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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

30 Avril 2017, 18:30pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

Ce mois-ci la médiation scientifique s'interroge sur elle-même, la culture entreprend et les festivals mélangent les arts et les sciences. 

 

Valorisation numérique des patrimoines

Innovatives SHS, c'est le salon de la valorisation en sciences humaines et sociales. La troisième édition a lieu à Marseille (13) les 17 et 18 mai 2017 et on y découvrira les projets des jeunes chercheurs en matière de tourisme augmenté à travers la France : de la visite virtuelle «Graffitis 2.0 » des souterrains d'un château, aux présentations multimédias d'œuvres d'art dans les abribus, en passant par l'application « e Greeters » qui guide les visiteurs vers ceux qui leur feront découvrir autrement un territoire...

 

Dans le cadre de ses lundis numériques, L’INHA (Institut national d'histoire de l'art) invite le 22 mai 2017 Meredith Cohen (UCLA) à présenter le projet Paris Past and Present, recherche collaborative et projet pédagogique en ligne, dont l’objectif est la reconstruction en 3D numérique des monuments perdus du Paris médiéval.

 

Le SIPPA - Salon des professionnels des patrimoines – du 22 au 24 mai 2017 à Arles (13) rassemble une centaine d’acteurs spécialisés dans la valorisation, la préservation et la diffusion des patrimoines et des cultures au sens large. Il inclut donc aussi les outils numériques, en particulier cette année via un atelier sur les doubles numériques : une solution pour la préservation du patrimoine.

 

Médiation culturelle et scientifique

Science and You, les Journées internationales de culture scientifique (JICS) ont lieu du 4 au 6 mai 2017, à Montréal (Québec). Cette année, les professionnels de la science et de la médiation scientifique se demandent en particulier

Comment parler de science aux adolescents (à l'ère numérique) ?
Quel espoir pour la science et la communication scientifique à l'ère de Trump ?

Comment contribuer concrètement à l’encyclopédie collaborative Wikipédia ?

 

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2017

Les professionnels de la culture et les curieux peuvent participer au 4ème Café de la Médiation qui portera sur la question suivante : externaliser la médiation culturelle ? C'est le 9 mai 2017 à Lyon (69).

 

Enfin, le 20 mai 2017 à Paris, la rencontre « objectif médiation » a pour thème « Culture ordinaire des sciences et techniques en société et médiation scientifique » au fil de deux tables rondes.

 

En 2017, Museomix a lieu du 10 au 12 novembre ! L’appel à la participation des musées et des communautés est quant à lui ouvert jusqu’au 31 mai ! Vous êtes un musée, un lieu culturel, une communauté de muséographes existante ou en devenir et vous souhaitez organiser un Museomix cette année, remplissez le formulaire de manifestation d’intérêt.

 

Entrepreneuriat culturel

Parce que l'entreprise, la culture, l'industrie et la créativité peuvent aussi se rencontrer et faire des petits, le Forum Entreprendre dans la culture revient du 22 au 24 mai 2017 à Paris. Pendant 3 jours plus de 200 intervenants vont s'y croiser et y échanger au cours de 70 tables rondes, dans l'espace forum ou l'incubateur éphémère.

 

Culture et patrimoine tout public

La prochaine Nuit des musées aura lieu le 20 mai 2017 partout en France et dans une trentaine de pays d'Europe. Qu'on se le dise, ce soir-là, on pourra profiter, entre les toiles de maîtres et les pièces de collection, de concerts, enquêtes et jeux de pistes, dégustations ou spectacles vivants... on pourra aussi se contenter de visiter !

 

Curiositas, un nom qui sonne sympathiquement à nos oreilles pour ce Festival Arts & Sciences, du jeudi 18 au dimanche 21 mai 2017, à Gif-sur-Yvette (91). Il vous propose une exposition de 16 œuvres et une dizaine d’événements conviviaux : spectacles de danse, installations numériques interactives, pièces de théâtre, art plastique, créations sonores, poésie, films, débats… Une trentaine d’artistes ont effectué des immersions dans des laboratoires de l’Université Paris-Saclay pour s'inspirer et interroger la recherche scientifique : interactions Homme-machine, environnement, acoustique, géologie, physique…

 

À Crozon (29), un nouveau festival voit le jour...ou plutôt le sous-sol puisqu'il y est question de géologie. Du 13 au 21 mai 2017, le festival du centre de la Terre a lieu au bout du monde et mêle sciences, arts et écologie, au fil d'ateliers, expositions, performances, concerts...De la médiation scientifique bien comprise ! Et c'est aussi un festival sonore ; Tous curieux/Histoire de son y revient prochainement dans ce blog.

 

Amateurs de DIY (do it yourself) et de fablab (laboratoire de fabrication), voici un festival où les bidouilleurs côtoient les artistes, où les créatifs voisinent avec les hackeurs, et tout le monde s'enrichit ! C'est le Toulouse Hacker Space Factory du 25 au 28 mai 2017 à Toulouse (31).

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Des contenus audio au musée

21 Mars 2017, 10:29am

Publié par véronique muzeau

Des contenus audio au musée

Quand on aborde la question du son au musée, il faut aller au-delà de l'aspect technique : certes, veiller aux conditions d'écoute est un préalable, mais quid du contenu même de la scénographie sonore ?

 

Sylvain Gire (Arte radio) l'avait fait remarquer : la diffusion de son dans les musées et autres espaces publics est un enjeu fort et souvent mal pris en compte. D'où les séances d'écoute au musée mises en place par sa webradio au centre Pompidou l'an dernier. Un début pour développer la culture de l'audio dans ces lieux.

Le colloque franco-québecois, « Musée en mutation : Logiques économiques, culturelles et sociales » aborde la question parmi beaucoup d'autres : le 30 mars 2017, Judith Dehail (Université Paris-Sorbonne) intervient sur ce thème : «À contresens ? Questionner l’hégémonie du visuel au musée. Le cas des musées de musique du point de vue de leurs visiteurs». Bien sûr, il s'agit ici du cas particulier de la musique, qui est loin d'embrasser l'ensemble des matières sonores.

Cependant, petit à petit, le son dans sa globalité fait son trou dans les musées et expositions. Quand il n'est pas en soi une œuvre d'art exposée comme telle (création sonore), il est essentiellement présenté comme « agent d'ambiance » et outil d'immersion. Outre la musique, les illustrations et paysages sonores - avec idéalement la validation scientifique d'un archéologue spécialisé – investissent de plus en plus les scénographies.

 

Reste à soigner les conditions d'écoute face auxquelles les établissements culturels ne sont pas tous à égalité.

Techniquement, les solutions se multiplient : casques qui se portent au cou, douches sonores, objets parlants (gobelets, coussins), cabines et alcôves pour s'isoler, etc. Les prestataires spécialisés dans la diffusion muséographique sonore font preuve d'imagination ; il est vrai que « donner la parole » à un objet demande parfois un peu d'ingénierie.

Voilà pour le côté technique. Il est incontournable bien sûr, mais insuffisant. S'en contenter serait oublier que le son est aussi un outil de médiation culturelle et scientifique, délicat à manipuler mais doté néanmoins d'atouts séduisants. 

Faire écouter, c'est choisir  

Délicat, c'est vrai. Le son tout seul pour faire le lien avec un public, sans adjuvant écrit ou visuel : carte, infographie, schéma explicatif, inscription des noms propres... Pari risqué ! Que peut retenir le visiteur d'un discours uniquement oral ?
En fait, il y a bien un visuel : l'œuvre exposée ou l'objet de collection, et souvent aussi un cartel explicatif. Le visiteur n'est donc pas exactement seul avec ses oreilles.

Ce qu'il faut surtout bien comprendre c'est que :

le contenu audio est un outil complémentaire des autres outils de médiation. Comme la plus belle fille du monde, il ne peut donner que ce qu'il a.

Vouloir lui faire transmettre trop d'informations est une erreur. Le son ne saurait prétendre à l'exhaustivité. Le son n'est pas un cartel immatériel et encore moins un livret d'exposition audio.

C'est paradoxal, mais la recherche de qualité du contenu audio passe donc par des renoncements.
La médiation audio a ses exigences, il faut s'y plier si on prétend à la qualité (et à l'efficacité). Le son a ses spécificités de formats, d'écriture, de sélection des informations.

Il faudra donc aussi réfléchir au choix des sujets : certains sujets ou certains angles d'approche sont avant tout visuels, on doit renoncer à les mettre en son. D'autres en revanche sont plus adaptés à l'oral qu'à la vidéo (faute d'illustrations appropriées) : récit d'un souvenir, expression d'une opinion, anecdote linguistique... Il faut donc les valoriser par le son plutôt que de vouloir à tout prix les filmer !

Souplesse et intimité

La grande force de l'audio, avec laquelle un musée doit compter, c'est sa souplesse : peu gourmand en mémoire informatique, il est plus léger à stocker et à diffuser qu'une vidéo.

Le numérique permet à un contenu audio de voyager bien au-delà d'un appareil d'audioguidage et des murs d'un musée. La mobilité du son est potentiellement supérieure à celle d'une vidéo et c'est un contenu qu'on peut consulter sans danger en marchant ou en conduisant...La conception du contenu audio doit donc tenir compte de cette hypothèse d'une écoute hors les murs. D'où l'intérêt de la conception universelle d'un audioguide qui intègre par exemple quelques descriptions analytiques pour permettre l'accessibilité à un public déficient visuel...ou simplement non présent devant l'œuvre.

 

Et puis l'audio, c'est le média de l'intime. Il crée avec les visiteurs un lien particulier, voire une fidélité, au-delà du seul temps de visite. C'est particulièrement vrai pour ces musées espagnols qui ont poussé l'ambition jusqu'à créer des radios dans leurs murs ! Mais c'est réalisable facilement avec une webradio ou un réseau social sonore de type soundcloud comme Museumstag qui nous fait écouter les objets de musées allemands. C'est en outre ludique, souvent poétique, ça peut donc être viral. En outre, dans le cas des écomusées et musées de société, faire partager le son des objets d'un patrimoine relève bel et bien de la médiation.

 

Pour renforcer le lien avec ses visiteurs, il est possible de les faire parler pour les intégrer dans la médiation. Ce sera toujours plus facile que de les filmer. Le micro sait se faire discret quand la caméra et ses images suscitent réticences et complexes. On prête toujours plus volontiers sa voix que son visage.

Créativité et liberté

Ainsi en arrive-t-on à des utilisations vraiment créatives et intelligentes de l'audio au musée, comme ce qu'a fait le Moma (musée d'art moderne) de New York il y a quelques années, avec son Artobots qui réinterprétait une exposition de John Chamberlain au Guggenheim et la transformait en exposition « Transformers ».

Et son cousin le San Francisco Moma n'est pas en reste ; les contenus audio de son application mobile de visite proposent en effet :

  • des interviews et commentaires par des personnes ressources aux profils très variés pour des points de vue décalés sur les œuvres ou l'art : artistes, sportifs, auteurs...

  • de l'immersion sonore dans les univers intérieurs ou extérieurs au musée

  • des promenades dans la ville en lien avec l'architecture et l'art

  • une composante sociale avec la possibilité pour les visiteurs de synchroniser leur écoute d'une même séquence pour pouvoir échanger ensuite des impressions sur son contenu.

 

Musées français, n'hésitez pas à faire appel à Tous Curieux/Histoire de son pour, vous aussi, sortir de la préhistoire de l'audioguidage.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

30 Janvier 2017, 16:40pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2017

Un mois court mais dense... en particulier du côté des rendez-vous autour de l'audio.

Culture sonore

Les apéros sonores sont des séances publiques d’écoute radiophonique tous les premiers mercredis des mois pairs à 19 heures dans les bars nantais ; le prochain a donc lieu le mercredi 1er février 2017 à L’Art Scène à Nantes (44) et il portera sur « Les animaux, parce qu’ils devraient être plus nombreux. »

 

C'est parti pour le Festival Longueur d'ondes de la radio et de l'écoute à Brest (29), jusqu'au 5 février 2017. On y croise aussi bien des fortes personnalités du micro que de discrets mais efficaces documentaristes sonores ou encore les âmes des radios associatives.
Un événement en harmonie avec la Semaine du son qui propose de redécouvrir son ouïe au travers d'animations partout en France et en Belgique, parfois jusqu'à la fin du mois.

 

Ainsi, le concours de Mixage Fou vous propose de réaliser des petites œuvres en détournant sa banque sonore sur le thème de la biodiversité. C'est ouvert à tous et c'est jusqu'au 5 mars 2017.

 

Du 17 au 19 février 2017, c'est en Suisse à Bern qu'on pourra laisser traîner ses oreilles au sonOrh festival de la création sonore. Au programme : documentaires, concours, et même une pièce radiophonique érotique...

 

Tourisme culturel

Au carrefour de la culture, du tourisme et du numérique, Territoires sensibles, ce sont des journées professionnelles consacrées à la mise en récit du territoire, en particulier via des démarches artistiques innovantes. 
Ces rencontres ont lieu les 9 et 10 février 2017 à Marseille (13).

 

Valorisation des patrimoines

Archipédie est une encyclopédie numérique collaborative sur l’architecture tout juste en train de naître... et pour l'occasion une table-ronde “Enseigner l’architecture à l’ère des réseaux de savoirs et des humanités numériques” est organisée le mercredi 15 février 2017 à la Cité de l'architecture et du patrimoine (Paris).

 

« Sauve Qui Peut », c'est le nom d'un colloque consacré à la protection des biens culturels, jeudi 16 février 2017, à Dijon (21). Il y sera question des bâtiments, objets, sites archéologiques, monuments ou collections du patrimoine culturel et de leur pérennité, y compris le patrimoine de proximité. Le colloque n'oublie pas cependant le virtuel et aborde la nouvelle question des archives numériques.

 

Virtual reality, du 24 au 26 février 2017 à Paris, est le salon de la réalité virtuelle et des technologies immersives.
Une partie de l'événement est réservée aux professionnels, mais il ouvre ses portes au grand public tout le week-end et propose de tester les innovations qui pourraient réinventer notre quotidien. Tous les domaines sont concernés : santé, industrie, éducation, loisirs et bien sûr le tourisme et la culture !

 

L'UDPN est le réseau des acteurs de la numérisation du patrimoine et usagers des patrimoines numérisés : conservation, médiation, éducation, création et recherche. Il propose un séminaire itinérant dont la prochaine séance est consacrée à « La modélisation du développement d’applications "durables" pour la mise en valeur du patrimoine muséal », lundi 27 Février 2017 au Centre Pompidou, Paris.

 

Culture, handicap et accessibilité

Les Assises nationales "Droits culturels et politiques publiques", le 24 février 2017, au Sénat à Paris aborderont les questions de la participation de tous à la vie culturelle et de l'égal accès au service public de la culture, sa continuité, et son adaptabilité, en particulier pour les personnes souffrant de différents handicaps physiques, mentaux ou psychiques.

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La forêt de Fontainebleau en application mobile

24 Mars 2016, 22:41pm

Publié par véronique muzeau

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Le 21 mars, c'était la journée internationale des forêts. L'occasion de prendre conscience de l'importance et de la richesse des milieux forestiers. L'un des massifs les plus emblématiques de France, la forêt de Fontainebleau, propose à ses visiteurs une application mobile très riche.

 

 

La forêt de Fontainebleau sous toutes les...ramures

 

Proposée par l'Office National des Forêts, l'application mobile « la forêt de Fontainebleau » a déjà 2 ans mais elle n'a pas fini de s'enrichir.

Son principe est bien sûr d'augmenter la balade de tout promeneur curieux, habitué ou néophyte, dans l'une des plus belles forêts françaises. Il y a les suppléments pratiques : cartes téléchargeables et services de proximité géolocalisés.

Et il y a les suppléments culturels car la forêt est un patrimoine. La percevoir comme telle c'est la respecter et la protéger.

 

Raconter la forêt comme patrimoine culturel

 

De la découverte de la sylviculture à l'art rupestre, des usages du bois à la biodiversité, en passant par l'histoire des chasses royales ou de l'exploitation du grès, les thèmes de l'application mobile sont variés et les itinéraires commentés aussi.

Des photos, quelques vidéos et surtout beaucoup d'audio. Car l'idée est d'éviter au visiteur de la forêt de trop garder les yeux sur son smartphone. Il s'agit plutôt de lui montrer ce qu'il n'aurait pas forcément vu. Et de le lui expliquer.

Certains sentiers s'articulent autour d'une fiction, avec une narration théâtralisée ou mise en scène, notamment le parcours consacré à Claude-François Denecourt, l'inventeur du tourisme forestier. D'autres prennent clairement le parti de la médiation scientifique et culturelle audio.

 

Médiation scientifique et culturelle audio

 

Tous Curieux / Histoire de Son a réalisé plusieurs de ces parcours audio de découverte en interviewant les naturalistes, sylviculteurs, écologues ou historiens …

 

La forêt de Fontainebleau en application mobile

En compagnie du naturaliste Philippe Bruneau de Miré ou d'un herpétologiste (spécialiste des reptiles), vous découvrez ainsi la richesse de la faune et de la flore bellifontaines, vous suivez la lecture du paysage géologique. Vous comprenez aussi les spécificités de cet écosystème, de zone tempérée, mais souvent comparable au milieu méditerranéen du fait de son sol sableux.

Vous mesurez l'impact de l'action humaine sur ce qui était autrefois une lande, bien plus qu'une forêt...

Vous comprenez avec Jean-Claude Polton, président de l'association des amis de la Forêt de Fontainebleau, combien la culture humaine a façonné cette nature.

Les contenus témoignent ici de la diversité des membres et des partenaires réguliers de l'ONF : scientifiques, techniciens, experts, associations.

 

De l'économie à l'écologie forestière

 

Sur le sentier de la sylviculture, le contenu se fait plus économique : comment gère-t-on une forêt, comment cultiver un arbre pour son bois ? Mais il aborde aussi largement l'écologie : comment exploiter la ressource forestière sans l'épuiser, quel équilibre écologique optimal pour une forêt, quels sont les nouveaux modes de gestion forestière qui s'adaptent à l'écosystème ?

 

Sur différentes mares de la forêts, écologues et biologistes vous sensibilisent à ces zones humides exceptionnelles et fragiles qui parsèment le massif : mares de platières et leurs contraintes, mares sur argiles, plans d'eau artificiels comme la mare aux Évées, usages humains, faune et flore, devenir des mares...

 

Pour l'ONF Fontainebleau, il s'agit à la fois de faire œuvre de pédagogie afin d'expliquer son travail, de sensibiliser le visiteur à l'environnement, mais aussi d'orienter les nombreux promeneurs vers de nouveaux sites moins connus de la forêt domaniale.

Cette application mobile est aussi un bon moyen de valoriser un vaste vivier de personnes-ressources, que nous n'avons pas fini de vous faire entendre !

 

Application mobile « la forêt de Fontainebleau », disponible sur l'Apple Store et sur Google Play Store.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

27 Novembre 2015, 11:23am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

Un peu d'avance pour cet agenda car l'approche des fêtes de fin d'année concentre les rendez-vous au début du mois de décembre. Ils s'intéressent aux arts numériques, aux musées, au tourisme culturel, au patrimoine et à l'accessibilité de la culture pour les publics handicapés.

 

 

  • « Nouvelles modalités d’appropriation et de partage au musée : les pratiques multiples de l’expérience de visite à l’époque de la culture numérique » c'est l'intitulé de la thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication que soutient Florence Andreacola mercredi 2 décembre 2015 à 15h00 en salle 2E01 à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse, Campus Hannah Arendt.

 

  • Le TOTEC est la conférence internationale du tourisme et des nouvelles technologies. Cette 7e édition, le 3 décembre 2015 à Paris, a pour thème «Voyager à l’ère de l’Internet des objets». On s'y penche davantage sur les technologies que sur les contenus, mais certaines innovations peuvent trouver des développements intéressants dans le tourisme culturel.

 

  • Les outils mobiles (smartphones, tablettes) deviennent des outils de création artistique et culturelle. La dimension visuelle de ces créations – la vidéo essentiellement – fait souvent oublier une aspect pourtant essentiel de ces œuvres : le son ! Le colloque international “Sons & mobiles”, les 3 et 4 décembre 2015, à Paris, s'intéresse donc au volet sonore de la création mobile.

 

 


 

  • L'association BrailleNet consacre son 22ème séminaire AccessiWeb à l'accessibilité des sites web et applications mobiles, le 4 décembre 2015 à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Dans la culture et le tourisme aussi se pose la question du numérique pour les personnes en situation de handicap.

 

  • Pour les personnes déficientes visuelles ou non, une visite guidée par la voix et l’imaginaire de Claire Bartoli, auteure et comédienne aveugle dans les collections du Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, le MAC VAL qui fête ses 10 ans. Rendez-vous le 5 décembre 2015 à Vitry-sur-Seine (94). Visite gratuite, ouverte à tous, handicapés visuels ou non.

 

 

  • Quelle place pour la Culture dans le monde numérique ? C'est le titre du débat organisé le mardi 8 décembre 2015 au Parlement européen à Bruxelles. Il portera en particulier sur la réforme du droit d’auteur en Europe et la régulation du monde numérique pour soutenir la création.

 

 

  • Un autre cycle, celui des conférences organisées par La Panacée en partenariat avec l'Université Paul-Valéry Montpellier III. Celle du 11 décembre 2015 a pour thème : "Installations artistiques interactives et médiation culturelle, dans le cadre de l’exposition Anatomie de l’Automate" avec Jean-François Jégo, enseignant, directeur à INREV Université Paris 8

 

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Le tourisme de mémoire, son essor, et le rôle du numérique

13 Novembre 2015, 09:24am

Publié par véronique muzeau

Le tourisme de mémoire, son essor, et le rôle du numérique

 

 

Les commémorations du Débarquement et de la guerre de 1914-18 confirment le potentiel du tourisme de mémoire. Son ascension ne fait que commencer et le numérique est un excellent outil pour y contribuer.

 

 

 

Même si sa définition a tendance à s'élargir, le tourisme de mémoire est à la base lié à l'histoire militaire, aux batailles et autres faits d'arme suffisamment récents pour avoir marqué l'histoire familiale des visiteurs.

 

20 millions de touristes de mémoire en France

 

Il paraît que cette pratique ne date pas d'hier. Le concept serait apparu à Waterloo sur les ruines du champ de bataille parcouru au XIXe siècle par les Britanniques, pionniers du tourisme mémoriel. C'est ce que nous apprenait Bruno Colson, historien à l’université de Namur, lors d'une journée d’étude internationale à Waterloo le 7 mars 2015 (propos recueillis par la RTBF). Sur fond de romantisme et de développement des voyages, on s'intéressait soudain au passé guerrier encore inscrit dans les paysages.

 

Les Britanniques restent d'ailleurs la première clientèle étrangère des lieux de mémoire en France. Et 45% des 20 millions de visiteurs* de ces sites viennent de l'étranger : Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et États-Unis essentiellement.

 

Les indices d'une tendance de fond

 

Le secrétariat d'État au tourisme, associé au ministère de la défense, s'accordent pour pointer les principaux enjeux de ce tourisme particulier :

  • enjeu civique et pédagogique, de la transmission de ce patrimoine aux générations futures,

  • enjeu culturel et touristique qui participe au dynamisme économique des territoires.

 

Le ministère de la défense a d'ailleurs consacré un espace spécifique au tourisme de mémoire au salon mondial du tourisme en 2014. Et les chiffres des enquêtes qu'il a menées en cette année commémorative sont impressionnants : une hausse de fréquentation de 145% pour les 28 sites mémoriels principaux de la seule Normandie. 5,6 millions de visiteurs y sont passés en 2014, contre 2,3 en 2013 !

C'est aussi dans ce contexte qu'Atout France a lancé l'observatoire du tourisme de mémoire.

 

L'observatoire régional du tourisme de Lorraine vient quant à lui de remettre un rapport détaillé sur ce tourisme de mémoire. L'étude des clientèles souligne le profil particulier des touristes mémoriels : une proportion plus élevée d'étrangers, des visiteurs seuls ou en couple, et plus âgés (surreprésentation de la tranche des 50-64 ans).

L'opération « Centenaire de la Première Guerre mondiale » a atteint ses objectifs de conquête de nouveaux publics puisque la fréquentation des sites de tourisme de mémoire lorrains a augmenté de 52% par rapport à 2013. Mieux, le poids des primo-visitants est plus élevé de 13 points parmi les touristes mémoriels par rapport à l’ensemble des touristes en Lorraine.

 

La forêt domaniale de Verdun qui couvre l'un des plus célèbres champs de bataille de la Première Guerre mondiale accueille 350 000 visiteurs chaque année ; mais là aussi, l'effet commémoratif joue à plein et la hausse était déjà de 40% sur les six premiers mois de l'année 2015**. En outre, la forêt est désormais labellisée "Forêt d'exception" par l'Office National des Forêts qui s'investit dans la valorisation patrimoniale de la forêt en partenariat avec les acteurs locaux. L'ONF propose des balades naturalistes dans ses forêts de l'histoire 14-18 avec ses agents en guise de guides.

 

 

Le numérique pour unifier des sites dispersés

 

Quand le tourisme de mémoire concerne un vaste territoire – et c'est souvent le cas – le numérique peut permettre au visiteur à la fois d'en avoir une vue d'ensemble, et d'entrer dans les détails des sites qui l'intéressent. Souvent, le tourisme de mémoire passe par des sentiers ou des circuits d'interprétation.
Les Chemins de mémoire de la Grande Guerre en Nord-Pas de Calais sont ainsi réunis sur un site internet.

Le parcours urbain numérique du Fort d'Issy retrace les combats de 1870-71 lors du siège de Paris par les Prussiens, puis lors de la Commune de Paris à Issy-les-Moulineaux (92).

 

Le numérique permet également la création de parcours thématiques par nationalité (les troupes russes en France), par itinéraire (la ligne de front de la Marne au Chemin des Dames) voire par séjour (trois jours à Lyon).

 

Dans l'autre sens, le numérique permet d'intégrer les sites mémoriels à la valorisation plus générale d'un territoire, à l'instar de la galerie numérique du Parc Naturel Régional du Morvan qui passe par le musée de la Résistance de Saint-Brisson.

 

Matérialiser le patrimoine immatériel

 

La mémoire n'est pas toujours gravée dans les pierres ni marquée dans le paysage. Il ne reste parfois aucun vestige du passé et s'il y en a, ces vestiges ne suffisent pas à comprendre l'histoire des lieux.

C'est justement parce qu'il s'agit beaucoup de ressentis, de souvenirs personnels, donc de patrimoine immatériel, que les outils numériques sont intéressants pour accompagner le tourisme de mémoire.

Ils ont en outre le gros avantage de pouvoir créer des passerelles entre les générations et de favoriser la transmission de la mémoire. Pour caricaturer, ces outils permettent un partage entre les grands-parents familiers du contenu et les petits enfants qui maîtrisent les outils.

La création des médias numériques peut aussi être l'occasion d'une collecte de mémoire, d'un recueil de témoignages des acteurs, tant qu'ils sont encore en vie.

Voici un petit florilège des possibilité de médiation culturelle numérique :

 

  • Audioguides à base de témoignages vécus ou de récits des collecteurs de mémoire comme celui qu'Histoire de Son a réalisé pour le sentier de la Drôle de Guerre à Wangenbourg-Engenthal (Bas-Rhin), en complément des panneaux du sentier d'interprétation.

  • Accès numérique aux documents fragiles et chargés d'émotions : lettres de poilus, journaux de bord, carnets de croquis, cartes et plans d'époque...

  • Applications mobiles immersives, réalité augmentée et reconstitution historique permettent aussi d'attirer un public plus familial comme l’application Arromanches 44 pour revivre le débarquement des soldats canadiens en Normandie en 1944.

 

Voilà pour les outils à utiliser sur place.

 

Mais en amont ou à distance des sites, les réseaux sociaux sont aussi particulièrement adaptés au partage de ces documents mémoriels et à la valorisation des lieux qui s'y attachent.

Le compte Facebook de Léon Vivien, poilu de la Grande Guerre, alimenté et mis en place par le Musée de la Grande Guerre de Meaux a beaucoup fait parler de lui. Le mémorial de Caen s'y est mis aussi, avec le G.I. Louis Castel, doté également d'un compte Twitter. Le mémorial récidive d'ailleurs avec une communauté autour du journal de Suzon, ou encore l'album de Rachel et Hannah décliné aussi sur Twitter et Instagram.

D'autres investissent Youtube comme la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Pour l'institution ou le territoire, l'intérêt des réseaux sociaux est double : allier médiation culturelle et communication.

 

 

Pour approfondir la question

 

« Le tourisme de mémoire, un atout pour les collectivités territoriales ? », colloque interdisciplinaire de l'Institut d’Auvergne du Développement des Territoires (IADT), Clermont-Ferrand, les 9 et 10 avril 2015

 

Le site du ministère de la Défense « Chemins de mémoire »

 

L'observatoire du tourisme de mémoire

 

*chiffres de la DGE (direction générale des entreprises)

**chiffres du Conseil Départemental de la Meuse

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Accueil touristique et qualité culturelle

7 Septembre 2015, 15:42pm

Publié par véronique muzeau

Accueil touristique et qualité culturelle

On entend bien quelques cocoricos sporadiques sur la richesse de notre culture ; d'autres sur le développement économique qui lui est lié. Est-on sur la voie d'une véritable intégration de la culture à la politique touristique française ?

 

Dans la torpeur de l'été ou presque (le 2 juillet 2015), deux parlementaires ont déposé un rapport sur l’évaluation de la politique d’accueil touristique de la France. On y trouve 25 propositions très concrètes pour améliorer cet accueil. Le tourisme culturel y a sa place, encore modeste cependant. Ça frémit pourrait-on dire.

 

Il y a notamment cette proposition numéro 22 : « adapter les monuments et musées publics accueillant plus de 500 000 visiteurs par an aux attentes des touristes ». Mais elle consiste surtout à améliorer billetterie, horaires d'ouverture et jour de fermeture. Les rapporteurs proposent la mise en place de médiateurs, par exemple des jeunes en mission de service civique ou en emploi d'avenir. Mais on s'interroge alors : quelle qualité de médiation pourra-t-on en attendre ? De quelle formation bénéficieront ces jeunes ?

 

Quant aux autres outils de médiation du XXIe siècle, les outils numériques, ils sont bien évoqués en proposition numéro 23. Il s'agirait d'utiliser ces outils pour mieux évaluer les flux et diversifier l’offre touristique. Diversifier l'offre, qu'est-ce que ça signifie au juste ?

Le rapport cite l'exemple de l’application HAPI (histoires et anecdotes du patrimoine d’Île-de-France), que la SNCF présente comme « votre guide touristique personnel ». La géolocalisation permet d'alerter les touristes sur leur smartphone pour leur faire des suggestions de visites en fonction de leurs centres d'intérêt. Le tout est teinté de médiation par le biais des anecdotes historiques de l’historien et journaliste Franck Ferrand. C'est très proche de l'application Le Val de Loire vu du train à laquelle contribue Histoire de Son par des interviews de personnes ressources.

 

 

On pourrait ajouter qu'un outil de médiation numérique de qualité peut aiguiller les visiteurs vers des sites moins connus et soulager les plus saturés ; c'est d'ailleurs pour éviter la surfréquentation de certains sites naturels fragiles que l'Office National des Forêts propose dans son application mobile la forêt de Fontainebleau des circuits de découverte naturalistes ou historiques hors des sentiers battus.

 

La médiation culturelle comme expérience réussie

Et justement la proposition numéro 24 du rapport parlementaire évoque Fontainebleau, mais côté château (« reproduire la formule qui fait le succès de Fontainebleau auprès des visiteurs étrangers » ). Le château de Fontainebleau est devenu le 4e le plus visité de France grâce à ses efforts tous azimuts et malgré une desserte compliquée (pas de gare à proximité). Les rapporteurs évoquent entre autres recettes de ce succès : les efforts de médiation. À la bonne heure ! Et le rapport d'évoquer aussi l'impact des événements culturels pour attirer les touristes vers les sites patrimoniaux plus en retrait. Bref, la culture est un moteur.

 

 

Des séjours qui ont du sens

Car si se préoccuper de transport, d'hébergement, de restauration, de signalétique, de gestion des files d'attente et de sourire des hôtesses est important, ça relève du « comment on visite un pays ». Si on se penche sur le « pourquoi on visite un pays », c'est alors qu'on s'intéresse au fond : certains viennent pour les paysages fabuleux et fort variés de l'hexagone, d'autres pour déguster nos plats légendaires, d'autres encore pour les fêtes et festivals... et c'est là qu'on entre dans le vif du sujet. Beaucoup viennent pour la culture. Surtout ceux qui viennent de loin. Et c'est ça qui les ravit le plus !

Sorties et offre culturelle, diversité de l'offre culturelle, musées, monuments et expositions sont les 5 points qui arrivent en tête des motifs de satisfaction des visiteurs d'île de France en 2014 (source CRT Paris Île-de-France). Plus de 93 % des touristes de la région parisienne sont satisfaits de ces aspects de leur séjour. Ils le sont nettement moins de l'accès et des transports, du rapport qualité-prix de l'hôtellerie-restauration ou de l'accueil des habitants.

Selon le mémento du tourisme 2014 de la DGE, le tourisme culturel est la 2e activité des visiteurs étrangers en France après les loisirs et l'agrément. Plus de 35% de ces visiteurs s'adonnent aux visites culturelles, bien avant le shopping qui n'en concerne que 20%.

Musées, spectacles et autres activités culturelles sont l'un des secteurs d'activité du tourisme dont le nombre d'emplois a le plus progressé ces dernières années : + 3% entre 2011 et 2012 (Source : Acoss). Avec un peu plus de 22 000 salariés dans ce secteur, il reste cependant des marges de progression.

 

À la lecture de ce rapport, on se dit donc que, oui, ça frémit du côté d'une politique touristique à base de culture. Il faudrait pourtant insister davantage. Le tourisme en France n'est toujours pas rattaché au ministère de la culture. Evelyne Lehalle, spécialiste du tourisme culturel, faisait remarquer dans son blog qu'en Italie en revanche, c'est le cas. Le patrimoine culturel de la France vaut pourtant bien celui de l'Italie, non ?

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Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

29 Juillet 2015, 14:29pm

Publié par véronique muzeau

Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

Le métier d'Histoire de Son, c'est de valoriser les patrimoines touristiques et culturels par le multimédia. Donc vous croiserez peut-être quelques-unes de nos réalisations pendant vos vacances.

 

Exposition Séon à Quimper

 

Avec un brin de chauvinisme, nous commencerons par le Finistère, où vous pouvez découvrir en particulier cet été l'exposition que le musée des beaux-arts de Quimper consacre à Alexandre Séon. Ce peintre symboliste séduit car, s'il aime représenter l'invisible et le monde des idées, il reste néanmoins attaché à la nature. Il a notamment puisé son inspiration sur l'île bretonne de Bréhat. Jean-David Jumeau-Lafond, le spécialiste de Séon a répondu à nos questions dans la vidéo réalisée pour l'exposition par Histoire de Son et Digitale Production.

 

Le château du Taureau, perle Vauban de la Manche

 

Toujours près de chez nous, le château du Taureau se dresse au milieu de la baie de Morlaix, tel un « vaisseau de pierre ». On s'y rend en bateau et, sur place, la visite est libre la plupart du temps. Mais si vous avez téléchargé l'audioguide avant de partir (pas de réseau pour télécharger sur place), vous pourrez découvrir les secrets de la forteresse au travers d'interviews variées : un historien des forteresses Vauban de l'Atlantique, une historienne de Morlaix, des responsables d'associations du patrimoine local comme le musée maritime de Carantec ou Au fil du Queffleuth et de la Penzé, un spécialiste des oiseaux de la baie et même Patrice Pellerin, l'auteur de la BD l'Épervier qui a pris le château pour décor.

 

Scénographie d'une exposition sonore

 

En matière de scénographie audio, découvrez aussi notre travail pour l'exposition sonore de l'écomusée des Monts d'Arrée. « Écoute donc ! Parcours de femmes » vous retrace l'histoire de ce territoire rural depuis les années 1950, racontée par ses habitantes. C'est le résultat d'un collectage de témoignages enregistrés par les médiateurs et bénévoles de l'écomusée. Ces derniers ont d'ailleurs suivi une de nos formations.

 

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Audiodescriptions pour le handicap visuel

 

Histoire de Son participe également à la mise en accessibilité des lieux de tourisme et de culture comme l'écomusée de Plouguerneau. L'audiodescription de la vidéo de présentation de ce musée des goémoniers et de l'algue est destinée aux visiteurs déficients visuels.

 

Pour les personnes souffrant de handicap visuel, le musée des Antiques Saint-Raymond de Toulouse a fait appel à nous. Un audioguide spécifique permet au visiteur non-voyant une découverte audio et tactile de certaines pièces du musée.

 

Également de conception universelle, l'audioguide du musée Georges Borias d'Uzès (Gard) vous permettra d'entendre la conservatrice en personne vous expliquer la préhistoire et l'histoire de la région, les origines des fameuses céramiques, la famille Gide...

 

Deux séquences d'audiodescription tactile figurent également dans l'audioguide de la collégiale Saint-Martin de Montmorency (Val d'Oise). Maître verrier, sculpteur ornemaniste, historiens vous décryptent les richesses de cette vaste chapelle funéraire des Montmorency, notamment de remarquables vitraux du XVIe siècle.

La forêt de Fontainebleau se raconte

 

En plein air et à deux pas de Paris, la forêt de Fontainebleau est un immense terrain de jeu, de sport, mais aussi de culture grâce à l'Office National des Forêts. Son application mobile « La forêt de Fontainebleau » propose de nombreux parcours : narrations, immersions et ...découvertes ! Histoire de Son a réalisé les contenus audio des sentiers naturalistes et sylvicoles. Il s'agit avant tout d'interviews de scientifques, de forestiers et d'historiens.

 

Le Val de Loire vu du train

 

Si vous passez vos vacances en Val de Loire, préférez le train ! Ne serait-ce que pour essayer l'application mobile Le Val de Loire vu du train proposée par Mission Val de Loire. À bord du TER Angers-Blois l'application commente le paysage : géographie, hydrographie, mais aussi occupation humaine, châteaux, habitats troglodytiques... Histoire de Son a interviewé une quinzaine de spécialistes pour réaliser les contenus audio de cette application, et ce n'est pas terminé !

 

Le sentier de la Drôle de Guerre en Suisse d'Alsace

 

Un peu plus à l'est, si vous ne connaissez pas la Suisse d'Alsace, venez parcourir ses douces montagnes boisées et découvrir son patrimoine militaire et historique. À Wangenbourg-Engenthal, deux tout nouveaux sentiers d'interprétation vous racontent la singulière parenthèse vécue par la commune entre septembre 1939 et mai 1940. La 5e armée du Général Bourret y stationnait. Un certain colonel De Gaulle y a passé quelques mois. L'audioguide du sentier vous permet d'entendre les récits des habitants d'hier et d'aujourd'hui.

 

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Le handicap visuel expliqué aux voyants

19 Mars 2015, 09:02am

Publié par véronique muzeau

L'humour pour lutter contre les idées reçues sur la déficience visuelle

L'humour pour lutter contre les idées reçues sur la déficience visuelle

 

 

Il y a deux façons de faire progresser la cause des personnes handicapées dans la société. D'abord, permettre l'accessibilité des lieux, des outils et des contenus. Mais faire accéder les non-handicapés à l'univers du handicap est aussi très efficace.

 

La déficience visuelle est le handicap le plus mal traité en France en matière d'accessibilité. Peu de sites, de lieux physiques, d'équipements ou de contenus culturels et informatifs sont parfaitement accessibles aux aveugles et aux mal voyants.

Pourtant, dans l'autre sens, il est très simple de s'immerger dans l'univers de la déficience visuelle : il suffit de fermer les yeux.

Voilà pourquoi les initiatives pour faire ressentir à tous la déficience visuelle se multiplient. Elles contribuent à sensibiliser la société à ce handicap sensoriel.

 

Faire comprendre en profondeur la déficience visuelle

 

L'IPIDV , partenaire d'Histoire de Son, a récemment changé de nom. L'association est toujours très active pour permettre aux enfants handicapés visuels de suivre une scolarité normale et pour aider les non-voyants et mal-voyants de tous les âges dans leur vie quotidienne. Mais les deux lettres I qui désignaient autrefois « Institut » et « Insertion » sont désormais les initiales d' « Initiatives » et d' « Inclusion ». Pour inclure, il faut connaître et comprendre profondément. Et par quelles initiatives peut-on faire comprendre le handicap visuel ?

 

L'humour pour dédramatiser le handicap

 

En voici une, parmi d'autres : vendredi 20 mars 2015, l'IPIDV présente, avec la compagnie Impro Infini, un spectacle au titre provocateur « Tous Aveugles ». C'est le résultat d'un travail de la compagnie au sein de l'association, à la rencontre des personnes déficientes visuelles du Finistère. Les comédiens se sont approprié leur réalité, leur quotidien, loin des clichés et des préjugés, et ils ont transformé tout ça en spectacle. Ce sera l'ouverture du festival international d'improvisation théâtrale Subito à Brest.

Dans le même registre, humoristique mais documenté, le récent film d'Éric Lartigau, La famille Bélier, a pu aussi contribuer à faire tomber quelques préjugés sur la déficience auditive.

 

Les expositions et les dispositifs tactiles ouverts à tous

 

D'autres idées émergent un peu partout, souvent dans le domaine culturel et également chez nos voisins européens. On pourra citer de nouveau l'exposition itinérante « Ferme les yeux pour voir la préhistoire » conçue par le Préhistosite de Ramioul (Belgique) et reprise par des musées français.

Plus récemment, le musée du Prado à Madrid a mis à disposition du public déficient visuel des reproductions en relief - avec commentaires audio - de 6 tableaux de Vinci, Goya ou El Greco. Mais les visiteurs qui voient parfaitement sont eux aussi invités à tenter l'expérience du tactile audio décrit, en chaussant des lunettes opaques. Non seulement il s'agit de leur proposer une autre « vision » d'une œuvre, mais on leur fait aussi toucher du doigt ce que ressentent les personnes aveugles ou mal-voyantes.

 

Régulièrement, partout en France, des festivals, des événements locaux, souvent modestes, proposent aux personnes valides d'endosser momentanément un handicap sensoriel ou moteur. Des séances d'écoute dans le noir, des parcours à la canne blanche, des découvertes tactiles... autant de mises en situation qui combinent sensibilisation au handicap visuel et aspect ludique.

 

« Serious game » de simulation de la cécité

 

Logiquement, le secteur de la santé aborde aussi la sensibilisation au handicap par le biais de la formation, et la pédagogie du jeu est prise en compte. Les outils numériques jouent un rôle crucial et ça donne par exemple cette salle virtuelle en 3D de l’Institut Les Hauts Thébaudières en région nantaise. Sensivise est un « serious game » ( jeu sérieux), une application de réalité virtuelle développée par Dassault Systems qui permet d'expérimenter de l'intérieur différents troubles de la vision.

 

L'expérience reste limitée dans le temps et l'espace. Mais si elle permet à tout un chacun d'effleurer le handicap « de l'intérieur », l'objectif pédagogique est atteint et l'indifférence recule.

 

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Les Trophées de l'accessibilité® 2015

24 Février 2015, 21:09pm

Publié par véronique muzeau

Les Trophées de l'accessibilité® 2015

Organisés depuis 2010 par l'association Accès pour tous, les Trophées de l'accessibilité® récompensent les initiatives prises dans notre société pour un accès de tous à tout, quel que soit le handicap. La sélection distingue notamment les efforts réalisés dans le tourisme et la culture.

 

Composé d'une vingtaine de représentants d'associations de personnes handicapées, le jury a dû départager près de 300 candidats. Il a dévoilé son palmarès de l'accessibilité des Régions le 9 février 2015.

 

Les 4 lauréats Tourisme et Handicap

 

L'office de tourisme de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) est ainsi salué pour son accessibilité tous handicaps. Pour les visiteurs déficients visuels, l'office propose ainsi un document en braille et caractères agrandis.

 

Le Château des ducs de Bretagne et Musée d'histoire de Nantes est ainsi récompensé pour ses gros efforts pour proposer des visites autonomes, là encore, tous handicaps. Pour la déficience visuelle, c'est un parcours tactile appuyé sur un audioguide spécifique et sur différents dispositifs tactiles et sonores qui jalonnent les salles. S'y ajoute l'application mobile NantesMusée pour déficients visuels à télécharger gratuitement sur son smartphone.

 

Le Pôle International de la Préhistoire des Eyzies de Tayac (Dordogne) a quant à lui particulièrement soigné l'ergonomie accessible de visite pour accueillir tous les visiteurs, avec ou sans handicap. Il propose aux visiteurs mal-voyants et non-voyants, plan du bâtiment en relief et en braille à l'accueil, livret en gros caractère et en braille, dessins en relief, maquette, moulages et reconstitutions tactiles, documentaires en audiodescription, ordinateurs équipés d'un logiciel de reconnaissance vocale et animations dédiées pour les groupes autour d'expérimentations tactiles sur réservation.

 

Très accessible aussi le Musée départemental de la Céramique à Lezoux (Puy de Dôme) dont l'audioguide à déclenchement infrarouge comprend consignes de déplacement, audiodescription, informations scientifiques et s'accompagne d'une bande podotactile en relief et contrastée apposée sur le sol. On prête même des loupes à l'accueil.

 

Pour bien montrer que l'accessibilité n'est pas une question de (gros) budget, les trophées ont aussi une catégorie Tourisme et handicap – Petite structure touristique qui récompense cette année 5 hébergements ou transports touristiques accessibles aux personnes à mobilité réduite partout en France.

 

D'autres trophées pour la culture accessible

 

La catégorie Accessibilité, diversité et vivre ensemble a récompensé un autre établissement culturel, Universcience, l'établissement public du Palais de la découverte et de la cité des sciences et de l’industrie qui a conçu l'exposition temporaire interactive et multi-sensorielle Pour Tous : Mille milliards de fourmis. Itinérante, cette exposition fait escale actuellement à l'espace des sciences de Rennes jusqu'au 17 mai 2015.

 

La sélection nationale des Trophées de l'accessibilité® 2015

 

Dans la catégorie produit accessible de la sélection nationale des Trophées de l'accessibilité®, il est encourageant de constater que les 4 lauréats s'adressent tous aux usager déficients visuels, notamment au travers d'applications mobiles de signalétique audio ou vocalisation de smartphone (Audiospot, Pick Out, Kapsys).

 

Enfin, nouveauté 2015, un prix spécial Accès pour Tous à la Culture récompensera une animation ou une manifestation culturelle accessible à tous.

 

Les Trophées de l'accessibilité® seront décernés à Paris le 19 mai 2015.

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