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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #valorisation du patrimoine

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en avril 2015

31 Mars 2015, 07:55am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en avril 2015

Réflexions et recherches sur la médiation culturelle et numérique, rencontres sur la valorisation du patrimoine ou l'art numérique, salon du e-tourisme. Voici quelques rendez-vous sur ces sujets au mois de avril 2015.

 

Quand les ingénieurs informaticiens et les artistes numériques se rencontrent, ça donne la biennale SIANA qui a 10 ans et se déroule du 2 au 30 avril 2015 à Évry.

 

Dans le cadre de ses cours publics d'histoire de l'art, la cité Chaillot de l'Architecture et du Patrimoine propose une rencontre sur le thème « Vivre ensemble dans les (grands) paysages patrimoniaux » le jeudi 2 avril 2015.

 

 

L'Audio Mobile Fest aura lieu en octobre 2015 à Aix en Provence

L'Audio Mobile Fest aura lieu en octobre 2015 à Aix en Provence

La revue scientifique canadienne Wi: journal of mobile media, lance un numéro spécial sur l'audio-mobilité le 2 avril 2015 à Aix en Provence. Le laboratoire d'art audio Locus Sonus en profitera pour présenter son festival MOBILE AUDIO FEST qui a lieu en octobre 2015. Le tout dans une ambiance festive.

 

Le séminaire « Structuration et analyse de données pour historien » du Pôle Informatique de Recherche et d'Enseignement en Histoire (PIREH) continue, sur la question des écritures numériques de l'histoire. Trois rendez-vous ce mois-ci à la Sorbonne :

  • « Web et conservation : les enjeux de l'archivage du web » le 3 avril 2015

  • « Les écritures de l'histoire sur les réseaux sociaux : d'Assassins Creed à #JoueLaCommeLorantDeutsch » le 10 avril 2015

  • Lecture et discussions autour du livre de Roberto Casati, Contre le colonialisme numérique, (Albin Michel, 2013) le 17 avril 2015.

 

Un autre séminaire « Pratiques numériques en sciences humaines et sociales » se termine à la Maison des Sciences de l'Homme Val de Loire (Tours et Orléans). Dernier rendez-vous à Orléans le 9 avril 2015 sur la numérisation des manuscrits médiévaux et les Digital Humanities.

 

Enfin, le séminaire « Muséologie, muséographie et nouvelles formes d’adresse au public »

de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) continue, avec une séance sur la question du multilinguisme dans la transmission numérique des savoirs le 14 avril 2015.

 

La 12ème édition des Rencontres Professionnelles de la Fédération des Ecomusées et Musées de Société (FEMS) a lieu les 9 et 10 avril 2015 à Marseille.

Les rencontres porteront sur la participation dans les musées. Les écomusées et les musées de société ont été des pionniers dans l’implication des habitants et communautés à la vie du musée. Et ils n'ont pas fini d'innover dans ce domaine.

 

La deuxième édition de Next Tourisme, rendez-vous des décideurs de l'e-tourisme du secteur privé et institutionnel, revient le 9 avril 2015 à Paris. L' après-midi sera consacrée à l'innovation, avec notamment des conférences les environnements immersifs (Oculus Rift) et l'enrichissement de l’expérience du voyageur connecté.

 

« Ce qu’exposer veut dire »c'est le thème des rencontres européennes du patrimoine, colloque organisé par l’Institut National du Patrimoine les 9 et 10 avril 2015 à Paris. Les enregistrements audio de ce colloque seront disponibles dans la Médiathèque numérique de l'INP.

 

La Région Picardie organise « Connexions – les rencontres du numérique en Picardie », du 16 au 18 avril 2015. Étudiants, enseignants et formateurs, mais aussi familles, ont rendez-vous à Amiens pour découvrir et faire partager les expériences, projets et pratiques numériques en éducation. A suivre, des ateliers, jeux, dispositifs immersifs, tables rondes et réunions professionnelles.

 

Deux visites tactiles sont proposées aux personnes déficientes visuelles le 17 avril 2015 au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse. A 10h30 : découverte du bout des doigts des fossiles de toutes les tailles des trilobites au baryonix. A 14h30, dans la Réserve visitable, on s'initie aux conditions de conservation et on manipule des objets issus des collections du muséum : paléontologie, zoologie, minéralogie.

 

MuseumNext, la conférence européenne sur le thème : « Quel est l’avenir des musées ? » a lieu du 19 au 21 avril 2015 à Genève. Forcément, le numérique y occupe une place de choix.
 

Le manifeste Arts Mobiles organise sa toute première rencontre-débat "Economie créative du mobile" autour des "Nouveaux talents numériques et nouveaux intermédiaires" le 29 avril 2015 à Paris.

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Les métiers d'art et la médiation culturelle

27 Mars 2015, 12:24pm

Publié par véronique muzeau

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

Dans l'atelier de Patrick Blanchard, sculpteur ornemaniste à Enghien-les-Bains

 

 

Ce sont les journées des métiers d'art du 27 au 29 mars 2015. Faire découvrir ces savoir-faire c'est aussi de la médiation culturelle car il s'agit bien souvent de patrimoine culturel.

 

Les 9e Journées Européennes des Métiers d'Art ( #JEMA2015) ont lieu ce dernier week-end de mars. Le programme de cette manifestation européenne se compose essentiellement de visites d'ateliers d'artisans d'art, d'expositions et de circuits thématiques.

 

Le passé et l'avenir se conjuguent

 

Bien sûr, l'événement met en lumière des métiers de haute technicité. Le thème de cette année, « territoires de l'innovation », est sans équivoque : ce sont aussi des métiers d'avenir et les JEMA ont pour but d'inciter les jeunes à s'orienter vers ces professions. D'ailleurs, les centres de formation proposent des démonstrations, ateliers d'initiation ou portes-ouvertes ; parfois sur des chantiers de restauration qu'ils ont menés.

Incidemment, il s'agit aussi d'inciter le public à acheter les objets d'artisanat d'art ou à s'offrir les services de ces artisans spécialisés qui ont pourtant souvent du mal à vivre de leur travail. C'est du « made in France » et le mot « territoires » est aussi intéressant : faire vivre les métiers d'art, c'est consommer local !

 

Patrimoine immatériel et matériel

 

Mais il s'agit aussi de comprendre des techniques parfois ancestrales qu'emploient ces métiers. C'est donc une découverte de patrimoine immatériel. Ou matériel, quand l'artisan restaure un objet ou un bâtiment historique : mobilier ancien, faïences, reliures, statues, instruments de musique, bijoux, toitures en chaume, etc.

En ce sens, les Journées des métiers d'art sont un acte de médiation culturelle.

Histoire de Son a réalisé ce type de médiation dans l'audio guide de la Collégiale Saint Martin de Montmorency (94) en donnant la parole à une restauratrice de vitraux et à un sculpteur ornemaniste. Car les artisans d'art qui oeuvrent dans la restauration patrimoniale sont aussi de véritables savants en histoire de l'art. On découvre ainsi comment travaillait l'atelier qui a réalisé au XVIe siècle les stalles de la collégiale, ou les évolutions des techniques du vitrail à la Renaissance. Les objets eux-mêmes, les symboles qu'ils arborent, nous parlent du passé et sont des témoins de l'Histoire religieuse, diplomatique, économique...

 

Un public curieux d'artisanat historique

 

Et le public est friand de ce type de manifestation. Certes, la beauté et l'émotion esthétique sont les atouts majeurs de l'artisanat d'art. Mais la découverte et l'apprentissage font aussi partie des motivations des visiteurs, comme pendant les journées du patrimoine. En témoigne le succès du chantier de Guédelon où la construction d'un château fort avec les techniques du Moyen-âge est l'occasion d'expliquer l'ouvrage du forgeron, du cordier, du menuisier ou du tailleur de pierre, la fabrication des tuiles ou des bardeaux (tuiles de bois), la teinture des tissus. On fait un peu de physique chimie en passant et on s'émerveille !

 

  • Journées européennes des métiers d'art, du 27 au 29 mars 2015, dans toute l'Europe

http://www.journeesdesmetiersdart.fr/

 

  • Collégiale Saint Martin de Montmorency

http://www.montmorency-tourisme.fr/Visite-audioguidee-de-la

 

  • Château de Guédelon

http://www.guedelon.fr/

 

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Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

17 Février 2015, 09:32am

Publié par véronique muzeau

Outils numériques de visite : équilibrer technologie et contenu

Depuis quelques années, des outils numériques toujours plus étonnants voient le jour, pour faire visiter des villes, des parcs naturels ou des sites culturels.

Et les collectivités, offices de tourisme, voire les établissements culturels, ont tendance à orienter l'essentiel de leur budget vers la technologie, au détriment des contenus et de la médiation.

Voici des arguments pour les convaincre de rééquilibrer les investissements outils-contenus.

 

Valoriser son originalité pour un tourisme personnalisé

 

Partons d'une donnée majeure du marketing territorial depuis l'irruption du numérique : le tourisme de masse est en perte de vitesse. Le visiteur veut désormais vivre une expérience singulière. C'est l'émergence d'un tourisme « hyper personnalisé ».

 

D'où l'intérêt des découvertes touristiques qui créent un lien avec un territoire. Le territoire et son patrimoine naturel, ses paysages, son patrimoine culturel bien sûr, mais y compris au sens immatériel : les atouts humains du territoire (personnes, pratiques et savoir-faire). Le patrimoine immatériel culturel est reconnu par l'UNESCO : on y trouve aussi bien des danses que des traditions culinaires, des rituels ou des techniques. C'est un atout pour la préservation de ce patrimoine, c'est aussi un atout pour le développement touristique des territoires concernés !

 

À bien y réfléchir, cette personnalisation du tourisme est aussi une chance pour les zones touristiques marginales et les petites structures. En effet, elles pourront faire valoir leur caractère unique et « hors des sentiers battus ». Il s'agira alors de concevoir ses outils de visite et de valorisation du patrimoine comme des pourvoyeurs d'expérience, de souvenirs et de culture. Rien à voir avec le cas des sites de tourisme de masse qui s'arrêtent à la fonction gestion des flux de ces outils.

Même si cet objectif de créer un véritable « compagnon de visite » est bien compris, tout reste à faire cependant pour que l'outil soit réussi et se démarque de celui du voisin.

 

Trop de technologie tue l'outil de visite

 

Cas typique de démarche inachevée : l'application mobile épate les élus et les médias locaux par son caractère apparemment innovant. Elle émoustille le visiteur avec une restitution animée en trois dimensions ou un personnage en « réalité augmentée » surgi dans le décor. Et au final, elle ne transmet rien du territoire ou du site visité.

Ce n'est pas le seul inconvénient des choix qui misent tout sur la technologie.

 

Le prototype qui fonctionne mal

 

Pire, on vous vend un outil numérique vraiment très innovant ; qui va quasiment jouer les machines à téléporter les visiteurs ou à leur faire remonter le temps, et... las ! Une fois en place, le « jouet » refuse obstinément de fonctionner correctement. Ou bien l'ergonomie est si mal pensée qu'elle en devient pénible ! Un mauvais point pour l'expérience utilisateur du visiteur et pour l'image du territoire ou du site.

 

C'est à ce moment là que le commanditaire (collectivité, office de tourisme, établissement culturel) se demande s'il a vraiment bien fait d'investir des milliers d'euros dans la création de cette application. Application certes prometteuse.... mais vraisemblablement encore en cours de développement (ce qui explique peut-être les 6 mois de retard de livraison). Trop souvent, les concepteurs d'outils de visite proposent sans l'avouer des prototypes, et c'est l'argent public qui finance...

 

Le salon Voyage en Multimédia de Saint Raphaël proposait justement le 6 février 2015 un atelier « Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel ». Au cœur de l'exposé, ce conseil de bon sens à ceux qui veulent créer un outil de visite ludique : en cas de budget restreint, mieux vaut préférer les parcours de jeux bien pensés à partir de technologies simples et déjà développées.

 

La réalité, augmentée mais pas expliquée

 

Autre cas de figure fréquent, une application mobile est mise en place, elle fonctionne, mais.... le contenu est indigent :

  • textes trop longs, trop techniques, trop savants ou bourrés de fautes,

  • enregistrements audio inaudibles et sur-compressés d'un texte « maison » mal lu et pas du tout conçu pour l'oral,

  • photos ternes,

  • vidéo amateur.

Résultat, l'utilisateur a manipulé l'outil mais sans entrer en résonance réelle avec votre territoire ou votre site, sans trouver de véritable sens à sa visite.

 

Le tout techno expose à l'obsolescence rapide

 

L'obsolescence technologique est bien plus rapide que celle des contenus : une belle photo d'un paysage reste belle quoi qu'il arrive, une bonne anecdote bien racontée par un enfant du pays restera savoureuse. Si vous n'avez misé que sur la technologie, votre média d'accompagnement à la visite risque bien de paraître ringard dans 5 ans, ce qui vous contraindra à réinvestir.

 

Éviter la standardisation des visites

 

Même un outil technologique qui semble innovant peut « standardiser » l'image de votre destination, votre territoire ou votre site. Il en va pour les dispositifs de réalité augmentée comme des audioguides. Si l'outil est conçu sans une réflexion sur son contenu (l'identité du territoire ou du site qu'il va servir), il n'y a aucune raison pour que cet outil soit original et personnalisé. On finit par se retrouver avec toujours les mêmes graphismes, les mêmes types de schémas, les mêmes interactions.

 

Audioguides traditionnels et audioguides avec interviews

 

Le cas des audioguides illustre ce problème de standardisation liée à la seule préoccupation de l'outil au détriment du contenu transmis.

Récemment, un article de Slate donnait la parole à Sophie Deshayes, docteure en Sciences de l'Information et de la Communication, qui a consacré sa thèse aux audioguides. Cette chercheuse préconise des contenus audio à base d'interviews d'experts. Autrement dit des historiens, guides-conférenciers, archéologues, géographes... mais les « experts » d'un territoire peuvent être aussi des habitants de longue date qui témoignent de leur vécu.

 

Implication des experts du territoire

 

Histoire de Son est convaincu par son expérience de production de contenus que la transmission et l'intérêt de l'écoute passent par les « vraies gens ». Nous privilégions les séquences audio à base d'interviews de personnes-ressources, issues du territoire ou des structures à visiter, pour plusieurs raisons :

  • La légitimité de parole : qu'il s'agisse de scientifiques ou spécialistes d'un domaine particulier ou d'habitants “experts” de leur territoire.

  • La passion communicative : les spécialistes ou les habitants d'un territoire disposés à parler sont forcément animés d'une grande motivation pour leur sujet. Motivation qui se transmet spontanément dans leur voix et leurs mots.

  • Le ton naturel : bien plus qu'un comédien extérieur qui lira un texte dont il n'est pas l'auteur, la personne-ressource qui explique un concept, un lieu, un savoir qu'elle maîtrise, sait trouver le ton et les mots. D’emblée, la proximité avec l’auditeur peut s’installer.

 

Les limites du « fait-maison »

La question qui se pose à toute structure ou collectivité c'est : puis-je produire en interne des contenus de qualité ?

 

Les compétences spécifiques au multimédia

 

En fait, la réponse est assez simple : à moins de disposer de compétences spécifiques, non.

Si votre personnel communal compte un producteur de contenus multimédia et médiateur culturel chevronné, vous pouvez en effet lui confier les contenus de votre application mobile de visite. Mais sachez que cette production lui demandera du temps, temps pendant lequel il sera indisponible pour d'autres missions.

Si vos médiateurs culturels sont familiers du numérique et enthousiastes, impliquez-les dans l'élaboration des contenus, mais en partenariat avec des prestataires spécialisés.

 

Le développement informatique d'une application numérique ou d'un dispositif technique est un métier (d'ingénieur ou d'informaticien). Il en va de même pour la production d'un discours adressé au grand public, qui retient son attention et lui transmet un message.

Si certains des commanditaires ont une formation initiale à la médiation ou à la vulgarisation, c'est loin d'être toujours le cas. Interpréter, vulgariser et expliquer sont des tâches qui nécessitent un savoir-faire spécifique. Même au-delà du numérique : quand on voit s'étaler sur les panneaux d'interprétation d'une ville touristique de nombreux termes architecturaux sans aucune définition, on reste songeur...

La production de contenus est un métier. Surtout s'il s'agit de contenus multimédias.

 

Les multiples langages de la médiation culturelle

 

Ce n'est pas parce que le commanditaire dispose en interne des compétences pour écrire un cartel d'exposition ou une brochure touristique qu'il saura concevoir des médias audio ou vidéo de qualité.

Vous ne songez pas à envoyer vos films de famille à une chaine de télévision pour qu'elle les diffuse. C'est pareil pour les contenus d'application mobile. Évitez d'infliger à vos visiteurs :

  • des rédactionnels mal conçus, au graphisme tendance mais illisible, avec des textes dignes du journal officiel,

  • l'enregistrement d'une lecture laborieuse et mal rédigée,

  • des photos floues ou surexposées,

  • les images tremblantes de la vidéo réalisée quand vous aviez 5 minutes, entre deux clients de l'office de tourisme.

La création d'un bon contenu multimédia c'est un savoir-faire, ça se paie comme le reste.

 

 

En résumé, mieux vaut un dispositif numérique de visite :

-techniquement simple mais ergonomique et opérationnel, pour une bonne expérience utilisateur et une obsolescence moins rapide,

-au contenu professionnel pour que les visiteurs aient l'impression d'avoir compris quelque chose de votre territoire ou de votre site,

-au contenu riche, pour que l'utilisateur ait le choix, et donc pour pouvoir séduire plusieurs types de visiteurs (jeunes, seniors, CSP +, personnes handicapées, touristes étrangers),

-dont le contenu puisse être enrichi et actualisé régulièrement pour faire durer votre outils de visite.

 

Pour en savoir plus

 

Les audioguides parlent (presque) d'une seule voix, de Pauline Moullot, Slate.fr, 6 janvier 2015.

Réussir le guidage et la mise en scène numérique de son patrimoine culturel, Charles Demoulin, Julien Brouillard, David Lerman, Vivian Vidal, au salon Voyage en Multimédia, 6 février 2015.

La visite des musées, des expositions et des monuments, juin 2012 – CREDOC, Emilie Daudey, Sandra Hoibian, Jörg Müller.

 

 

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