Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #mediation culturelle

Paroles de médiateurs culturels #3 : visites sensorielles

24 Avril 2015, 09:19am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #3 : visites sensorielles

 

 

La visite guidée d'antan disparaît, vive la visite sensorielle ! Qu'il soit accompagnateur direct des visiteurs ou concepteur en amont d'outils pour une visite autonome, le médiateur culturel aime faire appel à tous les sens des publics.

 

Témoignage d'Anaëlle Le Pann médiatrice culturelle à l'écomusée des Monts d'Arrée qui développe particulièrement les visites sensorielles.

 

 

 

Solliciter tous les sens des visiteurs

 

C'est une constante du discours des médiateurs culturels, surtout ceux qui travaillent en écomusées, la visite guidée magistrale c'est fini ; elle est « has been » « ringarde » « dépassée »... La visite accompagnée doit impliquer fortement les visiteurs. On ne se contente plus de poser des questions aux écoliers pour voir s'ils suivent, ou aux adultes pour déceler leurs bases culturelles. Non, le "must" à présent, c'est qu'ils puissent toucher, sentir et même goûter, en plus d'écouter ou de voir.

C'est pareil quand il s'agit de médiation indirecte. Dans les dispositifs de scénographie des collections permanentes ou des expositions, la tendance est au multi-sensoriel.

 

S'adresser aux multiples intelligences

 

La théorie des intelligences multiples d'Howard Gardner semble avoir conquis la médiation culturelle.

On fait ainsi appel à d'autres formes d'intelligence des visiteurs et plus seulement à l'intelligence verbale-linguistique. L'intelligence corporelle-kinesthésique est sollicitée au travers d'ateliers pratiques qui visent à faire reconstituer les gestes du passé. L'intelligence spatiale est valorisée lors d'explorations d'espaces et de manipulations de ces espaces en 3 D. La médiation scientifique n'hésite plus à soumettre des problèmes aux visiteurs et à faire fonctionner leur intelligence logico-mathématique ou naturaliste. La médiation ethnologique valorise souvent l'intelligence musicale-rythmique.

 

Faire participer le visiteur

 

En fait, l'aspect sensoriel n'est bien qu'une facette d'une visite plus largement participative. Tout est là. Le médiateur refuse d'être le guide magistral d'un visiteur passif qui risque de ne rien retenir de son « discours ».

Il ne cherche plus forcément à multiplier les données transmises, mais à améliorer la qualité de la transmission à ses publics.

Dans la même logique, le médiateur culturel ne s'adresse plus uniquement à l'intellect des visiteurs mais aussi à leurs émotions et sensations.

Démarche qui, au passage, permet une plus grande accessibilité des visites : on peut ainsi espérer toucher les personnes atteintes d'un handicap sensoriel voire d'un handicap mental. On peut espérer intéresser un public dénué de tout ce bagage culturel sur lequel on comptait autrefois. La médiation culturelle permet ainsi d'élargir l'accueil des publics.

 

Le médiateur, un savant en retrait

 

Les jeux sérieux qu'ils soient jeux de piste, rallyes d'observation ou de dessin, géocachings culturels, concours d'énigmes, ont fait du visiteur un acteur de sa visite.

Lors d'une médiation directe, le médiateur a désormais pour mission de présenter les outils, les ajuster aux demandes des visiteurs, lancer les débats, équilibrer la participation de chacun, aider les moins autonomes ; et bien sûr, toujours, répondre aux questions.

Pas question donc de se contenter de médiateurs « animateurs ». Ils doivent être particulièrement au fait des connaissances et des dernières découvertes de leur domaine.

Chercheur, le médiateur ? Pas encore, mais il doit être bien informé de l'état de la recherche.

En tout cas, son attitude relève désormais d'un paradoxe : plus que jamais le médiateur culturel est le « savant », mais il ne doit pas trop le montrer...

 

 

Voir les commentaires

Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

17 Avril 2015, 15:03pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

La médiation culturelle descend au jardin. Lieux humains donc lieux de culture par excellence, les jardins et les parcs ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes.

 

Le jardin devenu support de culture

 

Depuis longtemps, parcs et jardins se transforment en lieux de culture dès le retour des beaux jours. Les kiosques à musique accueillent ensembles et orchestres, les théâtres de verdure s'emplissent de comédiens et de spectateurs venus savourer une pièce au clair de lune. Les conteurs promènent leurs auditeurs de bosquets en massifs au fil de leurs histoires.

Mais alors, le jardin n'est qu'un écrin, un simple réceptacle.

 

Plus récemment, il est devenu en soi un support de culture.

Déjà, c'est un coin de nature façonné par l'homme. Le jardin est culturel, comme peut l'être un paysage.

Il est aussi l'objet d'attentions particulières, avec souvent des prétentions esthétiques, parfois des visées artistiques, ou bien des objectifs médicinaux ou alimentaires. Qu'il soit parc floral, jardinet d'agrément, potager, le jardin est comme une bibliothèque végétale, à condition que la médiation sache nous aider à lire ses ouvrages.

Mais l'endroit lui-même est propice à la transmission : le jardin peut parler à tout public. Nous avons tous un jardin quelque part dans notre vie. Le jardin nous est familier.

Par ses multiples dimensions sensorielles, il est plus accessible que bien d'autres lieux. On y respire les odeurs, on y entend les chants d'oiseaux, bruissements du vent dans les feuilles ou craquements, on y touche les écorces...

 

 

Anaïs Löhmann a fait des études d'architecture du paysage. En service civique à l'écomusée des Monts d'Arrée, elle découvre le potentiel du jardin comme lieu de médiation culturelle.

 

De l'art au jardin à l'art du jardin

 

Dans le domaine artistique par exemple, on est passé de l'exposition d'oeuvres d'art dans les parcs, aux installations artistiques étroitement connectées avec le jardin. Le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire est l'événement emblématique de ce glissement. Dans le parc du château de Chaumont, les œuvres s'inspirent du jardin ou sont des jardins. Ce ne sont pas seulement des œuvres posées dans un joli décor avec lequel elles ne dialogueraient pas.

 

Entretemps, le land art est venu d'Amérique : un art contemporain qui utilise lui aussi la nature comme environnement et comme ressource. La pratique du land art est désormais un outil de médiation culturelle, à la fois comme expression artistique mais aussi pour interroger le rapport de l'homme à la nature.

 

La science au jardin

 

Manifestation ancienne du jardin « documentaire », le parc botanique affiche lui aussi une ambition culturelle : conserver des espèces, faire avancer la science et transmettre au grand public le savoir végétal. Les jardins botaniques sont toujours appréciés des amateurs de beauté et des passionnés des plantes. Ils deviennent des lieux innovants de médiation culturelle scientifique. Ainsi en est-il du Labotanique que les Petits Débrouillards ont réalisé dans la grande serre du domaine de Trévarez à Saint-Goazec (Finistère). C'est une exposition interactive permanente centrée sur les trois espèces reines du domaine : camélias, rhododendrons et hortensias. Elle fait la part belle aux expériences et au jeu et les outils de médiation sont très variés, numériques ou pas.

 

Le jardin ethnologique

 

Autant le parc assouvit d'abord un besoin de beauté, autant le jardin a bien souvent aussi un but pratique.

Au Moyen Âge, le jardin des abbayes ou des châteaux était avant tout médicinal et potager.

L' EPCC (établissement public de coopération culturelle) Chemin du Patrimoine en Finistère a totalement recréé le jardin de l'ancienne Abbaye du Relecq pour en faire un espace d'interprétation sur l'usage alimentaire des plantes de l'époque médiévale à nos jours.

De même, l'Ancienne abbaye de Landevennec s'appuie sur son jardin d'archéologie et d'histoire pour illustrer concrètement la vie monastique au temps de Charlemagne.

Au musée de l'école rurale de Trégarvan, le jardin de l'instituteur est un élément à part entière de la scénographie. Sous la IIIe République, l'enseignant l'utilisait à la fois comme outil pédagogique et comme garde-manger.

Enfin, l'écomusée des Monts d'Arrée reconstitue, après une véritable enquête de terrain, le jardin typique de son territoire dans les années 1950. Jardin vivrier, essentiellement potager, il illustre les mutations profondes d'une Bretagne qui passe alors de l'agriculture paysanne à un modèle agricole intensif et industriel.

Plusieurs de ces propositions finistériennes sont rassemblées dans l'opération « jardins insolites en Finistère » dont le leitmotiv est bel et bien « une terre de culture et de patrimoine ».

 

Voir les commentaires

Paroles de médiateurs culturels #1

10 Avril 2015, 10:43am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #1

Histoire de Son vous propose en ce printemps un feuilleton sonore consacré à la médiation culturelle. Pour explorer ce riche métier, encore jeune et en pleine évolution, donnons la parole à ceux qui l'exercent.

 

Un écomusée de la vie rurale

 

Cécile est éducatrice à l'environnement et médiatrice culturelle à l'écomusée de Saint-Dégan à Brech (Morbihan).

L' écomusée est constitué de plusieurs bâtiments dont deux anciennes fermes des XVIIe et XIXe siècles, couvertes d'un toit de chaume en paille de seigle.

L'idée est donc de montrer l'évolution de l'habitat, des modes de vie à travers les objets, l'organisation spatiale des bâtiments, les faits et gestes des humains de l'époque, etc.

L'écomusée est représentatif du territoire du pays d'Auray et de son passé agricole. Un habitat et un tissu économique constitué de fermes de polyculture-élevage ; on cultivait plusieurs céréales et pour différents usages. Ainsi, le seigle était cultivé à la fois pour l'alimentation et pour le chaume des toitures. De même, les paysans élevaient plusieurs espèces d'animaux comme les vaches, cochons et chevaux de trait.

 

 

 

 

Comment captiver les écoliers

 

Cécile est chargé du volet scolaire de la médiation culturelle du musée, en particulier auprès des élèves de primaire ; son travail comprend donc une mission d'accueil des classes, de présentation du site. Mais sa mission d'éducatrice est d'éveiller l'intérêt des enfants. Elle le fait en comparant leur quotidien et la vie rurale d'autrefois.

 

Pour Cécile, la médiation culturelle est un mélange de transmission, valorisation et vulgarisation des collections, des objets, mais aussi des savoir-faire.

 

Les outils de médiation : visites participatives

 

En vertu d'un principe pédagogique de base qui est qu'on apprend mieux quand on fait, Cécile propose souvent davantage que des visites guidées classiques. Bien souvent, ses visites comprennent aussi une dimension sensorielle. Et les écoliers peuvent aussi découvrir l'écomusée via des jeux de piste et des énigmes. L'idée est de susciter l'observation personnelle pour permettre aux enfants de s'approprier les lieux voire des objets qu'il s'agit de retrouver.

Les enfants peuvent aussi véritablement « faire » en participant aux ateliers de fabrication du pain ou de vannerie que propose l'écomusée. Cette fois la médiation culturelle porte sur un patrimoine immatériel : savoir-faire et pratiques quotidiennes.

 

De la médiation à la sensibilisation à l'environnement

 

L'écomusée de Saint-Degan comprend également un vaste domaine : parc, verger, etc. L'idéal pour proposer aussi aux enfants des activités en extérieur. En tant qu'éducatrice à l'environnement, Cécile replace les enfants dans un environnement végétal et elle cherche ainsi à leur faire comprendre le lien que l'homme peut avoir avec la nature. En parlant des pratiques paysannes du passé, on peut rapprocher les enfants d'aujourd'hui de la nature pour mieux la préserver.

 

Voir les commentaires

Les métiers d'art et la médiation culturelle

27 Mars 2015, 12:24pm

Publié par véronique muzeau

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

 

 

Ce sont les journées des métiers d'art du 27 au 29 mars 2015. Faire découvrir ces savoir-faire c'est aussi de la médiation culturelle car il s'agit bien souvent de patrimoine culturel.

 

Les 9e Journées Européennes des Métiers d'Art ( #JEMA2015) ont lieu ce dernier week-end de mars. Le programme de cette manifestation européenne se compose essentiellement de visites d'ateliers d'artisans d'art, d'expositions et de circuits thématiques.

 

Le passé et l'avenir se conjuguent

 

Bien sûr, l'événement met en lumière des métiers de haute technicité. Le thème de cette année, « territoires de l'innovation », est sans équivoque : ce sont aussi des métiers d'avenir et les JEMA ont pour but d'inciter les jeunes à s'orienter vers ces professions. D'ailleurs, les centres de formation proposent des démonstrations, ateliers d'initiation ou portes-ouvertes ; parfois sur des chantiers de restauration qu'ils ont menés.

Incidemment, il s'agit aussi d'inciter le public à acheter les objets d'artisanat d'art ou à s'offrir les services de ces artisans spécialisés qui ont pourtant souvent du mal à vivre de leur travail. C'est du « made in France » et le mot « territoires » est aussi intéressant : faire vivre les métiers d'art, c'est consommer local !

 

Patrimoine immatériel et matériel

 

Mais il s'agit aussi de comprendre des techniques parfois ancestrales qu'emploient ces métiers. C'est donc une découverte de patrimoine immatériel. Ou matériel, quand l'artisan restaure un objet ou un bâtiment historique : mobilier ancien, faïences, reliures, statues, instruments de musique, bijoux, toitures en chaume, etc.

En ce sens, les Journées des métiers d'art sont un acte de médiation culturelle.

Histoire de Son a réalisé ce type de médiation dans l'audio guide de la Collégiale Saint Martin de Montmorency (94) en donnant la parole à une restauratrice de vitraux et à un sculpteur ornemaniste. Car les artisans d'art qui oeuvrent dans la restauration patrimoniale sont aussi de véritables savants en histoire de l'art. On découvre ainsi comment travaillait l'atelier qui a réalisé au XVIe siècle les stalles de la collégiale, ou les évolutions des techniques du vitrail à la Renaissance. Les objets eux-mêmes, les symboles qu'ils arborent, nous parlent du passé et sont des témoins de l'Histoire religieuse, diplomatique, économique...

 

Un public curieux d'artisanat historique

 

Et le public est friand de ce type de manifestation. Certes, la beauté et l'émotion esthétique sont les atouts majeurs de l'artisanat d'art. Mais la découverte et l'apprentissage font aussi partie des motivations des visiteurs, comme pendant les journées du patrimoine. En témoigne le succès du chantier de Guédelon où la construction d'un château fort avec les techniques du Moyen-âge est l'occasion d'expliquer l'ouvrage du forgeron, du cordier, du menuisier ou du tailleur de pierre, la fabrication des tuiles ou des bardeaux (tuiles de bois), la teinture des tissus. On fait un peu de physique chimie en passant et on s'émerveille !

 

  • Journées européennes des métiers d'art, du 27 au 29 mars 2015, dans toute l'Europe

http://www.journeesdesmetiersdart.fr/

 

  • Collégiale Saint Martin de Montmorency

http://www.montmorency-tourisme.fr/Visite-audioguidee-de-la

 

  • Château de Guédelon

http://www.guedelon.fr/

 

Voir les commentaires

De bons exemples de médiation culturelle numérique

10 Mars 2015, 12:26pm

Publié par véronique muzeau

De bons exemples de médiation culturelle numérique

Pour trouver l'inspiration avant de concevoir ses outils numériques de médiation culturelle, on peut puiser aussi bien dans les médias classiques - télévision ou radio - que dans les médias nés du web, comme les MOOC ou les web-documentaires.

 

Répétons-le encore une fois, il ne sert à rien d'avoir l'application mobile la plus flashy et la plus groovy si on n'apprend rien avec. Trop de gadgets emballent des contenus indigents voire scandaleux. Même sans gadgets : à quoi sert-il d'investir dans de couteux panneaux d'interprétation si l'interprétation est absente et le discours exposé incompréhensible pour le grand public ?

Histoire de Son revendique un véritable travail de médiation culturelle et scientifique = adaptation du média au sujet (pourquoi faire une video qui filme pendant trois minutes une personne qui parle ?) adaptation du discours au média et au public. Mais nous en sommes pas les seuls.

Voici en quelque sorte nos « modèles » dans la médiation culturelle.

 

Une télévision vraiment culturelle

 

Du côté de la TV tout n'est pas à jeter, il y a même des désormais « classiques » du genre vulgarisation.

Les émissions les plus connues : C'est pas sorcier pour les sciences ou encore Palettes pour la peinture, sur Arte, Architectures...sur la même chaîne.

Quand elles ne sont plus diffusées, ces émissions se vendent très bien en DVD et font le bonheur des médiathèques.

Mais le format télévisuel qui permet de traiter un sujet en longueur n'est guère adapté aux visites de musées ou de sites du patrimoine ; bien souvent, il faut s'en tenir au 3 minutes maxi !

 

La radio pédagogique et ludique

 

Les 3 minutes que tient bien la radio, quand elle s'adresse à un public jeune notamment. Et pour ça, mention spéciale au ton très accessible de CO3 la science dans ton chez toi du Mouv ancienne version, ou comment parler science en partant du quotidien et avec humour. Coup de chapeau aussi à Joann Sfar et sa lecture très personnelle de la peinture dans Vous voyez le tableau de France Inter. Il avait trouvé le moyen de rendre la radio très visuelle !

 

Les MOOC version courte

 

Revenons à l'image et lorgnons du côté des MOOC (Massive Online Open Courses) que se sont appropriés certains musées ; ainsi, le fructueux partenariat entre le Metropolitan Museum et la Khan Academy, ça donne des petites vidéos de 3 minutes sur une œuvre filmée sans effet majeur mais avec soin. Et surtout, les commentaires nous épargnent le comédien extérieur à son sujet pour privilégier l'interview du conservateur ou de l'historien d'art. Commentaire qui apporte un point de vue parfois personnel sur l'oeuvre ; très efficace !

 

Les productions des établissements culturels

 

Les établissements culturels se mettent donc logiquement à produire leurs contenus et autres POM (petites œuvres multimédia). Certains ont clairement une vocation pédagogique comme la webtv d'Universcience et ses petites vidéos très bien faites de 2 à 7 minutes environ. D'autres, on peut le regretter, privilégient la communication sans oser la médiation : on se cantonne aux bandes-annonces d'expositions.

 

Les web doc encore en devenir

 

Les web documentaires de médiation culturelle restent rares. Ce format est pourtant plein de promesses en matière de médiation. Le Muséum National d'Histoire Naturelle l'a bien compris avec son herbier 2.0 ou encore le château de Versailles. Mais il est vrai que le web documentaire requiert de gros moyens...

 

Vous pourrez trouver d'autres idées sur la plateforme wiki de Muzeonum, la communauté des Muzeogeeks, tous ces professionnels qui construisent le musée numérique et bouillonnent d'idées.

 

Voir les commentaires

Tourisme culturel, numérique et accessible en mars

27 Février 2015, 13:59pm

Publié par véronique muzeau

Des rendez-vous sur la culture, version numérique et accessible de préférence

Des rendez-vous sur la culture, version numérique et accessible de préférence

Valorisation du patrimoine ou médiation culturelle audio et numérique, accessibilité culturelle aux visiteurs déficients visuels, mais aussi recherche sur le champs du numérique appliqué à la culture. Voici quelques rendez-vous sur ces sujets au mois de mars 2015.

 

  • C'est fou tout ce qui passe par nos oreilles ! Vous avez jusqu'au 8 mars 2015 pour découvrir l'exposition Monte le son ! au Forum des sciences à Villeneuve d’Ascq. En fait de son, il est surtout ici question de musique.

 

 

  • L'ethnologie, c'est passionnant, puisque cette science humaine s'intéresse à nous... Pour achever d'en convaincre le grand public, le musée du Quai Branly propose deux jours d'activités, animations et portes ouvertes « l'ethnologie va vous surprendre » les 14 et 15 mars 2015.

 

 

  • Le séminaire Structuration et analyse de données pour historien du PIREH (Pole Informatique de Recherche et d'Enseignement en Histoire) est cette année consacré à la question des écritures numériques de l'histoire. Comment le numérique transforme-t-il le métier d'historien, aussi bien en matière de sources, d'archivage que de rapport à l'espace public ou de contenus ?
  1. Vendredi 13 mars 2015, Léo Dumont s'interroge sur la méthodologie pour analyser les écritures de l'histoire sur le web à partir des cas de Jeanne d'Arc et d'Alphonse Baudin.
  2. Vendredi 27 mars 2015 Gaëtan Bonnot propose un atelier « Mémoire et révolte médiévale : définition d'un corpus web ».

 

  • « Exposer la chasse », c'est le thème d'un colloque international organisé par le musée de la chasse et de la nature, les 19 et 20 mars 2015, musée de la chasse (Paris).

 

Le tourisme culturel y a sa place puisque le forum s'ouvre par une séance plénière consacrée à la réalité virtuelle et réalité augmentée, ses nouveaux outils, Cardboard ou Casque Oculus Rift, les retours d’expériences et la vision prospective. Les reporters numériques et l'animation numérique de territoire auront aussi leur atelier. Evelyne Lehalle, LA spécialiste du Tourisme Culturel est aussi l'une des intervenantes.

 

  • Du 23 au 29 mars 2015, les institutions culturelles et les musées du monde entier sont invités à célébrer la culture sur Twitter. C'est la #MuseumWeek 2015 ! Parce que Twitter est aussi un outil de communication ET de médiation culturelle.

 

 

 

Museomix 2015

Vous êtes un musée ouvert ? Vous souhaiteriez recevoir des professionnels de la médiation culturelle extérieurs au musée, des acteurs de l'innovation numérique, des artistes, des amateurs et passionnés d’art, d’histoire, de design, de sciences, d’éducation ou de culture ? Vous êtes curieux de ce qu'ils peuvent vous apporter et vous vous demandez comment ils remixeront vos collections ?

Participez à Museomix 2015. L'appel à projet est ouvert. Vous avez jusqu'au 15 avril 2015 pour déposer votre dossier.

 

Voir les commentaires

Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

17 Février 2015, 09:32am

Publié par véronique muzeau

Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

Depuis quelques années, des outils numériques toujours plus étonnants voient le jour, pour faire visiter des villes, des parcs naturels ou des sites culturels.

Et les collectivités, offices de tourisme, voire les établissements culturels, ont tendance à orienter l'essentiel de leur budget vers la technologie, au détriment des contenus et de la médiation.

Voici des arguments pour les convaincre de rééquilibrer les investissements outils-contenus.

 

Valoriser son originalité pour un tourisme personnalisé

 

Partons d'une donnée majeure du marketing territorial depuis l'irruption du numérique : le tourisme de masse est en perte de vitesse. Le visiteur veut désormais vivre une expérience singulière. C'est l'émergence d'un tourisme « hyper personnalisé ».

 

D'où l'intérêt des découvertes touristiques qui créent un lien avec un territoire. Le territoire et son patrimoine naturel, ses paysages, son patrimoine culturel bien sûr, mais y compris au sens immatériel : les atouts humains du territoire (personnes, pratiques et savoir-faire). Le patrimoine immatériel culturel est reconnu par l'UNESCO : on y trouve aussi bien des danses que des traditions culinaires, des rituels ou des techniques. C'est un atout pour la préservation de ce patrimoine, c'est aussi un atout pour le développement touristique des territoires concernés !

 

À bien y réfléchir, cette personnalisation du tourisme est aussi une chance pour les zones touristiques marginales et les petites structures. En effet, elles pourront faire valoir leur caractère unique et « hors des sentiers battus ». Il s'agira alors de concevoir ses outils de visite et de valorisation du patrimoine comme des pourvoyeurs d'expérience, de souvenirs et de culture. Rien à voir avec le cas des sites de tourisme de masse qui s'arrêtent à la fonction gestion des flux de ces outils.

Même si cet objectif de créer un véritable « compagnon de visite » est bien compris, tout reste à faire cependant pour que l'outil soit réussi et se démarque de celui du voisin.

 

Trop de technologie tue l'outil de visite

 

Cas typique de démarche inachevée : l'application mobile épate les élus et les médias locaux par son caractère apparemment innovant. Elle émoustille le visiteur avec une restitution animée en trois dimensions ou un personnage en « réalité augmentée » surgi dans le décor. Et au final, elle ne transmet rien du territoire ou du site visité.

Ce n'est pas le seul inconvénient des choix qui misent tout sur la technologie.

 

Le prototype qui fonctionne mal

 

Pire, on vous vend un outil numérique vraiment très innovant ; qui va quasiment jouer les machines à téléporter les visiteurs ou à leur faire remonter le temps, et... las ! Une fois en place, le « jouet » refuse obstinément de fonctionner correctement. Ou bien l'ergonomie est si mal pensée qu'elle en devient pénible ! Un mauvais point pour l'expérience utilisateur du visiteur et pour l'image du territoire ou du site.

 

C'est à ce moment là que le commanditaire (collectivité, office de tourisme, établissement culturel) se demande s'il a vraiment bien fait d'investir des milliers d'euros dans la création de cette application. Application certes prometteuse.... mais vraisemblablement encore en cours de développement (ce qui explique peut-être les 6 mois de retard de livraison). Trop souvent, les concepteurs d'outils de visite proposent sans l'avouer des prototypes, et c'est l'argent public qui finance...

 

Le salon Voyage en Multimédia de Saint Raphaël proposait justement le 6 février 2015 un atelier « Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel ». Au cœur de l'exposé, ce conseil de bon sens à ceux qui veulent créer un outil de visite ludique : en cas de budget restreint, mieux vaut préférer les parcours de jeux bien pensés à partir de technologies simples et déjà développées.

 

La réalité, augmentée mais pas expliquée

 

Autre cas de figure fréquent, une application mobile est mise en place, elle fonctionne, mais.... le contenu est indigent :

  • textes trop longs, trop techniques, trop savants ou bourrés de fautes,

  • enregistrements audio inaudibles et sur-compressés d'un texte « maison » mal lu et pas du tout conçu pour l'oral,

  • photos ternes,

  • vidéo amateur.

Résultat, l'utilisateur a manipulé l'outil mais sans entrer en résonance réelle avec votre territoire ou votre site, sans trouver de véritable sens à sa visite.

 

Le tout techno expose à l'obsolescence rapide

 

L'obsolescence technologique est bien plus rapide que celle des contenus : une belle photo d'un paysage reste belle quoi qu'il arrive, une bonne anecdote bien racontée par un enfant du pays restera savoureuse. Si vous n'avez misé que sur la technologie, votre média d'accompagnement à la visite risque bien de paraître ringard dans 5 ans, ce qui vous contraindra à réinvestir.

 

Éviter la standardisation des visites

 

Même un outil technologique qui semble innovant peut « standardiser » l'image de votre destination, votre territoire ou votre site. Il en va pour les dispositifs de réalité augmentée comme des audioguides. Si l'outil est conçu sans une réflexion sur son contenu (l'identité du territoire ou du site qu'il va servir), il n'y a aucune raison pour que cet outil soit original et personnalisé. On finit par se retrouver avec toujours les mêmes graphismes, les mêmes types de schémas, les mêmes interactions.

 

Audioguides traditionnels et audioguides avec interviews

 

Le cas des audioguides illustre ce problème de standardisation liée à la seule préoccupation de l'outil au détriment du contenu transmis.

Récemment, un article de Slate donnait la parole à Sophie Deshayes, docteure en Sciences de l'Information et de la Communication, qui a consacré sa thèse aux audioguides. Cette chercheuse préconise des contenus audio à base d'interviews d'experts. Autrement dit des historiens, guides-conférenciers, archéologues, géographes... mais les « experts » d'un territoire peuvent être aussi des habitants de longue date qui témoignent de leur vécu.

 

Implication des experts du territoire

 

Histoire de Son est convaincu par son expérience de production de contenus que la transmission et l'intérêt de l'écoute passent par les « vraies gens ». Nous privilégions les séquences audio à base d'interviews de personnes-ressources, issues du territoire ou des structures à visiter, pour plusieurs raisons :

  • La légitimité de parole : qu'il s'agisse de scientifiques ou spécialistes d'un domaine particulier ou d'habitants “experts” de leur territoire.

  • La passion communicative : les spécialistes ou les habitants d'un territoire disposés à parler sont forcément animés d'une grande motivation pour leur sujet. Motivation qui se transmet spontanément dans leur voix et leurs mots.

  • Le ton naturel : bien plus qu'un comédien extérieur qui lira un texte dont il n'est pas l'auteur, la personne-ressource qui explique un concept, un lieu, un savoir qu'elle maîtrise, sait trouver le ton et les mots. D’emblée, la proximité avec l’auditeur peut s’installer.

 

Les limites du « fait-maison »

La question qui se pose à toute structure ou collectivité c'est : puis-je produire en interne des contenus de qualité ?

 

Les compétences spécifiques au multimédia

 

En fait, la réponse est assez simple : à moins de disposer de compétences spécifiques, non.

Si votre personnel communal compte un producteur de contenus multimédia et médiateur culturel chevronné, vous pouvez en effet lui confier les contenus de votre application mobile de visite. Mais sachez que cette production lui demandera du temps, temps pendant lequel il sera indisponible pour d'autres missions.

Si vos médiateurs culturels sont familiers du numérique et enthousiastes, impliquez-les dans l'élaboration des contenus, mais en partenariat avec des prestataires spécialisés.

 

Le développement informatique d'une application numérique ou d'un dispositif technique est un métier (d'ingénieur ou d'informaticien). Il en va de même pour la production d'un discours adressé au grand public, qui retient son attention et lui transmet un message.

Si certains des commanditaires ont une formation initiale à la médiation ou à la vulgarisation, c'est loin d'être toujours le cas. Interpréter, vulgariser et expliquer sont des tâches qui nécessitent un savoir-faire spécifique. Même au-delà du numérique : quand on voit s'étaler sur les panneaux d'interprétation d'une ville touristique de nombreux termes architecturaux sans aucune définition, on reste songeur...

La production de contenus est un métier. Surtout s'il s'agit de contenus multimédias.

 

Les multiples langages de la médiation culturelle

 

Ce n'est pas parce que le commanditaire dispose en interne des compétences pour écrire un cartel d'exposition ou une brochure touristique qu'il saura concevoir des médias audio ou vidéo de qualité.

Vous ne songez pas à envoyer vos films de famille à une chaine de télévision pour qu'elle les diffuse. C'est pareil pour les contenus d'application mobile. Évitez d'infliger à vos visiteurs :

  • des rédactionnels mal conçus, au graphisme tendance mais illisible, avec des textes dignes du journal officiel,

  • l'enregistrement d'une lecture laborieuse et mal rédigée,

  • des photos floues ou surexposées,

  • les images tremblantes de la vidéo réalisée quand vous aviez 5 minutes, entre deux clients de l'office de tourisme.

La création d'un bon contenu multimédia c'est un savoir-faire, ça se paie comme le reste.

 

 

En résumé, mieux vaut un dispositif numérique de visite :

-techniquement simple mais ergonomique et opérationnel, pour une bonne expérience utilisateur et une obsolescence moins rapide,

-au contenu professionnel pour que les visiteurs aient l'impression d'avoir compris quelque chose de votre territoire ou de votre site,

-au contenu riche, pour que l'utilisateur ait le choix, et donc pour pouvoir séduire plusieurs types de visiteurs (jeunes, seniors, CSP +, personnes handicapées, touristes étrangers),

-dont le contenu puisse être enrichi et actualisé régulièrement pour faire durer votre outils de visite.

 

Pour en savoir plus

 

Les audioguides parlent (presque) d'une seule voix, de Pauline Moullot, Slate.fr, 6 janvier 2015.

Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel, Charles Demoulin, Julien Brouillard, David Lerman, Vivian Vidal, au salon Voyage en Multimédia, 6 février 2015.

La visite des musées, des expositions et des monuments, juin 2012 – CREDOC, Emilie Daudey, Sandra Hoibian, Jörg Müller.

 

 

Voir les commentaires

Les visites culturelles de Théo, non-voyant

19 Janvier 2015, 12:21pm

Publié par véronique muzeau

Repenser la visite et la médiation culturelles pour les rendre multisensorielles

Repenser la visite et la médiation culturelles pour les rendre multisensorielles

Nouvel entretien avec Théo, 14 ans, qui nous raconte comment il vit son handicap visuel. Cette fois, il évoque ses visites culturelles. Il apprécie particulièrement le développement des dispositifs interactifs et multi-sensoriels qui se développent de plus en plus.

 

Un coup de chapeau particulier à la Cité des Sciences

Théo a pu visiter l'exposition "la voix" en 2014 à la Cité des Sciences et de l'Industrie à La Villette et il a particulièrement apprécié l'accessibilité de cette exposition très interactive. Mais il salue aussi la qualité des espaces d'exposition permanente, très accessibles aux personnes déficientes visuelles (cartels en braille ou en caractères agrandis).

Des dispositifs de visite multi sensoriels

Les lieux de visite et sites du patrimoine, comme le château de Kerjean dans le Finistère, proposent de plus en plus de dispositifs qui font appel à d'autres sens que la vue. Dispositifs tactiles, médias audio ou parfois diffuseurs olfactifs permettent aux non-voyants et mal-voyants de participer pleinement aux visites.

Les musées encore trop peu accessibles

Théo nous a confié peu fréquenter les musées. Il déplore le manque d'interactivité des médiations proposées, mais il reconnait être peu informé des dispositifs accessibles mis en place ces dernières années dans les établissements culturels. Il reste donc un effort de communication à faire dans les musées et sites accessibles.

Ecoutez le témoignage de Théo

 

 

 

 

Pour écouter l'entretien complet avec Théo, rendez-vous sur le site de notre partenaire Radio Évasion.

Voir les commentaires

Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible en janvier

3 Janvier 2015, 12:53pm

Publié par véronique muzeau

Agenda des rendez-vous tourisme, médiation et audio, culturels, numériques et accessibles

Agenda des rendez-vous tourisme, médiation et audio, culturels, numériques et accessibles

Une année toute fraiche et on repart du bon pied (mais doucement) sur les chemins de la médiation culturelle et scientifique, de la valorisation du patrimoine, du tourisme culturel, numériques et accessibles. Bon voyage et belles découvertes en 2015 !

 

  • « Réinventer l’alliance sciences sociétés. Un impératif démocratique » : l'objectif est ambitieux pour ce colloque forum organisé par des laboratoires de recherche, associations et instituts publics du 7 au 9 janvier 2015 à Paris. L'intérêt de cette rencontre c'est son double point de vue : il ne s'agira plus seulement de se pencher sur ce que les sciences apportent à la société. L'idée est aussi d'examiner ce que les citoyens, associations, syndicats, collectivités territoriales, entreprises apportent à la production de connaissances et ce qu’ils en attendent.

 

 

  • Les conférences de l'IREST ont lieu aussi tous les mercredis à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; le mercredi 21 Janvier 2015, Alice JUDE, Experte indépendante viendra parler « Politique européenne du tourisme, enjeux pour les acteurs publics et privés»

 

  • La 20e édition du salon du cadeau culturel et touristique Museum Expressions a lieu les 21 et 22 janvier 2015 à Paris. Le salon rassemble fabricants, artisans, éditeurs et designers d'objets dérivés du patrimoine culturel et artistique. Les professionnels des musées et du patrimoine peuvent également y trouver des conseils pour organiser la boutique de leur établissement. Le salon est aussi l'occasion d'ateliers de démonstration des savoir-faire dans ce domaine.

  • En parallèle, Museum Expressions crée un nouvel événement MuseumConnections qui se traduit par une série de conférences sur les innovations dans les musées les 21 et 22 janvier 2015 à Paris. Au menu des discussions : stratégie digitale, de marque et des publics, d'évaluation, de financement participatif, de boutique et espace de restauration des musées, d'impression 3D, et occasion de tester les GoogleGlass, une installation Beacon et l'OcculusRift, etc

     

 

  • Les Rencontres Innovation & Tourisme, le 26 janvier 2015 à Lyon. Une journée proposé par Rhône Alpes tourisme autour de l'innovation par les usages ou comment concevoir une nouvelle expérience de visite ou de séjour avec l'aide des publics.

 

  • Pour ceux qui pensent que le son est un instrument de culture, voici comme chaque année le festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes à Brest. Réalisateurs de fictions sonores, producteurs de documentaires audio, créateurs et artistes sonores, journalistes et animateurs radio vous attendent du 27 janvier au 1er février 2015.

 

  • La 19ème édition du Salon International du tourisme de Rennes a lieu du 30 janvier au 1er février 2015. Il est surtout question de loisirs, d'hébergements et d'organisation dans la « plus grande agence de voyage de Bretagne », mais on notera quelques incursions du côté du tourisme culturel, grâce aux conférences proposées tout au long du salon.

Voir les commentaires

#jourdefermeture, les coulisses des musées

11 Décembre 2014, 17:29pm

Publié par véronique muzeau

le hashtag #jourdefermeture sur Google+

le hashtag #jourdefermeture sur Google+

Que se passe-t-il quand les musées sont fermés ? Le mardi, pour les musées nationaux, le lundi pour presque tous les autres, les lieux sont-ils déserts faute de public ou ont-ils une autre vie ? Un coin du voile se lève grâce au hashtag #jourdefermeture lancé par hasard sur Twitter il y a deux ans.

 

Il est vrai qu'une porte close, c'est parfois frustrant, et comme les visiteurs interpellaient certains musées sur ce jour de fermeture via Twitter, les réponses de ces derniers sont devenues un hashtag et un nouveau moyen de valoriser le travail des équipes de conservation ou d'entretien, les bâtiments, les collections.

 

Un hashtag devenu outil de communication et médiation

 

La communauté des #museogeeks, #Muzeonum, qui rassemble tous ceux qui pensent que le numérique peut apporter beaucoup aux musées, a relayé l'initiative, notamment Sébastien Magro, chargé de projets nouveaux médias au musée du quai Branly, qui évoque même un dispositif de médiation en ligne.

Après tout, comprendre le fonctionnement d'un musée ou d'une institution culturelle c'est aussi s'instruire!

D'autres institutions comme les médiathèques, bibliothèques – ou pourquoi pas les préfectures - seraient bien inspirées de se mettre aussi à raconter leur vie en dehors des horaires d'accueil du public. Ne serait-ce que pour faire taire les mauvaises langues qui pensent qu'on y glandouille.

 

Valoriser les métiers du musée

 

Alors que se passe-t-il dans les musées quand leurs portes sont fermées? Et bien, ça bouillonne, ça fourmille, ça turbine! Formations anoxie ou sécurité incendie, accueil d'étudiants en médiation ou histoire de l'art, ou de collègues étrangers en voyage d'étude, accueil des prestataires et fournisseurs, soclage, déplacement ou entretien des œuvres, et même tournage de série télévisée...Toutes sortes de professionnels vont et viennent, leurs activités sont variées et intenses.

Quand on a baigné dans cette ambiance active du #jourdefermeture, on se dit que finalement, un jour c'est bien court...

 

Immersion sonore dans le Musée des Beaux-arts de Quimper, un mardi

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>