cône au pied de la lettre, et il semble qu'aucune autre étude scientifique n'ait ensuite confirmé ce schéma.

 

Mais surtout, il n'existe pas de mémoire sensorielle à long terme. La mémoire ne fonctionne que si le message, quelle que soit sa forme, construit d'autres connexions dans votre cerveau (donc s'il interpelle votre vraie mémoire).

De ce point de vue, le son n'est pas plus efficace que l'image (notre cerveau le retient cependant un peu plus longtemps : 2,5 secondes contre ¼ de seconde pour l'image ! ).

Ou alors, il faudrait chanter le message et le mettre en musique car la mémoire musicale semble être, elle, particulièrement résistante !

 

Après cette parenthèse de neurosciences, il faut donc chercher ailleurs l'intérêt pédagogique du son, à commencer par l'école, tout naturellement.

 

 

 

Expériences en milieu scolaire

 

Les usages classiques du son en classe

 

Bien sûr, en langues vivantes, il y a longtemps que les enseignants s'appuient sur des documents sonores : CD de chanteurs ou musiciens internationaux, émissions de la BBC, contes ou livres audio en anglais, allemand, espagnol... Et certains passent à l'enregistrement de leurs propres podcasts en langues.

On pourra se reporter à ce sujet au projet podcl@ss du lycée Ambroise Paré de Laval (53), inspiré lui-même d'un autre projet, audionom@de du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 

La direction générale de l'enseignement scolaire a d'ailleurs publié un guide pratique de la baladodiffusion en langues vivantes en 2010.

 

Les supports sonores sont également bien intégrés dans l'enseignement pour adultes du français langue étrangère.

 

Idem, en musique, on voit mal un enseignant se passer de faire écouter à ses élèves les extraits qui illustreront son cours.

 

Mais dans les autres matières, quel peut être l'intérêt du document audio ?

 

Un rapport parlementaire de 2010, dirigé par Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur l’innovation des pratiques pédagogiques par le numérique et la formation des enseignants évoque l'intérêt des outils audio dans l'éducation.

 

Il souligne que les Tice, et en particulier la baladodiffusion, offrent une démultiplication du temps de parole qui permet à l'élève de revenir sur un sujet autant de fois que nécessaire.

La répétition est pédagogique et, avec le son, on peut rejouer le cours à l'infini. (NB : Dans le rapport, le mot « baladodiffusion » est cité dans son acception essentiellement audio).

Le son prolonge la parole de l'enseignant non seulement dans le temps, mais aussi dans l'espace - hors de la classe - et renforce donc l'autonomie de l'apprenant.

Cependant, ce qui distinguait peut-être encore l'audio et la vidéo en 2010 – la facilité d'accès des outils d'écoute comme les lecteurs mp3 – n'est peut-être plus aussi vrai en 2015, quand tant d'élèves sont dotés de smartphones et donc d'un accès facile à la vidéo.

 

 

Les podcasts radio comme documents de cours

 

Pour creuser davantage cette spécificité du contenu sonore, on peut lire le rapport de Didier Guise, professeur documentaliste au lycée Schwartz de Pompey (54), sur son usage des podcasts de Radio France en lycée professionnel.

 

Il y relève les avantages et les limites de cet instrument pédagogique qu'est le média audio.

 

Les facilités du son en classe :

  • Un grand choix de contenus (radios, webradios, podcasts en ligne, réseaux sociaux sonores comme Soundcloud)

  • Un équipement et une exploitation matérielle simples (en collectif ou en autonomie)

  • Une plus grande accessibilité de l'audio par rapport à l'écrit, pour des élèves en difficulté avec la lecture, notamment les dyslexiques

  • Un support perçu comme « plus original et plus moderne » qu'un document imprimé ou même qu'un cours magistral ; un support apprécié et pratiqué puisque 85% des 13-19 ans écoutent quotidiennement la radio (étude du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, juin 2014)

 

Les difficultés du son en classe :

  • La nécessité d'être concentré pour écouter : pus que pour une vidéo (et encore), mais pas plus que pour une lecture

  • La nécessité d'un accompagnement et d'outils conçus par l'enseignant (fiches pédagogiques, grilles d'analyses) pour obtenir un véritable bénéfice d'apprentissage

  • Le fait que les élèves sont plutôt des auditeurs de musique, peu accoutumés à écouter des paroles

 

Il apparaît en tout cas que le document sonore est particulièrement indiqué pour travailler les compétences suivantes :

  • La prise de note

  • La synthèse

  • La mémorisation

Avec un podcast, pas de copier/coller possible ; l'élève doit donc se réapproprier le contenu écouté.

 

Les professeurs « makeurs » d'audio

 

Autre atout majeur de l'audio en milieu scolaire : passer à la création et à la production exige moins de savoir-faire technique et d'équipement que la vidéo ; d'où le succès des webradios de collèges ou lycées.

L'intérêt pédagogique de l'audio

Voici le témoignage de Frantz Glowacki, professeur de lettres, formateur audiovisuel au Clemi de Créteil (Île-de-France), et maître d'œuvre, avec le professeur documentaliste Morgane Louaisil, d'une toute jeune webradio au Collège Robert Doisneau de Dammarie-les-Lys (77).

 

 

Pourquoi avoir décidé de créer une webradio ? 

 

L'idée de créer une webradio avait pour nous plusieurs avantages : pédagogiquement, cela nous permet de travailler sur un média, dans le cadre de l'EMI (éducation aux médias et à l'information) qui entre dans les programmes.

Mais la radio nous apparaissait également comme un moyen de travailler de nombreuses compétences transversales intéressantes pour des élèves de troisième qui seront confrontés à leurs premiers oraux en fin d'année : travail sur le ton, la diction, la fluence de la lecture...

La radio est également un média qui permet un travail d'écriture important dans le cadre de chroniques par exemple.

Par ailleurs, ce média demande finalement peu de moyens (ce qui est un avantage non négligeable dans l'Éducation Nationale) : un enregistreur numérique à 100 €, un logiciel libre de droits comme Audacity et un site web gratuit, et on peut s'engager dans l'aventure...

 

Et pourquoi choisir ce média plutôt qu'une webTV ou un webzine?

 

J'ai souvent réalisé avec les élèves des webzines ou des blogs, ils sont assez habitués à ce type de production. La webradio était finalement un moyen de renouveler les pratiques, mais aussi un moyen d'aborder un média que les élèves connaissent peu (je parle des élèves de réseau d'éducation prioritaire) : ils connaissent généralement les grandes radios musicales (mais ils les écoutent peu) et parfois la radio que leurs parents écoutent dans la voiture. 

Quant à la WebTV, c'est un projet, mais qui demande de plus importants investissements financiers de la part de mon établissement scolaire.

 

À quoi cette webradio est-elle destinée ? 

 

Notre webradio a été initiée durant l'option DP3 en troisième : il s'agit d'une option de découverte professionnelle destinée à mieux connaître et appréhender le monde du travail, des entreprises, elle doit permettre aux élèves de découvrir des métiers variés et appartenant à des secteurs d'activité différents.

Les élèves ont 2 heures par semaine pour penser des sujets, les réaliser et les mettre en ligne.

Nous ne savons pas quelle durée de vie aura cette radio, mais nous souhaitons la pérenniser, et même symboliquement par un lieu dans le collège : à cette fin, nos élèves se sont associés avec les élèves de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) qui ont un atelier de construction et menuiserie. Les élèves vont nous réaliser un studio dans une ancienne remise que notre chef d'établissement a mise à notre disposition. 

 

Comment s'est déroulée la mise en place de la webradio ?

 

Nous réalisons cette webradio dans le cadre d'un dispositif mis en place par le Clemi dans l'académie de Créteil : les classe PEM (projet d'éducation aux médias).

Le Clemi nous propose 3 jours de formation, nous donne des heures de concertation et nous facilite les échanges avec des médias. 

Notre chef d'établissement, quant à elle, est plutôt bienveillante vis à vis de ce type de projet qui permet aux élèves d'apprendre, de s'investir et parfois de se révéler grâce à une pédagogie de projet. Elle a financé l'achat de deux enregistreurs numériques sur le budget de l'établissement.

 

Comment se passent les premières productions avec les élèves ?

 

Nous avons commencé par écouter la radio, différentes radio et différents types d'émissions. Les élèves ont peu à peu changé leur vision de ce média, ils ont compris que ce n'était pas que de la musique, ou que des informations lues...

Nous avons ensuite pris en main le matériel : les enregistreurs, le logiciel de montage, la table de mixage, Padlet, un autre outil gratuit qui permet de préparer ses sons pour un direct,...

Nous avons également travaillé sur les droits d'auteurs notamment pour la construction des jingles et des virgules sonores...

Puis, nous avons travaillé l'identité de notre radio, son nom, son logo, sa cible...

Les élèves ont eu du mal à entrer dans le projet car il se sentaient finalement mal à l'aise avec ce média qu'il connaissaient peu.

Mais peu à peu, on peut dire que la magie de la radio à opéré, les productions et les projets se multiplient.

Les élèves ont par exemple été sollicités pour faire la prise de son d'une rencontre prévue entre des rescapés des camps de concentration et les élèves de troisième. Ils ont été fiers qu'on fasse appel à eux et à leurs nouvelles compétences. 

L'une des plus belles réussites à ce jour reste la volonté d'un élève bègue de cette classe qui s'enregistre et utilise Audacity pour rendre ses chroniques audibles et compréhensibles.

 

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

L'audio pour découvrir le patrimoine

 

Face à l'omniprésence des images dans notre vie quotidienne, et l'omnipotence des contenus visuels dans tous les médias, que peut encore l'audio ?

Et que peut-il dans les dispositifs de découverte du patrimoine, mobiles ou fixes ?

Il peut être ce qu'il a toujours été (mais en mieux) : un média d'accompagnement. Car le contenu sonore a quelques atouts spécifiques, auxquels Tous Curieux / Histoire de son est attaché.

 

L'audio lui aussi augmente la réalité 

 

Au même titre que les images ou les textes, l'audio apporte une dimension supplémentaire à l'objet ou au site visité :

  • Une information, s'il s'agit d'un discours parlé. C'est le cas par exemple des audioguides classiques qui peuvent apporter une information complémentaire à celle des cartels et panneaux. À condition qu'ils ne reprennent pas mot pour mot les textes écrits, auquel cas leur seul intérêt est alors de permettre une accessibilité aux publics déficients visuels ou, comme à l'école, à ceux qui maîtrisent mal la lecture. C'est déjà ça, mais il y a moyen d'offrir davantage.

  • Une émotion, si les paroles écoutées sont celles d'un témoin, d'un acteur du patrimoine visité : qu'il s'agisse du conservateur du musée, de l'ornithologue attaché au parc naturel, de l'habitant du site troglodytique... dans tous les cas, la voix d'une personne impliquée transmet bien davantage que celle d'un comédien voix-off qui lit un texte dont il n'est pas l'auteur. L'authenticité du locuteur crée en effet une proximité avec l'auditeur et donc une empathie. L'émotion peut cependant naître aussi à l'écoute du (bon) comédien qui incarne un personnage fictif (crédible) quand c'est cette option de médiation qui est choisie.

  • Une sensation, surtout s'il s'agit d'une immersion sonore, reconstitution ou non du passé, captation d'ambiance, bruitage. On peut même enrichir une visite de compositions musicales inspirées par les sites ou d'extraits musicaux accordés aux objets. L'ouïe est un sens que nous devons aussi titiller. C'est alors que l'audio fait véritablement travailler l'imagination et le "cinéma intérieur" de l'auditeur !

 

Les pédagogues s'accordent sur le fait qu'on apprend d'autant mieux que les conditions de l'apprentissage sont agréables. Ajouter au contenu purement informatif, les dimensions émotionnelles et sensitives du son est donc important pour espérer capter l'attention et marquer l'auditeur.

 

On y ajoutera si possible des conditions d'écoute favorables pour éviter les distractions qui perturbent si facilement le message audio seul. En réduisant les pollutions sonores, en proposant aux auditeurs des sièges ou autres assises.

 

Spécifiquement alors, l'audio maintient le visiteur dans la contemplation du site, de l'œuvre, du bâtiment, et même, le son active cette contemplation. Le contact entre le visiteur et l'objet visité est alors préservé...mais augmenté. Et la médiation culturelle en sort renforcée.

Si l'on reprend le cahier des charges exposé par une conférencière aux dernières rencontres nationales culture & innovation, on se dit que l'audio a toute sa place dans les outils de médiation culturelle numérique.

 

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

  • Rencontres nationales culture et innovation du Clic

http://rnci.clicfrance.fr/

 

  • Rapport parlementaire sur le numérique appliqué à la pédagogie scolaire

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000080.pdf

 

  • Dossier très complet sur l'audio dans les CDI (centres de documentation et d'information) d'établissements du secondaire

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/documentation/Pages/2008/98_CDI_Audio.aspx

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2016

30 Décembre 2015, 17:26pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en janvier 2016

Pour une fois, on thématise cet agenda ; ce mois de janvier 2016 est à l'image des précédents débuts d'année. Pour les musées, il est marqué par le Sitem et son challenger numérique MuseumConnections. Et puis en janvier, depuis 13 ans, c'est la semaine du son !

 

Musées de plus en plus connectés

 

Le Sitem a 20 ans. Le salon international des musées, des lieux de culture et de tourisme reste le rendez-vous incontournable pour les professionnels des musées et du patrimoine culturel, et leur prestataires. Le Sitem a lieu à Paris, aux Docks, cité de l'image et du design, du 14 au 16 janvier 2016. Le salon annonce d'ores et déjà son partenariat avec d'autres rendez-vous 2016, notamment le Forum du Tourisme Numérique à Deauville en mars 2016, et Sunny Side of the Doc, le marché international du documentaire à La Rochelle en juin 2016.

 

Autour du Sitem, d'autres rendez-vous connexes s'organisent désormais, comme les 7èmes Rencontres Nationales Culture et Innovation(s) qui auront lieu le vendredi 15 janvier 2016 à la Cité des sciences. Au programme de ce forum, les dernières nouvelles de la culture à l'ère numérique, délivrées par les experts, y compris de musées étrangers. À visiter aussi, les espace de démonstrations et à suivre, la remise du 2nd Prix Patrimoine & Innovation(s).

 

Même si le Sitem a su évoluer au gré des révolutions numériques, le voici désormais talonné par un nouvel événement, né l'an dernier : MuseumConnections, salon international des innovations dans les musées, les 20 et 21 janvier 2016 au parc des expositions de la porte de Versailles. Les exposants et débats s'y intéressent aussi bien aux nouveaux modèles économiques des musées qu'aux technologies utilisées en médiation, ou aux stratégies numériques des institutions.

 

Enfin, la muséographie appliquée, innovante et un rien ludique, c'est à Rennes les 30 et 31 janvier 2016 avec une opération inspirée par Museomix : le musée recopié. Cette fois, 60 volontaires, professionnels ou amateurs, sont invités à recopier le musée des beaux-arts de Rennes. La performance participative débouchera sur une exposition en février. Pour s'inscrire, il suffit d'avoir envie d'art.

 

Arts et expressions sonores dans tous leurs états

 

Janvier est un mois privilégié pour ceux qui s'intéressent au son. La semaine du son s'y étire partout en France, et même en Belgique et en Suisse, du lundi 18 au dimanche 24 janvier 2016 à Paris, et jusqu’au dimanche 7 février ailleurs.

Cette opération, qui a déjà 13 ans, donne lieu à toutes sortes d'animations :

  • Artistiques et créatives : musique, littérature audio ou création sonore, comme ce concours organisé par l'association mixage fou.

  • Documentaires et pédagogiques, comme au festival de la radio et de l'écoute, Longueur d'ondes à Brest, du 25 janvier au 7 février 2016.

  • Acoustiques et scientifiques comme à l'IUT Bourgogne Auxerre ou à l'École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble.

  • Sanitaires et sociales, via la sensibilisation au handicap et la prévention des déficiences auditives comme dans les conservatoires de musique de Reims ou de Valence.

La semaine du son est un moment sensuel pour redécouvrir que nous avons une ouïe !

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