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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #nomadisme culturel

Tourisme : la découverte en tous sens

13 Octobre 2016, 15:10pm

Publié par véronique muzeau

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Textures, odeurs, bruits font aussi partie d'un univers culturel à découvrir

Conjointement à l'essor du tourisme expérientiel, la visite guidée ou la balade découverte prend du relief et de la chair. Les parcours, accompagnés d'un humain ou d'un outil numérique, se font sensoriels, immersifs, éducatifs, culturels, ludiques... Une pluralité de formes qui présente des intérêts évidents, ou des charmes plus discrets, mais néanmoins cruciaux.

 

Le « sensible », c'est ce qui est perçu par les sens, et c'est aussi un synonyme d'impressionnable et d'émotif. Tout est dit. Partout, les explorations sensibles de territoires, les visites sensorielles de monuments ou de musées se multiplient. On cherche à toucher le visiteur, à l'émouvoir, et plus seulement à le "renseigner".

C'est entendu, on en a déjà parlé dans ce blog,  la visite se fait donc immersive et ultra-accessible grâce aux nouvelles technologies. Les outils mobiles apportent des contenus multimédias (presque) en tous lieux et à tout instant.
Avec quelque matériel en plus, on se plonge encore davantage dans toutes les dimensions sensitives d'une collection ou d'un site : dimension sonore (diffusion multiple, son 3 D ou binaural), visuelle (casques et lunettes de réalité virtuelle), tactile (combinaisons à capteurs) voire olfactive, et pourquoi pas bientôt gustative...

Mais attention, il ne s'agit pas seulement des technologies numériques ; la réalité augmentée n'est pas fatalement virtuelle... simplement, elle s'intéresse à tous les sens.

L'heure est à l'expérience

Et la multi-sensorialité est bien une tendance de fond depuis une dizaine d'année.
Elle touche aussi bien les structures culturelles comme les musées et centres de sciences, que les territoires (villes, sites remarquables, parcs naturels, petites cités de caractère ou autres).

Les pays d'Amérique du Nord et d'Europe du Nord suivent cette piste depuis longtemps, le Canada en particulier.

 

La France semble donc s'y mettre sérieusement. On dirait même que ça va plus vite que dans l'éducation où l'approche sensorielle de Maria Montessori reste encore confidentielle.
Les acteurs du tourisme et de la culture se voient proposer des formations aux visites animées ou sensorielles ou des journées professionnelles sur ce thème.

De petites communes et territoires enclavés sont fières d'offrir ce mode de découverte innovant.

Voilà pour le constat d'engouement ou d'intérêt. Reste à comprendre à quoi sert cette multi-sensorialité.

 

Attirer de nouveaux publics

Avec les visites « animées », on dépasse les classiques visites guidées ou visites conférences, un peu magistrales, plutôt appréciées des seniors, et on peut enfin s'adapter aux familles.

Dans un musée, la scénographie «sensorielle » permet de contextualiser sans déployer de discours savant. Même novice, le visiteur appréhende plus immédiatement une époque, un objet, un personnage par des sons, des odeurs, des couleurs, des matières à toucher, etc.

Et bien entendu, s'adresser à tous les sens du visiteur permet de pallier d'éventuels handicaps sensoriels : une découverte tactile, audio ou olfactive se révèle précieuse en cas de déficience visuelle. Ainsi, ce parcours proposé à Inzinzac-Lochrist (56) est labellisé tous handicaps.

 

Concilier enfin tourisme et culture

Comme le rappelle infatigablement Evelyne Lehalle, les professionnels des deux secteurs peuvent se retrouver sur ce terrain multiforme.
La conception d'une visite sensorielle peut faire travailler ensemble les conservateurs et médiateurs du patrimoine, les artistes, les techniciens multimédia, les prestataires de services touristiques, les scientifiques et les communicants, les collectivités ou organismes publics et les entrepreneurs de la culture, etc. Les structures et sites qui veulent développer ces parcours ont en effet rarement les compétences en interne ; ils sont obligés d'aller puiser leurs ressources hors de leur bulle.

 

Renouveler la communication et lui donner du fond

Certes, le marketing sensoriel est en plein boom et la tentation est grande de s'arrêter à la dimension plaisir et divertissement. Mais ajouter une facette sensorielle à sa communication, c'est aussi fournir une information supplémentaire. Par l'audio naturalisme (cris d'animaux), on découvre plus profondément un milieu naturel. Par l'olfaction, on augmente sa culture œnologique... On ne se contente alors plus de « consommer » un site touristique et culturel, on le comprend, on s'en imprègne !

 

Créer un attachement

Dans le cas d'un territoire, la découverte sensorielle se rapproche de la notion d'« espace vécu » du géographe Armand Frémont. Ce type de visite présente et suscite une subjectivité presque absolue, celle des habitants s'ils sont invités à exprimer, à raconter leur territoire, et celle du visiteur qui va ressentir l'espace de façon encore plus personnelle. Le lien entre habitant ou visiteur et territoire s'en trouve renforcé.

 

À votre tour !

Tout à fait dans cet esprit, quoique centrées exclusivement sur le numérique, les rencontres professionnelles « territoires sensibles » ont lieu les 9 et 10 février 2017 à la bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône, à Marseille, dans le cadre de Chroniques, la semaine des imaginaires numériques.

 

D'autres informations, une assistance à maîtrise d'ouvrage ou la création d'une visite sensorielle numérique ? N'hésitez pas à contacter Tous Curieux / Histoire de son

Site internet

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Compte Twitter : @HistoireDeSon

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Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

29 Juillet 2015, 14:29pm

Publié par véronique muzeau

Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

Le métier d'Histoire de Son, c'est de valoriser les patrimoines touristiques et culturels par le multimédia. Donc vous croiserez peut-être quelques-unes de nos réalisations pendant vos vacances.

 

Exposition Séon à Quimper

 

Avec un brin de chauvinisme, nous commencerons par le Finistère, où vous pouvez découvrir en particulier cet été l'exposition que le musée des beaux-arts de Quimper consacre à Alexandre Séon. Ce peintre symboliste séduit car, s'il aime représenter l'invisible et le monde des idées, il reste néanmoins attaché à la nature. Il a notamment puisé son inspiration sur l'île bretonne de Bréhat. Jean-David Jumeau-Lafond, le spécialiste de Séon a répondu à nos questions dans la vidéo réalisée pour l'exposition par Histoire de Son et Digitale Production.

 

Le château du Taureau, perle Vauban de la Manche

 

Toujours près de chez nous, le château du Taureau se dresse au milieu de la baie de Morlaix, tel un « vaisseau de pierre ». On s'y rend en bateau et, sur place, la visite est libre la plupart du temps. Mais si vous avez téléchargé l'audioguide avant de partir (pas de réseau pour télécharger sur place), vous pourrez découvrir les secrets de la forteresse au travers d'interviews variées : un historien des forteresses Vauban de l'Atlantique, une historienne de Morlaix, des responsables d'associations du patrimoine local comme le musée maritime de Carantec ou Au fil du Queffleuth et de la Penzé, un spécialiste des oiseaux de la baie et même Patrice Pellerin, l'auteur de la BD l'Épervier qui a pris le château pour décor.

 

Scénographie d'une exposition sonore

 

En matière de scénographie audio, découvrez aussi notre travail pour l'exposition sonore de l'écomusée des Monts d'Arrée. « Écoute donc ! Parcours de femmes » vous retrace l'histoire de ce territoire rural depuis les années 1950, racontée par ses habitantes. C'est le résultat d'un collectage de témoignages enregistrés par les médiateurs et bénévoles de l'écomusée. Ces derniers ont d'ailleurs suivi une de nos formations.

 

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Audiodescriptions pour le handicap visuel

 

Histoire de Son participe également à la mise en accessibilité des lieux de tourisme et de culture comme l'écomusée de Plouguerneau. L'audiodescription de la vidéo de présentation de ce musée des goémoniers et de l'algue est destinée aux visiteurs déficients visuels.

 

Pour les personnes souffrant de handicap visuel, le musée des Antiques Saint-Raymond de Toulouse a fait appel à nous. Un audioguide spécifique permet au visiteur non-voyant une découverte audio et tactile de certaines pièces du musée.

 

Également de conception universelle, l'audioguide du musée Georges Borias d'Uzès (Gard) vous permettra d'entendre la conservatrice en personne vous expliquer la préhistoire et l'histoire de la région, les origines des fameuses céramiques, la famille Gide...

 

Deux séquences d'audiodescription tactile figurent également dans l'audioguide de la collégiale Saint-Martin de Montmorency (Val d'Oise). Maître verrier, sculpteur ornemaniste, historiens vous décryptent les richesses de cette vaste chapelle funéraire des Montmorency, notamment de remarquables vitraux du XVIe siècle.

La forêt de Fontainebleau se raconte

 

En plein air et à deux pas de Paris, la forêt de Fontainebleau est un immense terrain de jeu, de sport, mais aussi de culture grâce à l'Office National des Forêts. Son application mobile « La forêt de Fontainebleau » propose de nombreux parcours : narrations, immersions et ...découvertes ! Histoire de Son a réalisé les contenus audio des sentiers naturalistes et sylvicoles. Il s'agit avant tout d'interviews de scientifques, de forestiers et d'historiens.

 

Le Val de Loire vu du train

 

Si vous passez vos vacances en Val de Loire, préférez le train ! Ne serait-ce que pour essayer l'application mobile Le Val de Loire vu du train proposée par Mission Val de Loire. À bord du TER Angers-Blois l'application commente le paysage : géographie, hydrographie, mais aussi occupation humaine, châteaux, habitats troglodytiques... Histoire de Son a interviewé une quinzaine de spécialistes pour réaliser les contenus audio de cette application, et ce n'est pas terminé !

 

Le sentier de la Drôle de Guerre en Suisse d'Alsace

 

Un peu plus à l'est, si vous ne connaissez pas la Suisse d'Alsace, venez parcourir ses douces montagnes boisées et découvrir son patrimoine militaire et historique. À Wangenbourg-Engenthal, deux tout nouveaux sentiers d'interprétation vous racontent la singulière parenthèse vécue par la commune entre septembre 1939 et mai 1940. La 5e armée du Général Bourret y stationnait. Un certain colonel De Gaulle y a passé quelques mois. L'audioguide du sentier vous permet d'entendre les récits des habitants d'hier et d'aujourd'hui.

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

29 Mai 2015, 18:00pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

 

En juin ce sera bien...pour penser tourisme culturel, valorisation numérique et accessible du patrimoine ou médiation de la culture, le plein de rendez-vous avant le calme de l'été.

 

« We are Museums », c'est le titre de la conférence qui a lieu cette année à Berlin

du 31 mai au 2 juin 2015 pour rassembler les professionnels des musées du monde entier. Ils y explorent les moyens de s'ouvrir et mieux et davantage au public.

Nouveauté de cette édition, les WAM Learning, conférences et tables rondes partout dans le monde pour accompagner les professionnels des musées.

 

 

« Science and you » : un nom anglais mais un événement bien français. C'est un colloque et des événements culturels autour de la médiation des sciences, organisé par l’Université de Lorraine, du 1er au 6 juin 2015 à Nancy.

 

 

La 9e édition de la journée mondiale pour un tourisme responsable a lieu le 2 juin 2015. À cette occasion les membres de la la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable (CITR) se retrouvent à Paris pour évoquer la communication et le marketing touristiques au risque du « greenwashing ».

 


Rueil-Malmaison s'affiche comme capitale du tourisme du 3 au 6 juin 2015, le temps du Festival Tourisme & Stratégie. C'est l'occasion de saluer les actions de promotion touristique de 30 villes européennes en compétition et de récompenser les meilleures ! Le colloque sur les enjeux économiques et la stratégie du tourisme européen, a pensé au moteur culturel : le tourisme de mémoire et les grands événements, générateurs d'activité économique.
Le grand public est invité à la
fête populaire du tourisme le dimanche.

 

 

L'Ensad (école nationale supérieur des arts décoratifs) organise une table ronde en muséographie et cultures numériques le jeudi 4 juin 2015 sur le thème : expérimentations et publics. Entre autres questions : quels sont les objectifs et enjeux de la participation et notamment des réseaux sociaux dans les musées et les expositions ?
 

 

À Rennes, c'est une journée d'étude sur les "livres enrichis : enjeux de création, de réception et de médiation" le 4 juin 2015 à l'initiative de l'Association des professionnels de l'information et de la documentation (ADBS).

 

 

En plein dans l'air du temps ce nouvel épisode des rencontres numériques du Ministère de la culture et de la communication, puisqu'il est consacré à l'éducation à l'image, aux médias et au numérique. C'est à Paris, Cinémathèque Française les 8 et 9 juin 2015.
 


Le 9ème Forum européen de l'accessibilité numérique a lieu à la Cité des sciences et de l'industrie le 8 juin 2015 sur le thème "Le numérique pour un meilleur accès à la connaissance". Ce colloque sera organisé conjointement avec la réunion annuelle du consortium Daisy (Digital Accessible Information SYstem) à Paris, les 9-10-11 juin 2015.

 

 

Le 5ème colloque international de l’Association ASTRES – Association Tourisme, Recherche et Enseignement Supérieur se propose d' « observer les touristes pour mieux comprendre les touristes » du 9 au 12 juin 2015 à La Rochelle.
 

 

La 2e édition des Académies du Tourisme Numérique d'Atout France ont lieu les 11 et 12 juin 2015 à Aix-les-Bains. 4 palmes viendront récompenser des applications numériques les plus innovantes dans le secteur du tourisme, 2 pour des applications existantes et 2 pour des projets en cours de développement.
 

 

Le festival Futur en Seine revient, du 11 au 15 juin 2015 à Paris. Le plus grand festival du numérique européen est ouvert à tous. Au Village des innovations, on pourra découvrir 150 services et produits innovants en démonstration, mais aussi profiter de conférences, d’ateliers et de rendez-vous business. Et un peu partout en Ile-de-France, une centaine de concerts, soirées, rencontres, workshops, etc.

 

 

On peut aussi préférer la Bretagne, le passé, et le beau Moyen Âge sur lequel se penche le Congrès archéologique de France, cette année dans les Côtes d’Armor, également du 11 au 15 juin 2015.

 

 

Le patrimoine culturel immatériel en France : généralités, actualités et actions en régions, c'est le thème du stage proposé les 16 et 17 juin 2015 au Centre français du Patrimoine Culturel Immatériel (CFPCI) à Vitré.

 

 

Le 2ème Forum régional Nord « Musées et patrimoine à l’heure numérique » a lieu au Louvre Lens le 18 juin 2015, en partenariat avec le CLIC France, Club innovation culture. Au programme, des démonstrations, retours d'usages, tables-rondes et visites autour des différents dispositifs : robots, films 3D, signalétique interactive, géolocalisation, etc.

 

 

Le selfie devient un véritable phénomène y compris dans le domaine artistique. La deuxième rencontre d’Arts Mobiles vous invite à rencontrer les acteurs qui réfléchissent aux mises en exposition du Selfie le 19 Juin 2015 à Paris.

 

 

Formidable occasion de faire découvrir l'archéologie au tout public, les 19, 20 et 21 juin 2015, ce sont les Journées nationales de l'archéologie, partout en France.

 

 

Où en est la culture scientifique, technique et industrielle ? Réponse au 33e congrès de l’AMCSTI du 23 au 25 juin 2015 à Annecy et Chambéry. Nouveaux comportements des publics, recherche et innovation responsable, Open Access, impact sociétal des nouvelles technologies, évolution des questions de conservation, nouvelles coopérations et mutualisations...les sujets de discussion ne vont pas manquer !

 

 

Les journées multiméda du tourisme durable, ce sont les 25 et 26 juin 2015 à Gréoux les Bains. Il s'agit d'une part d'un congrès d'experts et de chercheurs sur le climat, les ressources et le tourisme durable. Il s’inscrit dans la lignée des contributions à la Conférence Climat (COP21) de Paris. Mais c'est aussi un festival de courts-métrages accessibles à tous et un salon pour les professionnels.

 

 

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Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

17 Février 2015, 09:32am

Publié par véronique muzeau

Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

Depuis quelques années, des outils numériques toujours plus étonnants voient le jour, pour faire visiter des villes, des parcs naturels ou des sites culturels.

Et les collectivités, offices de tourisme, voire les établissements culturels, ont tendance à orienter l'essentiel de leur budget vers la technologie, au détriment des contenus et de la médiation.

Voici des arguments pour les convaincre de rééquilibrer les investissements outils-contenus.

 

Valoriser son originalité pour un tourisme personnalisé

 

Partons d'une donnée majeure du marketing territorial depuis l'irruption du numérique : le tourisme de masse est en perte de vitesse. Le visiteur veut désormais vivre une expérience singulière. C'est l'émergence d'un tourisme « hyper personnalisé ».

 

D'où l'intérêt des découvertes touristiques qui créent un lien avec un territoire. Le territoire et son patrimoine naturel, ses paysages, son patrimoine culturel bien sûr, mais y compris au sens immatériel : les atouts humains du territoire (personnes, pratiques et savoir-faire). Le patrimoine immatériel culturel est reconnu par l'UNESCO : on y trouve aussi bien des danses que des traditions culinaires, des rituels ou des techniques. C'est un atout pour la préservation de ce patrimoine, c'est aussi un atout pour le développement touristique des territoires concernés !

 

À bien y réfléchir, cette personnalisation du tourisme est aussi une chance pour les zones touristiques marginales et les petites structures. En effet, elles pourront faire valoir leur caractère unique et « hors des sentiers battus ». Il s'agira alors de concevoir ses outils de visite et de valorisation du patrimoine comme des pourvoyeurs d'expérience, de souvenirs et de culture. Rien à voir avec le cas des sites de tourisme de masse qui s'arrêtent à la fonction gestion des flux de ces outils.

Même si cet objectif de créer un véritable « compagnon de visite » est bien compris, tout reste à faire cependant pour que l'outil soit réussi et se démarque de celui du voisin.

 

Trop de technologie tue l'outil de visite

 

Cas typique de démarche inachevée : l'application mobile épate les élus et les médias locaux par son caractère apparemment innovant. Elle émoustille le visiteur avec une restitution animée en trois dimensions ou un personnage en « réalité augmentée » surgi dans le décor. Et au final, elle ne transmet rien du territoire ou du site visité.

Ce n'est pas le seul inconvénient des choix qui misent tout sur la technologie.

 

Le prototype qui fonctionne mal

 

Pire, on vous vend un outil numérique vraiment très innovant ; qui va quasiment jouer les machines à téléporter les visiteurs ou à leur faire remonter le temps, et... las ! Une fois en place, le « jouet » refuse obstinément de fonctionner correctement. Ou bien l'ergonomie est si mal pensée qu'elle en devient pénible ! Un mauvais point pour l'expérience utilisateur du visiteur et pour l'image du territoire ou du site.

 

C'est à ce moment là que le commanditaire (collectivité, office de tourisme, établissement culturel) se demande s'il a vraiment bien fait d'investir des milliers d'euros dans la création de cette application. Application certes prometteuse.... mais vraisemblablement encore en cours de développement (ce qui explique peut-être les 6 mois de retard de livraison). Trop souvent, les concepteurs d'outils de visite proposent sans l'avouer des prototypes, et c'est l'argent public qui finance...

 

Le salon Voyage en Multimédia de Saint Raphaël proposait justement le 6 février 2015 un atelier « Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel ». Au cœur de l'exposé, ce conseil de bon sens à ceux qui veulent créer un outil de visite ludique : en cas de budget restreint, mieux vaut préférer les parcours de jeux bien pensés à partir de technologies simples et déjà développées.

 

La réalité, augmentée mais pas expliquée

 

Autre cas de figure fréquent, une application mobile est mise en place, elle fonctionne, mais.... le contenu est indigent :

  • textes trop longs, trop techniques, trop savants ou bourrés de fautes,

  • enregistrements audio inaudibles et sur-compressés d'un texte « maison » mal lu et pas du tout conçu pour l'oral,

  • photos ternes,

  • vidéo amateur.

Résultat, l'utilisateur a manipulé l'outil mais sans entrer en résonance réelle avec votre territoire ou votre site, sans trouver de véritable sens à sa visite.

 

Le tout techno expose à l'obsolescence rapide

 

L'obsolescence technologique est bien plus rapide que celle des contenus : une belle photo d'un paysage reste belle quoi qu'il arrive, une bonne anecdote bien racontée par un enfant du pays restera savoureuse. Si vous n'avez misé que sur la technologie, votre média d'accompagnement à la visite risque bien de paraître ringard dans 5 ans, ce qui vous contraindra à réinvestir.

 

Éviter la standardisation des visites

 

Même un outil technologique qui semble innovant peut « standardiser » l'image de votre destination, votre territoire ou votre site. Il en va pour les dispositifs de réalité augmentée comme des audioguides. Si l'outil est conçu sans une réflexion sur son contenu (l'identité du territoire ou du site qu'il va servir), il n'y a aucune raison pour que cet outil soit original et personnalisé. On finit par se retrouver avec toujours les mêmes graphismes, les mêmes types de schémas, les mêmes interactions.

 

Audioguides traditionnels et audioguides avec interviews

 

Le cas des audioguides illustre ce problème de standardisation liée à la seule préoccupation de l'outil au détriment du contenu transmis.

Récemment, un article de Slate donnait la parole à Sophie Deshayes, docteure en Sciences de l'Information et de la Communication, qui a consacré sa thèse aux audioguides. Cette chercheuse préconise des contenus audio à base d'interviews d'experts. Autrement dit des historiens, guides-conférenciers, archéologues, géographes... mais les « experts » d'un territoire peuvent être aussi des habitants de longue date qui témoignent de leur vécu.

 

Implication des experts du territoire

 

Histoire de Son est convaincu par son expérience de production de contenus que la transmission et l'intérêt de l'écoute passent par les « vraies gens ». Nous privilégions les séquences audio à base d'interviews de personnes-ressources, issues du territoire ou des structures à visiter, pour plusieurs raisons :

  • La légitimité de parole : qu'il s'agisse de scientifiques ou spécialistes d'un domaine particulier ou d'habitants “experts” de leur territoire.

  • La passion communicative : les spécialistes ou les habitants d'un territoire disposés à parler sont forcément animés d'une grande motivation pour leur sujet. Motivation qui se transmet spontanément dans leur voix et leurs mots.

  • Le ton naturel : bien plus qu'un comédien extérieur qui lira un texte dont il n'est pas l'auteur, la personne-ressource qui explique un concept, un lieu, un savoir qu'elle maîtrise, sait trouver le ton et les mots. D’emblée, la proximité avec l’auditeur peut s’installer.

 

Les limites du « fait-maison »

La question qui se pose à toute structure ou collectivité c'est : puis-je produire en interne des contenus de qualité ?

 

Les compétences spécifiques au multimédia

 

En fait, la réponse est assez simple : à moins de disposer de compétences spécifiques, non.

Si votre personnel communal compte un producteur de contenus multimédia et médiateur culturel chevronné, vous pouvez en effet lui confier les contenus de votre application mobile de visite. Mais sachez que cette production lui demandera du temps, temps pendant lequel il sera indisponible pour d'autres missions.

Si vos médiateurs culturels sont familiers du numérique et enthousiastes, impliquez-les dans l'élaboration des contenus, mais en partenariat avec des prestataires spécialisés.

 

Le développement informatique d'une application numérique ou d'un dispositif technique est un métier (d'ingénieur ou d'informaticien). Il en va de même pour la production d'un discours adressé au grand public, qui retient son attention et lui transmet un message.

Si certains des commanditaires ont une formation initiale à la médiation ou à la vulgarisation, c'est loin d'être toujours le cas. Interpréter, vulgariser et expliquer sont des tâches qui nécessitent un savoir-faire spécifique. Même au-delà du numérique : quand on voit s'étaler sur les panneaux d'interprétation d'une ville touristique de nombreux termes architecturaux sans aucune définition, on reste songeur...

La production de contenus est un métier. Surtout s'il s'agit de contenus multimédias.

 

Les multiples langages de la médiation culturelle

 

Ce n'est pas parce que le commanditaire dispose en interne des compétences pour écrire un cartel d'exposition ou une brochure touristique qu'il saura concevoir des médias audio ou vidéo de qualité.

Vous ne songez pas à envoyer vos films de famille à une chaine de télévision pour qu'elle les diffuse. C'est pareil pour les contenus d'application mobile. Évitez d'infliger à vos visiteurs :

  • des rédactionnels mal conçus, au graphisme tendance mais illisible, avec des textes dignes du journal officiel,

  • l'enregistrement d'une lecture laborieuse et mal rédigée,

  • des photos floues ou surexposées,

  • les images tremblantes de la vidéo réalisée quand vous aviez 5 minutes, entre deux clients de l'office de tourisme.

La création d'un bon contenu multimédia c'est un savoir-faire, ça se paie comme le reste.

 

 

En résumé, mieux vaut un dispositif numérique de visite :

-techniquement simple mais ergonomique et opérationnel, pour une bonne expérience utilisateur et une obsolescence moins rapide,

-au contenu professionnel pour que les visiteurs aient l'impression d'avoir compris quelque chose de votre territoire ou de votre site,

-au contenu riche, pour que l'utilisateur ait le choix, et donc pour pouvoir séduire plusieurs types de visiteurs (jeunes, seniors, CSP +, personnes handicapées, touristes étrangers),

-dont le contenu puisse être enrichi et actualisé régulièrement pour faire durer votre outils de visite.

 

Pour en savoir plus

 

Les audioguides parlent (presque) d'une seule voix, de Pauline Moullot, Slate.fr, 6 janvier 2015.

Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel, Charles Demoulin, Julien Brouillard, David Lerman, Vivian Vidal, au salon Voyage en Multimédia, 6 février 2015.

La visite des musées, des expositions et des monuments, juin 2012 – CREDOC, Emilie Daudey, Sandra Hoibian, Jörg Müller.

 

 

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Des trains pour la culture (2)

21 Novembre 2014, 11:01am

Publié par véronique muzeau

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Les trains et les gares sont des lieux culturels comme les autres. Aux expositions ou événements culturels dans les gares s'ajoutent la valorisation du patrimoine liée à l'histoire ferroviaire et enfin, grâce au nomadisme numérique, l'offre culturelle à bord des trains.

 

On peut même enrichir la culture scientifique et culturelle grâce au train, plus exactement à la faveur de la construction d'une ligne de TGV, comme celle qui voit le jour entre Le Mans et Rennes.

 

Travaux ferroviaires et archéologie

 

Sur les 214 kilomètres de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire et ses quelque 2 200 hectares d’emprise foncière, l’Institut national de recherches archéologiques (INRAP) a mené plus de 20 000 jours de prospections, fouilles et études. Avec à la clef, des découvertes sur une longue période puisque les archéologues sont remontés jusqu'à Neandertal et ses bivouacs en vallée de la Sarthe. Ces découvertes sont partagées avec le public au travers d'un ouvrage Sur les rails de l’histoire. Découvertes archéologiques le long du tracé de la Ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, sous la direction de Michel Baillieu et Pierre Chevet, éditions de la Reinette, 2013.

Sur les rails de l'histoire est aussi le titre d'une exposition archéologique itinérante, qui fait halte à l'Hôtel de la Région Bretagne jusqu'au 19 décembre 2014, après un passage à la préfecture de la Sarthe au Mans, puis au musée archéologique départemental de Jublains en Mayenne.

 

La SNCF anime ses gares

 

La branche de la SNCF Gares et connexions organise quant à elle des événements culturels dans les gares, et parfois dans les trains : habillage de 6 gares avec des photographies des Rencontres d'Arles entre juillet et septembre, restauration d'éléments anciens du patrimoine ferroviaire comme les colonnes en fonte XIXe de la gare de Strasbourg, visite de la Tour de l'Horloge à la gare de Lyon (Paris) ou exposition de trains mythiques comme l'Orient Express et sa machine à vapeur pendant les journées du patrimoine.

En ce moment, des expositions en gare de Poitiers jusqu'au 10 décembre à l'occasion du Poitiers Film Festival.

Régulièrement, des concerts animent la gare Saint Lazare.

Gare et Connexions soutient même un appel au financement participatif (crowdfunding) pour la restauration des tableaux en céramique de la gare de Tours, via Ulule.fr

 

L'interprétation du paysage vu du train

 

La gare de Tours est justement l'une des étapes clefs de l'application mobile le Val de Loire vu du train, co-réalisée par Histoire de Son (pour les contenus audio) : l'application vous explique le paysage vu du train, autrement dit ce patrimoine mondial UNESCO qu'est le Val de Loire : le fleuve, son milieu naturel, l'action humaine sur les paysages, l'histoire des villages ligériens, le troglodytisme ou l'art de tailler le tuffeau, sans oublier les vignobles du Val de Loire ou même la centrale nucléaire de Chinon. Et pour interpréter le paysage, des interviews de géographes, architectes, historiens, conservateurs ou guides, et des acteurs économiques comme un maraîcher d'Anjou ou un représentant de la profession viticole …L'application est toujours en cours d'enrichissement, elle sera terminée en 2015 et couvrira tout le trajet d'Orléans à Nantes.

 

Ce n'est qu'un début. On inventera sûrement de nouveaux moyens de transformer le déplacement ferroviaire en voyage culturel.

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Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible cet été

29 Juin 2014, 17:33pm

Publié par véronique muzeau

Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible cet été

 

Des vacances … mais pas totales. Il reste quelques rendez-vous pour ceux qui s'intéressent à la valorisation et la médiation du patrimoine, au tourisme culturel et accessible en juillet et en août.

 

  • La commission de géographie du tourisme et des loisirs de l'Université de Bretagne Occidentale organise ses 41e journées sur le thème « Tourisme, marge et périphérie », du 1er au 3 juillet au pôle universitaire de Quimper. Le programme aborde en particulier la mise en tourisme des marges et enclaves, le cas particulier des îles tropicales, le rôle des acteurs publics, les relations centre-périphérie. Les chercheurs évoqueront les cas des Inuits, des Sahariens, ou encore de l'Auvergne, de la Chartreuse, de l'arrière-pays touristique de Cancun...un vrai voyage intellectuel avant les vacances !

 

Le tourisme : une industrie d'avenir pour la France”
“Le
tourisme au service du développement du territoire".


 

  • Destinée au grand public, la Nuit des églises, le 5 juillet est aux confins de la manifestation spirituelle ...Mais pour les simples curieux, elle laisse une large place à la découverte de l'art sacré : architectural mais aussi musical, et c'est partout en France.

 

  • Le comité Cimuset (Comité International des Musées de Sciences et Technologies) organise son colloque annuel du 6 au 11 juillet à Paris et Reims. Au programme, des visites de musées de sciences, ateliers, manifestations…

 

  • Très pratico-technique, le 9 juillet, une table ronde sur la connexion numérique du tourisme en mobilité au Welcome City Lab à Paris.

 

  • Et après une longue pause...une journée professionnelle sur la recherche dans les musées, le 28 août à Coire en Suisse, organisée par l’Association des musées suisses pour réfléchir à la place de la recherche dans les musées, ses réseaux et ses outils, notamment numériques.

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Tourisme : applications mobiles innovantes ou...intelligentes ?

24 Juin 2014, 13:47pm

Publié par véronique muzeau

Une application mobile de visite doit-elle d'abord "faire riche" ou intéresser l'utilisateur ?

Une application mobile de visite doit-elle d'abord "faire riche" ou intéresser l'utilisateur ?

Parmi les grandes mesures annoncées par le ministre des Affaires Étrangères, Laurent Fabius, lors de la clôture des Assises du Tourisme le 19 juin, il est question « d'un plan Wifi pour équiper les sites touristiques et des concours pour développer des applications innovantes pour les smartphones destinées à accompagner les touristes. »

Fort bien, voilà qui semble parfait...et pourtant ! En quoi une application innovante est-elle de qualité ? Or, n'est-ce pas ce qui devrait être la priorité : la qualité ? On se gargarise de gadgets en tous genres et on oublie le véritable objectif des applications d'accompagnement touristique : il s'agit d'abord d'accompagner ! Donc d'abord d'être utile, d'apporter quelque chose. On est pourtant encore loin du compte.

Des applications simples et intéressantes

Nous avons testé quelques applications mobiles de diverses villes touristiques voire d'institutions patrimoniales. Nous tairons pudiquement leur nom mais il s'avère que la qualité de nombre de ces applications est consternante. Pour deux raisons essentielles :

 

  • une ergonomie « conçue » (mais a-t-elle seulement été pensée ?) en dépit du bon sens. On sent bien que le concepteur a voulu épater la galerie, mais le résultat, c'est la complexité d'usage de l'application, sans oublier les détails qui tuent : fichiers audio tellement dégradés qu'il deviennent inaudibles ou, à l'inverse, vidéos trop lourdes...

 

  • un contenu qui oscille entre vulgarité et indigence. En fait, on dirait qu'il n' y a pas eu de conception de contenu, même pour des villes d'art et d'histoire pourtant dotées d'un service patrimoine dont le personnel est censé avoir des compétences en médiation culturelle…

 

On se retrouve finalement avec des applications mobiles de visite qui énervent l'utilisateur et ne lui apprennent absolument rien, quelle belle réussite !

 

Alors, est-il nécessaire de proposer aux visiteurs des applications smartphone innovantes ? Peut-être...mais des applications mobiles intelligentes, sûrement !

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Muzeonum ou les bâtisseurs du musée numérique

17 Juin 2014, 16:04pm

Publié par véronique muzeau

Muzeonum ou les bâtisseurs du musée numérique

A l'origine, c'était un collectif de geeks des musées : tous ceux qui savent combien les nouvelles technologies élargissent le champ de la médiation culturelle. Muzeonum est devenu le 11 juin une association ouverte à tous les professionnels du numérique culturel qu'ils travaillent pour ou avec les musées, lieux d'exposition, institutions culturelles, etc.

 

Muzeonum au départ, c'est Omer Pesquer, consultant formateur culture+numérique. Il est rapidement soutenu par divers community managers, ou chargés de projets numériques des institutions culturelles, sans oublier les professionnels indépendants qui réalisent souvent les fameux outils numériques de médiation culturelle. Ils font de la réalité augmentée, des serious games, de l'événement virtuel, de la vidéo et de l'audio, des applications mobiles, des sites internet, des webdocs ou des installations artistiques digitales... Ils brassent toutes sortes d'idées pour réinventer le musée, ils vont d'ailleurs être nombreux à participer à Museomix en novembre.

L'un d'entre eux, Sébastien Magro, présente ces museogeeks aujourd'hui sur son blog.

Muzeonum, c'est aussi un corpus de ressources via un wiki et un réseau virtuel d'échanges via les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Pinterest et Linkedin.

Muzeonum, c'est enfin, désormais, une association.

 

 

 

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Trois journées pour admirer les métiers d'art

4 Avril 2014, 13:55pm

Publié par véronique muzeau

Trois journées pour admirer les métiers d'art

Pour ceux qui doutaient encore du talent français, voici les #Journées des Métiers d'Art ces 4, 5 et 6 avril 2014. Même si elles sont désormais européennes, ces journées mettent en lumière quelques 4000 ateliers et 130 centres de formation partout en France. Preuve que ces savoir-faire, souvent anciens et très variés, dont beaucoup côtoient la culture et le patrimoine, sont encore plein de vitalité.

 

Outre les portes-ouvertes dans les ateliers des artisans d'art, ces journées s'accompagnent d'événements, plus de 400, partout en France. Une quarantaine de circuits thématiques sont également proposés. Il s'agit donc à la fois de tourisme économique et de découverte du patrimoine culturel.

Le thème est important : "le temps de la création". Amzer zo, comme on dit en Bretagne. Parce que, pour bien faire, pour fabriquer de la qualité, il faut se donner le temps, refuser la précipitation et la vitesse qui sont trop souvent les corollaires de la modernité. Et pourtant, la bonne santé économique du secteur des métiers d'art montre que l'avenir n'est pas seulement au tout standardisé.

Plongée sonore dans l'univers de la charpente navale avec Maël, formateur aux Ateliers de l'Enfer à Douarnenez, qui participent à ces journées des métiers d'art.

 

Cette séquence est un extrait du panorama sonore "dans le sillage des voix d'Iroise" réalisé en 2012 pour le Parc Naturel Marin d'Iroise et la compagnie maritime Penn ar Bed par Histoire de Son.

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La forêt de Fontainebleau en application mobile

21 Mars 2014, 16:49pm

Publié par véronique muzeau

La forêt commentée par ses acteurs

La forêt commentée par ses acteurs

C'est la journée internationale des forêts, première édition en France ! Une journée pour valoriser ce patrimoine naturel et culturel très vigoureux dans notre pays, mais finalement méconnu. L'occasion de découvrir les trois fonctions de la forêt : économique, écologique et sociale.

 

L'Office National des Forêts (ONF) soutient cette journée qui se traduit par des animations, randonnées, expositions autour des richesses forestières qu'elles soient naturalistes, historiques, économiques.

 

La forêt lieu de médiation scientifique et culturelle

 

Et justement, l'#ONF Fontainebleau vient de sortir sa nouvelle application mobile La Forêt de Fontainebleau disponible sur Google Play et prochainement sur IOS.

Histoire de Son a participé au contenu de cette application par des interviews audio# d'un naturaliste, d'un sylviculteur et d'un historien. En vous baladant sur 5 sentiers, dont un en Réserve Biologique Intégrale, vous découvrirez les nombreux insectes de la forêt, comment on restaure une dune, comment travaille un sylviculteur, quel est l'impact des pins sylvestres sur l'écosystème de la forêt, pourquoi les allées forestière sont tracées en étoile, etc.

Pour ceux qui en doutaient encore, la forêt est un lieu de culture et de sciences, et c'est passionnant !

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