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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #mediation culturelle numerique

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

31 Mars 2016, 22:04pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

Culture et patrimoine tout public


Ce week-end encore, ce sont les journées européennes des métiers d'art #Jema2016, soit trois jours (1er, 2 et 3 avril) pour visiter les ateliers et admirer les savoir-faire des artisans d'art dans quelques 200 métiers, partout en France. Cette année, à l'occasion de ses 10 ans, la manifestation se tourne vers l'avenir et s'intéresse à l'innovation dans les métiers d'arts, innovation sociale mais aussi technique, avec les « gestes de demain ».


Du 26 avril au 14 mai, le festival Interstices parsème Caen d'installations sonores, visuelles et recompose les espaces de la ville.


 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Un temps fort qui se termine ce week-end sur Twitter, la #MuseumWeek ! Les musées tweetent encore ce vendredi 1er avril leurs projets innovants via #futurMW, leurs anecdotes avec #ZoomMW samedi 2 avril et pour finir en beauté dimanche 3 avril : leurs coups de cœur #loveMV. Il s'agit d'une opération de communication mais aussi de médiation culturelle numérique.

 


Le CVT (Consortium de valorisation thématique) de l'Alliance Athéna à Meudon consacre son petit déjeuner du 6 avril 2016 au thème : patrimoine et numérique. Les porteurs de projets en SHS y rencontrent des représentants du monde socio-économique pour tisser des partenariats.


Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine Digitale, du mardi 5 au samedi 9 avril 2016 à Bordeaux, le 6 avril est la journée Culture et Numérique. À noter en particulier, le panorama des dernières innovations numériques dans les lieux culturels en France et dans le monde par le CLIC France, et une table ronde sur les nouvelles stratégies numériques dans le champ patrimonial


Les lundis numériques de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) sont consacrés au numérique éditorial, humanités numériques, et plus spécialement pour ce qui touche au domaine visuel. Chaque 2e lundi du mois à 18h une séance ouverte au public permet d'aborder ces thématiques et ces réalisations. Le 11 avril 2016, il sera question de documentation, archives et nouvelles technologies de l’information.


Le 3ème Forum CLIC Nord / Museohub 4 a lieu les 19 et 20 avril 2016 à Lille autour de trois thèmes :
. Jeunesse et numérique patrimonial
. Réalité augmentée et virtuelle
. Maquettes et numérique


 

Médiation culturelle

 

Au Québec, à Chicoutimi, a lieu ce 1er avril la 4ème journée d'études sur la médiation culturelle après une importante enquête régionale réalisée sur ce sujet. La journée portera sur les résultats de l’enquête, les pratiques et les récits d’expériences.

 

 

Tourisme culturel

 

Comment l'aménagement du territoire peut-il encourager la pratique sensible de ce territoire, notamment grâce à l'art ? C'est le thème de la rencontre organisée ce 1er avril à Marseille par les collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, du Bureau des guides du GR2013. On doit à ces derniers un plan-guide « arts et aménagement des territoires ».

 


 

Culture, handicap et numérique


Commencé en novembre 2015, le tour de France de l'accessibilité numérique de l'association Braillenet a pour but de promouvoir l'accès des nouvelles technologies de l'information et de la communication aux personnes atteintes de handicaps, notamment sensoriels. L'étape de ce 1er avril 2016 est consacrée à la culture et a lieu au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.


 

 

Culture sonore


Les 4 et 5 avril 2016, le colloque « Une pluralité audible ? Musiques, langues et mondes sonores en contexte urbain » de l' Université Jean-Monnet de Saint-Etienne s'intéresse à la dimension sonore des villes. Il y a les lieux dans lesquels se fabrique « de la musique », les langues qui y sont parlées, les bruits et les ambiances sonores : peut-on et doit-on tout rendre audible ?

 

Dans le cadre de son cycle « à pleine voix », Karine Le Bail, historienne, chargée de recherche au CNRS, productrice de l’émission « À pleine voix » sur France Musique propose le 5 avril 2016 une rencontre autour de la transformation de la voix (logiciels de transformation, traitement et spatialisation en temps réel de la voix).


 

Le séminaire Espace-son, Approche interdisciplinaire des milieux sonores reçoit le lundi 11 avril 2016 à l'Université Paris Ouest la Défense, Steven Feld, « Etre à l’écoute des manières d’entendre : une acoustémologie en Papouasie Nouvelle Guinée »


 

Le 20 avril à Rennes, on pourra suivre la restitution d'un atelier de création sonore proposé par Flora Bruneteau à une vingtaine d'étudiants de septembre 2015 à mars 2016. Ils ont créé une cartographie sonore du quartier Villejean et découvert le travail d’artistes sonores Philippe Morvan, Pauline Boyer, Benjamin Le Baron... 7 lieux cartographiés : la bibliothèque de Villejean, l'église Saint-Luc, la piscine de Villejean, le marché de Villejean, la dalle Kennedy de jour et de nuit et enfin, le parc du Berry.

 

Les 30 et 1er avril 2016 en Grande-Bretagne et au-delà, c'est la 3ème édition du Soundcamp. 24 heures d'écoute du monde en streaming, au fil des micros des différents preneurs de son.
 

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Au PULP Festival (de la Ferme du Buisson en complicité avec Arte) les 8,9 et 10 avril 2016 : entre autres propositions Phallaina, en visite sonorisée grandeur nature, en smartphone ou en tablette mais aussi Billy the Kid I love you, un spectacle qui lie dessin, film et musique en live ou encore Richard III, avec des procédés numériques novateurs.


 

On explore aussi beaucoup les nouvelles écritures au Learn Do Share – Paris puisque l'événement est précisément consacré au storytelling, aux narrations créatives, expériences immersives, installations interactives... les 9, 11 et 12 avril 2016.

 

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La forêt de Fontainebleau en application mobile

24 Mars 2016, 22:41pm

Publié par véronique muzeau

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Le 21 mars, c'était la journée internationale des forêts. L'occasion de prendre conscience de l'importance et de la richesse des milieux forestiers. L'un des massifs les plus emblématiques de France, la forêt de Fontainebleau, propose à ses visiteurs une application mobile très riche.

 

 

La forêt de Fontainebleau sous toutes les...ramures

 

Proposée par l'Office National des Forêts, l'application mobile « la forêt de Fontainebleau » a déjà 2 ans mais elle n'a pas fini de s'enrichir.

Son principe est bien sûr d'augmenter la balade de tout promeneur curieux, habitué ou néophyte, dans l'une des plus belles forêts françaises. Il y a les suppléments pratiques : cartes téléchargeables et services de proximité géolocalisés.

Et il y a les suppléments culturels car la forêt est un patrimoine. La percevoir comme telle c'est la respecter et la protéger.

 

Raconter la forêt comme patrimoine culturel

 

De la découverte de la sylviculture à l'art rupestre, des usages du bois à la biodiversité, en passant par l'histoire des chasses royales ou de l'exploitation du grès, les thèmes de l'application mobile sont variés et les itinéraires commentés aussi.

Des photos, quelques vidéos et surtout beaucoup d'audio. Car l'idée est d'éviter au visiteur de la forêt de trop garder les yeux sur son smartphone. Il s'agit plutôt de lui montrer ce qu'il n'aurait pas forcément vu. Et de le lui expliquer.

Certains sentiers s'articulent autour d'une fiction, avec une narration théâtralisée ou mise en scène, notamment le parcours consacré à Claude-François Denecourt, l'inventeur du tourisme forestier. D'autres prennent clairement le parti de la médiation scientifique et culturelle audio.

 

Médiation scientifique et culturelle audio

 

Tous Curieux / Histoire de Son a réalisé plusieurs de ces parcours audio de découverte en interviewant les naturalistes, sylviculteurs, écologues ou historiens …

 

La forêt de Fontainebleau en application mobile

En compagnie du naturaliste Philippe Bruneau de Miré ou d'un herpétologiste (spécialiste des reptiles), vous découvrez ainsi la richesse de la faune et de la flore bellifontaines, vous suivez la lecture du paysage géologique. Vous comprenez aussi les spécificités de cet écosystème, de zone tempérée, mais souvent comparable au milieu méditerranéen du fait de son sol sableux.

Vous mesurez l'impact de l'action humaine sur ce qui était autrefois une lande, bien plus qu'une forêt...

Vous comprenez avec Jean-Claude Polton, président de l'association des amis de la Forêt de Fontainebleau, combien la culture humaine a façonné cette nature.

Les contenus témoignent ici de la diversité des membres et des partenaires réguliers de l'ONF : scientifiques, techniciens, experts, associations.

 

De l'économie à l'écologie forestière

 

Sur le sentier de la sylviculture, le contenu se fait plus économique : comment gère-t-on une forêt, comment cultiver un arbre pour son bois ? Mais il aborde aussi largement l'écologie : comment exploiter la ressource forestière sans l'épuiser, quel équilibre écologique optimal pour une forêt, quels sont les nouveaux modes de gestion forestière qui s'adaptent à l'écosystème ?

 

Sur différentes mares de la forêts, écologues et biologistes vous sensibilisent à ces zones humides exceptionnelles et fragiles qui parsèment le massif : mares de platières et leurs contraintes, mares sur argiles, plans d'eau artificiels comme la mare aux Évées, usages humains, faune et flore, devenir des mares...

 

Pour l'ONF Fontainebleau, il s'agit à la fois de faire œuvre de pédagogie afin d'expliquer son travail, de sensibiliser le visiteur à l'environnement, mais aussi d'orienter les nombreux promeneurs vers de nouveaux sites moins connus de la forêt domaniale.

Cette application mobile est aussi un bon moyen de valoriser un vaste vivier de personnes-ressources, que nous n'avons pas fini de vous faire entendre !

 

Application mobile « la forêt de Fontainebleau », disponible sur l'Apple Store et sur Google Play Store.

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Quand le musée se fait promenade

14 Mars 2016, 22:02pm

Publié par véronique muzeau

Quand le musée se fait promenade

Au fond, pour faire un musée, il faut une collection et de la médiation. Le numérique élargit l'espace et rend la médiation culturelle itinérante, accessible et évolutive, jusqu'à transformer le musée en promenade.

 

 

Un seul musée s'est officiellement baptisé musée-promenade, celui de Marly, en référence au parc qui entoure le château et invite en effet à déambuler.

Pourtant, l'appellation pourrait convenir à bien d'autres sites culturels.

Les outils numériques font peu à peu tomber les murs des musées : à l'intérieur, ils en décloisonnent les services, amenés à échanger pour mieux communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Et ils créent avec l'extérieur ce qu'Yves-Armel Martin appelle une pervasivité, une interaction inévitable entre le musée et son environnement.

On peut désormais faire découvrir une « collection » en dehors d'un bâtiment : dans les rues d'une ville, au bord d'une rivière urbaine, voire en pleine nature.

 

Car la notion de collection s'élargit.

Évidemment, quand il s'agit d'œuvres d'art ou d'objets archéologiques, on est souvent bien obligé de protéger la collection dans un lieu fermé. Quoi que...

Prenez les gargouilles d'une cathédrale ou les sculptures qui ornent les bâtiments historiques, elles sont accessibles en plein air et peu menacées de vol.

Tout comme les sculptures monumentales contemporaines de la Vallée des saints (22), du musée de la sculpture en plein air du jardin Tino Rossi à Paris ou encore du musée-jardin consacré au sculpteur Antoine Bourdelle.

Difficile de voler une sculpture en effet.

 

L'art contemporain s'épanouit à ciel ouvert grâce au numérique

 

 

Idem pour les fresques murales, œuvres artistiques présentées aussi dans les musées en plein air comme l'original musée urbain Tony Garnier à Lyon.

On voit depuis peu des parcours « street art », comme à Paris ou Brest, émerger grâce aux cartes interactives, de type Google maps ou Open Street Map.

 

Outre les fresques murales et les graffitis, l'art contemporain expose ses architectures ou installations, comme celles d'Estuaire, parcours pérenne issu d'une biennale d'art contemporain à Nantes.

 

Les musées « classiques » ont conscience de leur fermeture et certains, comme le musée Lorrain, cherchent désormais à élargir leur espace et à s'intégrer dans un plus vaste projet urbain

 

Le musée Lorrain connecté avec son environnement urbain

Du fait de la richesse de leurs contenus, et parce que le taux d'équipement des publics explose, les outils numériques permettent cette médiation culturelle, indissociable du concept de musée.

Et grâce à ces dispositifs -justement mobiles - il devient possible de créer une muséographie dans tout type d'espace, pourvu qu'une médiation culturelle numérique vienne donner sens et cohérence à ce qui est présenté.

 

Collection naturaliste dans son élément

 

La notion de collection est aussi, depuis longtemps, appliquée aux éléments naturels remarquables.

Ainsi, le Géoparc de Digne-les-Bains se présente lui aussi comme un « musée promenade » et le numérique vient valoriser la collection du site, qui mêle en l'occurrence géologie, histoire, enthomologie et art contemporain.

Géoparc de Digne les Bains

L'environnement comme patrimoine

 

Que dire enfin des collections plus immatérielles et plus récemment reconnues comme telles, celles de l'ethnologie ?

Elles intègrent à la fois des objets (du quotidien souvent) et des « modes de vie » : types d'habitats, savoir-faire artisanaux, agricoles ou autres, langues, chants ou musiques régionaux, etc

Il est alors indispensable de présenter au visiteur tout un cadre, tout un espace de vie, en incluant souvent un paysage et un élément naturel, comme une rivière.

 

Ainsi, le musée de la batellerie de Saint Jean de Losne s'est agrandi en plein air pour promener ses visiteurs « sur les pas des mariniers ».

Pour valoriser un patrimoine rural ou artisanal, il existe plusieurs musées de plein air dans lesquels le visiteur circule d'un bâtiment à un autre, d'un potager à un moulin, d'un pressoir à un kanndi (lavoir à lin).

Ainsi, le moulin de Kerouat à Commana (écomusée des Monts d'Arrée), qui vous promène dans une petite vallée au fil d'activités proto-industrielles liées à la force du courant, ou bien le musée de plein air de Villeneuve d’Ascq.

Le musée des maisons comtoises est sans doute le plus célèbre et il joue à plein la carte des outils numériques avec « Time » visite virtuelle à suivre sur tablette ou smartphone et qui a la bonne idée d'être accessible tous handicaps sensoriels.

 

 

Évidemment, la « collection » peut prendre la forme d'un lieu de mémoire, quand il s'agit d'Histoire. Le « musée en plein air » présente alors aux visiteurs le théâtre des événements : c'est le cas du mémorial de Verdun et de son parcours, d'une fortification à l'autre, en passant par le champ de bataille.

 

Là encore, l'outil numérique permet une véritable interprétation du site et du paysage, en toute autonomie pour le visiteur, en toute saison, et d'un coût raisonnable pour la collectivité.

 

Pour une petite commune qui a vu naître ou vivre un peintre célèbre mais qui n'a pas les moyens d'ouvrir un musée en bonne et dûe forme, un outil numérique peut tout à fait

  • convoquer virtuellement les œuvres du peintre,

  • inviter le visiteur à déambuler sur les lieux réels qui ont inspiré l'artiste,

un peu à la manière de ce que fait Gardanne avec son circuit au fil des reproductions sur toiles grand format de Cézanne.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2016

26 Février 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2016

Ça sent le renouveau printanier pour l'art numérique : plusieurs festivals et événements sont programmés en ce mois de mars 2016.

La création sonore nous promet aussi quelques beaux rendez-vous et la médiation culturelle numérique n'est pas en reste.

 

 

L'art en mode numérique

 

 

  • Art, innovation et numérique sont les trois mamelles du Mirage Festival qui a lieu du 2 au 6 mars 2016 à Lyon. Son volet « Open Creative Forum » se joue en mode collaboratif.

 

  • Comment les anthropologues, réalisateurs, plasticiens, ingénieurs pensent-ils et interprètent-ils le monde numérique ? Installations et débats pour tenter de répondre à cette vaste question aux Anthropologies Numériques organisées par Le Cube à Issy-les-Moulineaux (92) du 10 au 12 mars 2016.

 

  • Le festival « Croisements numériques », du 16 au 30 mars 2016 à Saint-Nazaire (44), s'interroge sur les rapports entre nos corps et les nouvelles technologies de l'information et de la communication, au travers d'expositions, animations, ateliers, rencontres. conférences, spectacles et d'une journée professionnelle.

 

  • Même s'il est surtout consacré aux arts visuels, comme son nom l'indique, « Vidéoformes » se veut un festival pluridisciplinaire, ouvert à toutes les créations numériques, du 17 mars au 2 avril 2016 à Clermont-Ferrand (63).

 

  • Festival augmenté, « Tropisme » mêle installations expositions et spectacles qui font la part belle à la création digitale, du 23 mars au 8 avril 2016 à Montpellier.

 

 

La création sonore

 

  • Concerts, création sonore et poésie sonore sont diffusés par le réseau pendant l'Audioblast Festival #4, du 27 février 1er mars 2016.

 

  • Un laboratoire sonore d'expérimentation en poésie et art, c'est ainsi que se définit la performance FabrikaVoxa à suivre le 3 mars 2016 à l'espace multimédia Gantner de Bourogne (90).

 

  • « Lieux perdus » est un concert immersif à écouter en son 3D au casque, interprété par Le balcon, avec la mise en scène sonore de Benjamin Lazar, le 5 mars 2016 à Compiègne (60).

 

  • Une exposition destinée aux plus jeunes qui mêle arts plastiques et sonores, c'est le « Jardin Sonore » proposé par le Quartier, centre d'art contemporain de Quimper (29) du 5 au 27 mars 2016.

 

  • Et un p'tit quatre-heures

 

 

  • La Journée Territoires du documentaire sonore, est organisée le 18 mars 2016 à Paris, par l’Ina et l’ Addor (association pour le développement du documentaire radiophonique et de la création sonore). Une occasion pour les documentaristes radio de toutes générations d'échanger sur leur expérience les évolutions les plus récentes liées au numérique. Des séances d’écoute sont aussi prévues.

 

  • Espace-son est un séminaire international qui permet une approche interdisciplinaire des milieux sonores. Il a lieu du 21 au 25 mars 2016 à l'Université Paris 8, en partenariat avec la Semaine des arts.

 

 

 

La médiation culturelle numérique

 

  • Entre création artistique et médiation culturelle, le Musée national Jean Jacques Henner (Paris) propose à ses visiteurs de créer leurs propres œuvres numériques à partir d’éléments de tableaux de l’artiste, le 1er mars 2016, dans le cadre de ses nocturnes.

 

  • Gazouillez musées ! Devenu un véritable temps fort de la communication et de la médiation culturelle des musées, la #MuseumWeek a lieu du 28 mars au 4 avril 2016 sur le réseau social Twitter. Retrouvez les 7 thèmes et les 7 hashtags ici.

 

 

 

Le tourisme culturel et numérique

 

 

  • Un workshop est consacré à l'œnotourisme et au numérique à Bourges les 22 et 23 mars 2016. Des tables rondes et des débats permettront de dresser un état des lieux et de confronter les points de vue des différents acteurs du tourisme du vin en Berry. L'idée est de proposer ensuite de nouvelles expériences aux visiteurs : applications numériques à destination touristique, technologies 3D etc.

 

  • Les technologies virtuelles appliquées au tourisme culturel et au patrimoine seront notamment au programme du « Laval Virtual » le forum des technologies immersives, du 23 au 27 mars 2016 à Laval.

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

29 Janvier 2016, 11:39am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Ce mois-ci, Tous Curieux / Histoire de Son vous propose deux agendas : le premier pointe les rendez-vous relatifs à la médiation et au tourisme, culturels et scientifiques, numériques et multimédias, le second s'intéresse à l'accessibilité à la culture des publics déficients visuels.

 

  • Comment parler de sciences aux jeunes ? C'est le thème des rencontres Sciences et Médias qui ont lieu tous les deux ans. Le 1er février 2016, à la préfecture de Paris et d'Île de France, les représentants des différentes sociétés savantes s'interrogeront donc sur les outils médiatiques pour parler de science aux enfants et aux adolescents.

 

  • Les rencontres nationales du tourisme fluvial ont lieu les 2 et 3 février 2016 à Avignon. Si on salue l'intérêt de ce mode d'itinérance douce, on peut regretter cependant l'absence de la question culturelle dans les débats. Les rencontres s'orientent largement vers l'éco-tourisme mais semblent oublier que le rythme des croisières fluviales laisse un temps pour la culture.

 

  • Le réseau national des destinations départementales Rn2D organise une Rencontre DATAtourisme le mercredi 3 février 2016. L'idée est de créer un guichet unique de la donnée touristique en open-data. La rencontre est l'un des événements connexes au...

 

  • ...Voyage en multimédia qui revient pour la 7ème fois à Saint-Raphaël les 4 et 5 février 2016. La culture trouve toujours sa place dans ce rendez-vous qui explore toutes les déclinaisons numériques du tourisme. À noter en particulier, le barcamp du jeudi matin : « comment nous, acteurs de la culture et du tourisme pouvons-nous nous enrichir de nos expériences et mutualiser nos savoirs-faire ? ». Également, lors des ateliers du vendredi, avec ce thème : « comment le numérique apporte de la valeur à l’expérience culturelle ? » ou dans une moindre mesure, « l’immersion par le multimédia : la sensation de vivre l’expérience ».

 

  • Lyon science 2016 a lieu le 7 février 2016. C'est une journée consacrée à la vulgarisation scientifique qui met en valeur ces nouvelles formes de médiation des sciences : réseaux sociaux, blogs, youtube, FabLab et podcasts (l'un des partenaires de l’événement c'est Podcast Science).

 

  • À propos d'audio, en écho à la semaine du son, Longueur d'ondes, le festival de la radio et de l'écoute à Brest, c'est du 4 au 7 février 2016. Cet événement unique en son genre promeut en particulier la création radiophonique sous toutes ses formes et en particulier le documentaire ou l'art sonore. Cette année, l'humour radiophonique sera notamment exploré.

 

  • Les rencontres régionales des usages du numérique de la Drac Languedoc-Roussillon porteront sur la révolution numérique au service des publics et de la culture le 10 février 2016 à Montpellier. Il sera donc question de l'utilisation des outils numériques dans la création, la médiation et la transmission de la culture.

 

  • Ce même 10 février 2016, toujours à Montpellier, le musée Fabre et la licence de sciences du langage (parcours "communication, médias, médiations numériques") de l'université Paul Valéry Montpellier III proposent une conférence sur le thème de la médiation numérique au musée dans le cadre de l’exposition Senufo : art et identités en Afrique de l'Ouest au musée Fabre de Montpellier.

 

  • Audioblast festival est un « moment » de création audio en réseau originaire de Nantes. Mais la particularité de ce festival de création sonore numérique est d'utiliser le réseau comme lieu de diffusion, expérimental, drone, noise, field recordings, poésie sonore, électroniques, musiques contemporaines. Il est donc universel et il a lieu du 27 février au 1er mars 2015.
Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en février 2016

Focus sur les visites culturelles adaptées aux handicaps visuels

 

C'est un progrès sensible, les visites guidées pour les publics non voyants ou mal voyants se multiplient dans les établissements culturels. En voici quelques-unes en février 2016 dans les musées parisiens.

 

  • Le tout nouveau musée de l'Homme a bien sûr intégré les problématiques de l'accessibilité culturelle en fonction des différents handicaps. Pour le handicap visuel, le musée propose une visite sensorielle de l’exposition permanente actuelle : la Galerie de l’Homme, à découvrir en mouvements, ressentis et échanges, le 1er février 2016.

 

  • Le Palais de la découverte se laisse toucher : plans en relief, mais aussi éléments architecturaux et statues, pour une visite consacrée à l'histoire et à l'architecture du palais le 2 février 2016.

 

  • Art visuel par excellence, la bande-dessinée devient accessible aux aveugles et mal-voyants par cette visite de l’exposition Claire Bretécher, à la Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou, le 4 février 2016. La visite adaptée a été conçue avec le concours et les conseils du Pôle Accessibilité de l’association Valentin Haüy. Il est possible de profiter de cet espace et des dispositifs d’accessibilité en dehors des visites adaptées.

 

  • Le Centre Pompidou propose également le 6 février 2016 une visite "Ecouter voir" dans les collections modernes du Musée, réservée aux visiteurs aveugles et malvoyants et à leurs accompagnateurs.

 

 

Retrouvez d'autres visites culturelles accessibles dans le magazine francophone du handicap Yanous.

 

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Médiation culturelle numérique : quelle transmission ?

8 Décembre 2015, 09:27am

Publié par véronique muzeau

Médiation culturelle numérique : quelle transmission ?

Apprend-on vraiment avec les outils numériques de médiation culturelle ou scientifique ? Les utilisateurs s'amusent parfois, ou s'étonnent. Mais l' « effet waouh » est-il une garantie de transmission efficace ?

 

Claire Merleau-Ponty, spécialiste de muséologie et fondatrice du musée en herbe, s'est penchée sur la question de la transmission, dont elle donne une belle définition : remettre à la génération suivante des éléments culturels.

En ce qui concerne les établissements patrimoniaux, cela inclut donc aussi bien le patrimoine matériel qu'immatériel, et le « patrimoine scientifique » : les connaissances. Le savoir, pour employer un grand mot.

Pour elle, l'acte de transmettre vise autant à l'épanouissement qu'à l'éducation et on peut trouver au musée tout autant de « l'enchantement » que de « l'instruction » (d'après une phrase de Paul Valéry).

Comme si l'un n'allait pas sans l'autre en fait. Et c'est sans doute la bonne posture.

 

Pour Claire Merleau-Ponty les nouveaux modes de médiation ont l'intérêt de pouvoir conjuguer plaisir et apprentissage.

En effet, Ils sont souvent ludiques. Mais sont-ils instructifs ?

C'est alors que se pose la question de l'ingénierie pédagogique de ces outils.

Nous l'avons déjà évoquée, avec Antony Auffret, médiateur scientifique de l'association Les Petits Débrouillards Bretagne, qui assume la parenté entre médiation culturelle et enseignement.

 

 

Du plaisir ...d'apprendre, même sans professeur

 

Quand la médiation est directe et se fait en présence d'un spécialiste qui peut interagir avec le public, la transmission de connaissances peut être validée immédiatement par le médiateur. Au besoin, il peut réexpliquer et ajouter une dose supplémentaire de vulgarisation.

 

Mais le problème avec cette médiation indirecte et autonome que permettent les outils numériques, c'est justement l'autonomie.

Qu'est-ce qui nous dit que l'utilisateur ou le visiteur retient quoi que ce soit du jeu vidéo, de l'audioguide, du dispositif immersif ou même quand il suit le profil d'un personnage historique ou fictif sur les réseaux sociaux ? Autant d'outils proposés aujourd'hui par des musées ou des établissements de culture scientifique et technique. Des outils qui sont bel et bien présentés comme outils de médiation, et pas seulement de communication.

Rien en fait ne nous garantit cette passation des connaissances à distance. Il n'y a pas d'interro à la fin. Transmettre du savoir par une vidéo n'est pas tout à fait la même chose que donner un cours en chair et en os.

 

Pédagogie de la médiation par le numérique

 

On peut néanmoins supposer que l'utilisateur a plus de chances de capter un savoir si les concepteurs de l'outil numérique ont quelques notions d'ingénierie pédagogique.

Regardons alors vers les MOOC (Massive Open Online Courses, cours en ligne ouverts à tous), dont l'objectif déclaré est bien d' « enseigner ».

 

Les recherches menées sur ces cours en ligne (dans tous domaines) décrivent un public largement prédisposé à l'apprentissage autonome : des apprenants majoritairement titulaires « d'un diplôme au moins équivalent au master et (…) souvent déjà bien insérés dans la vie professionnelle ».

Bref, le très grand public n'est pas encore concerné par les MOOC. Mais ça va sans doute changer. Surtout si les structures qui les proposent sont identifiées autrement que comme écoles, organismes de formations ou centres d'apprentissage. Quand les MOOC seront très répandus, il leur faudra de grandes qualités pédagogiques pour atteindre leur objectif : enseigner au plus grand nombre.

 

Les musées se sont mis récemment à offrir des MOOC.

D'abord des MOOC de tout petit format mais néanmoins très réussis – 2 minutes environ pour une œuvre ou un objet - que propose le Metropolitan Museum of Art via la Khan Academy. Et le nom de cette fondation indique bien son objectif : former et enseigner à distance, grâce au numérique et au multimédia.

En France, les musées qui se sont lancés dans le MOOC ont carrément proposé des cursus complets sur une thématique très porteuse comme l'Impressionnisme pour le musée d'Orsay ou Louis XIV pour le château de Versailles.

Ce dernier MOOC a bénéficié de l'expertise d'une conceptrice pédagogique, Christine Vaufrey, qu'on retrouve sur le site canadien Thot Cursus spécialisé dans la formation et l'utilisation des outils numériques pour la culture.

Bien sûr, Christine Vaufrey insiste sur le fait que la médiation à distance passe par en fait pas une présence humaine intermittente de l'autre côté de l'écran, pour répondre aux questions, créer et animer les interactions et renforcer les éventuels apprentissages. Mais en dehors des échanges sur les forums et réseaux sociaux du MOOC, les supports sont pour l'essentiel des vidéos. Et elles ont été conçues avec le plus grand soin par toute une équipe d'experts des narrations audiovisuelles ou de l'écriture multimédia ; y compris un spécialiste des audioguides pour adapter le discours à l'oral.

Parce qu'il y avait dès le départ un souhait de transmettre des connaissances, le commanditaire du MOOC a bel et bien pensé « pédagogie adaptée à l'outil numérique ». Ce n'est pas toujours le cas lors de la conception d'autres outils de médiation culturelle proposés au public, même par les musées.

Les contenus audiovisuels, y compris les textes destinés à être lus sur écrans, doivent être conçus en fonction de la spécificité des médias numériques. Si ce n'est pas le cas, le contenu risque de ne laisser aucune trace dans le cerveau du visiteur...

On trouvera sur ce point des éléments de réflexion sur le site du CNDP, par exemple les conseils d'un docteur en psychologie cognitive pour favoriser l'apprentissage par la vidéo.

 

Multiplier les médias pour encourager l'action

 

Quant à l'interaction entre apprenant et contenu, réputée si bénéfique à l'apprentissage, elle peut exister dans les dispositifs numériques, malgré l'absence d'un médiateur humain direct. C'est là que la diversité des médias numériques est un atout. Certains médias impliquent peu ou pas de participation de leur public. D'autres en revanche, comme les réseaux sociaux, en dépendent totalement.

Décliner un sujet sur différents supports permet d'impliquer davantage l'apprenant. Cela suppose aussi la répétition du message, mais sous différentes formes, stratégie éminemment pédagogique !

Le cycle des Rencontres Régionales des Usages du Numérique du Languedoc-Roussillon va d'ailleurs s'intéresser au « Transmédia, un outil participatif pour transmettre » le 9 décembre 2015.

 

Enfin, les chercheurs qui ont creusé le sujet de la transmission des savoirs « à distance » via le numérique, peuvent aussi contribuer au numéro que la Fied (Fédération Inter universitaire de l'Enseignement à Distance) consacrera à cette question.

 

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

27 Novembre 2015, 11:23am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en décembre 2015

Un peu d'avance pour cet agenda car l'approche des fêtes de fin d'année concentre les rendez-vous au début du mois de décembre. Ils s'intéressent aux arts numériques, aux musées, au tourisme culturel, au patrimoine et à l'accessibilité de la culture pour les publics handicapés.

 

 

  • « Nouvelles modalités d’appropriation et de partage au musée : les pratiques multiples de l’expérience de visite à l’époque de la culture numérique » c'est l'intitulé de la thèse de doctorat en sciences de l'information et de la communication que soutient Florence Andreacola mercredi 2 décembre 2015 à 15h00 en salle 2E01 à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse, Campus Hannah Arendt.

 

  • Le TOTEC est la conférence internationale du tourisme et des nouvelles technologies. Cette 7e édition, le 3 décembre 2015 à Paris, a pour thème «Voyager à l’ère de l’Internet des objets». On s'y penche davantage sur les technologies que sur les contenus, mais certaines innovations peuvent trouver des développements intéressants dans le tourisme culturel.

 

  • Les outils mobiles (smartphones, tablettes) deviennent des outils de création artistique et culturelle. La dimension visuelle de ces créations – la vidéo essentiellement – fait souvent oublier une aspect pourtant essentiel de ces œuvres : le son ! Le colloque international “Sons & mobiles”, les 3 et 4 décembre 2015, à Paris, s'intéresse donc au volet sonore de la création mobile.

 

 


 

  • L'association BrailleNet consacre son 22ème séminaire AccessiWeb à l'accessibilité des sites web et applications mobiles, le 4 décembre 2015 à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris. Dans la culture et le tourisme aussi se pose la question du numérique pour les personnes en situation de handicap.

 

  • Pour les personnes déficientes visuelles ou non, une visite guidée par la voix et l’imaginaire de Claire Bartoli, auteure et comédienne aveugle dans les collections du Musée d'art contemporain du Val-de-Marne, le MAC VAL qui fête ses 10 ans. Rendez-vous le 5 décembre 2015 à Vitry-sur-Seine (94). Visite gratuite, ouverte à tous, handicapés visuels ou non.

 

 

  • Quelle place pour la Culture dans le monde numérique ? C'est le titre du débat organisé le mardi 8 décembre 2015 au Parlement européen à Bruxelles. Il portera en particulier sur la réforme du droit d’auteur en Europe et la régulation du monde numérique pour soutenir la création.

 

 

  • Un autre cycle, celui des conférences organisées par La Panacée en partenariat avec l'Université Paul-Valéry Montpellier III. Celle du 11 décembre 2015 a pour thème : "Installations artistiques interactives et médiation culturelle, dans le cadre de l’exposition Anatomie de l’Automate" avec Jean-François Jégo, enseignant, directeur à INREV Université Paris 8

 

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Le tourisme de mémoire, son essor, et le rôle du numérique

13 Novembre 2015, 09:24am

Publié par véronique muzeau

Le tourisme de mémoire, son essor, et le rôle du numérique

 

 

Les commémorations du Débarquement et de la guerre de 1914-18 confirment le potentiel du tourisme de mémoire. Son ascension ne fait que commencer et le numérique est un excellent outil pour y contribuer.

 

 

 

Même si sa définition a tendance à s'élargir, le tourisme de mémoire est à la base lié à l'histoire militaire, aux batailles et autres faits d'arme suffisamment récents pour avoir marqué l'histoire familiale des visiteurs.

 

20 millions de touristes de mémoire en France

 

Il paraît que cette pratique ne date pas d'hier. Le concept serait apparu à Waterloo sur les ruines du champ de bataille parcouru au XIXe siècle par les Britanniques, pionniers du tourisme mémoriel. C'est ce que nous apprenait Bruno Colson, historien à l’université de Namur, lors d'une journée d’étude internationale à Waterloo le 7 mars 2015 (propos recueillis par la RTBF). Sur fond de romantisme et de développement des voyages, on s'intéressait soudain au passé guerrier encore inscrit dans les paysages.

 

Les Britanniques restent d'ailleurs la première clientèle étrangère des lieux de mémoire en France. Et 45% des 20 millions de visiteurs* de ces sites viennent de l'étranger : Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Pays-Bas et États-Unis essentiellement.

 

Les indices d'une tendance de fond

 

Le secrétariat d'État au tourisme, associé au ministère de la défense, s'accordent pour pointer les principaux enjeux de ce tourisme particulier :

  • enjeu civique et pédagogique, de la transmission de ce patrimoine aux générations futures,

  • enjeu culturel et touristique qui participe au dynamisme économique des territoires.

 

Le ministère de la défense a d'ailleurs consacré un espace spécifique au tourisme de mémoire au salon mondial du tourisme en 2014. Et les chiffres des enquêtes qu'il a menées en cette année commémorative sont impressionnants : une hausse de fréquentation de 145% pour les 28 sites mémoriels principaux de la seule Normandie. 5,6 millions de visiteurs y sont passés en 2014, contre 2,3 en 2013 !

C'est aussi dans ce contexte qu'Atout France a lancé l'observatoire du tourisme de mémoire.

 

L'observatoire régional du tourisme de Lorraine vient quant à lui de remettre un rapport détaillé sur ce tourisme de mémoire. L'étude des clientèles souligne le profil particulier des touristes mémoriels : une proportion plus élevée d'étrangers, des visiteurs seuls ou en couple, et plus âgés (surreprésentation de la tranche des 50-64 ans).

L'opération « Centenaire de la Première Guerre mondiale » a atteint ses objectifs de conquête de nouveaux publics puisque la fréquentation des sites de tourisme de mémoire lorrains a augmenté de 52% par rapport à 2013. Mieux, le poids des primo-visitants est plus élevé de 13 points parmi les touristes mémoriels par rapport à l’ensemble des touristes en Lorraine.

 

La forêt domaniale de Verdun qui couvre l'un des plus célèbres champs de bataille de la Première Guerre mondiale accueille 350 000 visiteurs chaque année ; mais là aussi, l'effet commémoratif joue à plein et la hausse était déjà de 40% sur les six premiers mois de l'année 2015**. En outre, la forêt est désormais labellisée "Forêt d'exception" par l'Office National des Forêts qui s'investit dans la valorisation patrimoniale de la forêt en partenariat avec les acteurs locaux. L'ONF propose des balades naturalistes dans ses forêts de l'histoire 14-18 avec ses agents en guise de guides.

 

 

Le numérique pour unifier des sites dispersés

 

Quand le tourisme de mémoire concerne un vaste territoire – et c'est souvent le cas – le numérique peut permettre au visiteur à la fois d'en avoir une vue d'ensemble, et d'entrer dans les détails des sites qui l'intéressent. Souvent, le tourisme de mémoire passe par des sentiers ou des circuits d'interprétation.
Les Chemins de mémoire de la Grande Guerre en Nord-Pas de Calais sont ainsi réunis sur un site internet.

Le parcours urbain numérique du Fort d'Issy retrace les combats de 1870-71 lors du siège de Paris par les Prussiens, puis lors de la Commune de Paris à Issy-les-Moulineaux (92).

 

Le numérique permet également la création de parcours thématiques par nationalité (les troupes russes en France), par itinéraire (la ligne de front de la Marne au Chemin des Dames) voire par séjour (trois jours à Lyon).

 

Dans l'autre sens, le numérique permet d'intégrer les sites mémoriels à la valorisation plus générale d'un territoire, à l'instar de la galerie numérique du Parc Naturel Régional du Morvan qui passe par le musée de la Résistance de Saint-Brisson.

 

Matérialiser le patrimoine immatériel

 

La mémoire n'est pas toujours gravée dans les pierres ni marquée dans le paysage. Il ne reste parfois aucun vestige du passé et s'il y en a, ces vestiges ne suffisent pas à comprendre l'histoire des lieux.

C'est justement parce qu'il s'agit beaucoup de ressentis, de souvenirs personnels, donc de patrimoine immatériel, que les outils numériques sont intéressants pour accompagner le tourisme de mémoire.

Ils ont en outre le gros avantage de pouvoir créer des passerelles entre les générations et de favoriser la transmission de la mémoire. Pour caricaturer, ces outils permettent un partage entre les grands-parents familiers du contenu et les petits enfants qui maîtrisent les outils.

La création des médias numériques peut aussi être l'occasion d'une collecte de mémoire, d'un recueil de témoignages des acteurs, tant qu'ils sont encore en vie.

Voici un petit florilège des possibilité de médiation culturelle numérique :

 

  • Audioguides à base de témoignages vécus ou de récits des collecteurs de mémoire comme celui qu'Histoire de Son a réalisé pour le sentier de la Drôle de Guerre à Wangenbourg-Engenthal (Bas-Rhin), en complément des panneaux du sentier d'interprétation.

  • Accès numérique aux documents fragiles et chargés d'émotions : lettres de poilus, journaux de bord, carnets de croquis, cartes et plans d'époque...

  • Applications mobiles immersives, réalité augmentée et reconstitution historique permettent aussi d'attirer un public plus familial comme l’application Arromanches 44 pour revivre le débarquement des soldats canadiens en Normandie en 1944.

 

Voilà pour les outils à utiliser sur place.

 

Mais en amont ou à distance des sites, les réseaux sociaux sont aussi particulièrement adaptés au partage de ces documents mémoriels et à la valorisation des lieux qui s'y attachent.

Le compte Facebook de Léon Vivien, poilu de la Grande Guerre, alimenté et mis en place par le Musée de la Grande Guerre de Meaux a beaucoup fait parler de lui. Le mémorial de Caen s'y est mis aussi, avec le G.I. Louis Castel, doté également d'un compte Twitter. Le mémorial récidive d'ailleurs avec une communauté autour du journal de Suzon, ou encore l'album de Rachel et Hannah décliné aussi sur Twitter et Instagram.

D'autres investissent Youtube comme la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Pour l'institution ou le territoire, l'intérêt des réseaux sociaux est double : allier médiation culturelle et communication.

 

 

Pour approfondir la question

 

« Le tourisme de mémoire, un atout pour les collectivités territoriales ? », colloque interdisciplinaire de l'Institut d’Auvergne du Développement des Territoires (IADT), Clermont-Ferrand, les 9 et 10 avril 2015

 

Le site du ministère de la Défense « Chemins de mémoire »

 

L'observatoire du tourisme de mémoire

 

*chiffres de la DGE (direction générale des entreprises)

**chiffres du Conseil Départemental de la Meuse

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

29 Octobre 2015, 22:39pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en novembre 2015

Un mois de novembre encore loin de l'hibernation ; il y est question de tourisme connecté, de musées et de patrimoine culturel valorisés par le numérique, et de rendez-vous festifs et créatifs autour de l'audio.

 

  • La conférence « e-tourisme 2015 » de CCM Benchmark a lieu le 4 novembre 2015 sur le thème de la mobilité. Désormais connecté, le voyageur attend de nouveaux services en ligne. Bien sûr, il sera question de l'attirer par un marketing territorial digital bien compris, de satisfaire ses besoins pratiques et logistiques, de personnaliser l'offre...Mais la conférence se demande aussi comment enrichir l'expérience des voyageurs : par la culture ?

 

  • La 21e édition du Salon international du Patrimoine culturel se tient du 5 au 8 novembre 2015 à Paris, au Carrousel du Louvre. Elle a pour thème « patrimoine et modernité » et propose des animations et conférences. À suivre en particulier, une présentation de l'application 3D Poitiers Évolution qui restitue les visages de la ville à travers les âges, réalisée avec l'Inrap et le service archéologique de Poitou-Charentes.

 

  • Un colloque Tourisme et Numérique ljeudi 5 novembre 2015 à Pleumeur-Bodou (Côtes d'Armor) haut lieu des technologies de la communication. Le colloque abordera aussi bien le tourisme et le numérique que les visites virtuelles, le géocaching, la « gamification » des visites ou la valorisation du patrimoine par la réalité augmentée et les outils immersifs

 

  • « La collecte ethnographique dans les musées de sociétés », c'est le titre d'un séminaire du MUCEM, le 6 novembre 2015. Le séminaire s'intéresse à la collecte des objets dans une perspective d'exposition. Peut-être un prochain séminaire pour aborder la collecte de l'immatériel (enregistrements de témoignages, langues, chants, pratiques culturelles ou savoirs) ?

 

  • Grand moment pour tous les innovateurs de la médiation culturelle en musée : Museomix. 

    L'opération se tient cette année sur deux week-ends consécutifs, au choix des organisateurs, entre le 6 et le 15 novembre 2015. Une dizaine de musées seront remixés en France, en Belgique, Suisse, Canada et même au Mexique par des équipes de médiateurs, artistes, bidouilleurs ou scientifiques. Le but c'est de créer dans un esprit libre et collaboratif des nouveaux dispositifs pour valoriser les collections.

 

 

  • Un atelier géant pour faire découvrir la radio : ses techniques, ses contenus. Ce sont les rencontres radiophoniques itinérantes qui ont lieu cette année du 11 au 15 novembre 2015 à Florac.

 

  • Le Musée d’Archéologie nationale – Domaine national de Saint-Germain-en-Laye propose une conférence sur Histopad, le nouvel outil numérique des collections du Domaine national de Chambord, par Luc Forlivesi, directeur des collections, conservateur général du patrimoine du Domaine national de Chambord le samedi 14 novembre 2015.

 

  • « Le musée par la scène. Le spectacle vivant au musée : pratiques, publics, médiations », c'est le thème d'un colloque international organisé par le Musée du Louvre, la BnF, l’INHA, le Musée d’Orsay, du 18 au 20 novembre 2015 à Paris.

 

  • Autre colloque organisé le 20 novembre 2015 à Rennes, sur la question : « pratiques artistiques et transmission : comment la culture numérique fait-elle évoluer les usages ?". Destiné avant tout aux personnels de l'éducation nationale et acteurs culturels, ce colloque est néanmoins ouvert à tous. S'inscrire avant le 13 novembre.

 

  • La Mobile Audio Fest c'est du 19 au 22 novembre 2015 à Aix-en-Provence et Marseille. Une quinzaine d'artistes revisitent l'écoute en mobilité. Au programme, des balades sonores, créations, histoires à entendre sur Internet ou à la radio, en ville ou chez soi.

 

  • Hearsay, International Audio Arts Festival a lieu pendant ce temps du 20 au 22 novembre 2015 à Kilfinane (Irlande). On y partage le son sous toutes ses formes : documentaire ou fiction, art sonore ou bruitage pour la radio, le cinéma ou le théâtre.

 

  • Le Cnam (centre national des arts et métiers) poursuit son séminaire de recherche sur le « Patrimoine contemporain : Science, Technique, Culture & Société » au Musée des arts et métiers. Le 25 novembre 2015, la journée d'étude portera sur les expériences, lieux d'exposition et la réception du patrimoine scientifique et contemporain en Europe.

 

  • Un peu de prospective avec l’AFEST (association francophone des experts et scientifiques du tourisme) qui organise le 25 novembre 2015 un forum sur « le tourisme des Années 2030 » à Paris.

 

  • Les 28 et 29 novembre 2015 Brest participe au Science Hack Day comme d'autres villes dans le monde entier. C'est un événement participatif qui propose à tous les amateurs de sciences et techniques de construire un prototype pour « améliorer la ville », avec l'aide de multiples partenaires : médiateurs scientifiques, Fablab, universités et écoles supérieures, technopole et cantine numérique, centre d'art contemporain, médias...

 

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Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

9 Octobre 2015, 10:49am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #8 : accueillir les publics

La médiation culturelle au musée des beaux-arts de Brest, c'est avant tout l'accueil des publics, le plus large possible, et ce même avec une petite équipe.

 

 

 

 

 

Pour Mathilde Pigallet, responsable de l'accueil des publics au musée, la médiation culturelle revient surtout à tisser des liens entre les visiteurs et les œuvres de la collection ou des expositions.

 

Le médiateur sait se faire oublier

 

Servir d'interface, mais sans s'imposer trop... le médiateur doit savoir aussi s'effacer pour laisser place au œuvres.

Pas toujours facile cependant de prendre en compte tous les publics, notamment les visiteurs concernés par les handicaps. Sur le plan de l'accessibilité culturelle, Mathilde reconnaît qu'il y a encore du chemin à parcourir au musée des beaux-arts de Brest.

D'où l'organisation d'une opération Artemix lors des journées du patrimoine 2015 avec l'association Les Petits Débrouillards de Brest et des intervenants exterieurs. Le but de ce Fablab (laboratoire de fabrication) déporté au musée était justement de construire des outils d'accessibilité aux personnes déficientes visuelles.


 

Être inventif avec les moyens dont on dispose

 

Bien sûr, le musée propose les classiques outils de médiation directe : les visites accompagnées et les ateliers jeune public pendant les vacances scolaires.

Sans oublier les animations et événements pour lesquels le musée peut s'appuyer sur son association des amis.

Mais ce recours à la médiation directe est forcément limité quand l'équipe est réduite, comme celle du musée.

D'où l'intérêt des outils de médiation indirecte, notamment numériques : le musée vient de se doter de tablettes tactiles qui permettent des visites en autonomie et enrichies par un contenu audio, photo et textuel. La page Facebook du musée est par ailleurs régulièrement alimentée et animée.

Les enfants reçoivent systématiquement un livret-jeu et peuvent s'installer dans les « quartiers jeune public » disséminés dans les salles du musée : une table avec de quoi jouer, dessiner, créer ...

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