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le Patrimoine culturel accessible à tous avec Histoire de Son

L'archéologie du métal, par la pratique

13 Juillet 2016, 09:31am

Publié par véronique muzeau

L'archéologie du métal, par la pratique

À Locronan (29), les journées nationales d'archéologie 2016 étaient consacrées à la paléo-métallurgie. C'est la passion de la jeune association Ar seizh metal (les 7 métaux en breton) soutenue ici par le Conseil départemental du Finistère. Archéologues artisans et animateurs-médiateurs ont fait découvrir très concrètement au public la métallurgie à travers les âges. Échos sonores.

 

En médiation culturelle, rien ne vaut la démonstration. Quant à la recherche archéologique, elle a de plus en plus recours à l'expérimentation pour vérifier ses hypothèses.

Voilà pourquoi la place de Locronan fourmille de dispositifs qui semblent tout droit surgis du passé ce 18 juin 2016.

Extraire le métal de la roche

Youen Daniel de l'Addes (association d’aide au développement économique et social) des Monts d'Arrée est animateur ; il nous fait découvrir la base de l'extraction du minerai de fer et de sa transformation en métal dans un bas-fourneau.

Il a récupéré dans la nature un minerai de fer et l'a passé au simple feu ; il a pu ainsi le réduire en poudre grossière qui sera versée dans son bas-fourneau.
Ce four en briques réfractaires et cimenté à l'argile est à usage unique. Après l'extraction du minerai, il est détruit lors de la récupération du métal.

L'opération de réduction du minerai de fer (séparation de la silice et du métal) prend plusieurs heures.

Le métal obtenu peut être de qualité variable. S'il est chargé en carbone, il s'agit d'acier, apprécié pour sa dureté mais plus fragile que le fer.

 

Les résidus de l'opération sont les scories : de la roche fondue dont on a extrait le minerai de fer, essentiellement de la silice. On en trouve un peu partout en Bretagne, elles témoignent d'une activité métallurgique ancienne.

L'archéologie du métal, par la pratique

Voici donc à peu près à la technique qu'utilisaient les hommes de l'âge du fer, donc dès 700 avant Jésus-Christ. Sauf qu'ils n'utilisaient pas de soufflet mais la ventilation naturelle, en plaçant le bas-fourneau dans un endroit exposé au vent.

 

Fondre le métal pour le façonner

Avançons un peu dans le temps, cette fois au Moyen Âge, en compagnie de Simon Pellequer, forgeron, et Jérôme Colivet, potier, tous deux également archéologues. Ils s'intéressent à la métallurgie de l'âge du bronze au Moyen Âge. Ici, ils travaillent autour d'un four de fusion, destiné à fondre le métal, en l'occurrence du laiton, pour lui donner forme.

Ce four était en usage dès le XIIe siècle en Allemagne, il apparaît couramment au XVe. On en a trouvé un dans un ancien atelier de bronzier à Paris.

Ce type de four permettait de fabriquer du laiton, alliage de zinc et de cuivre, utilisé en ornementation et bijouterie. Il servait aussi à travailler l'or et l'argent.

 

Retrouvez l'intégralité du reportage sur le site internet de notre partenaire Radio Évasion.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

28 Juin 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en été 2016

Allons nous vaquer tout l'été ? Ou continuer à nous former, à nous cultiver, à explorer les possibles de la médiation numérique des patrimoines ou de la science, du tourisme culturel ou de la muséologie ? À vous de piocher dans cet agenda !

 

Culture et patrimoine tout public

Les fééries nocturnes du collectif Fées d'hiver sont un parcours nocturne artistique et poétique en vallée de Crévoux (05). Cette édition 2016 propose de découvrir en déambulation nocturne 12 installations lumineuses, sonores ou visuelles. Plusieurs dates du 1er juillet au 9 août 2016.

 

Culture, handicap et numérique

Le site internet de Yanous (magazine francophone du handicap) publie depuis peu une page très détaillée sur les spectacles en audiodescription pour les personnes déficientes visuelles, en plus de son agenda de la culture accessible à tous handicaps (visites de musées ou d'expositions, festivals et animations).

 

Médiation scientifique et culturelle, pédagogie par le numérique

La première semaine de juillet est très riche en culture scientifique à Nantes (44) ! La ville accueille le Forum national de la CSTI (culture scientifique, technique et industrielle) le 5 juillet 2016 sur le thème « Publics, territoires, médiation : quelle ambition pour la C.S.T.I. ? ». En soirée, les youtubers médiateurs scientifiques seront invités à se produire en direct au cours de l'opération SOS Neurones.
Suivra la Science en partage 2.0, le 34
e congrès de l’AMCSTI du 6 au 8 juillet 2016, toujours à Nantes. Comme le suggère le titre, il sera question de l'impact du numérique sur la médiation, tant sur les modèles de coopération entre médiateurs et publics, que sur les outils.

 

Du mercredi 24 au vendredi 26 août 2016, place à l'université d'été Ludovia 2016, sur le numérique et l'éducation à Ax-les-Thermes (09). Il s'agit avant tout d'un colloque scientifique, qui s'intéresse cette année à la présence, l'attention et l'engagement en classe avec le numérique. Mais on peut y suivre aussi de nombreux ateliers, dont un sur la réalisation de podcasts, ou sur la MAO à partir de sons du quotidien.

 

Culture sonore

Qui est là ? est une rencontre sur l’effet de présence dans le son et ses usages ordinaires ou répressifs.
Christine Guillebaud, ethnomusicologue chargée de recherche au CNRS, propose un focus sur l’ingénierie sonore des espaces publics en Inde, des sonorités à base d'automates musicaux, boîtes à mantra électroniques, voix de loterie…
Au Musée du quai Branly, Paris, le 02 juillet 2016.

 

La Fondation Cartier pour l’Art contemporain (Paris, 14ème) présente une exposition inspirée du "Grand Orchestre des Animaux", de Bernie Krause, bio-acousticien, scientifique et musicien américain de renom, du 2 juillet 2016 au 8 janvier 2017. Des artistes du monde entier ont participé à cette exposition immersive en forme de méditation esthétique, à la fois sonore et visuelle, autour d’un monde animal de plus en plus menacé.

 

Un tout nouveau festival de son vient consacrer à Arles (13) les 30 ans de collaboration entre l'association Phonurgia Nova et la ville. Rewind propose pendant un mois expositions, spectacles et installations sonores, séances d'écoute, séminaires et conférences, et même un colloque sur les radios libres. Du 5 juillet au 4 août 2016.

 

En exposition dans le cadre des Tombées de la nuit à Rennes (35), Public Juke box est une sculpture publique et acoustique qui permet aux citoyens d’écouter des enregistrements sonores. À vivre les 16 et 17 juillet 2016.

 

Trois jours pour bâtir une utopie sonore du 26 au 28 août 2016 à la Cour des Aulnays (49), entre Nantes, Rennes et Angers, c'est l'idée du summer camp organisé par Le Bruitagène et quelques autres amateurs de son. Tous les créateurs sonores sont conviés, pourvu qu'ils soient idéalistes !

 

Envie d'un stage de field recording, de création ou de fiction sonore ? Une multitude de formules sont référencées dans l'agenda spécialisé de Syntone, le site d'actualité et critique de l'art radiophonique.

 

Muséologie

Tous les 3 ans, les professionnels de musée du monde entier se réunissent lors de la Conférence générale de l’ICOM pour discuter des tendances et des évolutions du secteur. Cette année, c'est du 3 au 9 juillet 2016 à Milan (Italie).
Le thème du symposium est un peu glaçant : « le musée prédateur » ! C'est en fait un regard critique sur la façon dont les musées ont constitué leurs collections, à coup d'expéditions voire de réquisitions, souvent sur fond de colonialisme...pas toujours reluisant en effet, et il est bon d'examiner en face ce passé pour imaginer un futur plus constructif.
Parallèlement, le comité italien de l’ICOM propose de réfléchir à un thème cher à la muséologie italienne : le rapport entre musées et paysages culturels. Il s'agit de penser le musée comme
centre d’interprétation pour son territoire et sa communauté, comme diffuseur de la connaissance du patrimoine culturel présent dans et hors les murs, comme contributeur du paysage culturel qui l'entoure.

 

Quels musées voulons-nous demain ? C'est la question que se pose le congrès annuel de l’Association des musées suisses (AMS) à Zürich, les 25 et 26 août 2016, autour de trois problématiques majeures : contenus et publics, contexte social et modèles financiers, formes de travail et organisation.

 

Sans oublier, de vous mettre en vacances et de tout arrêter !

 

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Les associations popularisent l'archéologie

10 Juin 2016, 09:52am

Publié par véronique muzeau

Des journées de l'archéologie 2016 très démonstratives à Locronan

Des journées de l'archéologie 2016 très démonstratives à Locronan

À l'approche des journées nationales de l'archéologie 2016, intéressons-nous à ces associations, de plus en plus nombreuses et très actives, qui facilitent grandement la médiation et la découverte archéologique auprès du grand public.

 

On dirait un foisonnement, comme à la fin des années 1970, quand sont nées toutes ces associations de patrimoine dédiées en priorité à la sauvegarde de bâtiments ou de sites.
Elles sont légion en France, la fédération patrimoine environnement revendique plus de 3500 associations adhérentes dans ce domaine !

Depuis le début des années 2000, la thématique archéologique semble avoir le vent en poupe.
Et les associations qui la portent se montrent très innovantes en matière d'actions et d'événements à destination du grand public, bien loin des sociétés savantes de la fin du XIXe siècle qui se limitaient presque exclusivement aux chercheurs et scientifiques.

 

Dans le Finistère, nous avons quelques beaux exemples de ces associations d'un nouveau style.

Dans la famille « troupes de reconstitution », Letavia est spécialisée dans le Haut Moyen Âge (ou l'Antiquité tardive) en Bretagne. Ses bénévoles passionnés replongent le public dans ces temps « obscurs », en tout cas méconnus, en reconstituant au plus près les ateliers, habitats, vêtements, repas, objets et gestes du quotidien de l'époque.

Plus transversale, la compagnie Dagorlad est autant un club de sport qu'une association de chercheurs consacrés aux arts martiaux historiques. Ses membres effectuent eux-mêmes des recherches documentaires très pointues pour reconstituer les techniques et postures de combat ou l'équipement et l'armement des époques anciennes dans toute l'Europe, jusqu'aux vikings.

 

Une véritable démarche scientifique de recherche

 

C'est surtout leur souci de véracité et de recherche qui donne toute sa crédibilité à la démarche de ces associations.

Elles comptent d'ailleurs parfois des professionnels de la recherche scientifique, et singulièrement de l'archéologie, en leur sein. 

Ainsi Les Mémoires du Kreizh Breizh, association qui valorise le passé du centre Bretagne compte deux archéologues parmi ses quatre salariés. L'association revendique d'ailleurs deux activités : la médiation et la recherche.

Côté médiation, elle sera l'un des fers de lance des Journées Nationales d'Archéologie dans la région, en proposant trois conférences le samedi sur les fouilles et les découvertes archéologiques locales, et un circuit balade le dimanche à la découverte des voies antiques autour de Carhaix.

 

Et les archéologues font donc appel à ces associations pour la pratique de l'archéologie expérimentale. Il s'agit souvent de faire reconstituer un geste technique, la fabrication d'un objet, pour en comprendre le fonctionnement ou valider une hypothèse.
Le chantier de reconstitution du château fort de Guédelon en est un exemple emblématique à grande échelle, mais les associations ont leur part aussi !
Notamment parce qu'elles comptent parmi leurs membres de véritables artisans-chercheurs, passionnés par leurs techniques et par l'histoire.
Ainsi Benjamin Simao, luthier « antique » de l'association Letavia travaille aussi régulièrement avec des musées en archéologie expérimentale musicale.

Des propositions de médiation culturelle innovantes

 

Une autre toute jeune association du Finistère spécialisée dans la paléo-métallurgie en Armorique, Ar Seizh metal, s'apprête à pratiquer ce type de « recherche en situation » à l'occasion des JNA, à Locronan.
Comptant parmi ses membres des artisans d'art passionnés d'histoire, l'association proposera au public d'assister à des
démonstrations de métallurgie de l'âge du Bronze.

S'y ajoutent des conférences d'archéologues à propos de l'exploitation et du travail du métal à cette période (-2000/-800) en Armorique, et sur les liens avec les Cornouailles britanniques dans le domaine de la métallurgie de l'étain (un des composants du bronze).
L'association créée en décembre 2015 lance également un financement participatif pour éditer un livret multimédia sur l'histoire du métal en Bretagne, associé à une application mobile, il proposera un contenu augmenté en vidéos.

 

Les 17, 18 et 19 janvier 2016, ce sont des dizaines d'associations qui vous proposent des découvertes de sites fouillés et des reconstitutions expérimentales en tout genre : fabrication et lancer de flèches du paléolithique, charpente navale du XVIIe, festins préhistoriques, gaulois, byzantins ou dégustation mérovingienne, artisanat antique, tissage de lin ou mouture de grain néolithique, combat romain, frappe de monnaie, réduction du fer gallo-romaine, initiations aux techniques de recherche en carpologie ou céramologie... sans oublier les spectacles et les rallyes archéologiques, ou les ateliers destinés aux enfants qui susciteront peut-être des vocations d'archéologues.

 

Il s'agit là de médiation directe mais les associations jouent également un rôle important toute l'année en médiation indirecte. Tous Curieux / Histoire de son fait régulièrement appel à ces personnes ressources passionnantes pour les contenus numériques de visite, audio ou vidéo, et elle les en remercie !

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2016

31 Mai 2016, 09:20am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en juin 2016

 

 

Dernier coup de collier avant l'été ; et apparemment, on ne s'est pas tout dit dans l'univers de la muséographie ou de la médiation numérique, du patrimoine augmenté et accessible, du tourisme – oui mais – culturel. Pas trop fatigués ?

 

Culture et patrimoine tout public

 

Les Bains numériques d'Enghien-les-Bains (95), c'est du 1er au 5 juin 2016.
Pour sa 9ème édition, le festival propose à ses visiteurs une traversée dans les mondes voisins de l’art et des sciences à l'occasion du 350ème anniversaire de l’Académie des Sciences. Dans toute la ville, les lieux sont revisités au gré des visions et imaginaires artistiques et scientifiques.

 

Du 3 au 5 juin 2016, revoici le festival d'histoire de l'art de Fontainebleau (77), carrefour des publics et des savoirs, pour amateurs et professionnels, cette année autour du rire et de l'art, avec comme pays invité : l'Espagne.
Au programme, des conférences, débats, projections, visites guidées et pour les professionnels, deux rencontres sur les métiers de l'histoire de l'art, qui n'oublient ni la médiation, ni le numérique.

 

C'est tout public et très geek, Futur en Seine est le rendez-vous de l'innovation, du 9 au 19 juin 2016, à Paris et en Ile-de-France. Très numérique, forcément !
Bien sûr, la culture y a sa part : vous pourrez donc tester des dispositifs de réalité augmentée appliquée au patrimoine ou des installations acoustiques de pointe, et découvrir des œuvres d'art numérique. On suit des conférences, on vit des expériences, et il y a même des ateliers pour enfants.
À suivre en particulier le premier week-end «patrimoine(s) en immersion», les 11 et 12 juin 2016 au Musées des Arts et Métiers.

 

Les 18 et 19 juin 2016, ce sont les journées du patrimoine de pays et des moulins. Discret, cet événement est cependant l'occasion de découvrir quelques pépites architecturales deci delà et cette année en particulier, les métiers et savoir-faire du patrimoine.

 

 

Culture sonore

 

Du 2 au 4 juin 2016 à Bruxelles (Belgique), le festival VariaSons laisse parler la création radiophonique et sonore. Un vrai régal pour les oreilles sensibles.
« Nous sommes tous des sons de la nuit », c'est le joli titre de la nuit de la radio proposée par la Scam et la SACD pendant 6 heures pour clore ce festival.

 

Le 5 juin 2016 à 18h, sur la péniche Adélaïde (Paris), un cinquième dimanche d'Écoutilles avec « Fragments hackés d'un futur qui résiste », prix fiction radio 2014 de la SGDL. Un beau menu pour un apéro sonore servi par l'Addor (association pour le développement du documentaire radiophonique).

 

Le cycle « À pleine voix » proposé par Karine Le Bail, historienne, chercheuse et productrice de l’émission éponyme sur France Musique se termine le 21 juin 2016, avec une séance sur les nouveaux dispositifs de sonorisation de la voix au théâtre et dans la musique classique, à la Bnf (Paris).

 

 

Médiation culturelle et muséologie

 

Une rencontre internationale pour les professionnels des musées et leurs prestataires entrepreneurs culturels, c'est We Are Museums qui a lieu cette année les 6 et 7 juin 2016 à Bucarest (Roumanie) au Musée National d'Art Contemporain.

 

Les chercheurs aident les musées à définir et réussir leur politique de médiation culturelle numérique. C'est en tout cas l'idée de la journée d'étude UDPN - Usages Des Patrimoines Numérisés – le 22 juin 2016 à Nantes. Trois tables rondes permettront aux participants venus de l'université ou des institutions, mais aussi des professionnels de la conception numérique muséale, d'échanger sur les applications mobiles et autres technologies numériques existantes. Il s'agira surtout d'évaluer ces dispositifs dans le but d'en assurer la qualité et la pérennité.

 

Un symposium de muséologie sur le thème "Exprimer les silences, révéler l’invisible au musée" a lieu le 23 juin 2016, à l'Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse (83). Chercheurs en muséologie et professionnels en muséographie vont débattre en particulier de 2 questions :

- Comment traiter au musée des questions sociétales « vives » dont les enjeux de la science et du numérique.

- Comment montrer le disparu, le sacré ou l’invisible par le média exposition grâce à des technologies, des médiations innovantes ou des formes d’écritures.
Pour s'
inscrire à cette journée symposium.museo@gmail.com

 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Le réseau IDEV (innovation et design d'expériences de visite) porté par l'abbaye de Fontevraud organise le 9 juin 2016 à Saint-Nazaire (44) une journée de travail sur les nouvelles pratiques collaboratives associant les publics. Parmi les intervenants, Florence Andreacola abordera « La participation au musée face aux promesses du numériques : quelques cas et pistes de réflexion ».

 

Le 9 juin 2016, dans le cadre du séminaire organisé à l'INHA (Paris) sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) et l’art, une séance de travail pour découvrir le traitement des données en masse avec OpenRefine.

 

La sixième rencontre "Médiation & numérique dans les équipements culturels", dans le cadre des Rencontres Numériques, a lieu les 13 & 14 juin 2016 aux Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine (93). Les Archives nationales présenteront donc leurs projets numériques et leurs actions éducatives. Suivront une session sur l'étude des publics et un focus sur la nouvelle école de médiation scientifique d'Universciences.
Ensuite, plusieurs tables rondes au choix : handicap et accessibilité, nouveaux dispositifs numériques, publics et territoires, Fablabs dans les équipements culturels, etc.

 

Les journées de l’Anact (association nationale pour l'archéologie des collectivités territoriales) ont lieu les 23 et 24 juin 2016 à Clermont-Ferrand (63). Les échanges s'étendent au-delà du champ de l’archéologie pour investir ceux des territoires, des patrimoines et de l’action culturelle.
Dans la séquence dédiée à l
archéologie territoriale à destination de ses publics, il sera question en particulier du patrimoine archéologique à l’heure du numérique, des nouvelles formes de médiation pour de nouveaux habitus et de mettre en valeur et rendre accessible les nouveaux patrimoines.

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Le Lab Emergence est un programme de résidence franco-canadien consacré aux formes émergentes et innovantes d’écritures. Après un appel à projets, les auteurs ou scénaristes traditionnels et les professionnels de l’écriture interactive et multiplateforme explorent ensemble les nouvelles formes de narration du 5 au 11 juin 2016 au Banff Centre, dans les rocheuses canadiennes.

 

Les nouvelles formes de narrations participatives et digitales sont aussi représentées dans l'espace innovation et le Sunny Lab du Sunny Side of the Doc, marché international du documentaire, à La Rochelle (17), du 20 au 23 juin 2016.


Tourisme culturel

 

« L'éducation aux voyages : sensibilisations, apprentissages et productions touristiques », c'est le thème du colloque international AsTRES, du 20 juin au 22 juin 2016, à Quimper (29) au pôle universitaire qui regroupe toutes les formations en tourisme.
Chercheurs en sciences de l’éducation, sport, géographie, histoire, sociologie, anthropologie, ethnologie, économie, sciences de la communication, environnement, etc, se penchent sur les liens entre tourisme et éducation.

 

Les 23 et 24 juin 2016, les académies du tourisme numérique d'Aix-les-Bains (73) s'interrogent : peut-on réinjecter l'humain dans le digital ?
L'experte en tourisme culturel Evelyne Lehalle interviendra sur le dialogue entre habitants et touristes.

 

Quelle place la culture et le patrimoine tiennent-ils dans les motivations et le contenu des séjours touristiques ? Éléments de réponse au séminaire Nouvelles tendances de consommation touristique & tourisme en ligne, du 27 juin 2016 à Paris, organisé par le cabinet Raffour interactif.

 

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La démocratisation de la culture

16 Mai 2016, 15:56pm

Publié par véronique muzeau

La démocratisation de la culture

Entretien

 

 

En France, depuis la création du ministère de la culture en 1958, la notion de culture est très souvent limitée au domaine des arts. Pour Gilbert Le Guillou qui a œuvré pendant 40 ans dans l'éducation populaire, cette vision a aussi éloigné la culture du peuple, et vice versa.

 

 

Gilbert Le Guillou a animé et dirigé des maisons pour tous et autres structures de l'éducation populaire dans les Alpes et en Bretagne pendant 40 ans. Il vient d'un milieu ouvrier et a donc bénéficié personnellement de cette éducation populaire. Cependant, fort de son expérience et de son analyse du milieu culturel, il constate que la culture en France s'est institutionnalisée et éloignée du peuple.

 

Malraux, personnage clé

 

D'où vient la conception actuelle de la culture en France ?

 

Gilbert Le Guillou :

En 1958, les seuls pays qui possèdent un ministère de la culture sont des dictatures. La révolution culturelle de Mao n'a pas encore eu lieu mais démontrera par la suite le danger de « décréter » ce qui fait culture.

 

En France, cependant, Charles de Gaulle fraîchement élu président de la République tient à faire entrer André Malraux dans son gouvernement. Ce dernier aurait rêvé des affaires étrangères mais il est jugé trop peu diplomate pour ce ministère.
Pour faire rayonner la France dans le monde, Malraux finit par accepter l'idée d'un ministère de la culture. Son conseiller Pierre Moinot en a quant à lui une idée précise : le ministère de la culture doit réunir le portefeuille des arts et lettres et des structures d'éducation populaire, y compris municipales.

Mais ce regroupement ne se fera pas. Les réticences à la têtes du réseau d'éducation populaire sont trop fortes, qu'elles viennent de Michel Durafour, inventeur des maires adjoints à la culture, ou de Maurice Herzog, secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports.

 

Emile Biasini trouve la solution. Puisqu'on ne peut fusionner arts, lettres et éducation populaire, on aura :

  • la diffusion et la création artistiques au ministère de la culture,

  • la pratique amateur populaire et la formation... ailleurs, notamment au secrétariat d'État à la jeunesse et aux sports .

 

Malraux peut alors mettre en œuvre sa conception de la culture, axée sur l'image d'une « cathédrale » : il faut exposer les œuvres et, par leur rayonnement, elles éclaireront les consciences. Le peuple devient alors un public, celui des « maisons de la culture » qui elles deviendront en 1991 les « scènes nationales ».

 

Ouverture culturelle mais fermeture sociale

 

Quelles ont été les conséquences de cette conception de la culture ?

GLG :

Il faut bien se rendre à l'évidence, la contemplation des œuvres, ça ne suffit pas pour s'éduquer.

Le peuple boude ces lieux culturels, en tout cas les classes sociales les plus modestes ne viennent guère y élever leur conscience. Les chiffres des pratiques culturelles des Français régulièrement rapportés par la Documentation Française le montrent bien.
La mixité sociale des publics des scènes nationales, centres d'arts ou conservatoires reste une chimère.
Seuls les musées et monuments semblent attirer un public plus diversifié socialement.

Pourquoi cette fermeture sociale des lieux de culture ?

 

La qualité de l'offre culturelle n'est pas en cause. Elle est même plutôt ouverte et multiple. Mais le public peu familier de ces structures lui associe encore trop de codes ou de savoir-être. On se pose encore la question de « comment s'habiller pour aller au théâtre ». La fréquentation majoritaire par des classes moyennes supérieures renforce sans doute les barrières mentales et la fermeture sociale.

Et la création des médiateurs culturels dans les années 1980 n'aura pas réussi à ouvrir socialement ces lieux de culture, si ce n'est par le biais de l'école.

 

L'entre soi

 

La culture s'est institutionnalisée dans des équipements qui structurent toutes les villes, et dans des lieux où la classe supérieure se retrouve « entre soi ».
Comme les collectivités territoriales ont repris la politique étatique ; la distinction – au sens de Bourdieu - s'est donc opérée partout.

Et en tranformant le peuple en public, les acteurs culturels ont perdu la volonté d'éduquer vraiment.

 

Médias à l'unisson

 

Dans les médias bien sûr, pas de remise en cause de cette conception élitiste et restreinte de la culture.

Par exemple, les modes de management, ce sont aussi des phénomènes culturels ; mais les médias rangent ça dans les « questions de société » et quand ils évoquent la culture ce n'est qu'au travers des agendas de spectacles ou d'expositions.

L'alibi économique

 

Il est cependant un cas dans lequel on envisage la culture différemment, c'est quand on réalise qu'elle est un secteur économique.

 

GLG :

On a alors inventé l'expression assez terrible d' « industrie culturelle ».
La culture devient alors un enjeu économique, elle participe de l'image de marque d'une collectivité et dope le tourisme.
Mais on ne s'interroge pas davantage sur le fond.
Au contraire, on dilue la culture dans une notion plus vague où les loisirs viennent jeter le trouble.

 

L'inefficacité politique

 
La culture est-elle un rempart contre les extrémismes et les obscurantismes ?

 

GLG :

Dès 1958, droite et gauche ont convergé vers l'idée que l'éducation et la culture élèvent la conscience citoyenne et freinent les extrémismes politiques.
Pourtant, c'est loin d'être toujours vrai : après tout, les cadres du régime de Vichy ou ceux du Front National ne sont pas incultes. Ils sont avocats, professeurs d'université ou énarques...

 

 

Extension du domaine de la culture

 
En quoi réduire la culture aux arts est-il un problème démocratique ?

 

GLG :

À force de réduire la culture aux arts et de concevoir la culture comme une « présentation » à un public, on a confisqué la culture au peuple et on a laissé tomber l'éducation populaire.

Tout ce qui relève des pratiques populaires, et tout ce qui touche à des domaines non artistiques a été exclu des politiques culturelles en France.
Même quand on s'intéresse à la culture populaire, c'est uniquement appliqué au domaine artistique : rap, street art, graff...

 

Or, si on prend la définition sociologique de la culture, c'est à la fois :

  • ce qui fait unité à l'échelle d'un groupe "ce qui est commun à un groupe d'individus" et "ce qui le soude",

  • ce qui fait diversité à l'échelle du monde : c'est ce qui distingue les groupes d'hommes (puisque ce n'est pas la race).

Il faut donc reconnaître que la langue, l'histoire, les sciences et techniques, les modèles économiques relèvent du domaine culturel, car il est question aussi de traditions, de croyances, de valeurs et de modes de vie.

Dans le fond, qu'est-ce qu'un phénomène culturel ?

GLG :

C'est un phénomène qui change profondément les façons de vivre du groupe.

Or, d'où vient le principal changement de notre société ces dernières années ?

Et bien d'internet ! Voilà un phénomène culturel d'importance.

Alors que si on se pose la même question dans le domaine des arts, on ne trouvera rien de cette ampleur … on peut le regretter (ou pas) mais c'est un fait.

Comment alors rendre la culture au peuple ?

GLG :

Mon propos n'est pas destiné à nier l'importance des artistes et de la création artistique, mais il faut vraiment se poser la question de l'institutionnalisation des structures, du financement de la culture et du fonctionnement des structures.

Par exemple, les Fablabs dans lesquels des gens viennent s'initier aux logiciels libres ou à l'informatique, c'est de la culture. Et leur public est bien différent de celui des théâtres. Il faudrait donc que ce type d'opération et de lieux entre dans le champ de la politique culturelle.

Idem pour les pratiques artistiques, il en existe une foultitude qui se font hors des institutions mais qui ne bénéficient d'aucun soutien, ou alors très occasionnellement, quand elles œuvrent sur une thématique à la mode.

Et surtout, il faut penser la culture de façon plus globale, diffuser la culture politique, historique ou économique.
Songez qu'à la Libération, il a existé un ministère de l'éducation politique ! Il était destiné à entretenir en permanence le débat démocratique et à construire cette notion de culture commune. Son existence a été de courte durée.

 

Propos reccueillis par Tous Curieux/Histoire de son

Sur le même sujet, pour comprendre en profondeur - et dans la bonne humeur - le point de vue de Gilbert Le Guillou.

Franck Lepage de la Scop Le Pavé, dans sa conférence gesticulée Inculture(s) "l'Éducation Populaire, Monsieur, ils n'en ont pas voulu"

 

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2016

29 Avril 2016, 11:41am

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mai 2016

 

 

 

Voici l'agenda du joli mois de mai pour ceux qui s'intéressent à la médiation culturelle et scientifique, en particulier accessible et numérique.

 

Culture et patrimoine tout public

 

*Jusqu'au 14 mai 2016, le Festival Interstices continue à Caen, autour des arts sonores et visuels, de l'alliance de la création contemporaine et des technologies.
 

*Au sein du festival Brouillage, du 2 au 7 mai 2016 à Paris, ce sont la création radiophonique et le spectacle vivant qui se rencontrent sur la scène du théâtre La Loge et sur les ondes de Radio Campus Paris.

 

*Du 4 au 6 mai 2016 à Lyon, le forum européen de la culture de demain est le temps fort de l'European Lab, une plateforme de réflexion sur l'innovation culturelle ouverte à tous. Le forum est donc ouvert aussi, même s'il comporte un volet professionnel. Il a aussi le mérite d'aborder la culture au sens large ! Il est même doté d'un plateau média propre : radio lab.

 

*Le 9 mai 2016 à Paris, une Up Conference est aussi consacrée au « futur de la culture », entendue ici dans son sens plus restreint, essentiellement artistique. Le débat portera essentiellement sur les modèles économiques de la culture de demain et les innovations sociales qui pourraient en sortir.

 

*Le 18 mai 2016 c'est la journée internationale des musées de l'Icom (International Council of Museums). 35000 musées y ont participé l'an dernier. En France, seul le musée Canel de Pont-Audemer signale sa participation cette année. Le thème "musées et paysages culturels" sera aussi celui de la prochaine conférence générale de l'Icom du 3 au 9 juillet 2016 à Milan. 

 

*Le 21 mai 2016, c'est la 12e Nuit européenne des musées.
Plus de 3000 musées, répartis dans plus de trente pays en Europe, y participent en proposant des animations ou au moins un accès gratuit en nocturne.
En France, l'an dernier 1265 musées ont accueilli environ deux millions de visiteurs et proposé 2700 animations spéciales.

En parallèle, les écoliers peuvent participer à l'opération d'éducation artistique et culturelle "La classe, l'œuvre !" en s'appropriant un patrimoine commun et en le restituant auprès de leurs pairs et de leurs proches.

 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

*Révolution ou transposition ? Les patrimoines numérisés au prisme de leurs utilisations, c'est le thème d'un séminaire de recherche organisé le le 3 mai 2016 à Paris par le réseau UDPN (usages des patrimoines numérisés). Un temps de réflexion sur la vaste numérisation du patrimoine et des contenus culturels en cours dans les bibliothèques, musées, maisons d'édition ou de production. Quelles sont les évolutions qu’elle engendre dans les pratiques et les représentations ?

 

*La valorisation numérique des patrimoines sera l'un des thèmes du SIPPA, Salon International des Professionnels des Patrimoines, les 26 et 27 mai 2016, à Arles. Parmi les conférences et ateliers : 

  • L’Archéologie des médias : quel avenir pour le patrimoine numérique ? 

  • L’apport du numérique à la muséographie, l’exemple du Museon Arlaten (Arles) et du futur Musée de la Romanité (Nîmes).  

     

 

Médiation culturelle

 

*L'école d'études sociales et pédagogiques de Lausanne propose une journée de formation continue sur la médiation culturelle ou l'art de constituer des publics, avec des conférences le matin, des ateliers l'après-midi, une projection de film, un apéro dinatoire et une soirée musicale, le 18 mai 2016 à Lausanne (Suisse).


*Il est surtout question de la communication des musées, mais aussi de leur médiation au colloque national de doctorants Exposition(s) et média(s) : enjeux d’une dialectique actuelle les 26 et 27 mai 2016 au Musée d'Aquitaine de Bordeaux. Les participants privilégieront quatre axes de recherche: l’exposition comme média, les médias dans l’exposition, la médiation de l’exposition et la médiatisation de l’exposition. Le colloque sera aussi l'occasion de créer un collectif de doctorants, de chercheurs confirmés et de professionnels de la culture et de la communication autour d’une problématique partagée.

 

Tourisme culturel

 

*Les 3 et 4 mai 2016 à Chambéry, c'est la conférence de L'Afmat (Association Francophone de Management du Tourisme) sur le thème de "L'innovation dans le tourisme : l'heure des défis". Le tourisme culturel y aura sa place avec une intervention sur « l’émergence et l’impact des nouvelles technologies virtuelles sur l’héritage culturel : le point de vue du consommateur » (4 mai, atelier 3), une autre sur « Les stratégies de développement de l'œnotourisme : sur la route des vins d’Alsace » (4 mai, atelier 4).

 

 

Culture, handicap et numérique

 

*Le programme des animations accessibles de la Cité des Sciences et de l'Industrie est toujours très riche, quel que soit le handicap concerné. Exemple avec ces deux propositions pour les visiteurs déficients visuels :

  • Le 4 mai 2016, une séance d’astronomie adaptée avec des explications et manipulations assurées par un astrophysicien et adaptées.
  • Le 10 mai 2016, c'est un parcours exceptionnel sur une journée, pour mieux connaître la théorie de l'évolution et tout savoir sur les origines de l'homme : "Darwin, l'original" à la Cité des sciences et "Aux origines de l'Homme", exposé au Palais de la Découverte. Renseignements et inscription (obligatoire) par mél ou au 01 40 05 79 54.


*La Cité des sciences et de l'industrie qui accueille le 30 mai 2016 le 10ème forum européen sur l'accessibilité numérique dans un monde connecté. Cette année, ce sont les objets et les services connectés qui seront au centre des discussions.


*Le lendemain, le 31 mai 2016, c'est le CLIC France qui organise un atelier sur « Les nouveaux outils numériques pour favoriser l’accessibilité des musées et monuments ». Parmi les intervenants, le Musée des Beaux-Arts de Quimper présentera sa stratégie numérique d’accessibilité : boucles magnétiques, vidéos sous-titrées, commentaires audio auxquels Histoire de son/Tous Curieux a largement contribué.

 

 

Culture sonore

 

*Dans le cadre d'un séminaire sur les sens, les chercheurs de Synaesthesia (historiens de l’Antiquité, historiens des religions, anthropologues et de neuroscientifiques) organisent le 20 mai 2016 une journée d'étude sur le thème : « Les voies de l’efficacité sonore : chants, musiques et action rituelle ».

 

 

Entrepreneuriat culturel

 

*La deuxième édition du forum Entreprendre dans la culture a lieu du 25 au 29 mai 2016 à la Gaité lyrique à Paris, à l'initiative du Ministère de la Culture et de la Communication. L'entrepreneuriat culturel sera au centre des conférences, tables rondes et ateliers. L'événement est destiné aux étudiants, entrepreneur et professionnels de la Culture.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

31 Mars 2016, 22:04pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en avril 2016

Culture et patrimoine tout public


Ce week-end encore, ce sont les journées européennes des métiers d'art #Jema2016, soit trois jours (1er, 2 et 3 avril) pour visiter les ateliers et admirer les savoir-faire des artisans d'art dans quelques 200 métiers, partout en France. Cette année, à l'occasion de ses 10 ans, la manifestation se tourne vers l'avenir et s'intéresse à l'innovation dans les métiers d'arts, innovation sociale mais aussi technique, avec les « gestes de demain ».


Du 26 avril au 14 mai, le festival Interstices parsème Caen d'installations sonores, visuelles et recompose les espaces de la ville.


 

 

Valorisation numérique des patrimoines

 

Un temps fort qui se termine ce week-end sur Twitter, la #MuseumWeek ! Les musées tweetent encore ce vendredi 1er avril leurs projets innovants via #futurMW, leurs anecdotes avec #ZoomMW samedi 2 avril et pour finir en beauté dimanche 3 avril : leurs coups de cœur #loveMV. Il s'agit d'une opération de communication mais aussi de médiation culturelle numérique.

 


Le CVT (Consortium de valorisation thématique) de l'Alliance Athéna à Meudon consacre son petit déjeuner du 6 avril 2016 au thème : patrimoine et numérique. Les porteurs de projets en SHS y rencontrent des représentants du monde socio-économique pour tisser des partenariats.


Dans le cadre de la 5ème édition de la Semaine Digitale, du mardi 5 au samedi 9 avril 2016 à Bordeaux, le 6 avril est la journée Culture et Numérique. À noter en particulier, le panorama des dernières innovations numériques dans les lieux culturels en France et dans le monde par le CLIC France, et une table ronde sur les nouvelles stratégies numériques dans le champ patrimonial


Les lundis numériques de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) sont consacrés au numérique éditorial, humanités numériques, et plus spécialement pour ce qui touche au domaine visuel. Chaque 2e lundi du mois à 18h une séance ouverte au public permet d'aborder ces thématiques et ces réalisations. Le 11 avril 2016, il sera question de documentation, archives et nouvelles technologies de l’information.


Le 3ème Forum CLIC Nord / Museohub 4 a lieu les 19 et 20 avril 2016 à Lille autour de trois thèmes :
. Jeunesse et numérique patrimonial
. Réalité augmentée et virtuelle
. Maquettes et numérique


 

Médiation culturelle

 

Au Québec, à Chicoutimi, a lieu ce 1er avril la 4ème journée d'études sur la médiation culturelle après une importante enquête régionale réalisée sur ce sujet. La journée portera sur les résultats de l’enquête, les pratiques et les récits d’expériences.

 

 

Tourisme culturel

 

Comment l'aménagement du territoire peut-il encourager la pratique sensible de ce territoire, notamment grâce à l'art ? C'est le thème de la rencontre organisée ce 1er avril à Marseille par les collectifs d’artistes, d’architectes et de constructeurs, du Bureau des guides du GR2013. On doit à ces derniers un plan-guide « arts et aménagement des territoires ».

 


 

Culture, handicap et numérique


Commencé en novembre 2015, le tour de France de l'accessibilité numérique de l'association Braillenet a pour but de promouvoir l'accès des nouvelles technologies de l'information et de la communication aux personnes atteintes de handicaps, notamment sensoriels. L'étape de ce 1er avril 2016 est consacrée à la culture et a lieu au Muséum d'Histoire Naturelle de Toulouse.


 

 

Culture sonore


Les 4 et 5 avril 2016, le colloque « Une pluralité audible ? Musiques, langues et mondes sonores en contexte urbain » de l' Université Jean-Monnet de Saint-Etienne s'intéresse à la dimension sonore des villes. Il y a les lieux dans lesquels se fabrique « de la musique », les langues qui y sont parlées, les bruits et les ambiances sonores : peut-on et doit-on tout rendre audible ?

 

Dans le cadre de son cycle « à pleine voix », Karine Le Bail, historienne, chargée de recherche au CNRS, productrice de l’émission « À pleine voix » sur France Musique propose le 5 avril 2016 une rencontre autour de la transformation de la voix (logiciels de transformation, traitement et spatialisation en temps réel de la voix).


 

Le séminaire Espace-son, Approche interdisciplinaire des milieux sonores reçoit le lundi 11 avril 2016 à l'Université Paris Ouest la Défense, Steven Feld, « Etre à l’écoute des manières d’entendre : une acoustémologie en Papouasie Nouvelle Guinée »


 

Le 20 avril à Rennes, on pourra suivre la restitution d'un atelier de création sonore proposé par Flora Bruneteau à une vingtaine d'étudiants de septembre 2015 à mars 2016. Ils ont créé une cartographie sonore du quartier Villejean et découvert le travail d’artistes sonores Philippe Morvan, Pauline Boyer, Benjamin Le Baron... 7 lieux cartographiés : la bibliothèque de Villejean, l'église Saint-Luc, la piscine de Villejean, le marché de Villejean, la dalle Kennedy de jour et de nuit et enfin, le parc du Berry.

 

Les 30 et 1er avril 2016 en Grande-Bretagne et au-delà, c'est la 3ème édition du Soundcamp. 24 heures d'écoute du monde en streaming, au fil des micros des différents preneurs de son.
 

 

 

Nouvelles écritures multimédia

 

Au PULP Festival (de la Ferme du Buisson en complicité avec Arte) les 8,9 et 10 avril 2016 : entre autres propositions Phallaina, en visite sonorisée grandeur nature, en smartphone ou en tablette mais aussi Billy the Kid I love you, un spectacle qui lie dessin, film et musique en live ou encore Richard III, avec des procédés numériques novateurs.


 

On explore aussi beaucoup les nouvelles écritures au Learn Do Share – Paris puisque l'événement est précisément consacré au storytelling, aux narrations créatives, expériences immersives, installations interactives... les 9, 11 et 12 avril 2016.

 

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La forêt de Fontainebleau en application mobile

24 Mars 2016, 22:41pm

Publié par véronique muzeau

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Avant d'être de Fontainebleau, c'était la forêt de Bière (bruyère), que Saint Louis appelait son "cher désert" tant la lande y dominait

Le 21 mars, c'était la journée internationale des forêts. L'occasion de prendre conscience de l'importance et de la richesse des milieux forestiers. L'un des massifs les plus emblématiques de France, la forêt de Fontainebleau, propose à ses visiteurs une application mobile très riche.

 

 

La forêt de Fontainebleau sous toutes les...ramures

 

Proposée par l'Office National des Forêts, l'application mobile « la forêt de Fontainebleau » a déjà 2 ans mais elle n'a pas fini de s'enrichir.

Son principe est bien sûr d'augmenter la balade de tout promeneur curieux, habitué ou néophyte, dans l'une des plus belles forêts françaises. Il y a les suppléments pratiques : cartes téléchargeables et services de proximité géolocalisés.

Et il y a les suppléments culturels car la forêt est un patrimoine. La percevoir comme telle c'est la respecter et la protéger.

 

Raconter la forêt comme patrimoine culturel

 

De la découverte de la sylviculture à l'art rupestre, des usages du bois à la biodiversité, en passant par l'histoire des chasses royales ou de l'exploitation du grès, les thèmes de l'application mobile sont variés et les itinéraires commentés aussi.

Des photos, quelques vidéos et surtout beaucoup d'audio. Car l'idée est d'éviter au visiteur de la forêt de trop garder les yeux sur son smartphone. Il s'agit plutôt de lui montrer ce qu'il n'aurait pas forcément vu. Et de le lui expliquer.

Certains sentiers s'articulent autour d'une fiction, avec une narration théâtralisée ou mise en scène, notamment le parcours consacré à Claude-François Denecourt, l'inventeur du tourisme forestier. D'autres prennent clairement le parti de la médiation scientifique et culturelle audio.

 

Médiation scientifique et culturelle audio

 

Tous Curieux / Histoire de Son a réalisé plusieurs de ces parcours audio de découverte en interviewant les naturalistes, sylviculteurs, écologues ou historiens …

 

La forêt de Fontainebleau en application mobile

En compagnie du naturaliste Philippe Bruneau de Miré ou d'un herpétologiste (spécialiste des reptiles), vous découvrez ainsi la richesse de la faune et de la flore bellifontaines, vous suivez la lecture du paysage géologique. Vous comprenez aussi les spécificités de cet écosystème, de zone tempérée, mais souvent comparable au milieu méditerranéen du fait de son sol sableux.

Vous mesurez l'impact de l'action humaine sur ce qui était autrefois une lande, bien plus qu'une forêt...

Vous comprenez avec Jean-Claude Polton, président de l'association des amis de la Forêt de Fontainebleau, combien la culture humaine a façonné cette nature.

Les contenus témoignent ici de la diversité des membres et des partenaires réguliers de l'ONF : scientifiques, techniciens, experts, associations.

 

De l'économie à l'écologie forestière

 

Sur le sentier de la sylviculture, le contenu se fait plus économique : comment gère-t-on une forêt, comment cultiver un arbre pour son bois ? Mais il aborde aussi largement l'écologie : comment exploiter la ressource forestière sans l'épuiser, quel équilibre écologique optimal pour une forêt, quels sont les nouveaux modes de gestion forestière qui s'adaptent à l'écosystème ?

 

Sur différentes mares de la forêts, écologues et biologistes vous sensibilisent à ces zones humides exceptionnelles et fragiles qui parsèment le massif : mares de platières et leurs contraintes, mares sur argiles, plans d'eau artificiels comme la mare aux Évées, usages humains, faune et flore, devenir des mares...

 

Pour l'ONF Fontainebleau, il s'agit à la fois de faire œuvre de pédagogie afin d'expliquer son travail, de sensibiliser le visiteur à l'environnement, mais aussi d'orienter les nombreux promeneurs vers de nouveaux sites moins connus de la forêt domaniale.

Cette application mobile est aussi un bon moyen de valoriser un vaste vivier de personnes-ressources, que nous n'avons pas fini de vous faire entendre !

 

Application mobile « la forêt de Fontainebleau », disponible sur l'Apple Store et sur Google Play Store.

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Quand le musée se fait promenade

14 Mars 2016, 22:02pm

Publié par véronique muzeau

Quand le musée se fait promenade

Au fond, pour faire un musée, il faut une collection et de la médiation. Le numérique élargit l'espace et rend la médiation culturelle itinérante, accessible et évolutive, jusqu'à transformer le musée en promenade.

 

 

Un seul musée s'est officiellement baptisé musée-promenade, celui de Marly, en référence au parc qui entoure le château et invite en effet à déambuler.

Pourtant, l'appellation pourrait convenir à bien d'autres sites culturels.

Les outils numériques font peu à peu tomber les murs des musées : à l'intérieur, ils en décloisonnent les services, amenés à échanger pour mieux communiquer, notamment sur les réseaux sociaux. Et ils créent avec l'extérieur ce qu'Yves-Armel Martin appelle une pervasivité, une interaction inévitable entre le musée et son environnement.

On peut désormais faire découvrir une « collection » en dehors d'un bâtiment : dans les rues d'une ville, au bord d'une rivière urbaine, voire en pleine nature.

 

Car la notion de collection s'élargit.

Évidemment, quand il s'agit d'œuvres d'art ou d'objets archéologiques, on est souvent bien obligé de protéger la collection dans un lieu fermé. Quoi que...

Prenez les gargouilles d'une cathédrale ou les sculptures qui ornent les bâtiments historiques, elles sont accessibles en plein air et peu menacées de vol.

Tout comme les sculptures monumentales contemporaines de la Vallée des saints (22), du musée de la sculpture en plein air du jardin Tino Rossi à Paris ou encore du musée-jardin consacré au sculpteur Antoine Bourdelle.

Difficile de voler une sculpture en effet.

 

L'art contemporain s'épanouit à ciel ouvert grâce au numérique

 

 

Idem pour les fresques murales, œuvres artistiques présentées aussi dans les musées en plein air comme l'original musée urbain Tony Garnier à Lyon.

On voit depuis peu des parcours « street art », comme à Paris ou Brest, émerger grâce aux cartes interactives, de type Google maps ou Open Street Map.

 

Outre les fresques murales et les graffitis, l'art contemporain expose ses architectures ou installations, comme celles d'Estuaire, parcours pérenne issu d'une biennale d'art contemporain à Nantes.

 

Les musées « classiques » ont conscience de leur fermeture et certains, comme le musée Lorrain, cherchent désormais à élargir leur espace et à s'intégrer dans un plus vaste projet urbain

 

Le musée Lorrain connecté avec son environnement urbain

Du fait de la richesse de leurs contenus, et parce que le taux d'équipement des publics explose, les outils numériques permettent cette médiation culturelle, indissociable du concept de musée.

Et grâce à ces dispositifs -justement mobiles - il devient possible de créer une muséographie dans tout type d'espace, pourvu qu'une médiation culturelle numérique vienne donner sens et cohérence à ce qui est présenté.

 

Collection naturaliste dans son élément

 

La notion de collection est aussi, depuis longtemps, appliquée aux éléments naturels remarquables.

Ainsi, le Géoparc de Digne-les-Bains se présente lui aussi comme un « musée promenade » et le numérique vient valoriser la collection du site, qui mêle en l'occurrence géologie, histoire, enthomologie et art contemporain.

Géoparc de Digne les Bains

L'environnement comme patrimoine

 

Que dire enfin des collections plus immatérielles et plus récemment reconnues comme telles, celles de l'ethnologie ?

Elles intègrent à la fois des objets (du quotidien souvent) et des « modes de vie » : types d'habitats, savoir-faire artisanaux, agricoles ou autres, langues, chants ou musiques régionaux, etc

Il est alors indispensable de présenter au visiteur tout un cadre, tout un espace de vie, en incluant souvent un paysage et un élément naturel, comme une rivière.

 

Ainsi, le musée de la batellerie de Saint Jean de Losne s'est agrandi en plein air pour promener ses visiteurs « sur les pas des mariniers ».

Pour valoriser un patrimoine rural ou artisanal, il existe plusieurs musées de plein air dans lesquels le visiteur circule d'un bâtiment à un autre, d'un potager à un moulin, d'un pressoir à un kanndi (lavoir à lin).

Ainsi, le moulin de Kerouat à Commana (écomusée des Monts d'Arrée), qui vous promène dans une petite vallée au fil d'activités proto-industrielles liées à la force du courant, ou bien le musée de plein air de Villeneuve d’Ascq.

Le musée des maisons comtoises est sans doute le plus célèbre et il joue à plein la carte des outils numériques avec « Time » visite virtuelle à suivre sur tablette ou smartphone et qui a la bonne idée d'être accessible tous handicaps sensoriels.

 

 

Évidemment, la « collection » peut prendre la forme d'un lieu de mémoire, quand il s'agit d'Histoire. Le « musée en plein air » présente alors aux visiteurs le théâtre des événements : c'est le cas du mémorial de Verdun et de son parcours, d'une fortification à l'autre, en passant par le champ de bataille.

 

Là encore, l'outil numérique permet une véritable interprétation du site et du paysage, en toute autonomie pour le visiteur, en toute saison, et d'un coût raisonnable pour la collectivité.

 

Pour une petite commune qui a vu naître ou vivre un peintre célèbre mais qui n'a pas les moyens d'ouvrir un musée en bonne et dûe forme, un outil numérique peut tout à fait

  • convoquer virtuellement les œuvres du peintre,

  • inviter le visiteur à déambuler sur les lieux réels qui ont inspiré l'artiste,

un peu à la manière de ce que fait Gardanne avec son circuit au fil des reproductions sur toiles grand format de Cézanne.

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Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2016

26 Février 2016, 17:28pm

Publié par véronique muzeau

Tourisme culturel et numérique, médiation du patrimoine en mars 2016

Ça sent le renouveau printanier pour l'art numérique : plusieurs festivals et événements sont programmés en ce mois de mars 2016.

La création sonore nous promet aussi quelques beaux rendez-vous et la médiation culturelle numérique n'est pas en reste.

 

 

L'art en mode numérique

 

 

  • Art, innovation et numérique sont les trois mamelles du Mirage Festival qui a lieu du 2 au 6 mars 2016 à Lyon. Son volet « Open Creative Forum » se joue en mode collaboratif.

 

  • Comment les anthropologues, réalisateurs, plasticiens, ingénieurs pensent-ils et interprètent-ils le monde numérique ? Installations et débats pour tenter de répondre à cette vaste question aux Anthropologies Numériques organisées par Le Cube à Issy-les-Moulineaux (92) du 10 au 12 mars 2016.

 

  • Le festival « Croisements numériques », du 16 au 30 mars 2016 à Saint-Nazaire (44), s'interroge sur les rapports entre nos corps et les nouvelles technologies de l'information et de la communication, au travers d'expositions, animations, ateliers, rencontres. conférences, spectacles et d'une journée professionnelle.

 

  • Même s'il est surtout consacré aux arts visuels, comme son nom l'indique, « Vidéoformes » se veut un festival pluridisciplinaire, ouvert à toutes les créations numériques, du 17 mars au 2 avril 2016 à Clermont-Ferrand (63).

 

  • Festival augmenté, « Tropisme » mêle installations expositions et spectacles qui font la part belle à la création digitale, du 23 mars au 8 avril 2016 à Montpellier.

 

 

La création sonore

 

  • Concerts, création sonore et poésie sonore sont diffusés par le réseau pendant l'Audioblast Festival #4, du 27 février 1er mars 2016.

 

  • Un laboratoire sonore d'expérimentation en poésie et art, c'est ainsi que se définit la performance FabrikaVoxa à suivre le 3 mars 2016 à l'espace multimédia Gantner de Bourogne (90).

 

  • « Lieux perdus » est un concert immersif à écouter en son 3D au casque, interprété par Le balcon, avec la mise en scène sonore de Benjamin Lazar, le 5 mars 2016 à Compiègne (60).

 

  • Une exposition destinée aux plus jeunes qui mêle arts plastiques et sonores, c'est le « Jardin Sonore » proposé par le Quartier, centre d'art contemporain de Quimper (29) du 5 au 27 mars 2016.

 

  • Et un p'tit quatre-heures

 

 

  • La Journée Territoires du documentaire sonore, est organisée le 18 mars 2016 à Paris, par l’Ina et l’ Addor (association pour le développement du documentaire radiophonique et de la création sonore). Une occasion pour les documentaristes radio de toutes générations d'échanger sur leur expérience les évolutions les plus récentes liées au numérique. Des séances d’écoute sont aussi prévues.

 

  • Espace-son est un séminaire international qui permet une approche interdisciplinaire des milieux sonores. Il a lieu du 21 au 25 mars 2016 à l'Université Paris 8, en partenariat avec la Semaine des arts.

 

 

 

La médiation culturelle numérique

 

  • Entre création artistique et médiation culturelle, le Musée national Jean Jacques Henner (Paris) propose à ses visiteurs de créer leurs propres œuvres numériques à partir d’éléments de tableaux de l’artiste, le 1er mars 2016, dans le cadre de ses nocturnes.

 

  • Gazouillez musées ! Devenu un véritable temps fort de la communication et de la médiation culturelle des musées, la #MuseumWeek a lieu du 28 mars au 4 avril 2016 sur le réseau social Twitter. Retrouvez les 7 thèmes et les 7 hashtags ici.

 

 

 

Le tourisme culturel et numérique

 

 

  • Un workshop est consacré à l'œnotourisme et au numérique à Bourges les 22 et 23 mars 2016. Des tables rondes et des débats permettront de dresser un état des lieux et de confronter les points de vue des différents acteurs du tourisme du vin en Berry. L'idée est de proposer ensuite de nouvelles expériences aux visiteurs : applications numériques à destination touristique, technologies 3D etc.

 

  • Les technologies virtuelles appliquées au tourisme culturel et au patrimoine seront notamment au programme du « Laval Virtual » le forum des technologies immersives, du 23 au 27 mars 2016 à Laval.

 

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