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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #accessibilite

Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

30 Septembre 2016, 08:16am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en octobre 2016

Un bon rythme de croisière dans l'univers de la culture et des patrimoines passés au filtre numérique : rendez-vous tout public comme la fête de la science, ou plus spécialisés comme ces journées d'études sur les sciences humaines et les TIC.

 

Valorisation numérique des patrimoines

Une journée d'études sur les humanités numériques est ouverte à tous, le 4 octobre 2016 à la Maison européenne des sciences de l'homme et de la société de Lille (59). Elle termine le programme de recherche DORRA-DH qui avait pour objectif la création d’un réseau de chercheurs en art et design dans le champ des humanités numériques. Cette journée met en perspective le programme « Cultural Analytics » initié par Lev Manovich en 2007 à partir d’études critiques et de présentations d’outils et de dispositifs conçus et développés par des artistes, des designers, des chercheurs et des ingénieurs.

 

L'institut national d'histoire de l'art (INHA) reprend ses lundis numériques à Paris. Chaque mois, une rencontre sur les humanités numériques avec un accent porté sur le domaine visuel. Le 10 octobre 2016, la séance est consacrée à l'édition, la conservation et l'exposition d'une collection en ligne.

 

Le CLIC France et Paris Musées organisent la première journée d’étude sur « l’innovation et le numérique dans les musées des Beaux-Arts » le mardi 11 octobre 2016 au Petit Palais de Paris. Les acteurs de la muséographie virtuelle pourront y faire le point et échanger sur la numérisation et la diffusion des collections, les expériences de visite liées aux nouvelles technologies, et les financements de ces outils.

 

Le 14 octobre 2016, on peut poursuivre la réflexion lors de la conférence BeMuseum consacrée à l’innovation dans les musées belges aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

 

Le 19 octobre 2016, c'est au tour de l'OMNSH (observatoire des mondes numériques en sciences humaines) d'organiser sa journée d'études "Valorisation du patrimoine et numérique" au Centre Pompidou à Paris. Les professionnels du secteur échangeront avec les chercheurs et confronteront leurs expériences et expertises lors d'une table ronde.

 

Médiation culturelle

Le 17 octobre 2016 à Paris, un colloque de l'EHESS (Ecoles des hautes études en sciences sociales) s'intéresse aux enquêtes d'ethnologie qui font usage des outils audiovisuels avec la participation du public enquêté, vaste programme !

 

Culture, handicap et numérique

Un colloque de trois jours sur le thème « Handicap, inclusion et accessibilité - Approches comparatives dans l’espace francophone » a lieu du 24 au 26 octobre 2016 à Suresnes (92). C'est toute la perception du handicap dans nos sociétés qui est décortiquée dans différents domaines, du sport à l'éducation en passant par les arts.

 

Nouvelle écritures multimédia

I love transmédia a commencé le 30 septembre 2016 et dure jusqu'au 2 octobre à Paris. On y teste et on y examine toutes les expressions multimédia : création web, réalité virtuelle, narration numérique, jeux vidéos, webséries, livres interactifs.

 

Les narrations innovantes sont l'un des sujets phare d'Experimenta le salon des arts, sciences et technologies, du 6 au 8 octobre 2016 à Grenoble (38). Ce thème traverse les 7 tables rondes sur l’Intelligence Artificielle, les big data, l’énergie, le transmédia, l’internet des objets, la réalité virtuelle, l’eye-tracking.

 

Quant à Marseille Web Fest, c'est un festival international consacré aux web séries, les 21 et 22 octobre 2016 à Marseille. En plus des projections, on peut y suivre des conférences sur les nouvelles écritures, les manières inédites de raconter des histoires à la sauce numérique.

 

Culture sonore

Les Apéros Sonores, séances publiques d'écoute radiophonique dans les bars de Nantes (44), font leur rentrée le 5 octobre 2016. Ce premier rendez-vous est consacré au narrateur.

 

Un atelier sur le « selfie audio, mon son est un moi », est proposé le 5 octobre 2016 dans le cadre d'une journée d’étude et d'ateliers sur le thème "réseaux sociaux et identité numérique" du Lieu multiple à Poitiers (86).

 

Le festival SONOR va bruire du 14 au 16 octobre 2016 à Nantes (44). On y pratique la création radiophonique et l'art de l'écoute de documentaires, fictions, phonographies, carnets de voyage, poésie sonore....

 

L'EESAB Rennes (école européenne supérieure des arts de Bretagne) propose une conférence de Damien Simon sur les pratiques sonores, en particulier les marches et balades pendant lesquelles le promeneur écoute. C'est le 19 octobre 2016 à Rennes (35) et c'est en lien avec le parcours sonore du samedi 5 novembre 2016, dans le cadre du OFFROAD de la biennale off.


Culture et patrimoine tout public

Un parcours artistique et nocturne dans Paris, la Nuit Blanche du 1er octobre 2016, vous promène au fil de 40 installations et spectacles vivants sur le thème de « la quête amoureuse de Poliphilie ». Parmi elles, on est sensible à l'œuvre d'Olivier Beer, captation sonore de la Seine, mixée en direct et diffusée en divers points du pont...des Arts bien sûr !

 

Le Festival Maintenant, du 7 au 16 octobre 2016 à
 Rennes (35), explore les liens entre arts, musiques et technologies. Outre les concerts, installations sonores et expériences à suivre en famille, on peut y assister à des conférences et participer à des ateliers, comme celui sur les interfaces sonores et créatives du 13 octobre 2016.

 

25 ans que ça dure ! La fête de la science, c'est du 8 au 16 octobre 2016. Partout en France, les curieux peuvent échanger avec des chercheurs, tenter des expériences, visiter des laboratoires ou des expositions, mener des enquêtes, bidouiller dans des fablabs... pour parfaire sa culture scientifique en s'amusant.


 

Pour signaler d'autres événements,
n'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

Site internet

Page Facebook

Compte Twitter : @HistoireDeSon

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

28 Juin 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

Allons nous vaquer tout l'été ? Ou continuer à nous former, à nous cultiver, à explorer les possibles de la médiation numérique des patrimoines ou de la science, du tourisme culturel ou de la muséologie ? À vous de piocher dans cet agenda !

 

Culture et patrimoine tout public

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver sont un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). Cette édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates du 1er juillet au 9 août 2016.

 

Culture, handicap et numérique

Le site internet de Yanous (magazine francophone du handicap) publie depuis peu une page très détaillée sur les spectacles en audiodescription pour les personnes déficientes visuelles, en plus de son agenda de la culture accessible à tous handicaps (visites de musées ou d'expositions, festivals et animations).

 

Médiation scientifique et culturelle, pédagogie par le numérique

La première semaine de juillet est très riche en culture scientifique à Nantes (44) ! La ville accueille le Forum national de la CSTI (culture scientifique, technique et industrielle) le 5 juillet 2016 sur le thème « Publics, territoires, médiation : quelle ambition pour la C.S.T.I. ? ». En soirée, les youtubers médiateurs scientifiques seront invités à se produire en direct au cours de l'opération SOS Neurones.
Suivra la Science en partage 2.0, le 34
e congrès de l’AMCSTI du 6 au 8 juillet 2016, toujours à Nantes. Comme le suggère le titre, il sera question de l'impact du numérique sur la médiation, tant sur les modèles de coopération entre médiateurs et publics, que sur les outils.

 

Du mercredi 24 au vendredi 26 août 2016, place à l'université d'été Ludovia 2016, sur le numérique et l'éducation à Ax-les-Thermes (09). Il s'agit avant tout d'un colloque scientifique, qui s'intéresse cette année à la présence, l'attention et l'engagement en classe avec le numérique. Mais on peut y suivre aussi de nombreux ateliers, dont un sur la réalisation de podcasts, ou sur la MAO à partir de sons du quotidien.

 

Culture sonore

Qui est là ? est une rencontre sur l’effet de présence dans le son et ses usages ordinaires ou répressifs.
Christine Guillebaud, ethnomusicologue chargée de recherche au CNRS, propose un focus sur l’ingénierie sonore des espaces publics en Inde, des sonorités à base d'automates musicaux, boîtes à mantra électroniques, voix de loterie…
Au Musée du quai Branly, Paris, le 02 juillet 2016.

 

La Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Paris, 14ème) présente une exposition inspirée du "Grand Orchestre des Animaux", de Bernie Krause, bio-acousticien, scientifique et musicien américain de renom, du 2 juillet 2016 au 8 janvier 2017. Des artistes du monde entier ont participé à cette exposition immersive en forme de méditation esthétique, à la fois sonore et visuelle, autour d’un monde animal de plus en plus menacé.

 

Un tout nouveau festival de son vient consacrer à Arles (13) les 30 ans de collaboration entre l'association Phonurgia Nova et la ville. Rewind propose pendant un mois expositions, spectacles et installations sonores, séances d'écoute, séminaires et conférences, et même un colloque sur les radios libres. Du 5 juillet au 4 août 2016.

 

En exposition dans le cadre des Tombées de la nuit à Rennes (35), Public Juke box est une sculpture publique et acoustique qui permet aux citoyens d’écouter des enregistrements sonores. À vivre les 16 et 17 juillet 2016.

 

Trois jours pour bâtir une utopie sonore du 26 au 28 août 2016 à la Cour des Aulnays (49), entre Nantes, Rennes et Angers, c'est l'idée du summer camp organisé par Le Bruitagène et quelques autres amateurs de son. Tous les créateurs sonores sont conviés, pourvu qu'ils soient idéalistes !

 

Envie d'un stage de field recording, de création ou de fiction sonore ? Une multitude de formules sont référencées dans l'agenda spécialisé de Syntone, le site d'actualité et critique de l'art radiophonique.

 

Muséologie

Tous les 3 ans, les professionnels de musée du monde entier se réunissent lors de la Conférence générale de l’ICOM pour discuter des tendances et des évolutions du secteur. Cette année, c'est du 3 au 9 juillet 2016 à Milan (Italie).
Le thème du symposium est un peu glaçant : « le musée prédateur » ! C'est en fait un regard critique sur la façon dont les musées ont constitué leurs collections, à coup d'expéditions voire de réquisitions, souvent sur fond de colonialisme...pas toujours reluisant en effet, et il est bon d'examiner en face ce passé pour imaginer un futur plus constructif.
Parallèlement, le comité italien de l’ICOM propose de réfléchir à un thème cher à la muséologie italienne : le rapport entre musées et paysages culturels. Il s'agit de penser le musée comme
centre d’interprétation pour son territoire et sa communauté, comme diffuseur de la connaissance du patrimoine culturel présent dans et hors les murs, comme contributeur du paysage culturel qui l'entoure.

 

Quels musées voulons-nous demain ? C'est la question que se pose le congrès annuel de l’Association des musées suisses (AMS) à Zürich, les 25 et 26 août 2016, autour de trois problématiques majeures : contenus et publics, contexte social et modèles financiers, formes de travail et organisation.

 

Sans oublier, de vous mettre en vacances et de tout arrêter !

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2016

29 Avril 2016, 11:41am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2016

 

 

 

Voici l'agenda du joli mois de mai pour ceux qui s'intéressent à la médiation culturelle et scientifique, en particulier accessible et numérique.

 

Culture et patrimoine tout public

 

*Jusqu'au 14 mai 2016, le Festival Interstices continue à Caen, autour des arts sonores et visuels, de l'alliance de la création contemporaine et des technologies.
 

*Au sein du festival Brouillage, du 2 au 7 mai 2016 à Paris, ce sont la création radiophonique et le spectacle vivant qui se rencontrent sur la scène du théâtre La Loge et sur les ondes de Radio Campus Paris.

 

*Du 4 au 6 mai 2016 à Lyon, le forum européen de la culture de demain est le temps fort de l'European Lab, une plateforme de réflexion sur l'innovation culturelle ouverte à tous. Le forum est donc ouvert aussi, même s'il comporte un volet professionnel. Il a aussi le mérite d'aborder la culture au sens large ! Il est même doté d'un plateau média propre : radio lab.

 

*Le 9 mai 2016 à Paris, une Up Conference est aussi consacrée au « futur de la culture », entendue ici dans son sens plus restreint, essentiellement artistique. Le débat portera essentiellement sur les modèles économiques de la culture de demain et les innovations sociales qui pourraient en sortir.

 

*Le 18 mai 2016 c'est la journée internationale des musées de l'Icom (International Council of Museums). 35000 musées y ont participé l'an dernier. En France, seul le musée Canel de Pont-Audemer signale sa participation cette année. Le thème "musées et paysages culturels" sera aussi celui de la prochaine conférence générale de l'Icom du 3 au 9 juillet 2016 à Milan. 

 

*Le 21 mai 2016, c'est la 12e Nuit européenne des musées.
Plus de 3000 musées, répartis dans plus de trente pays en Europe, y participent en proposant des animations ou au moins un accès gratuit en nocturne.
En France, l'an dernier 1265 musées ont accueilli environ deux millions de visiteurs et proposé 2700 animations spéciales.

En parallèle, les écoliers peuvent participer à l'opération d'éducation artistique et culturelle "La classe, l'œuvre !" en s'appropriant un patrimoine commun et en le restituant auprès de leurs pairs et de leurs proches.

 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

*Révolution ou transposition ? Les patrimoines numérisés au prisme de leurs utilisations, c'est le thème d'un séminaire de recherche organisé le le 3 mai 2016 à Paris par le réseau UDPN (usages des patrimoines numérisés). Un temps de réflexion sur la vaste numérisation du patrimoine et des contenus culturels en cours dans les bibliothèques, musées, maisons d'édition ou de production. Quelles sont les évolutions qu’elle engendre dans les pratiques et les représentations ?

 

*La valorisation numérique des patrimoines sera l'un des thèmes du SIPPA, Salon International des Professionnels des Patrimoines, les 26 et 27 mai 2016, à Arles. Parmi les conférences et ateliers : 

  • L’Archéologie des médias : quel avenir pour le patrimoine numérique ? 

  • L’apport du numérique à la muséographie, l’exemple du Museon Arlaten (Arles) et du futur Musée de la Romanité (Nîmes).  

     

 

Médiation culturelle

 

*L'école d'études sociales et pédagogiques de Lausanne propose une journée de formation continue sur la médiation culturelle ou l'art de constituer des publics, avec des conférences le matin, des ateliers l'après-midi, une projection de film, un apéro dinatoire et une soirée musicale, le 18 mai 2016 à Lausanne (Suisse).


*Il est surtout question de la communication des musées, mais aussi de leur médiation au colloque national de doctorants Exposition(s) et média(s) : enjeux d’une dialectique actuelle les 26 et 27 mai 2016 au Musée d'Aquitaine de Bordeaux. Les participants privilégieront quatre axes de recherche: l’exposition comme média, les médias dans l’exposition, la médiation de l’exposition et la médiatisation de l’exposition. Le colloque sera aussi l'occasion de créer un collectif de doctorants, de chercheurs confirmés et de professionnels de la culture et de la communication autour d’une problématique partagée.

 

Tourisme culturel

 

*Les 3 et 4 mai 2016 à Chambéry, c'est la conférence de L'Afmat (Association Francophone de Management du Tourisme) sur le thème de "L'innovation dans le tourisme : l'heure des défis". Le tourisme culturel y aura sa place avec une intervention sur « l’émergence et l’impact des nouvelles technologies virtuelles sur l’héritage culturel : le point de vue du consommateur » (4 mai, atelier 3), une autre sur « Les stratégies de développement de l'œnotourisme : sur la route des vins d’Alsace » (4 mai, atelier 4).

 

 

Culture, handicap et numérique

 

*Le programme des animations accessibles de la Cité des Sciences et de l'Industrie est toujours très riche, quel que soit le handicap concerné. Exemple avec ces deux propositions pour les visiteurs déficients visuels :

  • Le 4 mai 2016, une séance d’astronomie adaptée avec des explications et manipulations assurées par un astrophysicien et adaptées.
  • Le 10 mai 2016, c'est un parcours exceptionnel sur une journée, pour mieux connaître la théorie de l'évolution et tout savoir sur les origines de l'homme : "Darwin, l'original" à la Cité des sciences et "Aux origines de l'Homme", exposé au Palais de la Découverte. Renseignements et inscription (obligatoire) par mél ou au 01 40 05 79 54.


*La Cité des sciences et de l'industrie qui accueille le 30 mai 2016 le 10ème forum européen sur l'accessibilité numérique dans un monde connecté. Cette année, ce sont les objets et les services connectés qui seront au centre des discussions.


*Le lendemain, le 31 mai 2016, c'est le CLIC France qui organise un atelier sur « Les nouveaux outils numériques pour favoriser l’accessibilité des musées et monuments ». Parmi les intervenants, le Musée des Beaux-Arts de Quimper présentera sa stratégie numérique d’accessibilité : boucles magnétiques, vidéos sous-titrées, commentaires audio auxquels Histoire de son/Tous Curieux a largement contribué.

 

 

Culture sonore

 

*Dans le cadre d'un séminaire sur les sens, les chercheurs de Synaesthesia (historiens de l’Antiquité, historiens des religions, anthropologues et de neuroscientifiques) organisent le 20 mai 2016 une journée d'étude sur le thème : « Les voies de l’efficacité sonore : chants, musiques et action rituelle ».

 

 

Entrepreneuriat culturel

 

*La deuxième édition du forum Entreprendre dans la culture a lieu du 25 au 29 mai 2016 à la Gaité lyrique à Paris, à l'initiative du Ministère de la Culture et de la Communication. L'entrepreneuriat culturel sera au centre des conférences, tables rondes et ateliers. L'événement est destiné aux étudiants, entrepreneur et professionnels de la Culture.

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L'intérêt pédagogique de l'audio

21 Janvier 2016, 16:28pm

Publié par véronique muzeau

L'intérêt pédagogique de l'audio

Puisque c'est la semaine du son, examinons comment l'audio peut être un instrument de pédagogie, en classe, en musée, ou ailleurs.

 

Un peu de franchise pour commencer : le son est un outil délicat à manier pour transmettre et enseigner. « Les paroles s'envolent » dit le proverbe. On retient peu de ce qu'on entend. Le pédagogue Edgard Dale, dans son célèbre cône de l'apprentissage, évaluait à 20% la proportion d'un message purement auditif qui restait mémorisée au bout d'une semaine. Mais c'était en 1946, Dale lui-même préconisait de ne pas prendre ce cône au pied de la lettre, et il semble qu'aucune autre étude scientifique n'ait ensuite confirmé ce schéma.

 

Mais surtout, il n'existe pas de mémoire sensorielle à long terme. La mémoire ne fonctionne que si le message, quelle que soit sa forme, construit d'autres connexions dans votre cerveau (donc s'il interpelle votre vraie mémoire).

De ce point de vue, le son n'est pas plus efficace que l'image (notre cerveau le retient cependant un peu plus longtemps : 2,5 secondes contre ¼ de seconde pour l'image ! ).

Ou alors, il faudrait chanter le message et le mettre en musique car la mémoire musicale semble être, elle, particulièrement résistante !

 

Après cette parenthèse de neurosciences, il faut donc chercher ailleurs l'intérêt pédagogique du son, à commencer par l'école, tout naturellement.

 

 

 

Expériences en milieu scolaire

 

Les usages classiques du son en classe

 

Bien sûr, en langues vivantes, il y a longtemps que les enseignants s'appuient sur des documents sonores : CD de chanteurs ou musiciens internationaux, émissions de la BBC, contes ou livres audio en anglais, allemand, espagnol... Et certains passent à l'enregistrement de leurs propres podcasts en langues.

On pourra se reporter à ce sujet au projet podcl@ss du lycée Ambroise Paré de Laval (53), inspiré lui-même d'un autre projet, audionom@de du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 

La direction générale de l'enseignement scolaire a d'ailleurs publié un guide pratique de la baladodiffusion en langues vivantes en 2010.

 

Les supports sonores sont également bien intégrés dans l'enseignement pour adultes du français langue étrangère.

 

Idem, en musique, on voit mal un enseignant se passer de faire écouter à ses élèves les extraits qui illustreront son cours.

 

Mais dans les autres matières, quel peut être l'intérêt du document audio ?

 

Un rapport parlementaire de 2010, dirigé par Jean-Michel Fourgous, député des Yvelines, sur l’innovation des pratiques pédagogiques par le numérique et la formation des enseignants évoque l'intérêt des outils audio dans l'éducation.

 

Il souligne que les Tice, et en particulier la baladodiffusion, offrent une démultiplication du temps de parole qui permet à l'élève de revenir sur un sujet autant de fois que nécessaire.

La répétition est pédagogique et, avec le son, on peut rejouer le cours à l'infini. (NB : Dans le rapport, le mot « baladodiffusion » est cité dans son acception essentiellement audio).

Le son prolonge la parole de l'enseignant non seulement dans le temps, mais aussi dans l'espace - hors de la classe - et renforce donc l'autonomie de l'apprenant.

Cependant, ce qui distinguait peut-être encore l'audio et la vidéo en 2010 – la facilité d'accès des outils d'écoute comme les lecteurs mp3 – n'est peut-être plus aussi vrai en 2015, quand tant d'élèves sont dotés de smartphones et donc d'un accès facile à la vidéo.

 

 

Les podcasts radio comme documents de cours

 

Pour creuser davantage cette spécificité du contenu sonore, on peut lire le rapport de Didier Guise, professeur documentaliste au lycée Schwartz de Pompey (54), sur son usage des podcasts de Radio France en lycée professionnel.

 

Il y relève les avantages et les limites de cet instrument pédagogique qu'est le média audio.

 

Les facilités du son en classe :

  • Un grand choix de contenus (radios, webradios, podcasts en ligne, réseaux sociaux sonores comme Soundcloud)

  • Un équipement et une exploitation matérielle simples (en collectif ou en autonomie)

  • Une plus grande accessibilité de l'audio par rapport à l'écrit, pour des élèves en difficulté avec la lecture, notamment les dyslexiques

  • Un support perçu comme « plus original et plus moderne » qu'un document imprimé ou même qu'un cours magistral ; un support apprécié et pratiqué puisque 85% des 13-19 ans écoutent quotidiennement la radio (étude du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, juin 2014)

 

Les difficultés du son en classe :

  • La nécessité d'être concentré pour écouter : pus que pour une vidéo (et encore), mais pas plus que pour une lecture

  • La nécessité d'un accompagnement et d'outils conçus par l'enseignant (fiches pédagogiques, grilles d'analyses) pour obtenir un véritable bénéfice d'apprentissage

  • Le fait que les élèves sont plutôt des auditeurs de musique, peu accoutumés à écouter des paroles

 

Il apparaît en tout cas que le document sonore est particulièrement indiqué pour travailler les compétences suivantes :

  • La prise de note

  • La synthèse

  • La mémorisation

Avec un podcast, pas de copier/coller possible ; l'élève doit donc se réapproprier le contenu écouté.

 

Les professeurs « makeurs » d'audio

 

Autre atout majeur de l'audio en milieu scolaire : passer à la création et à la production exige moins de savoir-faire technique et d'équipement que la vidéo ; d'où le succès des webradios de collèges ou lycées.

L'intérêt pédagogique de l'audio

Voici le témoignage de Frantz Glowacki, professeur de lettres, formateur audiovisuel au Clemi de Créteil (Île-de-France), et maître d'œuvre, avec le professeur documentaliste Morgane Louaisil, d'une toute jeune webradio au Collège Robert Doisneau de Dammarie-les-Lys (77).

 

 

Pourquoi avoir décidé de créer une webradio ? 

 

L'idée de créer une webradio avait pour nous plusieurs avantages : pédagogiquement, cela nous permet de travailler sur un média, dans le cadre de l'EMI (éducation aux médias et à l'information) qui entre dans les programmes.

Mais la radio nous apparaissait également comme un moyen de travailler de nombreuses compétences transversales intéressantes pour des élèves de troisième qui seront confrontés à leurs premiers oraux en fin d'année : travail sur le ton, la diction, la fluence de la lecture...

La radio est également un média qui permet un travail d'écriture important dans le cadre de chroniques par exemple.

Par ailleurs, ce média demande finalement peu de moyens (ce qui est un avantage non négligeable dans l'Éducation Nationale) : un enregistreur numérique à 100 €, un logiciel libre de droits comme Audacity et un site web gratuit, et on peut s'engager dans l'aventure...

 

Et pourquoi choisir ce média plutôt qu'une webTV ou un webzine?

 

J'ai souvent réalisé avec les élèves des webzines ou des blogs, ils sont assez habitués à ce type de production. La webradio était finalement un moyen de renouveler les pratiques, mais aussi un moyen d'aborder un média que les élèves connaissent peu (je parle des élèves de réseau d'éducation prioritaire) : ils connaissent généralement les grandes radios musicales (mais ils les écoutent peu) et parfois la radio que leurs parents écoutent dans la voiture. 

Quant à la WebTV, c'est un projet, mais qui demande de plus importants investissements financiers de la part de mon établissement scolaire.

 

À quoi cette webradio est-elle destinée ? 

 

Notre webradio a été initiée durant l'option DP3 en troisième : il s'agit d'une option de découverte professionnelle destinée à mieux connaître et appréhender le monde du travail, des entreprises, elle doit permettre aux élèves de découvrir des métiers variés et appartenant à des secteurs d'activité différents.

Les élèves ont 2 heures par semaine pour penser des sujets, les réaliser et les mettre en ligne.

Nous ne savons pas quelle durée de vie aura cette radio, mais nous souhaitons la pérenniser, et même symboliquement par un lieu dans le collège : à cette fin, nos élèves se sont associés avec les élèves de Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) qui ont un atelier de construction et menuiserie. Les élèves vont nous réaliser un studio dans une ancienne remise que notre chef d'établissement a mise à notre disposition. 

 

Comment s'est déroulée la mise en place de la webradio ?

 

Nous réalisons cette webradio dans le cadre d'un dispositif mis en place par le Clemi dans l'académie de Créteil : les classe PEM (projet d'éducation aux médias).

Le Clemi nous propose 3 jours de formation, nous donne des heures de concertation et nous facilite les échanges avec des médias. 

Notre chef d'établissement, quant à elle, est plutôt bienveillante vis à vis de ce type de projet qui permet aux élèves d'apprendre, de s'investir et parfois de se révéler grâce à une pédagogie de projet. Elle a financé l'achat de deux enregistreurs numériques sur le budget de l'établissement.

 

Comment se passent les premières productions avec les élèves ?

 

Nous avons commencé par écouter la radio, différentes radio et différents types d'émissions. Les élèves ont peu à peu changé leur vision de ce média, ils ont compris que ce n'était pas que de la musique, ou que des informations lues...

Nous avons ensuite pris en main le matériel : les enregistreurs, le logiciel de montage, la table de mixage, Padlet, un autre outil gratuit qui permet de préparer ses sons pour un direct,...

Nous avons également travaillé sur les droits d'auteurs notamment pour la construction des jingles et des virgules sonores...

Puis, nous avons travaillé l'identité de notre radio, son nom, son logo, sa cible...

Les élèves ont eu du mal à entrer dans le projet car il se sentaient finalement mal à l'aise avec ce média qu'il connaissaient peu.

Mais peu à peu, on peut dire que la magie de la radio à opéré, les productions et les projets se multiplient.

Les élèves ont par exemple été sollicités pour faire la prise de son d'une rencontre prévue entre des rescapés des camps de concentration et les élèves de troisième. Ils ont été fiers qu'on fasse appel à eux et à leurs nouvelles compétences. 

L'une des plus belles réussites à ce jour reste la volonté d'un élève bègue de cette classe qui s'enregistre et utilise Audacity pour rendre ses chroniques audibles et compréhensibles.

 

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

Scannez ce Qr Code pour écouter la radio du collège Doisneau de Dammarie-les-Lys

L'audio pour découvrir le patrimoine

 

Face à l'omniprésence des images dans notre vie quotidienne, et l'omnipotence des contenus visuels dans tous les médias, que peut encore l'audio ?

Et que peut-il dans les dispositifs de découverte du patrimoine, mobiles ou fixes ?

Il peut être ce qu'il a toujours été (mais en mieux) : un média d'accompagnement. Car le contenu sonore a quelques atouts spécifiques, auxquels Tous Curieux / Histoire de son est attaché.

 

L'audio lui aussi augmente la réalité 

 

Au même titre que les images ou les textes, l'audio apporte une dimension supplémentaire à l'objet ou au site visité :

  • Une information, s'il s'agit d'un discours parlé. C'est le cas par exemple des audioguides classiques qui peuvent apporter une information complémentaire à celle des cartels et panneaux. À condition qu'ils ne reprennent pas mot pour mot les textes écrits, auquel cas leur seul intérêt est alors de permettre une accessibilité aux publics déficients visuels ou, comme à l'école, à ceux qui maîtrisent mal la lecture. C'est déjà ça, mais il y a moyen d'offrir davantage.

  • Une émotion, si les paroles écoutées sont celles d'un témoin, d'un acteur du patrimoine visité : qu'il s'agisse du conservateur du musée, de l'ornithologue attaché au parc naturel, de l'habitant du site troglodytique... dans tous les cas, la voix d'une personne impliquée transmet bien davantage que celle d'un comédien voix-off qui lit un texte dont il n'est pas l'auteur. L'authenticité du locuteur crée en effet une proximité avec l'auditeur et donc une empathie. L'émotion peut cependant naître aussi à l'écoute du (bon) comédien qui incarne un personnage fictif (crédible) quand c'est cette option de médiation qui est choisie.

  • Une sensation, surtout s'il s'agit d'une immersion sonore, reconstitution ou non du passé, captation d'ambiance, bruitage. On peut même enrichir une visite de compositions musicales inspirées par les sites ou d'extraits musicaux accordés aux objets. L'ouïe est un sens que nous devons aussi titiller. C'est alors que l'audio fait véritablement travailler l'imagination et le "cinéma intérieur" de l'auditeur !

 

Les pédagogues s'accordent sur le fait qu'on apprend d'autant mieux que les conditions de l'apprentissage sont agréables. Ajouter au contenu purement informatif, les dimensions émotionnelles et sensitives du son est donc important pour espérer capter l'attention et marquer l'auditeur.

 

On y ajoutera si possible des conditions d'écoute favorables pour éviter les distractions qui perturbent si facilement le message audio seul. En réduisant les pollutions sonores, en proposant aux auditeurs des sièges ou autres assises.

 

Spécifiquement alors, l'audio maintient le visiteur dans la contemplation du site, de l'œuvre, du bâtiment, et même, le son active cette contemplation. Le contact entre le visiteur et l'objet visité est alors préservé...mais augmenté. Et la médiation culturelle en sort renforcée.

Si l'on reprend le cahier des charges exposé par une conférencière aux dernières rencontres nationales culture & innovation, on se dit que l'audio a toute sa place dans les outils de médiation culturelle numérique.

 

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

Le cahier des charges exposé par une conférencière aux 7èmes rencontres nationales culture & innovation, relayées sur Twitter

  • Rencontres nationales culture et innovation du Clic

http://rnci.clicfrance.fr/

 

  • Rapport parlementaire sur le numérique appliqué à la pédagogie scolaire

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000080.pdf

 

  • Dossier très complet sur l'audio dans les CDI (centres de documentation et d'information) d'établissements du secondaire

http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/documentation/Pages/2008/98_CDI_Audio.aspx

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

27 Novembre 2015, 11:23am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

Un peu d'avance pour cet agenda car l'approche des fêtes de fin d'année concentre les rendez-vous au début du mois de décembre. Ils s'intéressent aux arts numériques, aux musées, au tourisme culturel, au patrimoine et à l'accessibilité de la culture pour les publics handicapés.

 

 

  • « Nouvelles modalités d’appropriation et de partage au musée : les pratiques multiples de l’expérience de visite à l’époque de la culture numérique » c'est l'intitulé de la thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication que soutient Florence Andreacola mercredi 2 décembre 2015 à 15h00 en salle 2E01 à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse, Campus Hannah Arendt.

 

  • Le TOTEC est la conférence internationale du tourisme et des nouvelles technologies. Cette 7e édition, le 3 décembre 2015 à Paris, a pour thème «Voyager à l’ère de l’Internet des objets». On s'y penche davantage sur les technologies que sur les contenus, mais certaines innovations peuvent trouver des développements intéressants dans le tourisme culturel.

 

  • Les outils mobiles (smartphones, tablettes) deviennent des outils de création artistique et culturelle. La dimension visuelle de ces créations – la vidéo essentiellement – fait souvent oublier une aspect pourtant essentiel de ces œuvres : le son ! Le colloque international “Sons & mobiles”, les 3 et 4 décembre 2015, à Paris, s'intéresse donc au volet sonore de la création mobile.

 

 


 

  • L'association BrailleNet consacre son 22ème séminaire AccessiWeb à l'accessibilité des sites web et applications mobiles, le 4 décembre 2015 à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Dans la culture et le tourisme aussi se pose la question du numérique pour les personnes en situation de handicap.

 

  • Pour les personnes déficientes visuelles ou non, une visite guidée par la voix et l’imaginaire de Claire Bartoli, auteure et comédienne aveugle dans les collections du Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, le MAC VAL qui fête ses 10 ans. Rendez-vous le 5 décembre 2015 à Vitry-sur-Seine (94). Visite gratuite, ouverte à tous, handicapés visuels ou non.

 

 

  • Quelle place pour la Culture dans le monde numérique ? C'est le titre du débat organisé le mardi 8 décembre 2015 au Parlement européen à Bruxelles. Il portera en particulier sur la réforme du droit d’auteur en Europe et la régulation du monde numérique pour soutenir la création.

 

 

  • Un autre cycle, celui des conférences organisées par La Panacée en partenariat avec l'Université Paul-Valéry Montpellier III. Celle du 11 décembre 2015 a pour thème : "Installations artistiques interactives et médiation culturelle, dans le cadre de l’exposition Anatomie de l’Automate" avec Jean-François Jégo, enseignant, directeur à INREV Université Paris 8

 

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Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

9 Octobre 2015, 10:49am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

La médiation culturelle au musée des beaux-arts de Brest, c'est avant tout l'accueil des publics, le plus large possible, et ce même avec une petite équipe.

 

 

 

 

 

Pour Mathilde Pigallet, responsable de l'accueil des publics au musée, la médiation culturelle revient surtout à tisser des liens entre les visiteurs et les œuvres de la collection ou des expositions.

 

Le médiateur sait se faire oublier

 

Servir d'interface, mais sans s'imposer trop... le médiateur doit savoir aussi s'effacer pour laisser place au œuvres.

Pas toujours facile cependant de prendre en compte tous les publics, notamment les visiteurs concernés par les handicaps. Sur le plan de l'accessibilité culturelle, Mathilde reconnaît qu'il y a encore du chemin à parcourir au musée des beaux-arts de Brest.

D'où l'organisation d'une opération Artemix lors des journées du patrimoine 2015 avec l'association Les Petits Débrouillards de Brest et des intervenants exterieurs. Le but de ce Fablab (laboratoire de fabrication) déporté au musée était justement de construire des outils d'accessibilité aux personnes déficientes visuelles.


 

Être inventif avec les moyens dont on dispose

 

Bien sûr, le musée propose les classiques outils de médiation directe : les visites accompagnées et les ateliers jeune public pendant les vacances scolaires.

Sans oublier les animations et événements pour lesquels le musée peut s'appuyer sur son association des amis.

Mais ce recours à la médiation directe est forcément limité quand l'équipe est réduite, comme celle du musée.

D'où l'intérêt des outils de médiation indirecte, notamment numériques : le musée vient de se doter de tablettes tactiles qui permettent des visites en autonomie et enrichies par un contenu audio, photo et textuel. La page Facebook du musée est par ailleurs régulièrement alimentée et animée.

Les enfants reçoivent systématiquement un livret-jeu et peuvent s'installer dans les « quartiers jeune public » disséminés dans les salles du musée : une table avec de quoi jouer, dessiner, créer ...

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Les bricoleurs s'emparent du musée des beaux-arts de Brest

21 Septembre 2015, 17:12pm

Publié par véronique muzeau

Les bricoleurs s'emparent du musée des beaux-arts de Brest

Museomix fait des petits. Pendant les journées du patrimoine, le musée des beaux-arts de Brest s'est fait remixer par quelques médiateurs, bricoleurs et geeks avec l'aide des Petits Débrouillards.

 

Pendant les Journées du patrimoine 2015, l'association des Petits Débrouillards Bretagne a proposé au musée des beaux-arts de Brest Artemix, opération totalement inspirée de Museomix®.

Le principe était donc le même : faire travailler ensemble pendant plusieurs jours dans un musée des médiateurs, des artistes, le publics, les amis du musée, des designers, des bricoleurs.

L'objectif également similaire : réinventer le musée et proposer de nouveaux dispositifs de médiation pour mettre en valeur les collections.

 

 

 

Favoriser l'accessibilité au handicap visuel

 

Le musée a souhaité axer l'opération sur l'impression 3D afin de proposer des dispositifs tactiles pour le public non voyant : reproduire les œuvres pour que les visiteurs déficients visuels puissent les toucher. En particulier les œuvres de la sculpteur ethnographe Anna Quinquaud : le musée en possède un fond important qui plait beaucoup au public.

Les visiteurs apprécient également le dispositif et viennent voir les "Artemixeurs" à l'oeuvre.

 

Le fablab entre au musée

 

Car les Petits Débrouillards font partie du fablab de Brest « les Fabriques du Ponant » dont ils ont apporté deux imprimantes et un scanner 3 D, et d'autres outils encore.

 

 

 

Le musée geek

 

Pour le musée, l'enjeu est aussi de participer à ce mouvement des laboratoires de fabrications et de s'ouvrir aux nouvelles technologies, histoire de dépoussiérer son image.

 

Très concrètement, les objets réalisés vont aussi servir aux médiateurs du musée pour proposer à leurs visiteurs d'autres approches des œuvres. Pour une petite équipe comme celle de Brest, c'est donc une aide précieuse.

 

Pour les Petits Débrouillards, spécialistes de la médiation scientifique, l'enjeu est à la fois de faire découvrir les outils numériques et les technologies nouvelles, mais aussi de faire partager leur savoir-faire en matière de médiation : de la vulgarisation appliquée cette fois aux beaux-arts.

 

Les bricoleurs s'emparent du musée des beaux-arts de Brest
Les bricoleurs s'emparent du musée des beaux-arts de Brest

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2015

31 Août 2015, 17:02pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2015

Après un été culturel, une rentrée studieuse. Voici quelques rendez-vous épinglés par Histoire de Son pour ce mois de septembre, sur les thématiques de la médiation et de la valorisation numérique du patrimoine, de l'audio et de l'accessibilité culturelle.

 

  • On commencera par une rentrée aux airs de récré, celle d'Arte radio. Le 6 septembre 2015, la webradio d'Arte propose un goûter d'écoute de quelques-unes de ses créations sonores. C'est un signe, ça se passe à la Maison de la poésie.

     

  • À Nantes, présentation de la saison culturelle spécifique pour les personnes déficientes visuelles le 8 septembre 2015. Pas moins de 7 structures (Angers Nantes Opéra, Le Grand T, le cinématographe, la médiathèque Floresca Guépin, le Château des Ducs de Bretagne, le Voyage à Nantes et le Lieu Unique) présentent ensemble les spectacles, visites ou expositions accessibles aux publics aveugles et mal voyants. Inscription au 02 51 82 15 22.

     

  • Le CitySonic est un festival international des arts du son. Sa 13e édition a lieu à Mons (Belgique) capitale culturelle européenne 2015. On pourra y suivre 70 artistes, 30 installations, 4 parcours thématiques et 10 concerts du 11 au 17 septembre 2015.

     

  • Un festival sonore encore, à Besançon où radio Campus propose un festival « hors les murs » pour lancer son projet Parcours, des balades sonores dans la ville. 6 balades mêlent patrimoine, histoire, et création électro-acoustique.

     

  • Après le son, la lumière, vedette du festival Scopitone qui explore les arts numériques et notamment le rôle de la lumière dans la scénographie. À Nantes du 15 au 29 septembre 2015.

     

  • L'opération de remixage des musées Muséomix fait des émules : à Brest, un avatar « Artemix » a lieu au musée des beaux-arts de Brest les 19 et 20 septembre 2015. Le principe est le même : des bricoleurs, bidouilleurs, hackeurs, artistes et médiateurs culturels proposent une réinterprétation du musée et fabriquent de nouveaux outils de médiation.

     

  • Ces 19 et 20 septembre 2015, ce sont aussi les incontournables journées européennes du patrimoine consacrées cette année au patrimoine du XXIe siècle...

     

  • Un congrès européen est consacré au patrimoine géologique du 23 au 26 septembre 2015, au muséum d’Histoire naturelle de Toulouse.

     

  • Le 30e Congrès national des Offices de Tourisme de France a lieu les 24 et 25 septembre 2015 à Dijon. Les professionnels des office de tourisme peuvent y rencontrer plus de 50 entreprises prestataires de services du secteur touristique et suivre forums et tables rondes.

     

  • Terminons sur une note gourmande et grand public avec la fête de la gastronomie dont la quatrième édition a lieu du 25 au 27 septembre 2015. Événement économique qui permet aux restaurants de se mettre en avant, cette fête se veut aussi culturelle et patrimoniale. Parmi les 5000 événements programmés cette année, on compte d'ailleurs des conférences, des expositions ou des spectacles littéraires...

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

29 Mai 2015, 18:00pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

 

En juin ce sera bien...pour penser tourisme culturel, valorisation numérique et accessible du patrimoine ou médiation de la culture, le plein de rendez-vous avant le calme de l'été.

 

« We are Museums », c'est le titre de la conférence qui a lieu cette année à Berlin

du 31 mai au 2 juin 2015 pour rassembler les professionnels des musées du monde entier. Ils y explorent les moyens de s'ouvrir et mieux et davantage au public.

Nouveauté de cette édition, les WAM Learning, conférences et tables rondes partout dans le monde pour accompagner les professionnels des musées.

 

 

« Science and you » : un nom anglais mais un événement bien français. C'est un colloque et des événements culturels autour de la médiation des sciences, organisé par l’Université de Lorraine, du 1er au 6 juin 2015 à Nancy.

 

 

La 9e édition de la journée mondiale pour un tourisme responsable a lieu le 2 juin 2015. À cette occasion les membres de la la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable (CITR) se retrouvent à Paris pour évoquer la communication et le marketing touristiques au risque du « greenwashing ».

 


Rueil-Malmaison s'affiche comme capitale du tourisme du 3 au 6 juin 2015, le temps du Festival Tourisme & Stratégie. C'est l'occasion de saluer les actions de promotion touristique de 30 villes européennes en compétition et de récompenser les meilleures ! Le colloque sur les enjeux économiques et la stratégie du tourisme européen, a pensé au moteur culturel : le tourisme de mémoire et les grands événements, générateurs d'activité économique.
Le grand public est invité à la
fête populaire du tourisme le dimanche.

 

 

L'Ensad (école nationale supérieur des arts décoratifs) organise une table ronde en muséographie et cultures numériques le jeudi 4 juin 2015 sur le thème : expérimentations et publics. Entre autres questions : quels sont les objectifs et enjeux de la participation et notamment des réseaux sociaux dans les musées et les expositions ?
 

 

À Rennes, c'est une journée d'étude sur les "livres enrichis : enjeux de création, de réception et de médiation" le 4 juin 2015 à l'initiative de l'Association des professionnels de l'information et de la documentation (ADBS).

 

 

En plein dans l'air du temps ce nouvel épisode des rencontres numériques du Ministère de la culture et de la communication, puisqu'il est consacré à l'éducation à l'image, aux médias et au numérique. C'est à Paris, Cinémathèque Française les 8 et 9 juin 2015.
 


Le 9ème Forum européen de l'accessibilité numérique a lieu à la Cité des sciences et de l'industrie le 8 juin 2015 sur le thème "Le numérique pour un meilleur accès à la connaissance". Ce colloque sera organisé conjointement avec la réunion annuelle du consortium Daisy (Digital Accessible Information SYstem) à Paris, les 9-10-11 juin 2015.

 

 

Le 5ème colloque international de l’Association ASTRES – Association Tourisme, Recherche et Enseignement Supérieur se propose d' « observer les touristes pour mieux comprendre les touristes » du 9 au 12 juin 2015 à La Rochelle.
 

 

La 2e édition des Académies du Tourisme Numérique d'Atout France ont lieu les 11 et 12 juin 2015 à Aix-les-Bains. 4 palmes viendront récompenser des applications numériques les plus innovantes dans le secteur du tourisme, 2 pour des applications existantes et 2 pour des projets en cours de développement.
 

 

Le festival Futur en Seine revient, du 11 au 15 juin 2015 à Paris. Le plus grand festival du numérique européen est ouvert à tous. Au Village des innovations, on pourra découvrir 150 services et produits innovants en démonstration, mais aussi profiter de conférences, d’ateliers et de rendez-vous business. Et un peu partout en Ile-de-France, une centaine de concerts, soirées, rencontres, workshops, etc.

 

 

On peut aussi préférer la Bretagne, le passé, et le beau Moyen Âge sur lequel se penche le Congrès archéologique de France, cette année dans les Côtes d’Armor, également du 11 au 15 juin 2015.

 

 

Le patrimoine culturel immatériel en France : généralités, actualités et actions en régions, c'est le thème du stage proposé les 16 et 17 juin 2015 au Centre français du Patrimoine Culturel Immatériel (CFPCI) à Vitré.

 

 

Le 2ème Forum régional Nord « Musées et patrimoine à l’heure numérique » a lieu au Louvre Lens le 18 juin 2015, en partenariat avec le CLIC France, Club innovation culture. Au programme, des démonstrations, retours d'usages, tables-rondes et visites autour des différents dispositifs : robots, films 3D, signalétique interactive, géolocalisation, etc.

 

 

Le selfie devient un véritable phénomène y compris dans le domaine artistique. La deuxième rencontre d’Arts Mobiles vous invite à rencontrer les acteurs qui réfléchissent aux mises en exposition du Selfie le 19 Juin 2015 à Paris.

 

 

Formidable occasion de faire découvrir l'archéologie au tout public, les 19, 20 et 21 juin 2015, ce sont les Journées nationales de l'archéologie, partout en France.

 

 

Où en est la culture scientifique, technique et industrielle ? Réponse au 33e congrès de l’AMCSTI du 23 au 25 juin 2015 à Annecy et Chambéry. Nouveaux comportements des publics, recherche et innovation responsable, Open Access, impact sociétal des nouvelles technologies, évolution des questions de conservation, nouvelles coopérations et mutualisations...les sujets de discussion ne vont pas manquer !

 

 

Les journées multiméda du tourisme durable, ce sont les 25 et 26 juin 2015 à Gréoux les Bains. Il s'agit d'une part d'un congrès d'experts et de chercheurs sur le climat, les ressources et le tourisme durable. Il s’inscrit dans la lignée des contributions à la Conférence Climat (COP21) de Paris. Mais c'est aussi un festival de courts-métrages accessibles à tous et un salon pour les professionnels.

 

 

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