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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

Boulimie de patrimoine

18 Septembre 2015, 08:32am

Publié par véronique muzeau

Boulimie de patrimoine

Revoilà les Journées du patrimoine, toujours aussi dynamiques et foisonnantes. Elles font même office d'apéritif pour une autre part de patrimoine, la gastronomie, qu'on fête la semaine suivante. De quoi gaver les curieux. Trop ?

 

Elles sont de retour ! Comme chaque année, il ne fait pas de doute que les Journées Européennes du Patrimoine (JEP pour les intimes) vont faire le plein, archi plein. Les chiffres parlent d'eux-même : un nombre monumental de sites participants (17000*), des visiteurs par millions (12 millions en France*), une idée reprise dans 50 pays (mais pas tous à la même date). Et pour être certain d'en avoir encore pour les prochaines années, on a choisi pour thème de cette édition 2015 « le patrimoine du XXIe siècle, une histoire d'avenir ».

 

En tout cas, les animations sont encore légion. Au point qu'on soupire en pensant à tout ce qu'on ne pourra pas voir...

 

Indigestion de propositions

 

Et oui, c'est un peu le problème avec ces grands temps forts de la culture. Ça met en lumière, ça fait le buzz, mais concrètement c'est très frustrant.

Non, vous ne pourrez pas suivre le concert dans la maison natale de Debussy, ET le parcours d'animation autour de la COP21 au ministère des Affaires étrangères, ET la visite commentée du chantier de restauration de la façade ouest et du clocher de l'église Saint Martin de Courpière (63) ET voir l'exposition « les quartiers se racontent » à l'aéroport Guadeloupe pôle Caraïbes. Vous devrez choisir. C'est cruel mais c'est comme ça !

 

En fait, si vous soupirez c'est parce que vous êtes déjà un boulimique de patrimoine et que les JEP n'ont pas vraiment été inventées (en 1984) pour vous...

 

Des journées conçues d'abord pour les débutants du patrimoine

 

Une étude un peu ancienne (2000) montrait que la motivation des participants aux Journées était avant tout la découverte d'un univers inconnu.

 

Plusieurs profils se détachent cependant parmi les publics des Journées du patrimoine ; à savoir :

 

  • Les non-habitués, qui ne fréquentent guère le patrimoine dans l'année et qui profitent donc de cette grande communion nationale pour le faire. Quoi qu'ils visitent, ce sera pour eux exotique. Et c'est le grand mérite des JEP de leur offrir ce moment de démocratie culturelle. Ce sont eux les cibles originelles des Journées qui devaient les attirer vers le patrimoine. Mission accomplie. C'est pour les séduire eux en particulier que les organisateurs se décarcassent et montent des propositions spécifiques à l'occasion : visites théâtralisées ou jeux de piste, concerts et spectacles... Qui sait, ils y prendront peut-être goût et recommenceront avant septembre prochain ?

 

  • Les curieux de proximité, qui fréquentent un site régulièrement mais qui vont enfin pouvoir bénéficier de la présence d'un guide et d'une médiation : une petite chapelle en rase campagne, l'usine dans laquelle on travaille, le pont sur lequel on passe tous les jours, l'hôtel des impôts... Ce sont les « touristes chez eux » qui viennent aussi se réapproprier la mémoire de leur territoire. Les JEP permettent alors parfois de tester des visites guidées ou des ouvertures au public qui seront reconduites à d'autres moments de l'année.

 

  • Les dévoreurs de patrimoine, qui profitent des JEP pour accéder à un monument ou un site inaccessible la plupart du temps : coulisses de préfectures ou de la Cour des comptes, châteaux privés exceptionnellement ouverts, chantiers de fouilles archéologiques, etc. C'est pour ces derniers que les JEP ont un « goût de trop peu » ; ils verraient bien l'événement avoir lieu chaque week-end... On leur rétorquera qu'eux aussi peuvent se transformer en "touristes chez eux" et suivre les visites proposées par les offices de tourisme ou maisons du patrimoine, toute l'année ou au moins en été.                                                                Oui mais certains répondront : là, c'est gratuit ! Enfin, presque partout, c'est vrai, et c'est sans doute aussi un critère important pour les curieux désargentés.

 

La multiplication des journées liées au patrimoine

 

Bon bref, si on n'est pas rassasié par ces journées, il suffit d'attendre le week-end suivant pour en reprendre une louche grâce à un autre événement national dédié à un patrimoine bien français : la Fête de la Gastronomie ! Bien sûr, on y déguste beaucoup, mais on y visite également : des chais, des moulins à huile, des usines de torréfaction, donc souvent du patrimoine. On y apprend aussi sur les produits et leurs terroirs, les méthodes de production, de transformation, et d’accommodation. On peut y suivre des conférences et des débats, y voir des expositions. C'est aussi, bien sûr, de la culture.

 

Ensuite, il suffira de patienter un peu : Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins, Journée Internationale des Archives, Nuit des Musées, Nuit des Églises ou Journées Nationales de l'Archéologie, Journées des Métiers d'Art... Ajoutons pour ceux qui l'auraient oublié, que 2015 est l'année européenne du patrimoine industriel et technique. La France est le pays où on compte le plus d'événements liés au patrimoine culturel. Il doit bien y avoir une raison...

 

*chiffres du Ministère de la Culture et de la Communication

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Accueil touristique et qualité culturelle

7 Septembre 2015, 15:42pm

Publié par véronique muzeau

Accueil touristique et qualité culturelle

On entend bien quelques cocoricos sporadiques sur la richesse de notre culture ; d'autres sur le développement économique qui lui est lié. Est-on sur la voie d'une véritable intégration de la culture à la politique touristique française ?

 

Dans la torpeur de l'été ou presque (le 2 juillet 2015), deux parlementaires ont déposé un rapport sur l’évaluation de la politique d’accueil touristique de la France. On y trouve 25 propositions très concrètes pour améliorer cet accueil. Le tourisme culturel y a sa place, encore modeste cependant. Ça frémit pourrait-on dire.

 

Il y a notamment cette proposition numéro 22 : « adapter les monuments et musées publics accueillant plus de 500 000 visiteurs par an aux attentes des touristes ». Mais elle consiste surtout à améliorer billetterie, horaires d'ouverture et jour de fermeture. Les rapporteurs proposent la mise en place de médiateurs, par exemple des jeunes en mission de service civique ou en emploi d'avenir. Mais on s'interroge alors : quelle qualité de médiation pourra-t-on en attendre ? De quelle formation bénéficieront ces jeunes ?

 

Quant aux autres outils de médiation du XXIe siècle, les outils numériques, ils sont bien évoqués en proposition numéro 23. Il s'agirait d'utiliser ces outils pour mieux évaluer les flux et diversifier l’offre touristique. Diversifier l'offre, qu'est-ce que ça signifie au juste ?

Le rapport cite l'exemple de l’application HAPI (histoires et anecdotes du patrimoine d’Île-de-France), que la SNCF présente comme « votre guide touristique personnel ». La géolocalisation permet d'alerter les touristes sur leur smartphone pour leur faire des suggestions de visites en fonction de leurs centres d'intérêt. Le tout est teinté de médiation par le biais des anecdotes historiques de l’historien et journaliste Franck Ferrand. C'est très proche de l'application Le Val de Loire vu du train à laquelle contribue Histoire de Son par des interviews de personnes ressources.

 

 

On pourrait ajouter qu'un outil de médiation numérique de qualité peut aiguiller les visiteurs vers des sites moins connus et soulager les plus saturés ; c'est d'ailleurs pour éviter la surfréquentation de certains sites naturels fragiles que l'Office National des Forêts propose dans son application mobile la forêt de Fontainebleau des circuits de découverte naturalistes ou historiques hors des sentiers battus.

 

La médiation culturelle comme expérience réussie

Et justement la proposition numéro 24 du rapport parlementaire évoque Fontainebleau, mais côté château (« reproduire la formule qui fait le succès de Fontainebleau auprès des visiteurs étrangers » ). Le château de Fontainebleau est devenu le 4e le plus visité de France grâce à ses efforts tous azimuts et malgré une desserte compliquée (pas de gare à proximité). Les rapporteurs évoquent entre autres recettes de ce succès : les efforts de médiation. À la bonne heure ! Et le rapport d'évoquer aussi l'impact des événements culturels pour attirer les touristes vers les sites patrimoniaux plus en retrait. Bref, la culture est un moteur.

 

 

Des séjours qui ont du sens

Car si se préoccuper de transport, d'hébergement, de restauration, de signalétique, de gestion des files d'attente et de sourire des hôtesses est important, ça relève du « comment on visite un pays ». Si on se penche sur le « pourquoi on visite un pays », c'est alors qu'on s'intéresse au fond : certains viennent pour les paysages fabuleux et fort variés de l'hexagone, d'autres pour déguster nos plats légendaires, d'autres encore pour les fêtes et festivals... et c'est là qu'on entre dans le vif du sujet. Beaucoup viennent pour la culture. Surtout ceux qui viennent de loin. Et c'est ça qui les ravit le plus !

Sorties et offre culturelle, diversité de l'offre culturelle, musées, monuments et expositions sont les 5 points qui arrivent en tête des motifs de satisfaction des visiteurs d'île de France en 2014 (source CRT Paris Île-de-France). Plus de 93 % des touristes de la région parisienne sont satisfaits de ces aspects de leur séjour. Ils le sont nettement moins de l'accès et des transports, du rapport qualité-prix de l'hôtellerie-restauration ou de l'accueil des habitants.

Selon le mémento du tourisme 2014 de la DGE, le tourisme culturel est la 2e activité des visiteurs étrangers en France après les loisirs et l'agrément. Plus de 35% de ces visiteurs s'adonnent aux visites culturelles, bien avant le shopping qui n'en concerne que 20%.

Musées, spectacles et autres activités culturelles sont l'un des secteurs d'activité du tourisme dont le nombre d'emplois a le plus progressé ces dernières années : + 3% entre 2011 et 2012 (Source : Acoss). Avec un peu plus de 22 000 salariés dans ce secteur, il reste cependant des marges de progression.

 

À la lecture de ce rapport, on se dit donc que, oui, ça frémit du côté d'une politique touristique à base de culture. Il faudrait pourtant insister davantage. Le tourisme en France n'est toujours pas rattaché au ministère de la culture. Evelyne Lehalle, spécialiste du tourisme culturel, faisait remarquer dans son blog qu'en Italie en revanche, c'est le cas. Le patrimoine culturel de la France vaut pourtant bien celui de l'Italie, non ?

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2015

31 Août 2015, 17:02pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en septembre 2015

Après un été culturel, une rentrée studieuse. Voici quelques rendez-vous épinglés par Histoire de Son pour ce mois de septembre, sur les thématiques de la médiation et de la valorisation numérique du patrimoine, de l'audio et de l'accessibilité culturelle.

 

  • On commencera par une rentrée aux airs de récré, celle d'Arte radio. Le 6 septembre 2015, la webradio d'Arte propose un goûter d'écoute de quelques-unes de ses créations sonores. C'est un signe, ça se passe à la Maison de la poésie.

     

  • À Nantes, présentation de la saison culturelle spécifique pour les personnes déficientes visuelles le 8 septembre 2015. Pas moins de 7 structures (Angers Nantes Opéra, Le Grand T, le cinématographe, la médiathèque Floresca Guépin, le Château des Ducs de Bretagne, le Voyage à Nantes et le Lieu Unique) présentent ensemble les spectacles, visites ou expositions accessibles aux publics aveugles et mal voyants. Inscription au 02 51 82 15 22.

     

  • Le CitySonic est un festival international des arts du son. Sa 13e édition a lieu à Mons (Belgique) capitale culturelle européenne 2015. On pourra y suivre 70 artistes, 30 installations, 4 parcours thématiques et 10 concerts du 11 au 17 septembre 2015.

     

  • Un festival sonore encore, à Besançon où radio Campus propose un festival « hors les murs » pour lancer son projet Parcours, des balades sonores dans la ville. 6 balades mêlent patrimoine, histoire, et création électro-acoustique.

     

  • Après le son, la lumière, vedette du festival Scopitone qui explore les arts numériques et notamment le rôle de la lumière dans la scénographie. À Nantes du 15 au 29 septembre 2015.

     

  • L'opération de remixage des musées Muséomix fait des émules : à Brest, un avatar « Artemix » a lieu au musée des beaux-arts de Brest les 19 et 20 septembre 2015. Le principe est le même : des bricoleurs, bidouilleurs, hackeurs, artistes et médiateurs culturels proposent une réinterprétation du musée et fabriquent de nouveaux outils de médiation.

     

  • Ces 19 et 20 septembre 2015, ce sont aussi les incontournables journées européennes du patrimoine consacrées cette année au patrimoine du XXIe siècle...

     

  • Un congrès européen est consacré au patrimoine géologique du 23 au 26 septembre 2015, au muséum d’Histoire naturelle de Toulouse.

     

  • Le 30e Congrès national des Offices de Tourisme de France a lieu les 24 et 25 septembre 2015 à Dijon. Les professionnels des office de tourisme peuvent y rencontrer plus de 50 entreprises prestataires de services du secteur touristique et suivre forums et tables rondes.

     

  • Terminons sur une note gourmande et grand public avec la fête de la gastronomie dont la quatrième édition a lieu du 25 au 27 septembre 2015. Événement économique qui permet aux restaurants de se mettre en avant, cette fête se veut aussi culturelle et patrimoniale. Parmi les 5000 événements programmés cette année, on compte d'ailleurs des conférences, des expositions ou des spectacles littéraires...

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Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

29 Juillet 2015, 14:29pm

Publié par véronique muzeau

Où vous emmène Histoire de Son cet été ?

Le métier d'Histoire de Son, c'est de valoriser les patrimoines touristiques et culturels par le multimédia. Donc vous croiserez peut-être quelques-unes de nos réalisations pendant vos vacances.

 

Exposition Séon à Quimper

 

Avec un brin de chauvinisme, nous commencerons par le Finistère, où vous pouvez découvrir en particulier cet été l'exposition que le musée des beaux-arts de Quimper consacre à Alexandre Séon. Ce peintre symboliste séduit car, s'il aime représenter l'invisible et le monde des idées, il reste néanmoins attaché à la nature. Il a notamment puisé son inspiration sur l'île bretonne de Bréhat. Jean-David Jumeau-Lafond, le spécialiste de Séon a répondu à nos questions dans la vidéo réalisée pour l'exposition par Histoire de Son et Digitale Production.

 

Le château du Taureau, perle Vauban de la Manche

 

Toujours près de chez nous, le château du Taureau se dresse au milieu de la baie de Morlaix, tel un « vaisseau de pierre ». On s'y rend en bateau et, sur place, la visite est libre la plupart du temps. Mais si vous avez téléchargé l'audioguide avant de partir (pas de réseau pour télécharger sur place), vous pourrez découvrir les secrets de la forteresse au travers d'interviews variées : un historien des forteresses Vauban de l'Atlantique, une historienne de Morlaix, des responsables d'associations du patrimoine local comme le musée maritime de Carantec ou Au fil du Queffleuth et de la Penzé, un spécialiste des oiseaux de la baie et même Patrice Pellerin, l'auteur de la BD l'Épervier qui a pris le château pour décor.

 

Scénographie d'une exposition sonore

 

En matière de scénographie audio, découvrez aussi notre travail pour l'exposition sonore de l'écomusée des Monts d'Arrée. « Écoute donc ! Parcours de femmes » vous retrace l'histoire de ce territoire rural depuis les années 1950, racontée par ses habitantes. C'est le résultat d'un collectage de témoignages enregistrés par les médiateurs et bénévoles de l'écomusée. Ces derniers ont d'ailleurs suivi une de nos formations.

 

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Musée Saint-Raymond, Toulouse

Audiodescriptions pour le handicap visuel

 

Histoire de Son participe également à la mise en accessibilité des lieux de tourisme et de culture comme l'écomusée de Plouguerneau. L'audiodescription de la vidéo de présentation de ce musée des goémoniers et de l'algue est destinée aux visiteurs déficients visuels.

 

Pour les personnes souffrant de handicap visuel, le musée des Antiques Saint-Raymond de Toulouse a fait appel à nous. Un audioguide spécifique permet au visiteur non-voyant une découverte audio et tactile de certaines pièces du musée.

 

Également de conception universelle, l'audioguide du musée Georges Borias d'Uzès (Gard) vous permettra d'entendre la conservatrice en personne vous expliquer la préhistoire et l'histoire de la région, les origines des fameuses céramiques, la famille Gide...

 

Deux séquences d'audiodescription tactile figurent également dans l'audioguide de la collégiale Saint-Martin de Montmorency (Val d'Oise). Maître verrier, sculpteur ornemaniste, historiens vous décryptent les richesses de cette vaste chapelle funéraire des Montmorency, notamment de remarquables vitraux du XVIe siècle.

La forêt de Fontainebleau se raconte

 

En plein air et à deux pas de Paris, la forêt de Fontainebleau est un immense terrain de jeu, de sport, mais aussi de culture grâce à l'Office National des Forêts. Son application mobile « La forêt de Fontainebleau » propose de nombreux parcours : narrations, immersions et ...découvertes ! Histoire de Son a réalisé les contenus audio des sentiers naturalistes et sylvicoles. Il s'agit avant tout d'interviews de scientifques, de forestiers et d'historiens.

 

Le Val de Loire vu du train

 

Si vous passez vos vacances en Val de Loire, préférez le train ! Ne serait-ce que pour essayer l'application mobile Le Val de Loire vu du train proposée par Mission Val de Loire. À bord du TER Angers-Blois l'application commente le paysage : géographie, hydrographie, mais aussi occupation humaine, châteaux, habitats troglodytiques... Histoire de Son a interviewé une quinzaine de spécialistes pour réaliser les contenus audio de cette application, et ce n'est pas terminé !

 

Le sentier de la Drôle de Guerre en Suisse d'Alsace

 

Un peu plus à l'est, si vous ne connaissez pas la Suisse d'Alsace, venez parcourir ses douces montagnes boisées et découvrir son patrimoine militaire et historique. À Wangenbourg-Engenthal, deux tout nouveaux sentiers d'interprétation vous racontent la singulière parenthèse vécue par la commune entre septembre 1939 et mai 1940. La 5e armée du Général Bourret y stationnait. Un certain colonel De Gaulle y a passé quelques mois. L'audioguide du sentier vous permet d'entendre les récits des habitants d'hier et d'aujourd'hui.

 

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Paroles de médiateurs culturels #7 : créativité !

21 Juillet 2015, 11:32am

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #7 : créativité !

Sans être un créateur, le médiateur culturel doit en tout cas faire preuve de créativité. En médiation directe ou indirecte, la conception des séances et des outils de médiation demande imagination et inventivité. Quant au public, il devient lui aussi... créatif.

 

Inventer sans cesse de nouvelles médiations

 

Quand il joue les intermédiaires entre une création artistique et le public, ou entre un paysage culturel et ses visiteurs, le médiateur culturel doit tout de même créer...du sens. Il doit faire en sorte que le public entre en contact avec l'objet, le milieu, la culture qui lui est présenté(e).

C'est ainsi que le médiateur culturel est amené à concevoir des formes innovantes de visites et de découvertes.

Le médiateur doit sans cesse se renouveler car :

  • Il doit conquérir de nouveaux publics ; sa mission de démocratiser la culture l'exige (et aussi les nécessités économiques...)

  • Il doit s'adapter à la diversité des publics, rendre accessible sa structure aux personnes handicapées, intéresser les scolaires, se faire comprendre des étrangers,etc.

  • Il doit étonner pour fidéliser et faire revenir les visiteurs (nécessité économique encore...)

Elle est donc loin la visite guidée linéaire, d'une œuvre à l'autre, au musée des beaux-arts ou d'un objet à l'autre dans l'écomusée. Désormais, on vous propose presque uniquement des visites thématiques.

Dans le cas de Christophe Le Guern, médiateur de l'écomusée des Monts d'Arrée, il y a tant d'angles pour aborder le territoire et la façon dont on y vivait autrefois, que chaque visite est forcément unique. Tout dépendra des visiteurs et des interactions qu'ils souhaiteront créer.

 

 

 

Pour faire face à la potentielle variété des publics, le médiateur culturel est conduit à :

  • multiplier les niveaux de lecture, de perception et d'information,

  • diversifier les outils et les canaux de médiation,

  • s'adresser aux intelligences et aux sens multiples,

  • assouplir l'utilisation des parcours, des outils, des supports.

 

Même un dispositif de médiation numérique - donc indirecte - est d'autant plus réussi qu'il répond à ces exigences. Voilà pourquoi les applications mobiles fleurissent dans les sites culturels. On peut y mettre aussi bien une animation 3D que du son, des documents d'archives ou des projections futuristes, des visioconférences ou des jeux.

 

Donc, qu'il travaille en musée, dans un service du patrimoine, dans une bibliothèque ou dans une entreprise prestataire, le médiateur culturel est forcément un créatif !

 

Mais en la matière, il se trouve que la création est aussi du côté du public.

 

Transmission par la participation créative

 

Qu'y a-t-il derrière le mot création ? La fabrication déjà.

Depuis qu'on a compris que la médiation culturelle supposait la participation du public, on l'invite fréquemment à agir, à faire. Dans les ateliers de Christophe Le Guern, le public met clairement la main à la pâte et fabrique du pain, des crêpes « à la mode d'antan ». Ici, l'acte de « faire » permet de transmettre un savoir-faire technique. Mais l'atelier donne aussi une idée précise des contraintes quotidiennes qui pesaient sur nos aïeux.

Bien sûr, quand il s'agit d'art, la création signifie aussi « expression ». Et les médiateurs culturels encouragent également fortement cette création : les enfants sont invités à réaliser une œuvre en s'inspirant d'un artiste, ou bien ils fabriquent une maquette inspirée du patrimoine urbain.

Dans les centres de culture scientifique et technique, on peut aller jusqu'à créer son petit jeu électronique, un objet volant ou une sculpture lumineuse. Tout dépend du temps dont on dispose.

Les théories de la pédagogie nous affirment que plus l'implication de l'apprenant est forte, plus l'apprentissage est efficace. On retient 90% de ce qu'on fait selon Edgar Dale.

Et quand bien même le visiteur n'aura rien retenu de la médiation, il aura en au moins gardé...la satisfaction d'avoir créé.

 

 

Histoire de Son propose des formations à la médiation culturelle numérique.

N'hésitez pas à nous contacter.

 

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Dans l'ambiance sonore des musées

14 Juillet 2015, 17:45pm

Publié par véronique muzeau

Dans l'ambiance sonore des musées

Dans la mouvance des paysages sonores, des parcours urbains d'écoute, des captations de sons de la nature, les musées se font entendre à leur tour !

 

C'est à l'occasion de la journée internationale des musées (en mai) qu'un nouvel hashtag a été lancé, #Museumsound.

En France, le Mucem a participé à l'opération et enregistré une minute de son par jour dans divers endroits du musée, pendant une semaine du 11 au 18 mai 2015.

On a pu entendre par exemple l'installation d'une exposition :

 

Mais le #MuseumSound peut vivre toute l'année, via les réseaux sociaux via Soundcloud notamment.

 

Derrière cette idée, plusieurs possibilités s'offrent aux musées et centres de culture scientifique et technique :

 

Restituer des ambiances muséales, y compris le travail en coulisse,

comme l'a fait ici Histoire de Son lors d'un travail au Musée des beaux-arts de Quimper :

 

 

Garder le souvenir sonore d'un événement

Ici l'inauguration de l'exposition Alexandre Séon présentée tout l'été 2015 au Musée des beaux-arts de Quimper :

 

 

Faire entendre les objets d'un musée

 

 

Faire écouter les cris des animaux présentés dans les museums d'histoire naturelle

 

 

Diffuser le patrimoine sonore (chants et musiques, archives radiophoniques) des écomusées et musées de société

 

 

Partager des extraits de son audioguide

 

 

 

 

Mais les usages sont aussi nombreux que le permettra l'imagination des conservateurs ou médiateurs.

Entre documentaire, art sonore, collectage de patrimoine immatériel ou promotion sensorielle, l'enregistrement audio ouvre un vaste champ des possibles.

Certains, comme le Musée Eugène Delacroix diffusent des annonces audio de leurs futures manifestations via Bobler, une application mobile sociale audio.

Les musées seraient aussi bien inspirés de recueillir les impressions orales de leurs visiteurs comme l'a fait cet étudiant en histoire de l'art dans son site pointculture. Certains visiteurs pourraient s'avérer prescripteurs et pourquoi pas médiateurs culturels ?

Alors, montons le son au musée !

 

 

 

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Médiation du patrimoine et tourisme culturel en été 2015

30 Juin 2015, 10:26am

Publié par véronique muzeau

Médiation du patrimoine et tourisme culturel en été 2015

Si vous êtes un professionnel du tourisme ou de la culture, vous aurez peut-être l'occasion de redevenir cet été simple «visiteur ». Même si votre regard est forcément aiguisé, ne boudez pas votre plaisir !

 

Avant le départ et le mode "roue libre", il reste encore quelques rendez-vous studieux autour du patrimoine ou de la médiation culturelle numérique :

 

 

  • Deux journées d'études « Tourisme, patrimoines, banlieues, à l'ère de la métropolisation », le jeudi 2 et vendredi 3 juillet 2015, aux Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) et dans toute l'Île-de-France. Le programme prévoit d'abord des ateliers et partages d'expérience sur la valorisation du patrimoine francilien et le développement touristique territorial. Ensuite, des circuits de visite viennent illustrer concrètement les thématiques abordées en tables rondes.

  • D'autres tables rondes, le 9 juillet 2015, cette fois à la cité du livre d'Aix en Provence.

    C'est la deuxième édition de CULTURE NUM, dans le cadre du Festival d'Aix en Provence. Quel est l'impact du numérique sur les industries culturelles, et plus spécifiquement dans le monde du spectacle vivant ? La réflexion est ouverte aux étudiants, professionnels et festivaliers.

 

Aborder l'été par le son et les oreilles

 

En mode été, Histoire de Son vous propose (forcément) des immersions auditives et sonores. En voici quelques exemples :

 

  • Du 11 au 13 juillet 2015 à Digne, Des Arts Sonnants vous propose un stage d'écoute et d'enregistrement de l'eau. De la nature à l'architecture, l'eau se fait entendre, qu'elle soit stagnante, courante, en gouttes ou en ruisseau, et son univers sonore est d'une grande richesse !

     

  • Un stage de création radio en Belgique, du 12 au 18 juillet 2015. Il est animé par deux journalistes de la RTBF qui sauront s'adapter aux souhaits des stagiaires : fiction, documentaire, reportage, travail de la voix, montage ou travail de l'interview.

     

  • L'association de promotion de l'art sonore et radiophonique Phonurgia Nova propose également plusieurs stages tout au long de l'été un peu partout en France.

     

  • Au Canada, suivez les balades en écologie sonore de l’UQAM (université du Québec à Montréal), « là où la science devient culture ». Un guide, acousticien et assistant de recherche en sciences architecturales, vous immerge dans la perception et la conception de l'environnement sonore urbain. "Ramdam urbain" est proposé les 23 juillet, 1er et 6 août 2015. Pour en savoir plus sur ces balades « entendez-vous la ville ».

     

  • Le colloque - Pour une écologie du paysage sonore organisé par l'association Désir de forêt, avec notamment des interventions/séances/animations sur l'audio naturalisme, et sur les sonorités de la forêt. Du 26 au 29 Juillet 2015 dans trois communes de Dordogne.

     

  • Tout l'été, si vous êtes du côté de notre Finistère, essayez les balades de Territoires Sonores en presqu'île de Crozon, oreilles grandes ouvertes sur la nature ou l'art, avec les voix des acteurs locaux.

    Si vous allez dans les îles (Sein, Ouessant, Molène), réécoutez au passage notre panorama sonore de la mer d'Iroise « Dans le sillage des voix d'Iroise ». À écouter sur terre ou à bord des navires de la compagnie Penn ar Bed.

    Il existe d'autres balades audio un peu partout en France, notamment au Pays Basque.

 

Enfin, les vacances sont aussi un temps propice à la création. Pourquoi ne pas participer à ce concours organisé par Arte Radio, Rue 89 et le créateur de logiciels audio Hindenburg ? Il s'agit de réaliser la carte postale sonore de votre été, tous à vos micros ! Le règlement est ici et vous avez jusqu'au 2 septembre 2015 pour livrer vos œuvres.

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Paroles de médiateurs culturels #6 : au cœur de l'exposition

24 Juin 2015, 22:12pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #6 : au cœur de l'exposition

La médiation dans l'exposition est une évidence ; en soi, une expo est déjà un dispositif de médiation. Mais à quel moment la réflexion sur la relation au public intervient-elle ? De plus en plus en amont.

 

Il en va des expositions comme des collections permanentes. Pour les musées d'art, de sciences et techniques ou de société, pour les écomusées comme pour les centres d'interprétation, la question est la même : que veut dire exposer ?

On dévoile, certes, on met en relief, une partie d'une collection restée dans l'ombre. On met en scène un nouvel angle d'approche. On attire l'attention, comme en collection permanente. Mais, dans le cas d'une exposition, par définition temporaire, on doit le faire avec encore plus de vigueur puisque ça ne dure pas. Comment capter le public ? Et surtout, comment le toucher, le convaincre, le séduire, voire le faire revenir ? La question de la médiation culturelle est bien là, celle du rapport aux publics, comme toujours.

 

Mais si les organisateurs d'exposition se soucient de médiation, la question est aussi : quand s'en inquiètent-ils ? Dès le début de la conception de l'exposition ou une fois qu'ils ont rassemblé toutes les pièces qu'ils veulent exposer ?

Voici une réponse, rassurante et encourageante pour les médiateurs culturels, celle d'Anne Dupont, co-directrice de l'écomusée des Monts d'Arrée et chargée d'édition pour l'EPPC Chemins du Patrimoine en Finistère.

Le médiateur culturel intervient désormais en amont des expositions.

 

 

Les mots ont donc changé, fini le « guide » qui dirige un public passif au fil de l'expo. Le fait d'intégrer le médiateur ou le chargé de médiation dès la conception de l'exposition permet au public d'interagir avec ce qu'il voit et d'être acteur de sa visite.

 

Après la question du « quand » concevoir la médiation d'une exposition ? Revenons sur le comment …

Vous pouvez bien sûr réécouter les enregistrements des trois éditions du colloque « ce qu'exposer veut dire » organisé chaque année par l'INP (institut national du patrimoine). La médiation est au centre de certaines interventions des conférenciers.

 

Qui sont les publics des expositions ?

 

On s'interroge forcément sur le public pour lequel on conçoit une exposition, puisque c'est la raison d'être de la médiation.

Voici une réponse intéressante de Martine Thomas-Bourgneuf, muséographe et muséologue indépendante, dans son article " Pour qui conçoit-on une exposition ? "
publié dans La fabrique du musée de sciences et société par la documentation française en 2011.

Je ne réponds pas à une attente ou à une demande des futurs visiteurs. Je ne crois absolument pas qu’il y ait des attentes des publics. (….) S’il y a une demande des visiteurs qui soit cernable et cernée par des études, c’est celle d’être surpris.

Martine Thomas-Bourgneuf

Quant à la notion de « grand public » Martine Thomas-Bourgneuf la juge trop floue et indéfinie. Et surtout, cette notion répond à une logique de demande (assurer la fréquentation), alors que l'exposition culturelle doit selon elle se situer dans une logique d'offre. L'exposition, c'est une proposition, un point de vue, qui ne fera pas forcément consensus qui trouvera « son » public, le sien uniquement.

Chez tous les concepteurs de contenus d’exposition, qu’ils soient muséographes, scientifiques, ou conservateurs (…) de la subjectivité est à l’oeuvre, faite de convictions, de passions, de sensibilité etc. - ce qui n’empêche pas le sérieux scientifique.

Martine Thomas-Bourgneuf

 « individualiser » la médiation pour de multiples publics

 

Pour néanmoins élargir l'accès à la culture et s'adapter à la potentielle diversité des publics, Martine Thomas-Bourgneuf pose quelques principes de base :

  • multiplier les niveaux de lecture, de perception et d'information

  • diversifier les outils et les canaux de médiation (donc les intervenants)

  • s'adresser aux intelligences multiples et à tous les sens

  • privilégier la souplesse d'utilisation des parcours, des outils, des supports

  • ménager des rythmes et des pauses

La question de la médiation dans l'exposition est donc bel et bien prise en compte, et de mieux en mieux.

Quant à la médiation par l'exposition, en voici un bel exemple pour terminer : l'atelier « commissaire d'expo toi-même » du Zinc, le centre de création « arts et cultures numériques » de la Friche la Belle de Mai à Marseille. Les enfants ont réalisé des œuvres tout au long de l'année, et découvrent au cours de l'atelier les métiers impliqués dans la création d'une exposition. Ils passent ensuite à la pratique et montent leur expo. Parmi les métiers découverts par les enfants dans ces ateliers, celui de commissaire d’exposition, de scénographe, de chargé de la communication, de régisseur et...de médiateur

 

Pour en savoir plus :

« Pour qui conçoit-on une exposition ? » de Martine Thomas-Bourgneuf, La fabrique du musée de sciences et société, la documentation française, collection « Musées-Mondes », dirigée par Jacqueline Eidelmann, février 2011Télécharger

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2015.

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2014.

Colloque de l'INP « Ce qu'exposer veut dire », 2013. 

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Paroles de médiateurs culturels #5 : patrimoine immatériel

9 Juin 2015, 16:14pm

Publié par véronique muzeau

Paroles de médiateurs culturels #5 : patrimoine immatériel

Par définition, le patrimoine culturel immatériel (PCI) ne propose pas de support physique pour accrocher les sens du public. Pourtant, depuis que l'Unesco en a fait un objet de protection, son importance est reconnue. Les médiateurs culturels s'approprient donc le PCI.

 

L'ennui, c'est que le patrimoine immatériel est potentiellement aussi vaste que l'humanité.

Comment définir ses limites ?

Qu'est-ce qui fait patrimoine ?

Et quand bien même on a pu déterminer ce qui est patrimoine culturel immatériel, comment le valorise-t-on auprès des publics ?

 

Le rôle des musées de société

 

Ce sont des questions que se posent notamment les médiateurs d'écomusées et de musées de société.

Ils se frottent sans cesse à l'immatériel : langues, musiques, chants, paysages, savoir-faire et techniques, pratiques rituelles, ludiques ou artistiques .... tout ce qui caractérise le territoire où s'inscrit l'écomusée.

 

Lena Boisard-Le Coat est étudiante en ethnologie, et actuellement chargée de projet à l'écomusée des Monts d'Arrée.

Elle travaille sur un projet original : la création d'un spectacle en langue bretonne, créé à partir des collectages réalisés auprès des habitants du territoire sur le thème du potager et son évolution depuis les années cinquante en centre Finistère.

C'est donc une forme particulière de médiation culturelle.

 

 

 

Patrimoine immatériel, société vivante

 

Ce que Lena Boisard-Le Coat aime dans le patrimoine culturel immatériel, c'est qu'il est vivant, en perpétuelle évolution. En dépit des tentatives de transformation en folklore, notamment en Bretagne, ce patrimoine immatériel bouge, s'adapte ou disparaît. S'il a pu rester, il est le miroir mouvant - et émouvant - d'une société à une époque donnée.

 

Notion récente, médiation innovante

 

Le PCI est aussi une notion récente puisque l'Unesco l'a formalisée en 2003. C'est donc un champ d'innovation pour la médiation culturelle : expositions sonores, reconstitutions grandeur nature, dispositifs numériques mobiles, récits transmédia, spectacle vivant, tout peut être imaginé ! Tout reste à inventer.

 

Réflexion sur nos traces humaines

 

Qu'est-ce qu'une médiation réussie du patrimoine culturel immatériel pour Lena ?

Celle qui inciter le public à l'interrogation, à la réflexion sur l'identité du territoire visité ou sur sa propre identité s'il est lui-même habitant de ce territoire.

 

Parce qu'il n'est pas un objet qui résiste au temps, parce qu'il a besoin de l'humain pour être transmis, le patrimoine immatériel oblige à une appropriation.

Et qui se l'approprie le transforme déjà en le passant par son tamis personnel.

Le médiateur lui-même est concerné.

 

Pour aller plus loin

 

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

29 Mai 2015, 18:00pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine, en juin 2015

 

En juin ce sera bien...pour penser tourisme culturel, valorisation numérique et accessible du patrimoine ou médiation de la culture, le plein de rendez-vous avant le calme de l'été.

 

« We are Museums », c'est le titre de la conférence qui a lieu cette année à Berlin

du 31 mai au 2 juin 2015 pour rassembler les professionnels des musées du monde entier. Ils y explorent les moyens de s'ouvrir et mieux et davantage au public.

Nouveauté de cette édition, les WAM Learning, conférences et tables rondes partout dans le monde pour accompagner les professionnels des musées.

 

 

« Science and you » : un nom anglais mais un événement bien français. C'est un colloque et des événements culturels autour de la médiation des sciences, organisé par l’Université de Lorraine, du 1er au 6 juin 2015 à Nancy.

 

 

La 9e édition de la journée mondiale pour un tourisme responsable a lieu le 2 juin 2015. À cette occasion les membres de la la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable (CITR) se retrouvent à Paris pour évoquer la communication et le marketing touristiques au risque du « greenwashing ».

 


Rueil-Malmaison s'affiche comme capitale du tourisme du 3 au 6 juin 2015, le temps du Festival Tourisme & Stratégie. C'est l'occasion de saluer les actions de promotion touristique de 30 villes européennes en compétition et de récompenser les meilleures ! Le colloque sur les enjeux économiques et la stratégie du tourisme européen, a pensé au moteur culturel : le tourisme de mémoire et les grands événements, générateurs d'activité économique.
Le grand public est invité à la
fête populaire du tourisme le dimanche.

 

 

L'Ensad (école nationale supérieur des arts décoratifs) organise une table ronde en muséographie et cultures numériques le jeudi 4 juin 2015 sur le thème : expérimentations et publics. Entre autres questions : quels sont les objectifs et enjeux de la participation et notamment des réseaux sociaux dans les musées et les expositions ?
 

 

À Rennes, c'est une journée d'étude sur les "livres enrichis : enjeux de création, de réception et de médiation" le 4 juin 2015 à l'initiative de l'Association des professionnels de l'information et de la documentation (ADBS).

 

 

En plein dans l'air du temps ce nouvel épisode des rencontres numériques du Ministère de la culture et de la communication, puisqu'il est consacré à l'éducation à l'image, aux médias et au numérique. C'est à Paris, Cinémathèque Française les 8 et 9 juin 2015.
 


Le 9ème Forum européen de l'accessibilité numérique a lieu à la Cité des sciences et de l'industrie le 8 juin 2015 sur le thème "Le numérique pour un meilleur accès à la connaissance". Ce colloque sera organisé conjointement avec la réunion annuelle du consortium Daisy (Digital Accessible Information SYstem) à Paris, les 9-10-11 juin 2015.

 

 

Le 5ème colloque international de l’Association ASTRES – Association Tourisme, Recherche et Enseignement Supérieur se propose d' « observer les touristes pour mieux comprendre les touristes » du 9 au 12 juin 2015 à La Rochelle.
 

 

La 2e édition des Académies du Tourisme Numérique d'Atout France ont lieu les 11 et 12 juin 2015 à Aix-les-Bains. 4 palmes viendront récompenser des applications numériques les plus innovantes dans le secteur du tourisme, 2 pour des applications existantes et 2 pour des projets en cours de développement.
 

 

Le festival Futur en Seine revient, du 11 au 15 juin 2015 à Paris. Le plus grand festival du numérique européen est ouvert à tous. Au Village des innovations, on pourra découvrir 150 services et produits innovants en démonstration, mais aussi profiter de conférences, d’ateliers et de rendez-vous business. Et un peu partout en Ile-de-France, une centaine de concerts, soirées, rencontres, workshops, etc.

 

 

On peut aussi préférer la Bretagne, le passé, et le beau Moyen Âge sur lequel se penche le Congrès archéologique de France, cette année dans les Côtes d’Armor, également du 11 au 15 juin 2015.

 

 

Le patrimoine culturel immatériel en France : généralités, actualités et actions en régions, c'est le thème du stage proposé les 16 et 17 juin 2015 au Centre français du Patrimoine Culturel Immatériel (CFPCI) à Vitré.

 

 

Le 2ème Forum régional Nord « Musées et patrimoine à l’heure numérique » a lieu au Louvre Lens le 18 juin 2015, en partenariat avec le CLIC France, Club innovation culture. Au programme, des démonstrations, retours d'usages, tables-rondes et visites autour des différents dispositifs : robots, films 3D, signalétique interactive, géolocalisation, etc.

 

 

Le selfie devient un véritable phénomène y compris dans le domaine artistique. La deuxième rencontre d’Arts Mobiles vous invite à rencontrer les acteurs qui réfléchissent aux mises en exposition du Selfie le 19 Juin 2015 à Paris.

 

 

Formidable occasion de faire découvrir l'archéologie au tout public, les 19, 20 et 21 juin 2015, ce sont les Journées nationales de l'archéologie, partout en France.

 

 

Où en est la culture scientifique, technique et industrielle ? Réponse au 33e congrès de l’AMCSTI du 23 au 25 juin 2015 à Annecy et Chambéry. Nouveaux comportements des publics, recherche et innovation responsable, Open Access, impact sociétal des nouvelles technologies, évolution des questions de conservation, nouvelles coopérations et mutualisations...les sujets de discussion ne vont pas manquer !

 

 

Les journées multiméda du tourisme durable, ce sont les 25 et 26 juin 2015 à Gréoux les Bains. Il s'agit d'une part d'un congrès d'experts et de chercheurs sur le climat, les ressources et le tourisme durable. Il s’inscrit dans la lignée des contributions à la Conférence Climat (COP21) de Paris. Mais c'est aussi un festival de courts-métrages accessibles à tous et un salon pour les professionnels.

 

 

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