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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #mobilite

Quand le musée se fait promenade

14 Mars 2016, 22:02pm

Publié par véronique muzeau

Quand le musée se fait promenade

Au fond, pour faire un musée, il faut une collection et de la médiation. Le numérique élargit l'espace et rend la médiation culturelle itinérante, accessible et évolutive, jusqu'à transformer le musée en promenade.

 

 

Un seul musée s'est officiellement baptisé musée-promenade, celui de Marly, en référence au parc qui entoure le château et invite en effet à déambuler.

Pourtant, l'appellation pourrait convenir à bien d'autres sites culturels.

Les outils numériques font peu à peu tomber les murs des musées : à l'intérieur, ils en décloisonnent les services, amenés à échanger pour mieux communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Et ils créent avec l'extérieur ce qu'Yves-Armel Martin appelle une pervasivité, une interaction inévitable entre le musée et son environnement.

On peut désormais faire découvrir une « collection » en dehors d'un bâtiment : dans les rues d'une ville, au bord d'une rivière urbaine, voire en pleine nature.

 

Car la notion de collection s'élargit.

Évidemment, quand il s'agit d'œuvres d'art ou d'objets archéologiques, on est souvent bien obligé de protéger la collection dans un lieu fermé. Quoi que...

Prenez les gargouilles d'une cathédrale ou les sculptures qui ornent les bâtiments historiques, elles sont accessibles en plein air et peu menacées de vol.

Tout comme les sculptures monumentales contemporaines de la Vallée des saints (22), du musée de la sculpture en plein air du jardin Tino Rossi à Paris ou encore du musée-jardin consacré au sculpteur Antoine Bourdelle.

Difficile de voler une sculpture en effet.

 

L'art contemporain s'épanouit à ciel ouvert grâce au numérique

 

 

Idem pour les fresques murales, œuvres artistiques présentées aussi dans les musées en plein air comme l'original musée urbain Tony Garnier à Lyon.

On voit depuis peu des parcours « street art », comme à Paris ou Brest, émerger grâce aux cartes interactives, de type Google maps ou Open Street Map.

 

Outre les fresques murales et les graffitis, l'art contemporain expose ses architectures ou installations, comme celles d'Estuaire, parcours pérenne issu d'une biennale d'art contemporain à Nantes.

 

Les musées « classiques » ont conscience de leur fermeture et certains, comme le musée Lorrain, cherchent désormais à élargir leur espace et à s'intégrer dans un plus vaste projet urbain

 

Le musée Lorrain connecté avec son environnement urbain

Du fait de la richesse de leurs contenus, et parce que le taux d'équipement des publics explose, les outils numériques permettent cette médiation culturelle, indissociable du concept de musée.

Et grâce à ces dispositifs -justement mobiles - il devient possible de créer une muséographie dans tout type d'espace, pourvu qu'une médiation culturelle numérique vienne donner sens et cohérence à ce qui est présenté.

 

Collection naturaliste dans son élément

 

La notion de collection est aussi, depuis longtemps, appliquée aux éléments naturels remarquables.

Ainsi, le Géoparc de Digne-les-Bains se présente lui aussi comme un « musée promenade » et le numérique vient valoriser la collection du site, qui mêle en l'occurrence géologie, histoire, enthomologie et art contemporain.

Géoparc de Digne les Bains

L'environnement comme patrimoine

 

Que dire enfin des collections plus immatérielles et plus récemment reconnues comme telles, celles de l'ethnologie ?

Elles intègrent à la fois des objets (du quotidien souvent) et des « modes de vie » : types d'habitats, savoir-faire artisanaux, agricoles ou autres, langues, chants ou musiques régionaux, etc

Il est alors indispensable de présenter au visiteur tout un cadre, tout un espace de vie, en incluant souvent un paysage et un élément naturel, comme une rivière.

 

Ainsi, le musée de la batellerie de Saint Jean de Losne s'est agrandi en plein air pour promener ses visiteurs « sur les pas des mariniers ».

Pour valoriser un patrimoine rural ou artisanal, il existe plusieurs musées de plein air dans lesquels le visiteur circule d'un bâtiment à un autre, d'un potager à un moulin, d'un pressoir à un kanndi (lavoir à lin).

Ainsi, le moulin de Kerouat à Commana (écomusée des Monts d'Arrée), qui vous promène dans une petite vallée au fil d'activités proto-industrielles liées à la force du courant, ou bien le musée de plein air de Villeneuve d’Ascq.

Le musée des maisons comtoises est sans doute le plus célèbre et il joue à plein la carte des outils numériques avec « Time » visite virtuelle à suivre sur tablette ou smartphone et qui a la bonne idée d'être accessible tous handicaps sensoriels.

 

 

Évidemment, la « collection » peut prendre la forme d'un lieu de mémoire, quand il s'agit d'Histoire. Le « musée en plein air » présente alors aux visiteurs le théâtre des événements : c'est le cas du mémorial de Verdun et de son parcours, d'une fortification à l'autre, en passant par le champ de bataille.

 

Là encore, l'outil numérique permet une véritable interprétation du site et du paysage, en toute autonomie pour le visiteur, en toute saison, et d'un coût raisonnable pour la collectivité.

 

Pour une petite commune qui a vu naître ou vivre un peintre célèbre mais qui n'a pas les moyens d'ouvrir un musée en bonne et dûe forme, un outil numérique peut tout à fait

  • convoquer virtuellement les œuvres du peintre,

  • inviter le visiteur à déambuler sur les lieux réels qui ont inspiré l'artiste,

un peu à la manière de ce que fait Gardanne avec son circuit au fil des reproductions sur toiles grand format de Cézanne.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

29 Octobre 2015, 22:39pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

Un mois de novembre encore loin de l'hibernation ; il y est question de tourisme connecté, de musées et de patrimoine culturel valorisés par le numérique, et de rendez-vous festifs et créatifs autour de l'audio.

 

  • La conférence « e-tourisme 2015 » de CCM Benchmark a lieu le 4 novembre 2015 sur le thème de la mobilité. Désormais connecté, le voyageur attend de nouveaux services en ligne. Bien sûr, il sera question de l'attirer par un marketing territorial digital bien compris, de satisfaire ses besoins pratiques et logistiques, de personnaliser l'offre...Mais la conférence se demande aussi comment enrichir l'expérience des voyageurs : par la culture ?

 

  • La 21e édition du Salon international du Patrimoine culturel se tient du 5 au 8 novembre 2015 à Paris, au Carrousel du Louvre. Elle a pour thème « patrimoine et modernité » et propose des animations et conférences. À suivre en particulier, une présentation de l'application 3D Poitiers Évolution qui restitue les visages de la ville à travers les âges, réalisée avec l'Inrap et le service archéologique de Poitou-Charentes.

 

  • Un colloque Tourisme et Numérique ljeudi 5 novembre 2015 à Pleumeur-Bodou (Côtes d'Armor) haut lieu des technologies de la communication. Le colloque abordera aussi bien le tourisme et le numérique que les visites virtuelles, le géocaching, la « gamification » des visites ou la valorisation du patrimoine par la réalité augmentée et les outils immersifs

 

  • « La collecte ethnographique dans les musées de sociétés », c'est le titre d'un séminaire du MUCEM, le 6 novembre 2015. Le séminaire s'intéresse à la collecte des objets dans une perspective d'exposition. Peut-être un prochain séminaire pour aborder la collecte de l'immatériel (enregistrements de témoignages, langues, chants, pratiques culturelles ou savoirs) ?

 

  • Grand moment pour tous les innovateurs de la médiation culturelle en musée : Museomix. 

    L'opération se tient cette année sur deux week-ends consécutifs, au choix des organisateurs, entre le 6 et le 15 novembre 2015. Une dizaine de musées seront remixés en France, en Belgique, Suisse, Canada et même au Mexique par des équipes de médiateurs, artistes, bidouilleurs ou scientifiques. Le but c'est de créer dans un esprit libre et collaboratif des nouveaux dispositifs pour valoriser les collections.

 

 

  • Un atelier géant pour faire découvrir la radio : ses techniques, ses contenus. Ce sont les rencontres radiophoniques itinérantes qui ont lieu cette année du 11 au 15 novembre 2015 à Florac.

 

  • Le Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye propose une conférence sur Histopad, le nouvel outil numérique des collections du Domaine national de Chambord, par Luc Forlivesi, directeur des collections, conservateur général du patrimoine du Domaine national de Chambord le samedi 14 novembre 2015.

 

  • « Le musée par la scène. Le spectacle vivant au musée : pratiques, publics, médiations », c'est le thème d'un colloque international organisé par le Musée du Louvre, la BnF, l’INHA, le Musée d’Orsay, du 18 au 20 novembre 2015 à Paris.

 

  • Autre colloque organisé le 20 novembre 2015 à Rennes, sur la question : « pratiques artistiques et transmission : comment la culture numérique fait-elle évoluer les usages ?". Destiné avant tout aux personnels de l'éducation nationale et acteurs culturels, ce colloque est néanmoins ouvert à tous. S'inscrire avant le 13 novembre.

 

  • La Mobile Audio Fest c'est du 19 au 22 novembre 2015 à Aix-en-Provence et Marseille. Une quinzaine d'artistes revisitent l'écoute en mobilité. Au programme, des balades sonores, créations, histoires à entendre sur Internet ou à la radio, en ville ou chez soi.

 

  • Hearsay, International Audio Arts Festival a lieu pendant ce temps du 20 au 22 novembre 2015 à Kilfinane (Irlande). On y partage le son sous toutes ses formes : documentaire ou fiction, art sonore ou bruitage pour la radio, le cinéma ou le théâtre.

 

  • Le Cnam (centre national des arts et métiers) poursuit son séminaire de recherche sur le « Patrimoine contemporain : Science, Technique, Culture & Société » au Musée des arts et métiers. Le 25 novembre 2015, la journée d'étude portera sur les expériences, lieux d'exposition et la réception du patrimoine scientifique et contemporain en Europe.

 

  • Un peu de prospective avec l’AFEST (association francophone des experts et scientifiques du tourisme) qui organise le 25 novembre 2015 un forum sur « le tourisme des Années 2030 » à Paris.

 

  • Les 28 et 29 novembre 2015 Brest participe au Science Hack Day comme d'autres villes dans le monde entier. C'est un événement participatif qui propose à tous les amateurs de sciences et techniques de construire un prototype pour « améliorer la ville », avec l'aide de multiples partenaires : médiateurs scientifiques, Fablab, universités et écoles supérieures, technopole et cantine numérique, centre d'art contemporain, médias...

 

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Des trains pour la culture (2)

21 Novembre 2014, 11:01am

Publié par véronique muzeau

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Les trains et les gares sont des lieux culturels comme les autres. Aux expositions ou événements culturels dans les gares s'ajoutent la valorisation du patrimoine liée à l'histoire ferroviaire et enfin, grâce au nomadisme numérique, l'offre culturelle à bord des trains.

 

On peut même enrichir la culture scientifique et culturelle grâce au train, plus exactement à la faveur de la construction d'une ligne de TGV, comme celle qui voit le jour entre Le Mans et Rennes.

 

Travaux ferroviaires et archéologie

 

Sur les 214 kilomètres de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire et ses quelque 2 200 hectares d’emprise foncière, l’Institut national de recherches archéologiques (INRAP) a mené plus de 20 000 jours de prospections, fouilles et études. Avec à la clef, des découvertes sur une longue période puisque les archéologues sont remontés jusqu'à Neandertal et ses bivouacs en vallée de la Sarthe. Ces découvertes sont partagées avec le public au travers d'un ouvrage Sur les rails de l’histoire. Découvertes archéologiques le long du tracé de la Ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, sous la direction de Michel Baillieu et Pierre Chevet, éditions de la Reinette, 2013.

Sur les rails de l'histoire est aussi le titre d'une exposition archéologique itinérante, qui fait halte à l'Hôtel de la Région Bretagne jusqu'au 19 décembre 2014, après un passage à la préfecture de la Sarthe au Mans, puis au musée archéologique départemental de Jublains en Mayenne.

 

La SNCF anime ses gares

 

La branche de la SNCF Gares et connexions organise quant à elle des événements culturels dans les gares, et parfois dans les trains : habillage de 6 gares avec des photographies des Rencontres d'Arles entre juillet et septembre, restauration d'éléments anciens du patrimoine ferroviaire comme les colonnes en fonte XIXe de la gare de Strasbourg, visite de la Tour de l'Horloge à la gare de Lyon (Paris) ou exposition de trains mythiques comme l'Orient Express et sa machine à vapeur pendant les journées du patrimoine.

En ce moment, des expositions en gare de Poitiers jusqu'au 10 décembre à l'occasion du Poitiers Film Festival.

Régulièrement, des concerts animent la gare Saint Lazare.

Gare et Connexions soutient même un appel au financement participatif (crowdfunding) pour la restauration des tableaux en céramique de la gare de Tours, via Ulule.fr

 

L'interprétation du paysage vu du train

 

La gare de Tours est justement l'une des étapes clefs de l'application mobile le Val de Loire vu du train, co-réalisée par Histoire de Son (pour les contenus audio) : l'application vous explique le paysage vu du train, autrement dit ce patrimoine mondial UNESCO qu'est le Val de Loire : le fleuve, son milieu naturel, l'action humaine sur les paysages, l'histoire des villages ligériens, le troglodytisme ou l'art de tailler le tuffeau, sans oublier les vignobles du Val de Loire ou même la centrale nucléaire de Chinon. Et pour interpréter le paysage, des interviews de géographes, architectes, historiens, conservateurs ou guides, et des acteurs économiques comme un maraîcher d'Anjou ou un représentant de la profession viticole …L'application est toujours en cours d'enrichissement, elle sera terminée en 2015 et couvrira tout le trajet d'Orléans à Nantes.

 

Ce n'est qu'un début. On inventera sûrement de nouveaux moyens de transformer le déplacement ferroviaire en voyage culturel.

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Un autre tourisme est possible

13 Novembre 2014, 16:36pm

Publié par véronique muzeau

Le tourisme réussi c'est d'abord l'expérience inoubliable

Le tourisme réussi c'est d'abord l'expérience inoubliable

Ce n'est pas au « premier pays touristique du monde » - la France - qu'on va donner des leçons de tourisme... Et pourtant si ! Le CESE, conseil économique social et environnemental préconise de « repenser le tourisme ». La proximité, la diversification des formes de tourisme et l'ancrage dans les territoires devraient être les axes du tourisme de demain.

 

Du tourisme de masse au tourisme durable

 

Le tourisme en France reste un tourisme « de masse », concentré sur un cinquième du territoire hexagonal alors que les 80% restants ont sans doute des atouts à faire valoir.

Concentré également dans le temps (de juillet à septembre), ce tourisme n'est guère durable : il génère surcharge, surpopulation et surconsommation sur une petite portion du territoire. Il exclut aussi une partie de la population française elle-même. D'où les maîtres-mots pour le nouveau tourisme que le CESE appelle de ses voeux : durable et social.

 

Spécificités et inventivité

 

Pour éparpiller les visiteurs et rendre les vacances plus accessibles, le Conseil préconise une offre plus diversifiée, plus innovante aussi. Les territoires ont des atouts variés, ils doivent pouvoir se distinguer les uns des autres pour étonner les vacanciers. Alors que le CESE souligne la multiplicité des acteurs du tourisme (le fameux « mille-feuille » des Offices, Syndicats, Pays, Agences), on s'étonne en effet que l'offre soit si standardisée. Il faut dire que ces nombreux acteurs collaborent encore assez mal, souligne le Conseil. La concurrence fait rage pour une petite part de gâteau, alors qu'il reste l'essentiel du gâteau à se partager... L'imagination ferait-elle défaut aux acteurs du tourisme ? Ou bien les bonnes idées circuleraient-elles peu ?

 

Proximité et participation

 

En tourisme aussi on peut promouvoir les circuits courts. Une distance moindre réduit les déplacements, donc leur coût et les pollutions qu'ils génèrent. Le temps de tourisme s'en trouve aussi allongé. C'est donc plus durable et plus social. Il ne reste plus au territoire qu'à séduire ses voisins, voire ses propres résidents. Et surtout à conquérir ceux parmi eux qui ne sont pas encore touristes !

Le CESE préconise donc un tourisme accessible à tous, mieux réparti, diversifié, plus proche de la nature et des habitants. Presque une révolution, mais on devrait pouvoir y arriver !

 

Et cette vision c'est bon pour le tourisme culturel.

Certes, le touriste durable appréciera le calme verdoyant d'une campagne hors des sentiers battus. Il s'éclatera physiquement dans des forêts sauvages ou sur des rivières méconnues. Certes, il goûtera certainement la gastronomie locale restée authentique, et il aimera dormir chez les gens du cru.

Mais gageons que le touriste durable aura aussi soif de découverte et donc de culture !

 

Élargissement du champ de la culture

 

Dans son article sur la participation des publics au musée, Sébastien Magro, expert en nouvelles muséographies, évoque nos 250 écomusées et musées de société. Il rappelle au passage que la notion de patrimoine ou d'objet de culture s'est bien élargie depuis les années 1970.

Au delà des oeuvres d'art ou des vestiges archéologie, tout (ou presque) peut être sujet d'étonnement, d'apprentissage et d'émotion : les communautés humaines, leurs pratiques, leur vécu, leurs souvenirs. L'ethnologie est passée par là. Et nous ajouterons le milieu naturel : faune, flore, géologie, géographie. L'écologie a bien poussé.

 

Les outils d'un tourisme accessible et disséminé

 

Les outils numériques permettent depuis quelques années (seulement) de concevoir une transmission et une découverte sans bâtiments, sans même un personnel d'accueil (c'est parfois regrettable) ; on crée ici des « musées promenades » en plein air, on propose là des parcours ou des itinéraires d'interprétation.

Nul besoin désormais d'avoir un arc de triomphe à l'entrée de la ville, ni de bâtir à grand frais un musée. Il suffit en somme de donner du sens à son territoire, quel qu'il soit.

Enfin, il suffit... La mise en valeur d'un patrimoine, son interprétation et sa mise en scène ne s'improvisent pas, bien sûr. La construction des outils numériques de visite est affaire de professionnels y compris leur contenu ! Et le « fait maison » n'est guère souhaitable pour résister à la concurrence des autres territoires. Adapter son discours aux différents médias numériques, interviewer des personnes ressources, connaître les ressorts de la médiation numérique, rendre cette médiation accessible à des visiteurs handicapés, voilà qui suppose un savoir-faire.

 

Mais si la mise en valeur des mille et un trésors culturels ou naturels de la France est réussie, nul doute qu'on pourra répartir les visiteurs dans l'espace et le temps. Nul doute qu'on aura aussi "créé" un supplément de tourisme en qualité et en quantité. Nul doute qu'on inventera un nouveau tourisme plus seulement limité au « bronzage idiot » sur quelques centimètres carrés de serviette.

De toute façon, aurons-nous le choix ?

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Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible cet été

29 Juin 2014, 17:33pm

Publié par véronique muzeau

Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible cet été

 

Des vacances … mais pas totales. Il reste quelques rendez-vous pour ceux qui s'intéressent à la valorisation et la médiation du patrimoine, au tourisme culturel et accessible en juillet et en août.

 

  • La commission de géographie du tourisme et des loisirs de l'Université de Bretagne Occidentale organise ses 41e journées sur le thème « Tourisme, marge et périphérie », du 1er au 3 juillet au pôle universitaire de Quimper. Le programme aborde en particulier la mise en tourisme des marges et enclaves, le cas particulier des îles tropicales, le rôle des acteurs publics, les relations centre-périphérie. Les chercheurs évoqueront les cas des Inuits, des Sahariens, ou encore de l'Auvergne, de la Chartreuse, de l'arrière-pays touristique de Cancun...un vrai voyage intellectuel avant les vacances !

 

Le tourisme : une industrie d'avenir pour la France”
“Le
tourisme au service du développement du territoire".


 

  • Destinée au grand public, la Nuit des églises, le 5 juillet est aux confins de la manifestation spirituelle ...Mais pour les simples curieux, elle laisse une large place à la découverte de l'art sacré : architectural mais aussi musical, et c'est partout en France.

 

  • Le comité Cimuset (Comité International des Musées de Sciences et Technologies) organise son colloque annuel du 6 au 11 juillet à Paris et Reims. Au programme, des visites de musées de sciences, ateliers, manifestations…

 

  • Très pratico-technique, le 9 juillet, une table ronde sur la connexion numérique du tourisme en mobilité au Welcome City Lab à Paris.

 

  • Et après une longue pause...une journée professionnelle sur la recherche dans les musées, le 28 août à Coire en Suisse, organisée par l’Association des musées suisses pour réfléchir à la place de la recherche dans les musées, ses réseaux et ses outils, notamment numériques.

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Carte numérique des lieux accessibles à Brest

11 Mai 2014, 18:08pm

Publié par véronique muzeau

Carte numérique des lieux accessibles à Brest

Brest Métropole Océane aura bientôt sa carte collaborative de l'accessibilité, une mise en commun des données grâce au numérique pour améliorer la mobilité de tous.

Qu'on ait un handicap moteur, sensoriel, psychique ou mental, qu'on soit parent muni de poussette, qu'on soit adepte du cyclisme ou du roller, on pourra trouver son itinéraire et ses lieux d'accueil grâce à cette carte basée sur le projet libre Open Street Map.

Une idée de l'association Tiriad et de la cantine numérique de Brest. Pour l'instant, le projet concerne Brest et son agglomération, mais à terme, il pourrait s'étendre bien au delà. Tout dépend du nombre de participants.

 


Pour en savoir plus, écoutez cette émission de notre partenaire Radio Évasion.

 

 

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Déficience visuelle : quelle accessibilité numérique ?

28 Mars 2014, 12:10pm

Publié par véronique muzeau

les écrans tactiles ne le sont pas... pour un aveugle

les écrans tactiles ne le sont pas... pour un aveugle

Lundi 31 mars a lieu le 8ème Forum européen de l'accessibilité numérique à la Cité des Sciences à Paris

Professionnels et représentants d' associations vont plancher sur le thème : "l'utilisateur handicapé au coeur de l'#accessibilité numérique".

 

Les nouvelles technologies ont certes bien amélioré le quotidien de nombreuses personnes handicapées mais elles représentent parfois une difficulté supplémentaire pour les usagers qui souffrent d'un handicap sensoriel, en particulier la déficience visuelle. Pour ce public, il est d'abord très important que les sites internet ou sites mobiles soient ergonomiques, simples à utiliser... ce qui profitera à tous les utilisateurs ! C'est le principe même de la conception universelle.

Ensuite, il faut proposer des outils supplémentaires qui rendent accessible le contenu des sites : l'audio en particulier et pas seulement des voix de synthèse !

Écoutez le témoignage de Bruno Quellec, responsable du service accessibilité de l'association Clair-Obscur, IPIDV (institut pour l'intégration des déficients visuels) nous parler de l'accessibilité numérique pour les non-voyants. Il est lui-même aveugle.

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Un salon pour toutes les radios

7 Février 2014, 10:31am

Publié par véronique muzeau

Un salon pour toutes les radios

Février est décidément le mois du son et de la radio :

alors que la semaine du son se termine,

alors que le festival Longueur d'ondes de Brest, plutôt centré sur la création sonore, commence lundi,

voici le salon de la radio, du 9 au 11 février 2014, à Paris.

 

Le salon a le mérite de s'adresser à toutes les catégories de la radio de A à E : associatives, privées indépendantes, réseaux musicaux, et généralistes. Le programme fait donc la part belle à la stratégie marketing et commerciale, à la technique et au matériel. Des domaines qui concernent la majorité des exposants du salon ; on notera au passage la part croissante du numérique : logiciels de diffusion, de gestion de programmes ou de montage, mais aussi logiciels de création d'applications mobiles ou plateformes de création de webradios.

C'est certain, en matière de fonctionnement comme d'usages, la radio vit une révolution. Il est loin le temps où on pouvait seulement suivre son émission favorite à heure fixe, dans sa salle de bain, sa cuisine, à la rigueur dans sa voiture. Aujourd'hui, chacun peut se fabriquer un programme sur mesure en téléchargeant les émissions et les écouter à tout moment en tout lieu sur son smartphone. Le terme de baladodiffusion résume assez bien la situation. Quant aux webradios, elles permettent une telle variété des offres qu'on se demande s'il n'y a pas finalement en ce monde une webradio par auditeur...

Plus de la moitié des ateliers et conférences proposés au salon de la radio touche de près au digital : stratégie internet, transmédia et radio, financement participatif d'une webradio, définition des programmes les plus adaptés aux smartphones, RNT (radio numérique terrestre)...

Il y a tout de même quelques rendez-vous consacrés à la réflexion sur les contenus : les réseaux sociaux comme source d'information, être journaliste, est-ce plus que deux minutes d'intervention ? Les règles et évolutions du métier de grand reporter radio, comment engager ses auditeurs.

 

 

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