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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Articles avec #audio

Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

17 Avril 2015, 15:03pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #2 : au jardin

La médiation culturelle descend au jardin. Lieux humains donc lieux de culture par excellence, les jardins et les parcs ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes.

 

Le jardin devenu support de culture

 

Depuis longtemps, parcs et jardins se transforment en lieux de culture dès le retour des beaux jours. Les kiosques à musique accueillent ensembles et orchestres, les théâtres de verdure s'emplissent de comédiens et de spectateurs venus savourer une pièce au clair de lune. Les conteurs promènent leurs auditeurs de bosquets en massifs au fil de leurs histoires.

Mais alors, le jardin n'est qu'un écrin, un simple réceptacle.

 

Plus récemment, il est devenu en soi un support de culture.

Déjà, c'est un coin de nature façonné par l'homme. Le jardin est culturel, comme peut l'être un paysage.

Il est aussi l'objet d'attentions particulières, avec souvent des prétentions esthétiques, parfois des visées artistiques, ou bien des objectifs médicinaux ou alimentaires. Qu'il soit parc floral, jardinet d'agrément, potager, le jardin est comme une bibliothèque végétale, à condition que la médiation sache nous aider à lire ses ouvrages.

Mais l'endroit lui-même est propice à la transmission : le jardin peut parler à tout public. Nous avons tous un jardin quelque part dans notre vie. Le jardin nous est familier.

Par ses multiples dimensions sensorielles, il est plus accessible que bien d'autres lieux. On y respire les odeurs, on y entend les chants d'oiseaux, bruissements du vent dans les feuilles ou craquements, on y touche les écorces...

 

 

Anaïs Löhmann a fait des études d'architecture du paysage. En service civique à l'écomusée des Monts d'Arrée, elle découvre le potentiel du jardin comme lieu de médiation culturelle.

 

De l'art au jardin à l'art du jardin

 

Dans le domaine artistique par exemple, on est passé de l'exposition d'oeuvres d'art dans les parcs, aux installations artistiques étroitement connectées avec le jardin. Le festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire est l'événement emblématique de ce glissement. Dans le parc du château de Chaumont, les œuvres s'inspirent du jardin ou sont des jardins. Ce ne sont pas seulement des œuvres posées dans un joli décor avec lequel elles ne dialogueraient pas.

 

Entretemps, le land art est venu d'Amérique : un art contemporain qui utilise lui aussi la nature comme environnement et comme ressource. La pratique du land art est désormais un outil de médiation culturelle, à la fois comme expression artistique mais aussi pour interroger le rapport de l'homme à la nature.

 

La science au jardin

 

Manifestation ancienne du jardin « documentaire », le parc botanique affiche lui aussi une ambition culturelle : conserver des espèces, faire avancer la science et transmettre au grand public le savoir végétal. Les jardins botaniques sont toujours appréciés des amateurs de beauté et des passionnés des plantes. Ils deviennent des lieux innovants de médiation culturelle scientifique. Ainsi en est-il du Labotanique que les Petits Débrouillards ont réalisé dans la grande serre du domaine de Trévarez à Saint-Goazec (Finistère). C'est une exposition interactive permanente centrée sur les trois espèces reines du domaine : camélias, rhododendrons et hortensias. Elle fait la part belle aux expériences et au jeu et les outils de médiation sont très variés, numériques ou pas.

 

Le jardin ethnologique

 

Autant le parc assouvit d'abord un besoin de beauté, autant le jardin a bien souvent aussi un but pratique.

Au Moyen Âge, le jardin des abbayes ou des châteaux était avant tout médicinal et potager.

L' EPCC (établissement public de coopération culturelle) Chemin du Patrimoine en Finistère a totalement recréé le jardin de l'ancienne Abbaye du Relecq pour en faire un espace d'interprétation sur l'usage alimentaire des plantes de l'époque médiévale à nos jours.

De même, l'Ancienne abbaye de Landevennec s'appuie sur son jardin d'archéologie et d'histoire pour illustrer concrètement la vie monastique au temps de Charlemagne.

Au musée de l'école rurale de Trégarvan, le jardin de l'instituteur est un élément à part entière de la scénographie. Sous la IIIe République, l'enseignant l'utilisait à la fois comme outil pédagogique et comme garde-manger.

Enfin, l'écomusée des Monts d'Arrée reconstitue, après une véritable enquête de terrain, le jardin typique de son territoire dans les années 1950. Jardin vivrier, essentiellement potager, il illustre les mutations profondes d'une Bretagne qui passe alors de l'agriculture paysanne à un modèle agricole intensif et industriel.

Plusieurs de ces propositions finistériennes sont rassemblées dans l'opération « jardins insolites en Finistère » dont le leitmotiv est bel et bien « une terre de culture et de patrimoine ».

 

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Paroles de médiateurs culturels #1

10 Avril 2015, 10:43am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #1

Histoire de Son vous propose en ce printemps un feuilleton sonore consacré à la médiation culturelle. Pour explorer ce riche métier, encore jeune et en pleine évolution, donnons la parole à ceux qui l'exercent.

 

Un écomusée de la vie rurale

 

Cécile est éducatrice à l'environnement et médiatrice culturelle à l'écomusée de Saint-Dégan à Brech (Morbihan).

L' écomusée est constitué de plusieurs bâtiments dont deux anciennes fermes des XVIIe et XIXe siècles, couvertes d'un toit de chaume en paille de seigle.

L'idée est donc de montrer l'évolution de l'habitat, des modes de vie à travers les objets, l'organisation spatiale des bâtiments, les faits et gestes des humains de l'époque, etc.

L'écomusée est représentatif du territoire du pays d'Auray et de son passé agricole. Un habitat et un tissu économique constitué de fermes de polyculture-élevage ; on cultivait plusieurs céréales et pour différents usages. Ainsi, le seigle était cultivé à la fois pour l'alimentation et pour le chaume des toitures. De même, les paysans élevaient plusieurs espèces d'animaux comme les vaches, cochons et chevaux de trait.

 

 

 

 

Comment captiver les écoliers

 

Cécile est chargé du volet scolaire de la médiation culturelle du musée, en particulier auprès des élèves de primaire ; son travail comprend donc une mission d'accueil des classes, de présentation du site. Mais sa mission d'éducatrice est d'éveiller l'intérêt des enfants. Elle le fait en comparant leur quotidien et la vie rurale d'autrefois.

 

Pour Cécile, la médiation culturelle est un mélange de transmission, valorisation et vulgarisation des collections, des objets, mais aussi des savoir-faire.

 

Les outils de médiation : visites participatives

 

En vertu d'un principe pédagogique de base qui est qu'on apprend mieux quand on fait, Cécile propose souvent davantage que des visites guidées classiques. Bien souvent, ses visites comprennent aussi une dimension sensorielle. Et les écoliers peuvent aussi découvrir l'écomusée via des jeux de piste et des énigmes. L'idée est de susciter l'observation personnelle pour permettre aux enfants de s'approprier les lieux voire des objets qu'il s'agit de retrouver.

Les enfants peuvent aussi véritablement « faire » en participant aux ateliers de fabrication du pain ou de vannerie que propose l'écomusée. Cette fois la médiation culturelle porte sur un patrimoine immatériel : savoir-faire et pratiques quotidiennes.

 

De la médiation à la sensibilisation à l'environnement

 

L'écomusée de Saint-Degan comprend également un vaste domaine : parc, verger, etc. L'idéal pour proposer aussi aux enfants des activités en extérieur. En tant qu'éducatrice à l'environnement, Cécile replace les enfants dans un environnement végétal et elle cherche ainsi à leur faire comprendre le lien que l'homme peut avoir avec la nature. En parlant des pratiques paysannes du passé, on peut rapprocher les enfants d'aujourd'hui de la nature pour mieux la préserver.

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en avril 2015

31 Mars 2015, 07:55am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en avril 2015

Réflexions et recherches sur la médiation culturelle et numérique, rencontres sur la valorisation du patrimoine ou l'art numérique, salon du e-tourisme. Voici quelques rendez-vous sur ces sujets au mois de avril 2015.

 

Quand les ingénieurs informaticiens et les artistes numériques se rencontrent, ça donne la biennale SIANA qui a 10 ans et se déroule du 2 au 30 avril 2015 à Évry.

 

Dans le cadre de ses cours publics d'histoire de l'art, la cité Chaillot de l'Architecture et du Patrimoine propose une rencontre sur le thème « Vivre ensemble dans les (grands) paysages patrimoniaux » le jeudi 2 avril 2015.

 

 

L'Audio Mobile Fest aura lieu en octobre 2015 à Aix en Provence

L'Audio Mobile Fest aura lieu en octobre 2015 à Aix en Provence

La revue scientifique canadienne Wi: journal of mobile media, lance un numéro spécial sur l'audio-mobilité le 2 avril 2015 à Aix en Provence. Le laboratoire d'art audio Locus Sonus en profitera pour présenter son festival MOBILE AUDIO FEST qui a lieu en octobre 2015. Le tout dans une ambiance festive.

 

Le séminaire « Structuration et analyse de données pour historien » du Pôle Informatique de Recherche et d'Enseignement en Histoire (PIREH) continue, sur la question des écritures numériques de l'histoire. Trois rendez-vous ce mois-ci à la Sorbonne :

  • « Web et conservation : les enjeux de l'archivage du web » le 3 avril 2015

  • « Les écritures de l'histoire sur les réseaux sociaux : d'Assassins Creed à #JoueLaCommeLorantDeutsch » le 10 avril 2015

  • Lecture et discussions autour du livre de Roberto Casati, Contre le colonialisme numérique, (Albin Michel, 2013) le 17 avril 2015.

 

Un autre séminaire « Pratiques numériques en sciences humaines et sociales » se termine à la Maison des Sciences de l'Homme Val de Loire (Tours et Orléans). Dernier rendez-vous à Orléans le 9 avril 2015 sur la numérisation des manuscrits médiévaux et les Digital Humanities.

 

Enfin, le séminaire « Muséologie, muséographie et nouvelles formes d’adresse au public »

de l'Institut de Recherche et d'Innovation (IRI) continue, avec une séance sur la question du multilinguisme dans la transmission numérique des savoirs le 14 avril 2015.

 

La 12ème édition des Rencontres Professionnelles de la Fédération des Ecomusées et Musées de Société (FEMS) a lieu les 9 et 10 avril 2015 à Marseille.

Les rencontres porteront sur la participation dans les musées. Les écomusées et les musées de société ont été des pionniers dans l’implication des habitants et communautés à la vie du musée. Et ils n'ont pas fini d'innover dans ce domaine.

 

La deuxième édition de Next Tourisme, rendez-vous des décideurs de l'e-tourisme du secteur privé et institutionnel, revient le 9 avril 2015 à Paris. L' après-midi sera consacrée à l'innovation, avec notamment des conférences les environnements immersifs (Oculus Rift) et l'enrichissement de l’expérience du voyageur connecté.

 

« Ce qu’exposer veut dire »c'est le thème des rencontres européennes du patrimoine, colloque organisé par l’Institut National du Patrimoine les 9 et 10 avril 2015 à Paris. Les enregistrements audio de ce colloque seront disponibles dans la Médiathèque numérique de l'INP.

 

La Région Picardie organise « Connexions – les rencontres du numérique en Picardie », du 16 au 18 avril 2015. Étudiants, enseignants et formateurs, mais aussi familles, ont rendez-vous à Amiens pour découvrir et faire partager les expériences, projets et pratiques numériques en éducation. A suivre, des ateliers, jeux, dispositifs immersifs, tables rondes et réunions professionnelles.

 

Deux visites tactiles sont proposées aux personnes déficientes visuelles le 17 avril 2015 au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse. A 10h30 : découverte du bout des doigts des fossiles de toutes les tailles des trilobites au baryonix. A 14h30, dans la Réserve visitable, on s'initie aux conditions de conservation et on manipule des objets issus des collections du muséum : paléontologie, zoologie, minéralogie.

 

MuseumNext, la conférence européenne sur le thème : « Quel est l’avenir des musées ? » a lieu du 19 au 21 avril 2015 à Genève. Forcément, le numérique y occupe une place de choix.
 

Le manifeste Arts Mobiles organise sa toute première rencontre-débat "Economie créative du mobile" autour des "Nouveaux talents numériques et nouveaux intermédiaires" le 29 avril 2015 à Paris.

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Médiation du patrimoine, tourisme culturel et accessible en janvier

3 Janvier 2015, 12:53pm

Publié par véronique muzeau

Agenda des rendez-vous tourisme, médiation et audio, culturels, numériques et accessibles

Agenda des rendez-vous tourisme, médiation et audio, culturels, numériques et accessibles

Une année toute fraiche et on repart du bon pied (mais doucement) sur les chemins de la médiation culturelle et scientifique, de la valorisation du patrimoine, du tourisme culturel, numériques et accessibles. Bon voyage et belles découvertes en 2015 !

 

  • « Réinventer l’alliance sciences sociétés. Un impératif démocratique » : l'objectif est ambitieux pour ce colloque forum organisé par des laboratoires de recherche, associations et instituts publics du 7 au 9 janvier 2015 à Paris. L'intérêt de cette rencontre c'est son double point de vue : il ne s'agira plus seulement de se pencher sur ce que les sciences apportent à la société. L'idée est aussi d'examiner ce que les citoyens, associations, syndicats, collectivités territoriales, entreprises apportent à la production de connaissances et ce qu’ils en attendent.

 

 

  • Les conférences de l'IREST ont lieu aussi tous les mercredis à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; le mercredi 21 Janvier 2015, Alice JUDE, Experte indépendante viendra parler « Politique européenne du tourisme, enjeux pour les acteurs publics et privés»

 

  • La 20e édition du salon du cadeau culturel et touristique Museum Expressions a lieu les 21 et 22 janvier 2015 à Paris. Le salon rassemble fabricants, artisans, éditeurs et designers d'objets dérivés du patrimoine culturel et artistique. Les professionnels des musées et du patrimoine peuvent également y trouver des conseils pour organiser la boutique de leur établissement. Le salon est aussi l'occasion d'ateliers de démonstration des savoir-faire dans ce domaine.

  • En parallèle, Museum Expressions crée un nouvel événement MuseumConnections qui se traduit par une série de conférences sur les innovations dans les musées les 21 et 22 janvier 2015 à Paris. Au menu des discussions : stratégie digitale, de marque et des publics, d'évaluation, de financement participatif, de boutique et espace de restauration des musées, d'impression 3D, et occasion de tester les GoogleGlass, une installation Beacon et l'OcculusRift, etc

     

 

  • Les Rencontres Innovation & Tourisme, le 26 janvier 2015 à Lyon. Une journée proposé par Rhône Alpes tourisme autour de l'innovation par les usages ou comment concevoir une nouvelle expérience de visite ou de séjour avec l'aide des publics.

 

  • Pour ceux qui pensent que le son est un instrument de culture, voici comme chaque année le festival de la radio et de l'écoute Longueur d'ondes à Brest. Réalisateurs de fictions sonores, producteurs de documentaires audio, créateurs et artistes sonores, journalistes et animateurs radio vous attendent du 27 janvier au 1er février 2015.

 

  • La 19ème édition du Salon International du tourisme de Rennes a lieu du 30 janvier au 1er février 2015. Il est surtout question de loisirs, d'hébergements et d'organisation dans la « plus grande agence de voyage de Bretagne », mais on notera quelques incursions du côté du tourisme culturel, grâce aux conférences proposées tout au long du salon.

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#jourdefermeture, les coulisses des musées

11 Décembre 2014, 17:29pm

Publié par véronique muzeau

le hashtag #jourdefermeture sur Google+

le hashtag #jourdefermeture sur Google+

Que se passe-t-il quand les musées sont fermés ? Le mardi, pour les musées nationaux, le lundi pour presque tous les autres, les lieux sont-ils déserts faute de public ou ont-ils une autre vie ? Un coin du voile se lève grâce au hashtag #jourdefermeture lancé par hasard sur Twitter il y a deux ans.

 

Il est vrai qu'une porte close, c'est parfois frustrant, et comme les visiteurs interpellaient certains musées sur ce jour de fermeture via Twitter, les réponses de ces derniers sont devenues un hashtag et un nouveau moyen de valoriser le travail des équipes de conservation ou d'entretien, les bâtiments, les collections.

 

Un hashtag devenu outil de communication et médiation

 

La communauté des #museogeeks, #Muzeonum, qui rassemble tous ceux qui pensent que le numérique peut apporter beaucoup aux musées, a relayé l'initiative, notamment Sébastien Magro, chargé de projets nouveaux médias au musée du quai Branly, qui évoque même un dispositif de médiation en ligne.

Après tout, comprendre le fonctionnement d'un musée ou d'une institution culturelle c'est aussi s'instruire!

D'autres institutions comme les médiathèques, bibliothèques – ou pourquoi pas les préfectures - seraient bien inspirées de se mettre aussi à raconter leur vie en dehors des horaires d'accueil du public. Ne serait-ce que pour faire taire les mauvaises langues qui pensent qu'on y glandouille.

 

Valoriser les métiers du musée

 

Alors que se passe-t-il dans les musées quand leurs portes sont fermées? Et bien, ça bouillonne, ça fourmille, ça turbine! Formations anoxie ou sécurité incendie, accueil d'étudiants en médiation ou histoire de l'art, ou de collègues étrangers en voyage d'étude, accueil des prestataires et fournisseurs, soclage, déplacement ou entretien des œuvres, et même tournage de série télévisée...Toutes sortes de professionnels vont et viennent, leurs activités sont variées et intenses.

Quand on a baigné dans cette ambiance active du #jourdefermeture, on se dit que finalement, un jour c'est bien court...

 

Immersion sonore dans le Musée des Beaux-arts de Quimper, un mardi

 

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Des trains pour la culture (2)

21 Novembre 2014, 11:01am

Publié par véronique muzeau

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Une application mobile qui vous explique le paysage traversé par le train

Les trains et les gares sont des lieux culturels comme les autres. Aux expositions ou événements culturels dans les gares s'ajoutent la valorisation du patrimoine liée à l'histoire ferroviaire et enfin, grâce au nomadisme numérique, l'offre culturelle à bord des trains.

 

On peut même enrichir la culture scientifique et culturelle grâce au train, plus exactement à la faveur de la construction d'une ligne de TGV, comme celle qui voit le jour entre Le Mans et Rennes.

 

Travaux ferroviaires et archéologie

 

Sur les 214 kilomètres de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne - Pays de la Loire et ses quelque 2 200 hectares d’emprise foncière, l’Institut national de recherches archéologiques (INRAP) a mené plus de 20 000 jours de prospections, fouilles et études. Avec à la clef, des découvertes sur une longue période puisque les archéologues sont remontés jusqu'à Neandertal et ses bivouacs en vallée de la Sarthe. Ces découvertes sont partagées avec le public au travers d'un ouvrage Sur les rails de l’histoire. Découvertes archéologiques le long du tracé de la Ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de la Loire, sous la direction de Michel Baillieu et Pierre Chevet, éditions de la Reinette, 2013.

Sur les rails de l'histoire est aussi le titre d'une exposition archéologique itinérante, qui fait halte à l'Hôtel de la Région Bretagne jusqu'au 19 décembre 2014, après un passage à la préfecture de la Sarthe au Mans, puis au musée archéologique départemental de Jublains en Mayenne.

 

La SNCF anime ses gares

 

La branche de la SNCF Gares et connexions organise quant à elle des événements culturels dans les gares, et parfois dans les trains : habillage de 6 gares avec des photographies des Rencontres d'Arles entre juillet et septembre, restauration d'éléments anciens du patrimoine ferroviaire comme les colonnes en fonte XIXe de la gare de Strasbourg, visite de la Tour de l'Horloge à la gare de Lyon (Paris) ou exposition de trains mythiques comme l'Orient Express et sa machine à vapeur pendant les journées du patrimoine.

En ce moment, des expositions en gare de Poitiers jusqu'au 10 décembre à l'occasion du Poitiers Film Festival.

Régulièrement, des concerts animent la gare Saint Lazare.

Gare et Connexions soutient même un appel au financement participatif (crowdfunding) pour la restauration des tableaux en céramique de la gare de Tours, via Ulule.fr

 

L'interprétation du paysage vu du train

 

La gare de Tours est justement l'une des étapes clefs de l'application mobile le Val de Loire vu du train, co-réalisée par Histoire de Son (pour les contenus audio) : l'application vous explique le paysage vu du train, autrement dit ce patrimoine mondial UNESCO qu'est le Val de Loire : le fleuve, son milieu naturel, l'action humaine sur les paysages, l'histoire des villages ligériens, le troglodytisme ou l'art de tailler le tuffeau, sans oublier les vignobles du Val de Loire ou même la centrale nucléaire de Chinon. Et pour interpréter le paysage, des interviews de géographes, architectes, historiens, conservateurs ou guides, et des acteurs économiques comme un maraîcher d'Anjou ou un représentant de la profession viticole …L'application est toujours en cours d'enrichissement, elle sera terminée en 2015 et couvrira tout le trajet d'Orléans à Nantes.

 

Ce n'est qu'un début. On inventera sûrement de nouveaux moyens de transformer le déplacement ferroviaire en voyage culturel.

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Mais pourquoi a-t-on besoin du son?

17 Octobre 2014, 09:17am

Publié par véronique muzeau

Un seul son vous manque, et tout est dépeuplé.

Un seul son vous manque, et tout est dépeuplé.

Le son est tellement naturel que nous avons tendance à oublier qu'il est à la fois un canal de transmission et d'apprentissage et un élément de notre culture. C'est quand le son est absent qu'on se rend compte qu'il nous manque. Mais pourquoi donc ?

 

Parce que nous avons cinq sens, en tout cas ceux qui ont la chance de ne pas souffrir d'un handicap sensoriel.

Essayez de vous rappeler la dernière fois que vous avez regardé une vidéo muette depuis votre mobile, tablette ou ordinateur ? N'étiez-vous pas soudain distrait par la recherche fébrile de la petite icône du haut-parleur ? Et perturbé si cette icône restait introuvable ?

Nous sommes ainsi faits. Le son fait partie de notre expérience permanente. Notre univers quotidien est sonore, même si le son se transforme trop souvent en bruit indésirable ou en pollution sonore. En tout cas, dès qu'un écran s'anime, dès que la vie apparaît même en fac-similé, nous nous demandons : « qu'as-tu à nous dire image en mouvement ? ».

Or, la multiplication des médias, le multimédia et le transmédia ont aussi multiplié les occasions d'être exposé à ces images animées.

 

Le problème, c'est que les apporteurs de visuel n'ont pas forcément les clefs du discours audio : quel message ? Quel langage ? Quelle diction ?

 

Mais quel genre d'accompagnement audio ?

 

Et quand on ne sait pas, on se contente :

-de garder le silence (ça vaut mieux souvent)

-ou de faire de mauvais choix comme celui d'une musique parfois désagréable et en tout cas non signifiante.

C'est oublier que le son apporte une dimension supplémentaire à un message.

Certes, nous ne retenons en moyenne que 20% de ce que nous entendons, 30% de ce que nous voyons. Mais quand nous voyons et entendons un message, alors nous en retenons plus de la moitié !

Ces chiffres varient bien sûr selon les profils d'apprenants ; les « auditifs » seront désavantagés si le son est absent d'une médiation culturelle et scientifique.

 

Le son complémentaire de l'image ou du message écrit

 

Donc, si l'image est un message, elle nécessite sans doute un commentaire, une médiation dirait-on, et il existe des professionnels comme Histoire de Son pour le faire.

Le but est alors de produire du son qui ait du sens, qui interprète, qui construise, qui transmette, qui complète l'image, en captant les échos sensibles du monde : des paroles d'acteurs humains bien sûr, les souvenirs qui font frémir les voix, mais aussi les sons du travail, de la nature ou de la culture. On voit le fendeur d'ardoise, il faut aussi l'entendre, et percevoir le choc du maillet sur le ciseau.

Une anecdote amusante rapportée par Slate.fr pour terminer : le Times diffuse dans sa salle de rédaction le bruit des machines à écrire d'autrefois. Il paraît que ça stimule la productivité des journalistes.

Le son fait partie de notre culture, bien plus que nous le pensons.

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Collégiale de Montmorency : audioguide passionné

19 Septembre 2014, 08:06am

Publié par véronique muzeau

Collégiale de Montmorency : audioguide passionné

Les journées du patrimoine, quelle belle occasion pour inaugurer la visite audio guidée « les chefs d'oeuvre de la Collégiale Saint-Martin » à Montmorency (93). Une réalisation Histoire de Son pour l'office de tourisme de Montmorency.

Récit des vrais acteurs du patrimoine

Très loin du commentaire formaté, théâtralisé... et souvent peu « impliqué », le contenu privilégie les rencontres avec les passionnés ! La substance de l'audio guide, ce sont les interviews d'une vitrailliste, d'un sculpteur ornemaniste, d'un ébéniste, de deux membres de la Société d'Histoire, de la guide attitrée et même du curé de la Collégiale, un descendant de la dynastie des Montmorency.

Du gothique au renaissant

Voici donc un moyen vivant et instructif d'admirer et de comprendre l'architecture de l'édifice, témoin de la transition entre gothique flamboyant et style renaissant. C'est le cas aussi des remarquables stalles des chanoines. Quant aux vitraux, les plus anciens datent du XVIe siècle. Ils nous racontent cette époque troublée par les guerres de religion et les guerres d'Italie. Ils nous parlent de cette famille des Montmorency, si proche du pouvoir royal. Et ils nous éblouissent par le talent des maîtres verriers qui ont su mettre à profit les évolutions des techniques du vitrail.

Audiodescriptions tactiles pour visiteurs déficients visuels

Comme il s'agit de son, l'audio guide est accessible aux visiteurs déficients visuels auxquels deux séquences de description tactile (les stalles et un pilier) sont particulièrement destinées.

L'audio guide est inauguré ce dimanche 21 septembre à 10 h,

dans la Collégiale Saint-Martin.

Il sera disponible ensuite à l'office de tourisme de Montmorency.

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Les richesses archéologiques du Finistère à la radio

30 Juillet 2014, 08:05am

Publié par véronique muzeau

Les richesses archéologiques du Finistère à la radio

Cet été, découvrez les richesses archéologiques du Finistère dans les émissions réalisées par Histoire de Son pour Radio Evasion, la radio associative de l'Aulne maritime.

Le paléolithique et le néolithique à Plouhinec

Le néolithique à Brasparts

 

 

L'antiquité gallo-romaine à Quimper

Le haut moyen-âge à Landévennec

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#Expositions sonores pour l'été

17 Juillet 2014, 09:27am

Publié par véronique muzeau

Le son, une onde qui transmet tant de notre humanité

Le son, une onde qui transmet tant de notre humanité

Il y a plusieurs façons d'utiliser le #son dans une #exposition. Bien sûr, il peut prendre la forme d'une simple ambiance destinée à renforcer l'évocation d'un lieu, d'un métier. C'est le cas le plus fréquent. Il y a aussi le son « illustration » qui vous permet d'entendre le chant de l'oiseau ou le cri de l'animal qui vous est présenté en visuel.

Mais de plus en plus, l'#audio en exposition est employé pour d'autres usages.

 

Le son du témoignage

 

Un rappel si vous passez par le centre (magique) du Finistère, allez visiter l'expo « Ecoute donc ! Parcours de femmes » à l'écomusée des Monts d'Arrée, dont la scénographie sonore est signée Histoire de Son. Les témoignages des femmes du territoire deviennent alors du #patrimoine oral.

D'autres expositions donnent la parole aux « vraies gens » ailleurs en France comme « Parole aux habitants » des sites d' Utopies réalisées. Il y est question du vécu des habitants dans des sites emblématiques de l'#architecture contemporaine : "comment vit-on aujourd'hui dans un patrimoine issu des grandes utopies du XXe siècle ?". C'est au Couvent de la Tourette à Eveux(69) jusqu' au 31 juillet 2014 et ensuite dans les autres sites du réseau.


 

Le son comme phénomène physique

 

Impossible d'oublier « La voix, l'expo qui vous parle » qu'on peut voir jusqu'au 28 septembre à la Cité des Sciences à Paris. La voix y est explorée sous l'angle scientifique (comment elle est produite) mais aussi social (ce qu'elle communique) et enfin esthétique (l'art de la voix). L'Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique, l'IRCAM présente d'ailleurs un petit film étonnant sur la voix et ses imitations par la machine.

 

Le son c'est de la physique ...et de la musique

 

Comme quoi les sciences aiment aussi les arts, en tout cas au Forum départemental des Sciences de Villeneuve d'Ascq qui propose jusqu'au 8 mars 2015 « Monte le son ! ». Un parcours de 22 modules sonores et musicaux interactifs pour expérimenter le son tout en réfléchissant à ce qu'est la musique.


Le son comme art

 

Enfin, le son est parfois exposé comme une œuvre en soi.

Il peut s'agir de musique, présentée comme élément d'une culture ; celle du Maghreb dans « Place du Pont production » aux archives de Lyon jusqu'au 14 août.

Ou bien le son exposé comme art relève de la création contemporaine voire de la sculpture sonore. C'est le cas dans « Laisser les sons aller là où ils vont » au Centre National des Arts Plastiques de Franche-Comté. Les œuvres sonores y sont aussi visuelles et oscillent entre naturalisme, bruitisme et méditation puisqu'il s'agit de paysages sonores.

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